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atelier Arlette

atelier Arlette n° 26

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Pour l’atelier d’Arlette

Les mots :

jumeau – clou – tête – côte – barbe -jarret – queue – souvenir- blanc  -assaisonner – remonter- débarrasser

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Comme un clou planté dans un ciel assaisonné de poivre   gris et blanc  , narguant son jumeau végétal ,  la flèche du clocher  se dresse fièrement  à la barbe d’un pâle soleil  d’octobre, plus question de plier le jarret . Débarrassé de sa grande nef fortement endommagée par la guerre,  il ne  reste que ce  souvenir du temple édifié par Buschmann et Rettig en 1875. Si l’on remonte dans son histoire, on s’aperçoit qu’au sortir de la deuxième guerre tout  a bien failli disparaitre . En effet le conseil municipal devait se prononcer, le 19 juillet 1946, sur l’avenir de l’édifice. Sa transformation en maison d’œuvres sociales  est évoquée, mais des voix s’élèvent pour critiquer ces projets sans queue ni tête et déplorer la hauteur de la tour allemande, qui semble “ narguer la cathédrale française” . Pourtant les deux sont loin d’être côte à côte . Le jour de la séance du conseil , un incendie se déclare , sa destruction totale est votée mais le cout de la destruction étant plus élevé que prévu , seuls la nef et le chœur seront rasés .

Une deuxième fois en 1988 le clocher s’est vu menacé , mais les Messins suite à un sondage ont choisi la conservation . Le 17 septembre à la fin des travaux la directrice des musée de Metz escalade le clocher pour déposer à son sommet un message destiné aux hommes qui viendront dans le futur travailler sur la tour . Il remplace les deux parchemins de 1875 trouvés lors des travaux . 

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En arrivant ….

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Les mots à insérer : trogne – volonté – bout – azur – rebord – affrontement- afficher – basculer – embraser – dévorer-propre – mort

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En arrivant sur les lieux le commandant Azur ne put s’empêcher de penser à la personnalité de la victime , un notable bien connu quelques années auparavant .  Mais qu’est – ce qui avait pu faire basculer la vie d’Octave du jour  au lendemain  ? Pourquoi celui qui affichait toujours une volonté à toute épreuve , dévoré par une soif de  vie , s’était – il retrouvé  au bout du rouleau à devoir faire la manche pour subsister  ? Voilà la question que se posait le commandant Azur  ce matin devant ce qui restait du campement de la victime . Car Octave et sa trogne de baroudeur, avec son chapeau à large rebord pour les petites pièces , ne laissait personne indifférent. Tous les habitants de cette petite ville de province le  connaissaient et beaucoup n’hésitaient pas à lui abandonner quelques euros mais personne ne savait pourquoi il avait soudain plongé.  Quand on le questionnait il s’en sortait par une pirouette , “C’est la vie” répondait -  il sans plus de précision  .

Les restes calcinés de son lit, ses sièges gisaient épars  sur le sol, seule une bâche orange semblait avoir échappé au brasier , pour quelle raison, mystère. Avait – il lui même embrasé ses affaires pour choisir sa propre mort ou le feu était – il consécutif à un affrontement avec un autre homme qui aurait voulu supprimer des indices  ? Nul ne le savait pour l’instant , mais le commandant allait mettre en œuvre tous les moyens dont il disposait pour éclaircir cette affaire .