Ici l'oeil et l'oreille restent disponibles

Animaux

Le temps de me hisser …..

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Pour l’atelier de Ghislaine un clic sur le logo .

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Le temps de me hisser hors de la mare et je suis à vous. Ne croyez pas que je sois en attente de quelques friandises non , ici je ne manque de rien . D’ailleurs  mon copain Nestor  a sorti sa pancarte vous êtes prévenus .

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J’ai juste envie de discuter  un peu avec vous les visiteurs .

Je me présente Ute von Ganzerei , tous les jours je vois défiler devant moi des dizaines d’enfants et leurs parents . Ah la la, il y a de sacrés garnements, mais bon quand je  dresse fièrement mon cou comme ma copine Gertrude

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ils n’en mènent pas large les galopins et vont vite retrouver les jupes de maman ou la main de papa . Les canards  qui batifolent derrière moi ? Je n’ai pas choisi de vivre avec eux  , non, j’ai d’habitude pour compagnie   deux cygnes noirs  ,

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ainsi que Gertrude et Philomène

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mais  un jour ils sont arrivés et ne sont plus jamais repartis, s’installant à demeure pour toute l’année  .  Vu la qualité de la nourriture dans ce parc, les abris proposés pour passer la nuit et l’hiver ,je les comprends !  Cette facilité à trouver leur pitance   par n’importe quel temps leur change la vie . Plus question de se mettre en quête à tout moment pour subsister dans un coin propice  loin de tout danger. Enfin une bonne nouvelle pour ces colverts  qui évitent ainsi la saison de chasse et les tirs à la passée . Ils ne  sont pas  prisonniers,  non ils peuvent s’envoler à loisir mais  n’en éprouvent pas vraiment l’envie . Depuis leur arrivée j’ai pu assister à quelques naissances et je pense que bientôt nous allons être à l’étroit ici mais je ne m’inquiète pas, les responsables trouveront certainement une solution .

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Le papillon chose frivole …

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Ma première participation pour imagecitation 32

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“ Le papillon chose frivole ,

Près de la fleur coquette est assez bien placé

Le papillon est une fleur qui vole ,

La fleur est un papillon fixé “ .

Ponce Denis Ecouchard Lebrun

Les papillons  ont inspiré ce poème à Gérard de Nerval

De toutes les belles choses
Qui nous manquent en hiver,
Qu’aimez-vous mieux ? – Moi, les roses ;
– Moi, l’aspect d’un beau pré vert ;
– Moi, la moisson blondissante,
Chevelure des sillons ;
– Moi, le rossignol qui chante ;
– Et moi, les beaux papillons !

*

Le papillon, fleur sans tige,
Qui voltige,
Que l’on cueille en un réseau ;
Dans la nature infinie,
Harmonie
Entre la plante et l’oiseau !…

*

Quand revient l’été superbe,
Je m’en vais au bois tout seul :
Je m’étends dans la grande herbe,
Perdu dans ce vert linceul.
Sur ma tête renversée,
Là, chacun d’eux à son tour,
Passe comme une pensée
De poésie ou d’amour !

*

Voici le papillon "faune",
Noir et jaune ;
Voici le "mars" azuré,
Agitant des étincelles
Sur ses ailes
D’un velours riche et moiré.

*

Voici le "vulcain" rapide,
Qui vole comme un oiseau :
Son aile noire et splendide
Porte un grand ruban ponceau.
Dieux ! le "soufré", dans l’espace,
Comme un éclair a relui…
Mais le joyeux "nacré" passe,
Et je ne vois plus que lui !

II
Comme un éventail de soie,
Il déploie
Son manteau semé d’argent ;
Et sa robe bigarrée
Est dorée
D’un or verdâtre et changeant.

*

Voici le "machaon-zèbre",
De fauve et de noir rayé ;
Le "deuil", en habit funèbre,
Et le "miroir" bleu strié ;
Voici l’"argus", feuille-morte,
Le "morio", le "grand-bleu",
Et le "paon-de-jour" qui porte
Sur chaque aile un œil de feu !

*

Mais le soir brunit nos plaines ;
Les "phalènes"
Prennent leur essor bruyant,
Et les "sphinx" aux couleurs sombres,
Dans les ombres
Voltigent en tournoyant.

*

C’est le "grand-paon" à l’oeil rose
Dessiné sur un fond gris,
Qui ne vole qu’à nuit close,
Comme les chauves-souris ;
Le "bombice" du troëne,
Rayé de jaune et de vent,
Et le "papillon du chêne"
Qui ne meurt pas en hiver !…

*

Voici le "sphinx" à la tête
De squelette,
Peinte en blanc sur un fond noir,
Que le villageois redoute,
Sur sa route,
De voir voltiger le soir.

*

Je hais aussi les "phalènes",
Sombres hôtes de la nuit,
Qui voltigent dans nos plaines
De sept heures à minuit ;
Mais vous, papillons que j’aime,
Légers papillons de jour,
Tout en vous est un emblème
De poésie et d’amour !

III

Malheur, papillons que j’aime,
Doux emblème,
A vous pour votre beauté !…
Un doigt, de votre corsage,
Au passage,
Froisse, hélas ! le velouté !…

*

Une toute jeune fille
Au cœur tendre, au doux souris,
Perçant vos cœurs d’une aiguille,
Vous contemple, l’œil surpris :
Et vos pattes sont coupées
Par l’ongle blanc qui les mord,
Et vos antennes crispées
Dans les douleurs de la mort !…