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Le tableau du samedi

Le tableau du samedi

Pour le tableau du samedi Lilou soleil prend le relais de Fardoise pour les thèmes jusqu’à fin aout et nous propose :  la vie en rose

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  • Cette œuvre du peintre et pastelliste Marguerite BARCO

BARCO M. 6 

Marguerite Barco : Nancy 1882 – Saint-Nicolas-de-Port 1965

Fille d’un photographe.

Son père était né en Autriche, il avait épousé Julie Emma de LATOUCHE de GRANDMAISON, fille d’un magistrat née à Sarrebourg, et créa un atelier de photographie à Nancy en 1875.

Marguerite fut dans sa ville natale l’élève d’Antoine VIERLING*, de Louis HESTAUX* et de Jules LARCHER*, puis du Nancéien Henri ROYER* et de Jean-Paul LAURENS à l’Académie Julian. Elle revint ensuite à Nancy où elle passa l’essentiel de sa vie, restant célibataire.

Elle débuta en 1902 au Salon de Nancy et participa à celui des Artistes français à partir de 1911. Elle figurait en 1914 au Salon de l’Union des Femmes peintres et sculpteurs.

Pendant la Première Guerre, elle suivit sa famille à Nice où son père décéda en 1915.

Elle prit part en 1920 à l’exposition nationale de Metz avec deux pastels et à l’exposition-vente organisée à Nancy en 1922 par le Cercle artistique de l’Est.

Elle continua à participer au Salon des Artistes français, en devint sociétaire et obtint une mention honorable en 1925. Elle fut nommée cette année-là officier d’Académie. En 1936, son portrait du vice-amiral Fournier fut acquis par le ministère de la Marine. Cinq ans plus tard, elle figurait au Salon d’Automne avec des natures mortes.

M. BARCO peignit d’abord à l’huile et à l’aquarelle. A partir de 1910, elle pratiqua le portrait au pastel, surtout féminin. Léon MALGRAS remarqua ses premiers envois dans cette technique au Salon de Nancy : « Le pastel de style, celui qui donne au portrait de fondu, cette douceur irréalisables à l’huile, il semble que Mlle Barco le réussisse avec une virtuosité qui, pour être de date récente, n’en est pas moins intéressante et réelle. »

(1910). Sa manière n’était pas figée comme le remarque le même critique : « Mlle Marguerite Barco a modifié sa manière. Répudiant, pour cette fois, les facilités trop chantantes de la couleur, elle nous donne des portraits d’une extrême distinction dans le dessin, d’un frottis, très discret, de la nuance. » (1913)

Au début du siècle, elle visita la Bretagne et la Normandie qui lui inspirèrent paysages et scène de genre. Sans négliger le pastel après la Première Guerre, elle se consacra surtout à l’huile avec des portraits, des scènes d’intérieur, des fleurs et des paysages inspirés par ses séjours dans les Alpes et sur la côte Atlantique.

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Le rose peut se trouver aussi dans les paysages, c’est pourquoi je vous propose aussi

  • Deux œuvres  de   Maxime NOIRÉ 

NOIRE M. 97

Maxime NOIRÉ   Guinglange (57) 1861 – Alger 1927

Son père, peintre décorateur ,  était né à Montigny-lès-Metz, sa mère à Guinglange.

D’abord formé et employé par son père qui travaillait surtout pour des églises, il avait presque vingt ans quand il se rendit à Paris où il fit des portraits. Des problèmes de santé l’incitèrent à s’installer à Alger vers 1882. Tout en travaillant chez le peintre-décorateur BAUBIL, il s’orienta vers la peinture de chevalet et s’imposa peu à peu comme le grand paysagiste de sa terre d’adoption.

NOIRE M. 112

Attiré par le Sud, il quittait à la belle saison son pavillon algérois du Jardin d’Essai pour les hauts plateaux, puisant son inspiration à El-Kantara, à Biskra et surtout à Bou-Saâda où son ami Etienne DINET acheta une maison en 1905. Figure marquante de la vie artistique locale, il fut en 1897 l’un des fondateurs de la Société des Artistes algériens et orientalistes au Salon de laquelle il participa régulièrement tout en présentant ses œuvres dans son pavillon mauresque. Il contribua en 1907 à l’institution de la villa Abd-el-Tif, destinée à accueillir des artistes venus de la métropole sur le principe de la villa Médicis.

A Paris, il exposa avec la Société des Peintres orientalistes français fondée en 1893 et prit part au Salon de le SNBA en 1902. Quelques expositions particulières lui furent consacrées dans la capitale avant la Première Guerre :

– 1900 : rue Grange-Batelière

– 1901 : Grand Hôtel d’Orléans, rue Richelieu

– 1912 : siège de La Vie nouvelle, rue Mazarine.

Il était représenté en 1906 à l’Exposition coloniale de Marseille.

NOIRÉ poursuivit son activité après la guerre et exposa aux salons des Artistes français et des Artistes coloniaux ainsi qu’à Alger avec l’Union artistique de l’Afrique du Nord fondée en 1925. Cette année-là, il fut chargé avec Marius REYNAUD et Eugène DESHAYES de décorer le hall de l’Algérie à l’Exposition internationale de Grenoble. Il mourut d’une embolie cardiaque au Splendid-Cinéma d’Alger et fut inhumé au cimetière de Saint-Eugène (aujourd’hui Bologhine).

Quelques mois après son décès ses dernières œuvres furent présentées au 3e Salon de l’Union artistique de l’Afrique du Nord. Plusieurs rétrospectives lui furent consacrées à Alger, notamment à la galerie Salles-Girons en 1928, 1930 et 1932.

Il obtint à l’Exposition universelle de 1900 la médaille d’honneur des Peintres orientalistes français pour L’espace, œuvre qui fut à nouveau présentée à l’Exposition coloniale de Marseille en 1922. Il fut nommé en 1905 peintre officiel de la Marine et des Colonies, ce qui lui valait d’être accompagné d’une escorte militaire lors de ses voyages dans les pays du Maghreb. L’Etat acheta deux de ses œuvres en 1902 et 1906. Chevalier de l’ordre du Cambodge depuis 1904, il devint en 1908 grand officier du Nicham-Iftikar pour un tableau exécuté à Tunis pour la salle des séances de la Conférence consultative. Il participa à l’organisation de plusieurs expositions internationales et ses paysages lui valurent en 1913 une médaille d’or à celle de Gand. En 1931, son nom fut donné à une rue du quartier de Bab-el-Oued.

La qualité de son œuvre peint surprend de la part d’un artiste pratiquement autodidacte. Ses paysages se caractérisent par un impressionnisme à la touche de plus en plus vigoureuse, qu’il s’agisse de vues de la baie d’Alger ou du massif des Aurès. Dans ces dernières, il met les volumes en relief par des contrastes lumineux dans des harmonies d’ocre et de mauve qui exaltent les étendues montagneuses semi-désertiques qu’il peignait sur le motif selon un entretien accordé en 1912 à L’Echo d’Alger. Surnommé « le peintre de l’espace et du silence », il est avant tout sensible à la minéralité du cadre naturel qu’il évoque souvent dans des formats panoramiques. S’il accorde moins d’importance aux types humains que son ami le Messin Alphonse BIRCK* et surtout qu’Etienne DINET, il réalisa à ses débuts quelques beaux portraits féminins de facture assez classique et ses oueds ou ses oasis sont parfois animés de lavandières ou de chameliers.

 

 

20 Réponses

  1. martinemartin85

    On dirait une photo. Je découvre cette peintre de talent. Bon weekend et bisous.

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    8 août 2020 à 4 h 39 min

  2. superbe ce tableau comme une photo a l huile j adore merci du partage
    bises bonne journée

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    8 août 2020 à 5 h 36 min

  3. ANNE GUILLARD

    Il est superbe ce portrait de fillette… J’aime beaucoup. Quant aux deux autres tableaux de Maxime Noiré représentant des paysages algériens, c’est peut-être pour nous rappeler que l’air chaud du Sahara souffle sur la France dans beaucoup de régions. Ici dans mon île, nous y échappons, mais avons eu un gros orage en mer cette nuit. Ce matin, nous nous sommes réveillé dans le brouillard. Bises Jazzy

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    8 août 2020 à 8 h 17 min

  4. Bonjour Gisèle une belle découverte grâce à toi, la toile représentant la fillette est splendide, très beau billet. bisous et bon samedi MTH

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    8 août 2020 à 9 h 13 min

  5. Quelle magnifique portrait et deux beaux tableaux….beau partage. Bon week-end. Bises

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    8 août 2020 à 9 h 59 min

  6. Ce portrait est très beau, je reconnais un peu la touche du pastel puisque j’en ai pratiqué un peu.
    Bon week-end toujours à l’ombre bien sûr.
    Bises ; )
    A.

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    8 août 2020 à 11 h 04 min

  7. claudielapicarde

    J’aime plus les paysages que le portrait, je ne connaissais pas.
    Bon week end.

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    8 août 2020 à 11 h 17 min

  8. mireille du sablon

    Je trouve ce portrait très doux dans ses couleurs et presque « vivant » .. Les autres sont lumineux… faisait-il chaud aussi durant la période de leur création?
    Bises du jour…bien à l’ombre.
    Mireille du sablon

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    8 août 2020 à 12 h 27 min

  9. Merci Gisèle pour ces explications très complètes. je préfère nettement les deux tableau de Noiré à la petite fille qui lui me semble moins bon en tous cas que je ne voudrais pas chez moi…C’est juste un avais. Bisous

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    8 août 2020 à 15 h 14 min

  10. Françoise Dumon

    Un grand écart entre deux styles si différents. Le portrait de la fillette ressemble tant à ceux que nous avons dans nos albums avec ces si beaux portraits que les photographes faisaient de nos aïeuls. Cette peinture est bluffante de vérité. Toute la douceur de l’enfance. Cela me fait penser à tous ces portraits des temps heureux, de tous ceux qui sont partis dans des trains pour ne pas revenir.
    Le rose sied bien aussi aux paysages de Noiré.

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    8 août 2020 à 16 h 06 min

  11. amande13

    Charmante petite fille. C’est un très joli portrait !

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    8 août 2020 à 17 h 41 min

  12. Bernieshoot

    C’est une belle découverte

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    8 août 2020 à 18 h 33 min

  13. Yvonne Anne

    J’aime beaucoup les paysages peints par Maxime Noiré surtout le deuxième.Que de douceur dans le portrait peint par Marguerite Barco !
    Voilà de belles découvertes.
    Bon W.E., jazzy……pour moi, plutôt à l’ombre.Bisous .

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    8 août 2020 à 19 h 03 min

  14. misstortue

    J’aime beaucoup
    Bonne soirée
    Bisous

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    8 août 2020 à 19 h 31 min

  15. Talentueux
    Beau visage semblable à une photographie de qualité
    Bonne soirée Gisèle
    @ demain

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    8 août 2020 à 20 h 26 min

  16. Instants plaisir avec cette publication fort réussie, j’aime beaucoup la douceur de la petite fille et les paysages sont magnifiques! des panoramas pleins de charme
    Belle soirée, amitiés
    Cendrine

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    8 août 2020 à 21 h 05 min

  17. Bonsoir Gisèle,
    Si magnifique le tableau de la fillette ! Les deux paysages le sont aussi également !
    Bonne fin de soirée et bon matin de ce dimanche,
    Bises♥

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    8 août 2020 à 22 h 53 min

  18. C’est superbement choisi !
    Biz

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    10 août 2020 à 14 h 30 min

  19. monicacecile

    de trés beaux tableaux en rose j aime beaucoup … kénavo

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    11 août 2020 à 18 h 44 min

  20. le portrait de la petite fille est très réaliste avec des couleurs si douces. Tes choix me font découvrir des peintres inconnus mais il y en a tant… avec le sourire

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    12 août 2020 à 7 h 20 min

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