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Lundi soleil

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Pour lundi soleil chez Bernieshoot un clic sur le logo .

Pour ce mois de juillet nous avons rendez – vous avec le rouge. Je vous propose de revenir un peu en arrière et de prendre l’air à Chambley où tous les deux ans a lieu le mondial air ballon . Le record du monde du décollage du plus grand nombre de ballons a été battu en 2017, il était de 456 montgolfières. Mes photos datent de cette année là .

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En  2013 403 montgolfières en ligne avaient été enregistrées, le fiston était dans   une  nacelle pour prendre quelques unes d’entre elles.  

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des lettres pour un mot mystère

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Pour des lettres pour un mot mystère chez Lilou un clic sur le logo

Le mot à trouver flabelliforme : qui a la forme d’un éventail.

Les anagrammes sont soulignées dans le texte. 

 

 

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Alors qu’il se promène dans l’allée du parc avec  Marielle et Armelle ,  Ariel aperçoit  cette feuille flabelliforme, légèrement ambrée couverte de rosée . D’un seul coup, sans pitié pour sa quatrième lombaire , il se plie en deux pour la ramasser , elle embellira son herbier riche de toute une flore locale. Aie ! ouille ! même s’il affirme le contraire, la douleur fulgurante s’élance jusqu’à la moelle quand il explique à sa femme Marielle que cette feuille provient de l’arbre  aux mille écus.

“Voilà ce que c’est de faire le mariole quand on n’est plus de toute première jeunesse “ fait remarquer Marielle .

Ariel préfère ignorer la remarque  :  

“Il va falloir quand même que tu te mettes  à reconnaitre les essences,  le seul arbre que tu   identifies  sans faille c’est l’érable qui est dans le jardin de la famille depuis des années. “

“ Tu  oublies le mirabellier “

“ Oui, mais à condition que la mirabelle soit présente sur ses branches “ note goguenard Ariel

En effet Marielle n’a pas la fibre d’un  botaniste, par contre Armelle leur fille a la ferme intention d’en faire son métier .  Elle connait les bois comme sa poche , sait où poussent les pleurotes,

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ce  champignon qui lui aussi revêt cette forme particulière d’éventail, tout comme l’amadouvier . Elle est formelle si les premiers donnent des fricassées dont elle raffole les seconds, des polypores à fructification coriace, n’ont aucune valeur culinaire et sont signe d’une mort programmée de l’arbre . 

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Pour l’instant,  ne participant pas aux chamailleries de ses parents , armée d’un caméscope,  Armelle   filme   un  merle à collerette blanche dont le  chant élaboré  emplit  l’espace.

 

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Le tableau du samedi

Pour le tableau du samedi, Fardoise ( clic)  nous propose comme thème :  la rivière .

Le lien des participations est chez Lilou soleil (clic) .

Je vous propose une oeuvre d’ un autre peintre lorrain, Edmond Petitjean (Neufchâteau 1844 – Paris (17e) 1925).

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Fils d’un notaire ; époux de Jeanne LAUVERNAY – PETITJEAN.

Son père était né à Charmes, sa mère à Neufchâteau.

Sa famille s’installa en 1851 à Nancy où il fit ses études secondaires avant de s’orienter vers le droit, tout en suivant les leçons de Louis LEBORNE à l’Ecole municipale de dessin et de peinture. Ayant obtenu sa licence dans la capitale en 1866, il renonça à une carrière d’avocat ou de magistrat pour se consacrer à l’art. De retour à Nancy, il débuta en 1868 à l’exposition de la Société lorraine des Amis des Arts. A partir de 1873, il exposa parallèlement à Nancy et au Salon des Artistes français dont il devint sociétaire en 1883. Il s’était installé à Paris l’année précédente mais garda un pied-à-terre dans la cité ducale jusqu’en 1893.

Exclusivement paysagiste, E. PETITJEAN peignit de nombreuses vues de villages et de sites lorrains, en particulier des bords de rivières. Adepte de la peinture de plein air, toujours en quête de sites pittoresques, il travailla aussi en Bourgogne, en Franche-Comté, en Saintonge, en Ile-de-France et, attiré par la mer, peignit à partir de 1875 des marines et des vues de ports. Il représenta à maintes reprises les rivages de la mer du Nord (de la Hollande à Dunkerque), de la Manche, de l’Atlantique – avec une prédilection pour le port de La Rochelle – et occasionnellement la côte méditerranéenne.

Il peut être considéré comme un héritier de l’impressionnisme par sa palette subtile, son sens de la lumière et une touche nerveuse très caractéristique. Sa technique fut diversement appréciée par les critiques lorrains du début du XXe siècle.

« Qu’il s’agisse d’un escarpement ou d’un site rustique, nul mieux que lui ne sait en rendre la rudesse avec une vibrante intensité dans une matière épaisse, riche et absolument juste de ton. […] On ne peut dire si les marines ne sont pas supérieures à ses paysages, en raison du grouillement qu’il sait imprimer à ses masses de navires au port et à leurs forêts de mâts, en raison du clapotis qu’il rend à merveille dans la multitude des nuances reflétées » Ct LALANCE (1903).

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J’ai lu

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“À la fin de décembre 1999, une surprenante série d’évènements tragiques s’abattit sur Beauval, au premier desquels, bien sur, la disparition du petit  Rémi Desmedt.

Dans cette région couverte de forêts , soumise à des rythmes lents, la disparition soudaine de cet enfant provoqua la stupeur et fut même considérée, par bien des habitants , comme le signe annonciateur des catastrophes à venir.

Pour Antoine , qui fut au centre de ce drame, tout commença par la mort du chien Ulysse…”

Décidément  Pierre Lemaitre excelle dans tous les genres , ce roman psychologique ,  je l’ai dévoré tant l’on s’attache  à Antoine ce jeune garçon de douze ans que l’on va suivre sur trois époques  différentes de sa vie  .  L’auteur nous fait entrer dans ses pensées , sa complexité avec beaucoup de finesse  et c’est avec empathie qu’ on le suit tout au long de ces pages .

  On assiste aussi aux ravages produits par la rumeur dans cette petite ville où chacun va vite en besogne pour accuser celui qui ne correspond pas à ce qu’il pense être la normalité .

Difficile de vous en dire plus pour ne pas dévoiler les ressorts du drame qui se noue dans Beauval, mais je peux vous garantir que les surprises sont nombreuses et que la fin  elle aussi est surprenante . 

J’ai découvert qu’un film était sorti en 2019, adapté de ce roman, avec Sandrine Bonnaire Charles Berling , Pablo Pauly, Philippe Torreton peut être l’avez – vous vu .

Quelques extraits

“Mme Courtin entretenait avec la religion des rapports prudents et fonctionnels. Elle avait envoyé Antoine au catéchisme par précaution, mais n’avait pas insisté lorsqu’il avait souhaité ne plus s’y rendre. Elle fréquentait l’église quand elle avait besoin de secours. Dieu était un voisin un peu distant qu’on avait plaisir à croiser et à qui on ne rechignait pas de demander un petit service de temps à autre. Elle allait à la messe à Noël comme on visite une vieille tante. Il entrait aussi dans cet usage une large part de conformisme. Mme Courtin était née ici, c’est ici qu’elle avait grandi et vécu, dans une ville étriquée où chacun est observé par celui qu’il observe, dans laquelle l’opinion d’autrui est un poids écrasant. Mme Courtin faisait, en toutes choses, ce qui "devait" se faire, simplement parce que c’était ce que, autour d’elle, tout le monde faisait. Elle tenait à sa réputation comme elle tenait à sa maison et peut-être même comme elle tenait à sa vie car elle serait sans doute morte d’une faillite de sa respectabilité.”

“ La vie doit toujours reprendre le dessus, elle adorait cette expression. Cela signifiait que la vie devait continuer de couler, non pas telle qu’elle était mais telle qu’on la désirait. La réalité n’était qu’une question de volonté, il ne servait à rien de se laisser envahir par des tracas inutiles, le plus sûr pour les éloigner était de les ignorer, c’était une méthode imparable, toute son existence montrait qu’elle fonctionnait à merveille.”

“Le raz de marée né au fond de l’estomac le traversa de bas en haut dans un spasme foudroyant, lui broya les reins et explosa dans sa gorge en le soulevant littéralement du lit. Il plongea la tête vers le sol en laissant échapper un cri guttural montant des tripes, un filet de bile s’allongea pendant qu’asphyxié il cherchait à retrouver l’équilibre.
Il était épuisé, son dos était une torture. A chaque mouvement de houle, son corps entier voulait s’extirper de son enveloppe, se retourner sur lui-même, se liquéfier et s’enfuir.”


Rendez–vous reflets

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Pour les rendez – vous  reflets qu’organise  Annie instants de vie 54,   en hommage à Marc de Metz , un clic sur le logo.

Dans un premier temps je vous propose de retrouver le ciel de Picardie se reflétant sur l’eau du parc du Marquenterre .

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Puis de découvrir l’œuvre de Giuseppe Penone, Indistinti Confini -  noce ,  dans le  forum  du centre Pompidou Metz grâce aux miroirs de ce hall , un moulage en bronze d’un noyer d’une quinzaine de mètres dont certaines ramifications sont en marbre blanc .

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Folklore et retrouvailles

Notre centre Pompidou Metz vient de réouvrir , aussi avons – nous choisi de  nous retrouver , toute notre joyeuse équipe  devant l’édifice , et de  profiter de sa nouvelle exposition sur le folklore .

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Le mot folklore apparait au milieu du XIX ème siècle . Il désigne les traditions ( lore ) d’un peuple ( folk) . Avant cette nomination on parlait de “ popular antiquities “, les traditions anciennes survivant sous forme de contes, coutumes, costumes , rites et objets . L’attrait d’un exotisme de l’intérieur ou de des survivances archaïques  ,  la  quête des origines  guident de nombreux artistes ,

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Comme Paul Gauguin , Paul Sérusier  et les Nabis en Bretagne à la fin du XIX ème siècle .

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Vassily Kandinsky et Gabriele Münter lorsqu’ils s’installent en Bavière

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Lied de Vassily Kandinsky 1906

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Chuchoté, composition ovale, message intime de Kandinsky

Le folklore est  un vivier de formes et un répertoire inépuisable de motifs et de techniques  comme viennent l’illustrer les travaux d’ateliers du Bauhaus ou de Sophie Taeuber-Arp, ou les peintures de Natalia Gontcharova entre autres.

Saviez – vous que cette dernière a développé une peinture abstraite en s’inspirant de costumes  espagnols ?

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L’influence du folklore se retrouve aussi dans l’univers de la mode, avec l’exposition de fiches studio, planches de collection et deux ensembles haute couture d’Yves Saint Laurent qui a régulièrement puisé son inspiration dans les vêtements traditionnels, des pays de l’Est, des ballets russes, ou du côté de l’Espagne.

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Dans la dernière partie de l’exposition, les œuvres des artistes contemporains témoignent d’un nouveau folklore à créer, ou peut-être même d’un nouveau folklore déjà existant, tel un art vivant. 

Ci – dessous une oeuvre de Corentin Grossmann  messin d’origine, “la meneuse “ . Elle est peuplée de formes hybrides, de mirabelles mutantes et d’inquiétantes chenilles processionnaires dans un décor pouvant évoquer l’architecture lorraine et les vlutes de fumée des usines . La mythologie et l’univers du conte sont bien présents tout en conservant un caractère indéfini .

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La sculpture « Mollah Nasreddine, the Antimodern » du collectif Slavs and Tatars clôt l’exposition, avec son personnage, religieux philosophe mi-savant mi-bouffon, juché sur un âne, qui trotte vers le futur mais regarde vers le passé.

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L’après – midi de notre joyeuse équipe s’est terminée chez Elisabeth qui nous a régalé avec des gâteaux faits maison délicieux  et des breuvages qui l’étaient tout autant .

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Un grand merci Elisabeth pour cet accueil  si chaleureux, sous le signe de l’amitié, dans ta  maison  où la sérénité règne à l’intérieur comme à l’extérieur .

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Le jeu des acrostiches

PROMENADE AU PARC, acrostiches en attendant Jill, proposition de Séverine

Pour le jeu des acrostiches chez Lenaïg en attendant Jill, un clic sur le logo .

Promenade au parc pour ce mercredi 8 juillet .

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P  ermission      nous    est   accordée   depuis   un mois

R  etrouver      dans   le   parc   la   faune    et  la  flore

O  ffrant   à  nos  regards  les  mêmes sources  de  joie

M   alicieuses     oies     sur    les    pontons   se   dorent

E   tonnées       de     revoir     les     bipèdes     ma   foi

N  aturellement,       personne       ne      les      ignorent

A vec  leurs cris stridents,  elles font valoir leurs droits

D ésirant      occuper      l’espace     longtemps     encore

E lles    nous   préviennent   en    donnant    de   la   voix.

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A rpentons les chemins  , redécouvrons les lieux

U ne pause  de temps à autre, c’est bien mieux 

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P renons le temps d’observer cette nature 

A pprenons     à     connaitre     sa   diversité

R ichesse     infinie     de    chaque    texture

C hatoyantes  couleurs  aux  abords  de  l’été

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Scènes de rue

Pour scène de rue chez Covix un clic sur le logo.

Un petit retour en arrière avec le festival Hop Hop de l’année dernière qui aurait du se tenir en ce moment à Metz .  Oui  , c’est une guitare que cet acrobate tient et il en joue ,  pour voir la vidéo un clic ici

 

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Lundi soleil

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Pour ce mois de juillet nous avons rendez – vous avec le rouge , une occasion de retrouver les coquelicots ces plantes messicoles si caractéristiques de l’été , fleurissant juste avant la moisson , je veux parler bien sur du coquelicot .

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mot mystère

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Pour des lettres pour un mot mystère chez Lilou un clic sur le logo .

Le mot mystère : (s)’acagnarder. : vivre dans l’oisiveté.

 

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Sur les quais du port Andréa , la grâce personnifiée dans son ensemble à la fois décontracté et classe,  regarda une dernière fois encore le cadran de sa montre avant de franchir la passerelle . Le cargo en partance pour le Canada allait bientôt jeter l’ancre et Edgar n’était toujours pas là.   Le rencard était pourtant fixé depuis longtemps sur l’agenda de son téléphone, il allait en prendre pour son grade le gaillard s’il arrivait à temps . À force de s’acagnarder depuis des années,  cet ami d’enfance avec lequel elle avait prévu ce voyage ,  n’avait plus aucune notion des impératifs horaires.

Et pourtant , il était  parti largement à l’heure mais sur la route le cagnard tapait si fort sur son crâne  qu’il avait un peu trop appuyé sur l’accélérateur de la décapotable couleur garance  , ce vent était un vrai régal . Résultat un véritable carnage sur la route , une poule, un canard , un renard  en firent les frais , ce qui ne l’empêcha pas de continuer à la même allure et bien sur sans  un regard non plus sur le radar de la voiture banalisée placé en bord de chaussée. La sirène des motards ne tarda pas à se faire entendre quelques kilomètres plus loin . Il se rangea sur le bas côté , agacé de s’entendre dire qu’il était un danger public , les forces de l’ordre de l’ordre lui montrant l’écran de contrôle et sa vitesse. Il eut du mal à garder son sang froid  quand  les gendarmes lui intimèrent de laisser sa voiture et  son permis.  Par égard pour ses nombreuses années de conduite irréprochable il ne fut pas emmené à la gendarmerie . Mais quand tous les papiers furent remplis, et qu’il essaya de joindre Andréa , il était bien trop tard,  le bateau était  parti depuis une demi – heure.  Adieu la belle traversée et  la garce ne  se donnait même pas la peine de décrocher.  Quelle désillusion !


Le tableau du samedi

Pour le tableau du samedi, Fardoise ( clic)  nous propose comme thème :  la rivière .

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Je vous propose un tableau du peintre mosellan Edmond Louyot ( 1861- 1920) né à La Lobe, commune d’Arry

Les lavandières à Arry ( 1895)

Préfecture de  Metz

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Il était fils d’un cultivateur maire d’Arry depuis 1860 . Second d’une famille de dix enfants, il entra après la défaite de 1870 au petit séminaire de Montigny où il resta six ans avant de terminer ses études au lycée de Metz. Doué pour le dessin, il fit un bref passage à l’Ecole des Arts et Métiers de Karlsruhe puis dans l’atelier d’un peintre-décorateur de Munich avant de faire son service militaire dans la capitale bavaroise. De retour en Moselle en 1883, il obtint une bourse du gouvernement allemand et fréquenta les Beaux-Arts de Düsseldorf en 1884-85 puis ceux de Munich de 1886 à1889 ; il y fut l’élève de Johann Caspar HERTERICH.

En 1891, il épousa Adèle STRUPPE à Schliersee (Bavière) et débuta cette même année au Salon de Munich, ville où naquirent ses deux enfants et où il vécut jusqu’à la fin de la Grande Guerre, à l’exception d’un séjour de dix-huit mois en Moselle en 1892-93 et d’un voyage d’étude en Italie en 1895. Il y retourna avant 1914 (Santa Margherita, Trente et Venise), période où il visita aussi la Côte d’Azur. Il avait fait plusieurs séjours en Hollande, le premier en 1892 grâce à un prix fondé par l’empereur Guillaume II. Sérieusement malade à partir de 1915, il fit régulièrement des cures à Schliersee. De retour sur sa terre natale en 1919, il souffrit de l’accueil froid et méfiant qui lui fut réservé et mourut peu après.

A ses débuts, Edmond LOUYOT peignait surtout des portraits et des œuvres de petit format mettant en scène des personnages en costumes du XVIIe siècle. Il se tourna ensuite vers le paysage et la peinture de plein air où il fait preuve d’une plus grande liberté de touche : vues de Hollande, des Alpes bavaroises et de la côte méditerranéenne, sans oublier de célébrer avec sensibilité les paysages et la vie paysanne de sa terre natale. Partagé entre deux cultures, il est un admirable coloriste qui cependant resta fidèle à la tradition picturale, se tenant à l’écart du courant novateur de l’expressionnisme allemand, en particulier du « Blaue Reiter » munichois.


Les puys d’Amiens

Connaissez vous les puys d’Amiens  ? Je les ai redécouverts  lors de notre visite du mois de juin au musée de Picardie .

Ce sont des œuvres offertes tous les ans à la cathédrale par les membres de la confrérie Notre Dame du Puy . Cette confrérie attestée depuis 1388, rassemblait des notables, clercs, ou laïcs pour glorifier la vierge par des concours de poésie . Le terme de Puy vient du fait que les notables récitaient leur composition sur des estrades appelées Puy en français médiéval. Par extension les tableaux commandés par cette confrérie ont également pris le nom de Puys.

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Le 2 janvier jour de la Purification de la Vierge et de la Chandeleur se déroulait la fête principale de la confrérie . Le maitre de l’année donnait une devise appelée palinod qui servait de refrain au poème et de sujet au tableau qui devait orner l’autel de la confrérie . L’artiste choisi devait traduire en images ce palinod et les allégories complexes imaginées pour honorer la mère de Dieu. L’œuvre était exposée à la cathédrale le jour de Noël et y restait jusqu’à être remplacée par celle de l’année  suivante .

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Depuis le quinzième siècle les tableaux étaient tous conservés dans la cathédrale,accrochés aux piliers de l’église , si bien qu’au début du dix huitième siècle plusieurs dizaines de ces œuvres ornaient Notre Dame. L’évolution du goût fit prendre la décision aux chanoines de vider l’édifice de ces œuvres en 1723 . Seules celles d’une qualité suffisante furent conservées dans une chapelle à l’écart .

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Le musée de Picardie conserve près d’une vingtaine de Puys d’Amiens dont les dates s’échelonnent de 1499 à 1666 .


Vacances en France

Pour le jeu des acrostiches chez Lenaïg pendant la pause de la cour de récré de Jill un clic ici

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V oici  venu le temps des vacances

A vec quelques précautions sans insouciance

C hoisir sa destination devient une évidence

A ccordons donc notre préférence 

N aturellement à notre belle France

C hoix multiple de lieux en concurrence

E spérant attirer les touristes en partance

S oulagés de ne plus vivre dans l’urgence.

*

E  n optant pour l’océan , pas d’imprudence

N ‘oublions pas que sa force a des conséquences

*

F êtons l’été au gré de nos préférences

R avissantes montagnes , côtes d’excellence

A ccueillante campagne , la diversité  est une chance

N e boudons le plaisir de retrouver un parfum d’enfance

C ueillons  dans les embruns ou les forêts  cette fragrance

E t profitons de chaque instant de notre existence .


En attendant Bojangles

Défi écriture no 71 .

Pour l’atelier 126 de Ghislaine un clic sur le logo

Les mots :  Allée, parc, château, craquement, peur, étreinte, grincer , mentir

Ou le thème"" Rétro"

Dès que j’ai lu les mots de Ghislaine , j’ai su que c’est avec le dernier livre lu que je relèverai ce défi . Un grand merci à Mijo (clic) qui, avec son article du 21 juin, m’a donné envie de me plonger dans cet amour fou si bien narré par Olivier Bourdeaut .

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Un vrai coup de cœur pour ce roman où le narrateur est le fils de ce couple extraordinaire reprenant aussi la parole du père par le biais de ses carnets. Ils nous entraine dans cet univers incroyable qui par certains côtés rejoint celui de l’écume des jours. Là règne  un amour magique , vertigineux de deux êtres émerveillant chaque jour leur fils. Tout est plaisir , fantaisie , extravagance avec l’amitié comme point d’orgue . Un disque mythique “Mister Bojangles” de Nina Simone devient le sésame qui y conduit . Le petit craquement caractéristique quand le diamant se pose sur le vinyl  devient  un sésame pour rester en apesanteur  avec eux  dans le monde magique de la danse qui sublime l’étreinte . Une façon de repousser loin d’eux  tout ce qui dans la réalité peut grincer , cette montagne de courrier par exemple qu’ils n’ouvrent non par peur de ce qu’ils pourraient découvrir mais  parcequ’ils n’en voient pas l’intérêt .

Le château en Espagne chez eux  n’est pas une utopie,  c’est une réalité , une allée menant jusqu’au lac , et des amandiers, des oliviers,  en terrasses plein le parc.  La mère ne comprend pas pourquoi son fils devrait rater la floraison magnifique des amandiers pour rester en classe . L’école qui ne fonctionne pas à la carte comme le voudrait la mère ne peut cohabiter avec le monde dans lequel baigne cet enfant . Lorsqu’ il raconte ce qui se passe à la maison, élèves et enseignante ne le croient pas, aussi se sent – il obligé de mentir  , il ment à l’envers à l’école  et ment à l’endroit chez lui. Comme cette situation ne peut durer, il sera instruit par le père à la maison .

Drôle, tendre, mais aussi déstabilisant, déroutant . Cet amour fou qui permet à cette famille de vivre leur rêve loin de toute contrainte  emplit chaque page du livre .

 À lire et relire pour rire et pleurer car l’ humour est omniprésent dans ce roman même au moment le plus tragique  .

Quelques extraits :

“Lors d’un diner alors qu’un invité lui expliquait gentiment que l’expression un château en Espagne était synonyme de chimère , avec du défi dans ses yeux verts, elle lui avait donné rendez – vous un an plus tard  dans un château espagnol pour y boire l’apéritif .

_ Dans un an pile poil , nous boirons le champagne dans notre château en Espagne ! Et je peux vous assurer que c’est vous qui le paierez ! “

“Pauline, où sont mes espadrilles ?
Et Maman répondait:
– A la poubelle, Georges ! C’est encore là qu’elles vous vont le mieux !
Et Maman lui lançait:
– Georges, n’oubliez pas votre bêtise, on en a toujours besoin !
Et mon père répondait:
– Ne vous en faites pas, Hortense, j’ai toujours un double sur moi !”

“ L’Ordure avait une coupe de cheveux carrée . Pas un carré de filles , il avait les cheveux courts en brosse mais avec des angles droits dessus ; pas une coupe au carré, une coupe carrée sur une bouille rouge et ronde coupée en deux par une belle moustache , de fines lunettes en acier, retenues par de drôles d’oreilles en forme de queues de gambas” 

“ D’elle mon père  disait qu’elle tutoyait les étoiles , ce qui me semblait étrange car elle vouvoyait tout le monde y compris moi . Ma mère vouvoyait également la demoiselle de Numidie , cet oiseau élégant et étonnant qui vivait dans notre appartement, et promenait en ondulant son long cou noir, ses houppettes blanches et ses yeux rouge violent depuis que mes parents l’avaient ramené d’un voyage je ne sais où , de leur vie d’avant . Nous l’appelions “ Mademoiselle Superfaitatoire “ car elle ne servait à rien, sauf à crier tres fort sans raison , faire des pyramides rondes sur le parquet, ou à venir me réveiller la nuit en tapant à la porte de ma chambre de son bec orange et vert olive .”

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à écouter en lisant le livre d’Olivier Bourdeaut


Mon mois émoi

Mon mois émoi

 

Pour ce défi   du mois écoulé, initié par Renée repris par Martine quai des rimes, un clic sur la photo logo .

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Si mai a vu le déconfinement arriver et se lever certaines interdictions , juin a ouvert les portes de nos parcs et  établissement culturels   pour notre plus grand plaisir . Quel  bonheur de se promener à nouveau le long des berges de nos rivières , des parcs et espaces nature ,

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de pousser la porte de la médiathèque de mon quartier , de retrouver les bibliothécaires et leurs conseils avisés. Bien sur,auparavant,  il a été mis en place un système de drive sur réservation dans les deux plus grandes structures mais rien ne vaut les échanges de vive voix .

Le 2 juin a lieu les premières retrouvailles de notre groupe d’amis ,  pour une sortie nature sur les pelouses calcaires d’ Arry , une superbe après – midi où  nous avons vraiment apprécié de nous retrouver après  ce que nous a imposé ce  virus . Nous allons récidiver bientôt en plus grand nombre et  cette fois ci, ce sera pour une visite ensemble au Centre Pompidou Metz .

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Le 7 juin j’ai eu la chance d’avoir ma petite tribu pour la fête des mères. Nous avons profité de la réouverture du parc de la Seille pour nous promener et admirer l’essor de la végétation un peu partout sur le site , pendant que Timéo et Elio  se dépensaient avec le skate et la trottinette dans le bowl des arènes . 

P6070011   Le week – end suivant nous étions chez le fiston pas loin d’Amiens, j’en connais une qui en a bien profité aussi .

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Le samedi nous sommes allés au musée de Picardie, une visite vraiment appréciable , le nombre de personnes étant limité , qui nous a permis de retrouver ses nombreuses et magnifiques collections ,

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et d’apprécier les changements effectués dans l’agencement de l’édifice .

P6134654 Le soir nous avons renoué aussi avec le restaurant, en nous  régalant  à l’Atelier du quai St Maurice où nous avons retrouvé avec plaisir cette cuisine authentique  et l’humour qui y règne en maitre .

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Le dimanche nous sommes partis pour une  virée nature au parc du Marquenterre ( clic sur la photo pour voir le billet ) , un parcours de quelques 7 kilomètres en pleine nature , des oiseaux en veux – tu en voilà et des postes d’observations vraiment bien installés , un régal de pouvoir observer tous ces oiseaux et leurs petits à cette saison.

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Ce dernier dimanche j’ai eu la grande joie de retrouver toute ma petite tribu au grand complet cette fois ci dans les Vosges pour fêter les 16 ans de Coline . Aucun problème avec la météo qui nous a permis de manger à l’extérieur , nous avons même eu le temps d’effectuer une promenade  avant que la pluie s’installe vers 17 heures.

Un mois de juin des plus heureux avec toutes ces occasions de plaisirs retrouvés qui fait oublier les soucis créés par ce diable de virus .

 


Lundi soleil

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Pour lundi soleil chez Bernieshoot un clic sur le logo .

Pour ce dernier lundi en outremer, je vous propose un petit tour à la cité  de l’automobile de Mulhouse ( un clic sur la photo ci – dessous pour en découvrir plus ) .

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La Bugatti s’y décline en de nombreuses versions , du bleu outremer au bleu roi . 

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des lettres pour un mot mystère

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Pour le défi de Lilou un clic sur le logo

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Le mot mystère : carpocapse : insecte de l’ordre des lépidoptères dont la larve se développe dans les fruits .

Il s’est caché dans le texte ci – dessous , pas dans le fruit , vous y trouverez aussi les anagrammes soulignées.

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C orsé    le     dernier    film     de    Casper    Pasco

A vec le procès d’Oscar,  ce sacré  éleveur de porcs.

R ien   à   tirer   de   cet  escroc  , jamais  en  repos

P arvenu    à  caser   dans   ses  parcs des miradors

O ffrant  des  cibles  de  choix  pour  des rapaces  

C racs   de   la   gâchette  facile  dans  cet  espace. 

A ccros   à  la  coppa  à  tous  les repas sans remords

P eu  importe  les  races  jamais  ils  ne  se  lassent. 

S  eul  Oscar  écopa   de  dix ans de prison un record

E  tonnante amnistie pour les tireurs et leur chasse .


le tableau du samedi

Pour le tableau du samedi, Fardoise ( clic)  nous propose comme thème :  les activités de loisirs.

Le lien des participations est chez Lilou soleil (clic) .

Je vous propose pour ce samedi un tableau  d’Emile Friant , la petite barque 1895

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Né à Dieuze en 1863  Emile Friant après la guerre de 1870 opte pour la France et s’installe à Nancy . Il obtient le second prix de Rome pour son tableau “la Toussaint” en 1883 . Peintre naturaliste, il offre  des scènes de la vie courante  avec un réalisme saisissant. Il nous montre ici un bel exemple de loisirs avec cette promenade en barque à voile. Avec son regard tendre sur ce couple, il traduit la douceur de cette promenade amoureuse mais il inverse les canons de l’époque car c’est la jeune femme qui tient le gouvernail .

 


Quand le syrphe s’invite au jardin …

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Un précieux allié du jardin s’invite depuis quelque temps, le syrphe , ses larves s’attaquent aux pucerons,  pouvant tuer plus d’une centaine de pucerons par jour .  L’adulte  participe à la pollinisation en butinant les fleurs ,  c’est un auxiliaire bien appréciable pour le jardinier . Cette année je trouve qu’il y en a beaucoup , serait – ce un des effets du confinement et de l’absence de traitement  aux alentours , en tout cas ils sont les bienvenus , en plus aucun danger, ils ne piquent pas .

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Pour les reconnaitre, il vous suffit de regarder ce qui a priori ressemble à une petite guêpe mais qui n’en a que les couleurs , une façon d’écarter les prédateurs car en réalité le syrphe est un diptère , de la grande famille des mouches.  Son comportement est tres caractéristique  près des fleurs , il est  d’abord en vol stationnaire devant elles  avant de les butiner .

Je vous invite à le contempler  en poésie chez  Durgalola  en cliquant sur Petites Graines


Rendez–vous reflets

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Pour les rendez – vous  reflets qu’organise  Annie instants de vie 54,   en hommage à Marc de Metz , un clic sur le logo.

Je vous propose cette fois ci de retourner au musée de Picardie mais à l’extérieur par le biais des reflets sur  la bibliothèque .

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Philibert

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Pour les prénoms du mercredi à la cour de récré de Jill Bill un clic sur le logo.

Aujourd’hui Philibert est attendu à la cour de récré .

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* Portrait d’un jeune baron,  Jacob Jerritsz Cuyp 1630

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P hilibert  engoncé   dans   son  vêtement 

H  ésite  à  bouger   ne  serait – ce qu’un cil

I  l   n’ose   sourire  même  souverainement

L    e  jeune  baron  pose,   ainsi – soit -  il !

I nsensible    à    la    fatigue   assurément.

B  ien droit sur son doigt se tient un volatil’

E duqué  comme  son  maitre  précisément  

R ien  ne vient troubler l’instant, aucun babil

T out  est   maitrisé   pour   cet  évènement .

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* Ce tableau se trouve au musée de Picardie d’Amiens . Comme il est coutume à l’époque, les modèles posent avec beaucoup de raideur. Je plains sincèrement cet enfant obligé de garder la pose , à cinq ans ce doit être très difficile (  ce tableau s’intitule aussi portrait d’un jeune garçon de cinq ans portant une perruche ) . Ce portrait revêt des accents allégoriques , dans les traités d’éducation le chien, la perruche et le perroquet incarnent l’amour d’apprendre . Cette œuvre illustre les principes énoncés par les théoriciens de l’éducation : dès son plus jeune âge l’enfant doit être soumis à une éducation stricte afin de faire honneur à sa famille . À ce titre les garçons , héritier du capital familial et garant de la continuité de la lignée ont plus souvent les honneurs des portraits individuels que les filles .


Atelier 125 Ghislaine

Défi écriture no 71 .

Pour l’atelier 125 un clic sur le logo

Cabotine, colline, badine, copine, domine, combine, chemine, butine.

Où le thème"" Amitié"

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Cabotine , chaque soir  ma jolie copine

Vient se percher, non  la haut sur la colline

Mais sur ce muret et à ma rencontre chemine

Vous ne la croyez pas d’humeur badine

Détrompez – vous,  enjouée et très câline

De l’aube  jusqu’à ce que le jour décline

Elle  se plait à  jouer la star, la  divine .

Avec Volga pas besoin de combine

C’est l’entente parfaite où domine

Le plaisir de retrouver sa voisine.

Un bonheur qui lui aussi se butine

Devant  les passants qui  hallucinent.

Une adorable chatte qui aime les chiens et qui ne manque jamais de venir à leur rencontre pour leur faire des câlins. Des marques d’ amitié qui intriguent ces derniers, peu habitués à ce genre de réactions de la part des félins .

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Lundi soleil

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Pour lundi soleil chez bernieshoot un clic sur le logo.

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Le bleu outremer toujours au rendez – vous de ce mois de juin, je vous propose d’aller le chercher aujourd’hui au musée de Picardie d’Amiens .

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Après plusieurs années de travaux, le musée  fermé pour cause de coronavirus est à nouveau ouvert depuis le 9 juin, nous en avons profité pour lui rendre visite lors de notre séjour chez le fiston .

Des plafonds de toute beauté un peu partout dans l’édifice et

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de fort beaux tableaux à découvrir ou redécouvrir comme ce naufrage de Charles Quint de Pierre – Nolasque Bergeret . J’aurais l’occasion de revenir sur certaines oeuvres prochainement .

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Des lettres pour un mot mystère

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Pour des lettres pour un mot mystère chez Lilou un clic sur le logo.

Trivelinade : bouffonnerie de la comedia del arte

Les anagrammes sont soulignées dans le texte .

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Depuis quelque temps l’entrave du confinement est levée  délivrant Eliane, Danièle , Adrien et André  de cette délirante inertie qui commençait à devenir pesante . Au cours d’un diner de retrouvailles  tous valident la prochaine  escapade. Pas question  de s’envoler pour l’Irlande ensemble comme ils en rêvaient  , les frontières sont encore fermées mais ils optent pour un site nature de la baie de Somme où ils pourront observer de nombreux oiseaux .

A peine  arrivée au  point de vue du site , une dune de 8 mètres de haut au pied de laquelle venait la mer il y a 60 ans, Danièle s’aperçoit qu’elle a oublié dans la voiture   son sac contenant le zoom de son appareil. Inutile de lui dire quoi que ce soit pour l’empêcher de faire demi tour , elle dévale déjà le chemin en sens inverse, révélant d’excellentes aptitudes pour la course. Pendant ce temps là le petit groupe marche au ralenti sur le sentier , une entraide  bienvenue qui permet à l’étourdie de rejoindre rapidement ses amis. Au bord du chemin la flore, elle aussi, mérite qu’on s’y attarde

Menthe aquatique ,

photo de Jörg Hempel

lychnis fleur de coucou,

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orchidée maculata  , et bien d’autres encore impriment chacune leur particularité sur   la rétine des visiteurs .

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Une cigogne s’invite dans l’espace aérien pendant que Danièle  traine pour prendre un cliché d’orchidée 

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et zoomer sur les Henson ,cette race chevaline  typique de la baie de Somme .

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 À chaque arrêt dans les postes d’observation, la paire de jumelles alterne avec l’appareil photo pour saisir chaque détail du plumage  des oiseaux en vue de leur identification  .

P6144692  Parfois , comme pour ce tadorne de Belon,  les derniers nés sont aussi visibles, même si bien protégés des regards indiscrets.

P6144709 C’est l’occasion aussi d’identifier le cygne chanteur. André  fait remarquer son bec jaune  et noir  permettant  de le différencier du cygne tuberculé , ainsi que le maintien  plus rigide de son cou.

P6144755 Adrien note que  le canard souchet est en plumage d’éclipse mais facilement reconnaissable par son bec en forme de spatule .

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Eliane, alsacienne de naissance, et ardente alliée des cigognes

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est ravie de constater que dans le parc elles ont trouvé de bonnes conditions pour s’installer .  Les nids sont nombreux et les jeunes en pleine forme  .

P6144783 Pas de trivelinade au faîte des arbres pour les cigogneaux par contre chez  les spatules , on pourrait presque s’attendre à une représentation de la comedia dell’ arte , ne manque pas de faire remarquer Danièle .

P6144769 Ravis de leur journée d’observation au grand air,  les amis  se promettent  de revenir en automne, histoire de voir les oiseaux en cour de migration .