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Le tableau du samedi

Le tableau du samedi

Pour le tableau du samedi un clic sur le logo.

Fardoise nous propose de rendre hommage aux chevaux, la plus noble conquête de l’homme si l’on en croit le comte de Buffon. Des animaux  toujours au service de l’homme  en temps de guerre comme en temps de paix qui connaissent en ce moment des attaques odieuses , des barbares les assassinent ou les mutilent . 

Je  continue à partager des œuvres de  peintres lorrains   et vous propose  d’abord de  voir  le cheval sans aucun harnachement.

“ Cheval à l’écurie” de  Jean – Edouard LACRETELLE

LACRETELLE J.E. 1 On pourra noter le magnifique rendu de la robe alezane de cet étalon , la pureté des aplombs traduisant l’élégance incontestable de ce pur sang. Dans son œil subsiste  un questionnement , comme si la méfiance vis à vis de l’homme ne s’était pas complètement envolée .

LACRETELLE J.E. 11

“ Femme tenant un cheval gris, un chien à ses pieds sur fond de paysage “

Le deuxième tableau du même artiste  nous présente  cette fois – ci le cheval et sa cavalière  en pleine nature . J’aime beaucoup le contraste des deux  sujets , le gris  blanc  du cheval souligné par  la bride et la selle et le noir de la robe au drapé recherché de la cavalière . Un concours d’élégance entre humain et équidé , je ne saurais à qui accorder la première place . On remarquera aussi la cession d’encolure naturelle  du cheval intrigué par l’’impertinence de ce petit chien , mais sans le moindre affolement de l’équidé.

***

 

LACRETELLE Jean Edouard

Forbach 1817 – Paris (16e) 1900

Peintre, dessinateur, lithographe et graveur en taille-douce

Fils d’un notaire.

Son père était né à Forbach, sa mère, fille d’un officier, à Grosbliederstroff (57)

Issu d’une famille d’origine lorraine qui compta des avocats, des officiers et deux académiciens, Edouard était le cousin de Pierre Henri de LACRETELLE (né à Paris en 1815), avocat et député de Saône-et Loire, et de Charles Nicolas LACRETELLE (né à Pont-à-Mousson en 1822), général de division et député du Maine-et-Loire. Il était aussi apparenté au futur écrivain Jacques de LACRETELLE (né à Cormatin, 71, en 1888).

Il étudia à Paris mais sa formation est mal connue. En 1841, il débuta au Salon où il exposa épisodiquement jusqu’en 1889. S’étant rendu une première fois à Londres en 1851, il y retourna au début des années 1860 et devint un des portraitistes de la haute société anglaise. Il opta pour la France en septembre 1872, déclaration faite à Londres où il participa aux expositions de la Royal Academy entre 1851 et 1891. Les catalogues du Salon nous indiquent que, pendant son second séjour londonien, ses marchands parisiens furent successivement GIROUX, boulevard des Capucines (en 1865) et CARPENTIER, boulevard Montmartre (de 1868 à 1870). Il prit part en 1869 à la première exposition du Palais de Verre de Munich. Il participa aussi à l’exposition de la SAA de Strasbourg (1863) où ses parents décédèrent en 1864 et 1866, puis à l’exposition parisienne « Blanc et Noir » en 1888. Il avait épousé en 1861 à Londres Phoebe Lydia HUNTER, fille d’un négociant âgée de vingt-trois ans. Devenu veuf, il se remaria en 1878 (toujours à l’église londonienne de la Trinité) avec Hortense BORNOZ, de quarante ans sa cadette, dont il eut deux filles. Ayant des problèmes mentionnés dans The London Gazette, il revint fin 1879 à Paris où il présenta peu après ses œuvres à l’hôtel du Helder et chez DEFORGE, rue Halévy.

LACRETELLE se tint à l’écart de la vie artistique lorraine si l’on excepte une copie de L’Assomption de MURILLO commandée par l’Etat en 1843 et destinée à l’église Saint-Nicolas de Sarreguemines. Y est-elle ?

Il pratiquait l’huile, l’aquarelle et le pastel. Avant tout portraitiste, il peignit notamment quelques portraits équestres mettant en valeur ses modèles, ainsi que les chevaux et les chiens de la famille royale d’Angleterre. Il exécuta aussi des scènes de genre et des compositions religieuses ou historiques.

La production de cet artiste académique se caractérise par une facture lisse, appréciée à son époque, qui explique son succès des deux côtés de la Manche. Ses portraits féminins à l’huile ont l’élégance de ceux de WINTERHALTER comme en témoigne l’œuvre vendue à Lewes en 2010.

Edmond VILLETARD remarqua ses premiers envois au Salon après son retour à Paris : « M. Jean Edouard Lacretelle, qui a longtemps habité l’Angleterre, où son talent lui avait attiré de nombreuse et hautes sympathies, avait exposé un portrait d’homme vraiment remarquable, où l’on sentait la vie de l’âme autant que la vie du corps ; ses deux portraits de femme, dans la salle des aquarelles, ont eu aussi un juste succès et lui ont prouvé qu’il aurait bientôt retrouvé sa place parmi les artistes français. »

En tant que graveur, il réalisa aussi des portraits. En juin 1880, la une du Figaro mentionne une eau-forte représentant le duc de Broglie exposée chez GOUPIL.

Son anglophilie était partagée par son frère Jean Léandre (Forbach 1819 – Londres 1879) qui opta lui aussi pour la France en Angleterre. La fille de celui-ci, Eugénie Gabrielle épousa en 1864 Denis Arthur BINGHAM, baron de Clanmorris, un publiciste et auteur d’origine irlandaise qui, installé en France, écrivit plusieurs ouvrages sur l’histoire de notre pays, notamment sur le siège de Paris et la Commune.

27 Réponses

  1. Un magnifique choix, que ces deux tableaux, Gisèle !
    Excellente présentation ! Bravo et bon week-end,
    Bises ❤

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    19 septembre 2020 à 4 h 25 min

  2. superbes ces tableaux et infos
    bises bonne journée

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    19 septembre 2020 à 5 h 59 min

  3. Evelyne Mamazerty

    J’aime beaucoup le premier,qui me donne envie de caresser ce superbe cheval. Je le trouve de toute beauté. Bon weekend Gisèle.

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    19 septembre 2020 à 6 h 15 min

  4. ANNE GUILLARD

    Deux superbes découvertes au travers ces magnifiques tableaux… Bel hommage aux chevaux !
    Je ne connaissais pas du tout cet artiste peintre et je te remercie de nous l’avoir si bien présenté.
    Bises et bon weekend

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    19 septembre 2020 à 6 h 35 min

  5. Victoria

    Bonjour Gisèle, deux très beaux tableaux qui soulignent l’élégance majestueuse de ces chevaux. J’ai un petit faible pour le premier de couleur alezane qui me rappelle Flamme, un cheval que je montais lorsque j’étais jeune au centre hippique. Je ne connaissais pas ce peintre, aussi j’apprécie ces œuvres présentées et l’histoire de sa vie. Merci pour ce partage. Bises et bon weekend

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    19 septembre 2020 à 6 h 57 min

  6. Encore une belle découverte avec ces deux tableaux.. Merci Gisèle pour cette belle biographie.. Bon week-end ..Bise

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    19 septembre 2020 à 8 h 07 min

  7. Bonjour d’Angers,
    Triste, mais, bientôt nous n’en aurons plus qu’en tableaux … folie des hommes !
    Bonne journée … Amicalement … Claude

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    19 septembre 2020 à 8 h 38 min

  8. Pingback: Le tableau du samedi – 38/52 – Les soleils de Lilou

  9. Bonjour Gisèle, bien que j’ai peur des chevaux, je trouve ces animaux magnifiques, le premier sur le tableau est superbe Merci pour le partage des oeuvres des peintres de ta région. Bisous bon samedi MTH

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    19 septembre 2020 à 10 h 03 min

  10. Magnifiques ces tableaux et belle présentation de ce peintre. Bonne journée

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    19 septembre 2020 à 11 h 11 min

  11. eglantine36

    ça a de la classe un cheval ! bonne fin de semaine bises

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    19 septembre 2020 à 11 h 15 min

  12. Je trouvais aussi que le premier avait un petit air craintif dans le regard le second est intéressé par le chien plus que par la dame.
    Très bon choix, passe un bon week-end.

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    19 septembre 2020 à 11 h 20 min

  13. 2 très beaux tableaux de chevaux, très réussi lorsque l’on sait que ce n’est pas très évident à réaliser

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    19 septembre 2020 à 13 h 33 min

  14. covixlyon

    Bonjour,
    Quel beau choix et cet étalon est fier mais aussi un peu méfiant comme tu le soulignes. J’aime bien tes choix et le bonheur de découvrir des peintres de la lorraine.
    Bonne fin de semaine
    Bises

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    19 septembre 2020 à 14 h 14 min

  15. Excellents choix. J’aime tout particulièrement le 2e tableau.
    Bisous du samedi

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    19 septembre 2020 à 16 h 49 min

  16. monicacecile

    bonjour

    de trés beaux chevaux qui paradent , ils sont trés élégants
    bonne soirée pour toi
    kénavo

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    19 septembre 2020 à 17 h 55 min

  17. Françoise Dumon

    Superbes, surtout l’étalon du premier tableau et son œil si expressif. Ils sont magnifiquement rendus.

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    19 septembre 2020 à 18 h 19 min

  18. mireille du sablon

    Tu as trouvé deux magnifiques tableaux et merci à JC pour ce long commentaire sur l’artiste.
    Bises du soir
    Mireille du sablon

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    19 septembre 2020 à 19 h 14 min

  19. trezjosette2

    superbe avec une préférence pour le second tableau

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    19 septembre 2020 à 20 h 09 min

  20. durgalola

    Le chien, le plus petit, est seul en mouvement. Cela rond avec l’impassibilité de la cavalière et du cheval.
    A l’époque on se faisait représenter en peinture. De nos jours les selfies sont plus utilisés.
    Bises

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    19 septembre 2020 à 21 h 03 min

  21. Deux tableaux assurément magnifiques!
    Les chevaux inspirent les artistes et on s’en réjouit
    Puissent-ils être tranquilles le plus vite possible
    La robe du cheval dans me premier est impressionnante de beauté!
    Amitiés, merci pour ce partage
    Cendrine

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    20 septembre 2020 à 3 h 48 min

  22. Quem choix magique
    Bravo l’artiste
    Merci à toi
    Bon dimanche

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    20 septembre 2020 à 9 h 28 min

  23. Bernieshoot

    les tableaux sont magnifiques

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    20 septembre 2020 à 17 h 59 min

  24. On ne peut être qu’en admiration devant de ces chevaux surtout sur le premier tableau.
    Annie

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    20 septembre 2020 à 17 h 59 min

  25. Yvonne Anne

    Un bel hommage aux chevaux à travers ces tableaux.Effectivement ,le premier a l’oeil méfiant.En ces temps -ci, tous les équidés devraient l’être….et certains humains mériteraient une bonne ruade qui les enverrait…ad patres !!
    Bisous et merci à vous deux pour ces beaux partages hebdomadaires.

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    20 septembre 2020 à 18 h 03 min

  26. amande13

    Deux tableaux complémentaires. Le regard en coin du cheval alezan est bien rendu et il est d’une grande élégance. Les couleurs sont contrastées. Pour le deuxième tableau un joli jeu de gris entre cheval et ciel. L’amazone a l’air d’être en deuil mais le petit chien est plein de vie et le cheval l’observe mais n’a pas l’air effrayé du tout.
    Deux tableaux différents et très intéressants !

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    20 septembre 2020 à 20 h 57 min

  27. Quichottine

    J’aime les deux, avec une préférence pourtant pour le second.

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    22 septembre 2020 à 7 h 32 min

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