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Le tableau du samedi

Le tableau du samedi

Pour le  tableau du samedi initié par Lady Marianne et poursuivi par Lilou et Fardoise un clic sur le logo.

Lilou nous dit :

Je vous propose un thème très ouvert  » LE POINTILLISME » , je vous offre aussi la possibilité de terminer cette saison avec la musique ou encore les peintres femmes deux thèmes très fort de cette saison.

J’ai choisi de revenir sur une femme peintre dont je vous ai déjà parlé pour les autoportraits ici , mais cette fois ci avec des œuvres différentes.

boxe A. Jouclard

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J’aime beaucoup la façon dont elle représente la boxe, elle saisit le mouvement dans son intégralité, avec des touches énergiques.  Cela peut paraitre insolite, elle a vraiment une façon de l’aborder claire et qui sonne  particulièrement juste. Même la lumière qui plonge sur le ring est de la partie, l’engagement des deux boxeurs, le jeu de jambes, les frappes, tout y est.

Vous allez me  dire, mais diantre, comment peut- elle en juger ? Il se trouve que j’ai eu l’occasion dans le cadre de mes activités professionnelles de participer à un projet avec la FFB ( fédération française de boxe ) . Alors ce monde ne m’est pas du tout inconnu.

Autre sport qu’elle représente à merveille , l’équitation avec ce steeple -  chase  , le franchissement de rivière par les chevaux, on s’y croirait aussi. Une course d’obstacles nettement plus difficiles à négocier que la course de haies. On peut remarquer ici, sur le tableau ci dessous , comment les chevaux semblent s’envoler au dessus de la rivière et comment ils se réceptionnent sans perdre de vue la position des jockeys pour faciliter l’opération.

 

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ADRIENNE JOUCLARD

Onville (54) 1882 – Versailles 1972

Peintre, dessinatrice, graveur en taille-douce et professeur de dessin

Fille d’un ouvrier d’Etat à la direction de l’artillerie originaire de l’Isère et d’une mère lorraine.

Son père était né à Bernin (38), sa mère à Onville.

Lorsqu’elle naquit chez ses grands-parents maternels, son père, qui avait le statut de militaire, était affecté depuis quatre ans à Versailles où elle passa son enfance. Après des études générales, elle entra à dix-sept ans à l’Ecole des Arts décoratifs où elle fut l’élève de Charles GÉNYUS et d’Anthyme de LA ROCQUE. Elle fut admise fut admise en 1902 à l’Ecole nationale des beaux-arts, dans l’atelier de Ferdinand HUMBERT récemment ouvert aux femmes. Cet enseignement académique l’incita à se présenter à divers concours : elle fut admise à la 1ère épreuve du Prix de Rome en 1908, manqua de peu le prix Anna Maire (paysage) en 1910 et le prix Troyon (peinture animalière) l’année suivante. En 1912, elle obtint l’allocation de 400 F attribuée à une jeune femme artiste par la fondation Ardouin et fut en 1914 lauréate du prix Rosa Bonheur. Entre-temps, elle avait débuté en 1903 au Salon des Artistes français avec des œuvres décoratives. Elle y présenta des huiles à partir de 1907 et reçut une mention honorable l’année suivante puis une médaille de 3e classe en 1911 pour un Labourage en Lorraine, tableau vigoureux qui fut remarqué par la critique et lui valut un prix d’encouragements de 1 000 F. A cette époque, elle figurait également au Salon des Femmes peintres et sculpteurs.

Elle participa à l’effort de guerre comme infirmière et prit part en 1918 à l’exposition au profit des œuvres de guerre organisée au Petit Palais.

La paix revenue, elle reprit son activité et obtint en 1920 une bourse de voyage attribuée par la Société coloniale des Artistes français qui lui permit de séjourner au Maroc. Séduite par le Maghreb, elle se rendit en Tunisie en 1924 et retourna au Maroc l’année suivante. Selon Les Annales coloniales de juin 1921, elle découvrit le Maroc dès 1919 et la Tunisie l’année suivante.

Elle multiplia dès lors ses participations aux grands salons parisiens. Tout en poursuivant ses envois à ceux des Artistes français (jusqu’en 1923) et des Femmes peintres et sculpteurs, elle participa très régulièrement au Salon d’Automne (dont elle devint sociétaire en 1920) mais aussi à ceux des Tuileries (à partir de 1923) et des Indépendants dont elle fut trésorière. En 1931, elle adhéra « Groupe des XII » fondé par le sculpteur François POMPON et participa à l’exposition des Animaliers à la galerie Georges Petit. Féministe convaincue, elle était présente en 1932 à l’exposition des Femmes Artistes modernes, mouvement créé l’année précédente. Elle prit aussi part aux expositions de la Société coloniale des artistes français dont elle était membre du jury en 1934. Amie de POMPON, elle travailla dans l’ancien atelier parisien de celui-ci pendant les années précédant la dernière guerre. Elle prit sa retraite d’enseignante en 1941, sans renoncer pour autant à son activité artistique. Après la guerre, elle parcourut la France avec sa sœur Camille, célibataire comme elle, qui l’accompagna dans ses voyages en Italie, en Allemagne et en Autriche. Elle mourut des suites d’un accident de la circulation.

Artiste reconnue, elle fut nommée chevalier de la Légion d’honneur en 1931, obtint la médaille d’or de la Ville de Paris en 1937 à l’occasion de l’Exposition internationale et le prix de la Peinture populiste en 1959. Une dizaine de ses œuvres ont été achetées par l’Etat, notamment pour le Musée du Luxembourg

Artiste reconnue, elle fut nommée chevalier de la Légion d’honneur en 1931, obtint la médaille d’or de la Ville de Paris en 1937 à l’occasion de l’Exposition internationale et le prix de la Peinture populiste en 1959. Une dizaine de ses œuvres ont été achetées par l’Etat, notamment pour le Musée du Luxembourg.

Bien qu’elle ait passé l’essentiel de sa longue vie entre Paris et Versailles, A. JOUCLARD resta attachée à la ruralité de sa Lorraine natale. Elle passait régulièrement la belle saison à Onville dont elle parcourait les environs à vélo puis à cyclomoteur.

Elle ne participa que tardivement, à partir de 1930, au Salon lorrain de Nancy et prit part à Metz aux expositions du Groupement de Artistes mosellans en 1935 et 1939

A. JOUCLARD est unanimement reconnue comme le peintre du mouvement. Si elle réalisa quelques portraits, natures mortes de fleurs et des paysages purs (villages de la vallée du Rupt de Mad, parc de Versailles), l’essentiel de son œuvre peint est consacré aux sujets dynamiques. Les travaux des champs et les animaux de la ferme restent une constante, concurrencés à partir des années 1920 par les courses hippiques et les compétitions sportives mais aussi par tout ce qui lui donne l’occasion de capturer la vie dans ses manifestations les plus énergiques : fêtes populaires, scènes de cirque. Elle y parvient grâce à une touche nerveuse et à des empâtements de couleurs vives, souvent pures, qui font d’elle une héritière du fauvisme. On décèle aussi l’influence de CÉZANNE dans les touches diagonales parallèles dont elle use parfois pour suggérer les feuillages. Bref, elle est une artiste moderne, tout en restant figurative, dont le style est souvent qualifié de « viril ».

21 Réponses

  1. Merci Jazzy, j’ai une préférence pour la boxe deux et la course deux également…. plus moderne vais-je dire, sinon beau travail le tout… Bon W-E, bises, JB

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    19 juin 2021 à 2 h 55 min

  2. superbes ces tableaux et infos
    bises bonne journée

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    19 juin 2021 à 6 h 39 min

  3. D’excellents choix Jazzy, je découvre.
    La boxe est très bien représentée.
    Bises et bon samedi

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    19 juin 2021 à 7 h 51 min

  4. Bonjour d’Angers,
    Oui ! …De joli tableaux
    J’aime beaucoup le denier … minimaliste mais très expressif …
    Bonne Journée ! … Amicalement … Claude …

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    19 juin 2021 à 8 h 15 min

  5. Bonjour Gisèle, j’aime beaucoup le franchissement de la rivière , mais la boxe est bien représentée, merci pour l’histoire de cette femme peintre de talent. Bisous et bon samedi MTH

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    19 juin 2021 à 8 h 23 min

  6. La boxe sur ce tableau est sublime
    Doué l’artiste
    Merci Gisèle
    Bonne journée

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    19 juin 2021 à 8 h 27 min

  7. Quichottine

    Je découvre moi aussi. Merci pour tes choix de tableaux.
    Et un grand merci aussi pour les infos que tu nous donnes.
    Bisous et douce journée.

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    19 juin 2021 à 8 h 36 min

  8. Pingback: Tableau du samedi – juin- 24/52 – le pointillisme – Les soleils de Lilou

  9. claudie lamy

    La boxe non, je hais ce sport le reste oui mais j’avoue que pour les boxeurs le mouvement est bien rendu.
    Bon week-end.

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    19 juin 2021 à 10 h 20 min

  10. Ils sont magnifiques ces tableaux. Bon samedi. Bises

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    19 juin 2021 à 10 h 25 min

  11. Une grande artiste à la vie bien remplie, une dame qui peint des boxeurs, ce n’est pas banal, et cela nous rapproche de ce monde dont bien souvent on ignore tout ! tu l’as donc approché de très près de par ton métier, j’en apprends donc aussi un peu plus sur toi 🙂
    Gros bisous

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    19 juin 2021 à 11 h 05 min

  12. Ces tableaux ne sont pas du tout ma tasse de thé même si je reconnais le grand talent de la peintre

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    19 juin 2021 à 11 h 22 min

  13. mireille du sablon

    Ces représentations se fixent au regard mais donnent l’impression de bouger dès notre départ…Quel talent Madame!
    Bises du jour
    Mireille du sablon

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    19 juin 2021 à 11 h 27 min

  14. Bonjour Gisèle
    grande artiste wouaww
    j’aime bien aussi les boxeurs on les imaginent bien occupés à se battre
    bon week end
    bisous

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    19 juin 2021 à 14 h 02 min

  15. J’avoue ne pas aimé la boxe et donc pas non plus ces tableau par contre le N/B de la course j’aime beaucoup. Bisous doux weekend

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    19 juin 2021 à 14 h 34 min

  16. monicacecile

    Duper ces tableaux sur la boxe j aie beaucoup
    On en voient pas souvent
    Merci pour les explications
    Bonne journée Jazzy

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    19 juin 2021 à 14 h 42 min

  17. amande13

    Belle énergie !

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    19 juin 2021 à 17 h 27 min

  18. Je ne peux pas m’ empêcher d’ y voir une dérive qui aboutit au moderne et contemporain que je n’ apprécie pas du tout.
    aujourd’ hui je vois des artistes qui veulent nous imposer leur façon de voir l’ art !
    mais bon, je reconnais aussi que la liberté nous est laissée d’ aimer ou pas !
    Passe une bonne fin de semaine
    Amitié

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    19 juin 2021 à 19 h 00 min

  19. Yvonne Anne

    Un parcours des plus intéressants pour cette artiste originaire de la proche région.Une peinture dynamique, vive,…inattendue …Adrienne Jouclard semble bien connaître le monde de la boxe et de l’hippisme .
    Merci pour ce partage, Jazzy, et bonne soirée à vous deux.

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    20 juin 2021 à 18 h 06 min

  20. durgalola

    comme toi, j’apprécie les mouvements … le dernier dessin est impressionnant. Bises

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    20 juin 2021 à 20 h 19 min

  21. Superbement représenté !
    Biz

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    21 juin 2021 à 15 h 29 min

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