Ici l'oeil et l'oreille restent disponibles

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croqueurs de mots

Pour les croqueurs de mots Martine à la barre un clic sur le prénom et sur le logo.

Pour le début de roman : “c’est fini “  la promesse de l’aube de Romain Gary

Pour la fin de roman : “ cela peut arriver à n’importe qui “ petits regrets et grands mensonges de Liane Moriarty

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C’est fini . Erwan, Adrien , Fred,  leurs compagnes Brenda, Eilen et Flore disent adieu à la terre,  bonjour l’inconnu  . Ils le savaient qu’un jour ils seraient obligés de tenter l’expérience , ils se préparaient depuis des années déjà . Ils avaient mis au point leur plan ,  choisi leur vecteur de dématérialisation, des graines au pouvoir incroyable de télétransportation . Ils avaient opté pour un retour dans un passé sans conflit qui les protègerait de cette catastrophe nucléaire proche . Les gouvernements successifs des grandes puissances n’avaient jamais voulu stopper l’escalade de l’armement , les provocations n’engendraient que surenchère d’équipement . Chacun bien entendu montrant l’étendue de sa puissance nucléaire en organisant de gigantesques défilés pour impressionner son adversaire . C’est pourquoi juste avant que la guerre  ne soit engagée, ils avaient  avalé  le contenu des petits sacs  de graines  et l’espace temps s’était  soudain altéré .

Erwan est le premier à plonger dans cette spirale de distorsion spatiale  . Quelle drôle de sensation , une sorte de vertige sans fin , l’ écho d’une percussion métallique dans les oreilles , des flashs en continu devant les yeux . Puis un grand silence  laissant s’infiltrer l’angoisse dans le moindre centimètre carré de peau au point qu’il en frissonne  . Revenant de sa stupeur,  il écarquille les yeux , devant lui apparaissent  tour à tour Fred ,  Adrien, leurs compagnes et Brenda    sous une sorte d’immense parapluie  diffusant lumière et musique cosmique envoutante  , une version particulière de  Tangerine Dream  .

La surprise est totale quant à l’endroit où ils se trouvent ,  chacun s’interroge sur cet environnement plus qu’insolite .

“Vous reconnaissez  les lieux ? “ demande Erwan

“Non “répondent ils en chœur.   

Ils essayent de marcher mais une force invisible les plaque  au sol , impossible de s’aventurer au delà de la surface couverte par l’immense ombrelle . Qu’est ce qui a bien pu se passer pendant le transfert ,   ils auraient du revenir dans le passé  , c’est ce qui était prévu,   là,  visiblement ils sont   dans un  futur  dont ils ne maitrisent pas du tout les codes  .

Erwan demande à Fred :

“Quand tu as préparé les graines,   as – tu bien veillé  à ce qu’elles ne soient pas issues de plantes génétiquement modifiées ? “ 

“ Bien sur , pour qui me prends tu , pas question de risquer quoique ce soit avec une mutagénèse , non cela ne vient pas des graines “ répond Fred

“ Où les as  – tu entreposées  ? “ demande Adrien

“ Sur des étagères dans le cellier , pourquoi ? “

“ J’ai comme l’impression que nous ne sommes pas les seuls à les avoir mangées regarde , cette drôle de chenille , tu n’as pas enfermé les graines dans un bocal après le dessiccateur ? “

La mimique de Fred est des plus parlantes, non il a oublié, il les a juste mises dans un sachet comme de vulgaires semis de fleurs . Cette chenille et peut être d’autres bêtes ont pu s’infiltrer à l’intérieur , entrer  en contact avec elles et modifier une partie de  leurs propriétés.

“Non mais quel andouille ! tu te rends compte dans quel pétrin tu nous mets  là ? “ ne peut s’empêcher de dire Adrien

“ Et dire que tu maitrisais soit disant tout “ rajoute Erwan

Le ton monte , ils ne sont pas loin d’en venir aux mains quand Brenda s’en mêle

“ Mais arrêtez donc vos enfantillages , vous êtes pire que des gamins de 6 ans ! Fred et Adrien vous n’avez jamais eu  un moment d’inattention, commis une erreur  ?  Cela peut arriver à n’importe qui  . 

Oups


L’ Antoine était déjà levé …..

Pour les croqueurs de mots Lilousoleil à la barre un clic sur le logo .

Si je comprends bien le principe du logorallye  , il faut commencer par le premier terme  faucard et enclencher au fur et à mesure dans l’ordre tout ce qui suit dans un texte . Bon c’est parti .

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L’Antoine était déjà levé depuis un bon moment , il avait affuté son faucard consciencieusement pour couper  les herbes de l’étang de Monsieur le marquis de la Rivedanface , rien de tel qu’un outil au tranchant impeccable .

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Il sortit donc de chez lui et se préparait à rejoindre  la  bastide  quand il vit Marcel le boucher sur le chemin des flamants roses  .

“ Oh dis l’Antoine, tu ne pourrais pas me donner un petit coup de meule sur mon fentoir , je trouve qu’il a comme un coup de mou depuis quelque temps ,  là il faut que j’aille rejoindre l’Emile au mas de la Cigale pour la ferrade

Résultat de recherche d'images pour "fentoir"

“ Pour sur , tu peux me le laisser  , je m’en occuperai juste après le désherbage de l’étang “

“ Merci l’Antoine , je te garde un bon  filet  de ma dernière bête, celle qui a  profité au maximum de  l’abondance de la fétuque de mes prés, tu verras c’est un régal ”

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“ T’es un vrai frère pour moi Marcel , merci. Ce n’est pas Isidore , mon cousin, qui se montrerait aussi généreux . Il a beau être ferrandinier et ne  manquer de rien , jamais il ne me laisse le moindre petit morceau de soie, et pourtant je lui en ai rendu des services .   J’ai même accepté d’être son fidéjusseur quand il a monté son affaire . Mais dans la famille  ils sont tous un peu frileux  de l’escarcelle . Allez je te laisse , le travail m’attend “

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Après avoir pris congé de Marcel , Antoine se rendit directement sur les berges de l’étang . Tout en coupant les herbes aquatiques , il songeait  qu’il avait bien de la chance de ne pas habiter un des ces pays d’Afrique où la  filaire se transmettait par le moustique , car là où il se trouvait  ces fichus insectes pullulaient . Il avait beau avoir le cuir épais , s’être enduit de citronnelle des pieds à la tête ,  il s’en trouvait toujours un ou deux qui réussissaient à le piquer .

Il n’allait pas se plaindre quand même car ce travail était bien moins pénible que celui du filetoupier qui devait battre et battre à longueur de journée pour séparer la graine de la filasse .

Résultat de recherche d'images pour "sanglier"

De plus il en retirait quelques avantages, le marquis l’invitait souvent à la chasse pour traquer le “fissipède” noir , comme il disait . C’était fou ce que ces gens de la haute  parlaient  bizarrement quand même , ils ne pouvaient pas dire sanglier ou cochon comme tout le monde !  En fin de journée pour arroser la partie de chasse ça il s’y connaissait le marquis ,  les traqueurs avaient droit comme tous les autres chasseurs au meilleur rosé de la bastide , celui tiré directement du  gros tonneau en chêne , celui qui portait encore le fausset ,car bien sur il avait fallu le gouter avant pour ne pas servir de la piquette aux invités .

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Au fur et à mesure de la journée Antoine laissait aller son esprit comme une flette sur la rivière de ses pensées . Sa dernière traque il la revivait comme si c’était hier , toute une compagnie  de cochons incapables de forlonger les chiens et qui n’avaient pas trouvé leur salut en traversant la rivière continuaient à passer devant ses yeux . Le soir il était tellement fatigué par la marche et le  repas arrosé qu’il s’était endormi sur la table de la cuisine . Le lendemain il fut tout étonné de tenir entre ses mains non la fonçaille de la paillasse du  lit mais un barreau de chaise . Décidément il faudrait dorénavant faire un peu plus attention à ces soirées , Dieu sait si un jour il ne se retrouverait pas en fustanelle dans son logis ! 

 


Femme , fatale, fada

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Pour l’alphabet à thème de Domi dans l’annuaire pour les nuls un clic sur le logo.

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Fatale oui, il sait  bien qu’aucun homme  ne  résiste à cette femme , mais de là à franchir  le pas et  finir dans cet état là , non, il n’est pas   fada et à son jeu elle ne le prendra pas . Mais il veut bien quand même nous présenter sa production artistique .

F emme      fatale     à    la    libre    parole

A  vec   elle   toujours   le  même  protocole

D evenir    pour    lui    sa seule    hyperbole

A   faire   pâlir   toutes   les  autres  idoles

*

F   atale ,     la    belle     vous  envoute

E  t   fada   vous  êtes  bien  à l’écoute

M    ême  si  parfois  elle  vous  déroute

M   ille  fois  vous supprimez le doute   

E t    continuez     coute     que    coute.

*

F     ada   il  faut  l’être  pour suivre sa route

A       vec   elle   le   monde   n’est  qu’ illusion

T   oute     approche     révèle    la   trahison 

A  lors    même   si   femme   elle   en  rajoute

L   aissez   donc  une  chance  à  votre  raison

E  t   regardez  surtout   ce  qu’elle   redoute

 


Quand la clarté jaillit ….

Pour l’atelier de fée capucine un clic sur le logo .

Lumière, éphémère, heureux, bleu, symbiose tombe, dresser, clarté .

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Quand    la   clarté  jaillit  en apothéose

D’un  ciel  éphémère  baigné  de lumière

Tombent le bleu et le rouge en symbiose

Heureux  présage   de  vérité  première

Où le rêve dresse l’esprit de  matière  . 

 

Une petite explication concernant la photo s’impose , lors de ma dernière visite au musée des Beaux Arts de Nancy, avant de voir l’exposition Friant ,  je n’ai pas résisté , j’ai ouvert la porte de la boite à lumières . C’est une installation de Yayoi Kusama ( pièce avec une infinité de miroirs et de lucioles sur l’eau ) appartenant au musée qui vous permet d’entrer carrément dans une autre dimension .

Yayoi Kusama est une artiste contemporaine  japonaise qui vit depuis 1970 dans un asile psychiatrique . Le centre Pompidou lui avait consacré une rétrospective en 2014 voir ici

La notion d’infini est un fil conducteur dans toute l’œuvre de Kusama. Les miroirs démultiplient l’espace, les pois colonisent l’espace sans limites et annihilent les frontières entre l’homme et son environnement, les échelles lumineuses n’ont ni début ni fin. Kusama combat le mal par le mal : les gestes minimaux, qu’elle répète systématiquement dans ses toiles, sont un remède pour soigner les obsessions hallucinatoires qui l’envahissent.

 

 


Hypnagogique

LE PETIT JEU DE LETTRES- 102 -

Pour le petit jeu de lettres chez Lady Marianne un clic sur le tableau

Le mot à trouver : Hypnagogique : état de conscience intermédiaire entre celui de la veille et celui du sommeil qui a lieu durant la première phase du sommeil : l’endormissement .

Les anagrammes sont soulignées dans le texte .

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Ah Lady Marianne ! je n’aurais pas du chercher ce mot avant d’aller à Nancy visiter l’exposition Emile Friant , car voilà je me suis fait un devoir de le mettre en pratique.  Je ne vois qu’un état hypnagogique pour expliquer ma chute place Stanislas . J’aurais du me méfier aussi en voyant Stanislas tendre son doigt dans cette direction , ce n’était pas pour qu’un pigeon puisse s’y poser !

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Eh oui la guigne puisque, bien entendu, la culbute eut lieu juste avant de rentrer au musée . Mais quelle idée aussi de faire des trottoirs à géométries variables pour accéder à la place .  Pas de panique toutefois après cette embrassade particulière des pavés de Stanislas , je suis loin d’être à l’agonie , juste une cheville et un doigt qui ont besoin d’une bonne gangue de maintien , type attelle  et une bonne dose d’antalgiques pour espérer des nuits sans nuage . Mon appareil photo a filmé toute la scène , léger voile opaque quand il frôle le sol, puis vision parfaite sur les chaussures du pékin qui passe .  Tellement surprise par ce brusque changement de position, je suis restée aphone durant plusieurs secondes , un exploit qui gagne à être souligné  !  de là à arborer un visage épanoui non quand même …. Mais   pas question de renoncer à  cette exposition , la poigne de ma moitié pour me relever et hop quelques minutes plus tard nous avons rejoint la file des visiteurs .  Youpi ! je peux prendre les œuvres en photos sauf  pour quelques collections particulières.

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Heureusement il y a de quoi s’asseoir , histoire de mettre cette douleur aigüe de la cheville en veilleuse. L’annulaire gauche semble vouloir faire la nique aux coloristes les plus talentueux de la première salle du musée , une belle variation  de bleu, rouge et violet mais ici personne nous demande de marcher sur les mains ni de danser la gigue alors tout baigne !  Le genou lui se pique d’un rouge standard agrémenté de quelques éraflures mais rien ne m’empêche de profiter de cette magnifique exposition que je vous conseille vraiment . 

Emile Friant est  un artiste très complet qui dès son plus jeune âge a révélé un incroyable talent , cet autoportrait il l’a réalisé à l’âge de 15 ans .

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Un petit aperçu de sa biographie présentée sur un tableau

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Un peintre réaliste qui sait saisir l’instant avec beaucoup d’à propos

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Aussi à l’aise avec les paysages , qu’avec les portraits et les natures mortes .

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Je pourrais vous montrer encore bien d’autres œuvres d’Emile Friant ( je le ferai certainement pour le biais du tableau du samedi )  mais rien ne vaut la visite de  cette exposition qui se termine le 27 février au musée des beaux arts de Nancy , si vous êtes dans notre région surtout ne la ratez pas .


Dès l’aube …..

 

Un pas vers les mots

Pour l’atelier 17 de Fée Capucine un clic sur le logo

les mots : aube, pouponner, essentiel, projets, rayons, sucre, bête, attendre, profite, prix.

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Dès l’aube elle se met  au travail pour profiter de ces instants sucre et miel essentiels , juste avant que la nuit ne tire sa révérence et qu’apparaissent les premiers rayons d’un soleil plein de promesses . Il lui faut absolument écrire , un besoin , une évidence , un projet de roman qu’elle couve déjà depuis bien trop longtemps maintenant . Elle se penche encore une fois sur cette photo d’une femme qui pouponne , la douceur  d’un temps révolu , est – ce bien elle ?  elle ne se reconnait plus . Comment a – t – elle pu à ce point laisser les heurts de la vie façonner son visage , lui voler son sourire ? Est – ce le prix d’une trop grande confiance en elle ?   Bien trop bête oui,  pour penser qu’il suffisait d’attendre que l’amour revienne en se transformant en tendresse partagée. 

Aujourd’hui la silhouette de sa solitude se plait à esquisser sur  la page blanche quelques pas de danse .


Une minute pour convaincre

 

 

Pour les croqueurs de mots ABC à la barre , un clic sur le logo

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Peut être ne paye – t il pas vraiment de mine ,

Chouette !  il ne  joue pas  à la vedette

Mais avec lui partout souvent  je  chemine.

Dans une poche, un sac , à la sauvette,

Il se glisse  toujours sans faire la tête .

Objet dont vraiment je ne pourrais  me passer

Cet appareil photo  devient  mon expression  ,

Mon langage spécial , ma communication  .

Quoi de plus plaisant  de garder en mémoire 

Un moment de partage  , un  paysage,

De laisser parler un regard,  une image, 

Pour lui un clic est le début d’une histoire  .

Il vous étonnera par ses performances ,

De jour comme de nuit sans la moindre  hésitation,

Il saisit partout   l’ambiance en suspension

Dévoilant sans souci toutes  les nuances .

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L’amour, ……

 

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Pour l’atelier d’Assoula un clic sur le logo

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L’amour , je l’ai toujours vu dans les yeux de mes parents pour l’enfant que j’étais et pour l’adulte que je suis devenue même si mes choix et projets de vie ne correspondaient pas tout à fait au futur qu’ils auraient souhaité pour moi .  Je l’ai retrouvé aussi récemment dans  les lettres quotidiennes que papa envoyaient à maman depuis leur rencontre et pendant  les mois qui précédèrent leur mariage .  Bien au delà de cet échange  épistolaire ils ont su tous les deux conjuguer ce verbe aimer à tous les temps pendant de longues années, fêtant même leurs noces de palissandre  . 

J’ai eu  envie aujourd’hui de partager avec vous  une de ces nombreuse lettres  .

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“Ma chérie,

Hier, dimanche la journée m’a paru terriblement longue encore et je me suis couché après midi pour rêver à toi et être en ta compagnie.Cela s’est produit d’ailleurs mais je ne sais pas si je rêve tout éveillé ou endormi. Avec cela le temps était encore plus mélancolique moi. Le vent semblait chasser l’été et le ciel était sale comme s’il eût été noirci au charbon . J’avais même eu l’intention de t’écrire mais cela prenait un aspect trop matériel et c’est si bon de laisser vagabonder son esprit vers celle qu’on aime , de vivre des heures délicieuses malgré qu’elle soit éloignée de soi ……

Toi seule as su regarder comme moi les étoiles avec mélancolie en me pressant la main doucement pendant les nuits claires de Clerlande, parce que tu m’as compris des le premier instant que j’ai mis ta main dans la mienne en revenant de la terrasse le premier soir où j’ai senti que nous serions l’un à l’autre pour toujours . Rappelle toi chérie, nous revenions doucement et sous des paroles banales, lorsque nous descendîmes les quelques gradins de pierre nous conduisant aux baraques du centre, nous aurions désiré tous deux prolonger ces moments délicieux où nous ne parlions pas mais où nous nous comprenions si bien !

Ma chérie , je voudrais déjà t’avoir à moi tout seul et sans que tu sois accaparée à tout moment par les uns et les autres…aussi c’est avec impatience que j’’attends l’instant où je pourrai te dire de vive voix je t’aime , je t’aime , nous sommes enfin réunis…nous allons être heureux . “

Papa , maman vous me manquez toujours autant .


Monsieur Bonheur …

 

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Pour participer à l’alphabet à thèmes des nuls rien de plus simple un clic sur le logo.

Domi nous dit aujourd’hui  je choisis trois mots et vous faites le reste.

Bonheur – bizarre – bazar.

 

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Monsieur Bonheur vous êtes appelé à la barre !

“Mais de quel forfait  au juste m’accuse -  t -  on ?

Vous en conviendrez  c’est pour le moins bizarre !

Auriez vous peur de ne pas être sur mes cartons ?

******

Vous savez pour moi c’est  couramment le bazar

Depuis la nuit des temps ,   d’Epicure à Platon

L’angoisse de me perdre d’ un coup du hasard

Les incitent  tous à courir  ce marathon .”

*******

Insaisissable vous jouez  le  fanfaron

Jamais vous ne larguez enfin les amarres

Vos recettes, nous en avons plus que marre .

*******

“Monsieur le juge,  je ne suis pas une  star

Qui au diapason  fait chanter sa guitare,

Chacun peut me trouver il n’est jamais trop tard .” 

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Quant ton cœur …..

Pour le défi d’Assoula un clic sur le logo composer un poème avec la rime ale .

 

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Quand ton cœur tendre  sur mon corps fait escale

Dessinant notre amour sur chaque pétale

S’envolent les  larmes de nos digitales

Sur les pentes de nos envies diagonales .

*

En silence le sommeil de chaque cymbale

Ecrit le tempo d’une vie pastorale .

Glisse le temps sur l’improbable  dorsale

Où  la lumière chasse l’ombre dédale .

*

Au jardin de nos vies se lient nos fringales

Mélant nos espoirs en bouquet de timbales

Loin des nuages des pertes  en rafale .

*

A chaque étoile sa pluie de cathédrales

Les  maux s’estompent , les ténèbres s’affalent, 

Quand la soif  d’une voix reste primordiale .

30/01/2017


Haguignètes

LE PETIT JEU DE LETTRES - ( 99 )

Pour le petit jeu de lettres de Lady Marianne un clic sur le tableau

Le mot à trouver Haguignètes : petits présents , petites récompenses

Les anagrammes sont lignées dans le texte .

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Au village des Genets les nuits sont souvent agitées , c’est que l’Agnès et le Tanis s’y entendent pour mettre de l’ambiance . Tiens , qu’est ce que vous disais ,  les voilà  qui recommencent, c’est signé avec ces deux zouaves pas d’asthénie, y a pas d’heure pour les braves .

“ Nom d’un sac à vin , gagne petit,  où qu’ c’est y que t’as encore trainé tes guêtres, je parie que t’as éclusé tout l’étang en bibine anisée , le guinguet te suffit plus maintenant , si te veux de la gigue je vas t’en donner moi “

“ Quelle teigne tu fais l’Agnès, t’as donc rien d’autre à faire que d’être aguets pour me sauter dessus . Ouh vingt diou , qu’est que tu tangues , tu pourrais pas un peu stopper le roulis , je crois que j’ai la nausée .

“ Ramassis de chiure d’iguane si tu crois que je vas te faire une tisane, tu te fourres le doigt dans l’œil, t’as qu’à demander à ta  roulure à la peau satinée

“ De qui que ça ?  qu’est que tu jactes là , j’ai  sauté personne “

“ Dis moi pas que t’es blanc comme neige , je te croirais pas ,  je t’ai ben  vu l’autre jour lui faire tes yeux de merlan frits à ta gitane de la haute  , même qu’ il t’aurait fallu une saignée tellement t’était rouge ! C’est pas  tes haguignètes  qui m’empêchent de voir clair ! Ah ça t’en bouche un coin que j’sois pas complètement gâteuse , quelle guigne hein !   “

…………..

“Te dis plus rien , t’es aux anges nem donc , pignolo de bas étage , vla t – y pas que t’ m’as encore cassé une chaise , t’as vraiment du génie pour m’escagasser   ! “

 


Un pas vers les mots

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Pour fée capucine un clic sur le logo  

Les mots : pense, beaucoup, remplir, exprime, lire, maladroit, différent, regard,

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Un autre regard sur nos amis les cygnes aujourd’hui . Vous pensez peut être que les adultes respectent les jeunes comme c’est le cas pour un certain nombre d’espèces animales mais alors là pas du tout. Il n’est point besoin de beaucoup s’y connaitre en comportement animalier pour lire l’incompréhension dans les yeux de ce jeune cygne  et de constater que le geste des adultes n’est pas maladroit et involontaire,  peut être même s’agit – il de ses propres parents qui expriment ainsi leur colère de le voir à leurs côtés . Eh oui,  au bout d’un an les jeunes cygnons en phase claire peuvent être attaqués par leurs propres parents . Ceux ci  remplissent leur rôle de protection  de manière parfaite tant que le juvénile a un plumage brun grisâtre,  après il ne lui reste plus qu’à espérer trouver un endroit différent de celui choisi par ses géniteurs , sinon la punition sera sévère .

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Un autre regard aussi sur le couple de cygnes tuberculés , il serait aisé de  croire qu’ils sont unis pour la vie comme il est fréquent de l’entendre . Non, le male peut avoir jusqu’à quatre partenaires , il peut aussi se séparer de sa dulcinée pour en choisir une autre . En général il reste fidèle une saison à celle qu’il a choisie.

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Bon mardi à toutes et tous


Après un passage …..

 

Lilou à la barre des croqueurs de mots ( clic sur le logo ) nous propose de réagir à ces paroles.

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« Le seul truc pas chouette c’est qu’au paradis,

on va manquer de saucisses et de chips.

Dieu ne veut pas qu’on ramène des choses d’en bas.

Il a crée le paradis, donc c’est parfait… Point ! 

Et on en a pour l’éternité »

(paroles de détenus, de jeunes de l’école de la deuxième chance .)

Après un passage obligé devant saint Pierre, il y a foule dans la salle d’attente du paradis , les commentaires vont bon train parmi les appelés à la vie éternelle . Il faut dire que le crash de l’autobus des joueurs de foot sur l’autoroute a alimenté d’un seul coup les lieux d’une petite dizaine de jeunes gens .

“Nom d’un petit bonhomme, s’il croit le petit père que je vais rester tranquillement dans son paradis avec juste des souvenirs des petits plats  d’en bas, il se fourre le doigt dans l’œil ! “ Commence Thomas .

“ ça c’est bien vrai , continue Lucas , je suis sur qu’il y a moyen de faire des allers et retours pour ne pas se priver des plaisirs de la table parce que l’âme elle est bien gentille, mais un peu trop déconnectée de la réalité , qu’est ce que tu en penses Diego ? “

“ Oui, vous avez raison les gars, tiens je ne sais plus qui a dit “si on ne peut pas rire au paradis je ne tiens pas à y aller” , eh bien moi c’est pareil pour les chips et les saucisses s’il n’y en a pas je ne vois pas bien comment je vais supporter “

“ Pff , Diego y a quand même meilleur que les chips , un cassoulet , une choucroute , une bonne raclette !  nom d’une pipe, je ne pensais pas qu’ici il resterait des sensations de ces plaisirs de table , c’est quand même incroyable de voir que tout ne s’est pas volatilisé avec notre départ terrestre “ remarque Hugo

Lilian se contente d’acquiescer perdu dans ses pensées .

La petite lumière rouge du fond de la salle d’attente vire au vert et une voix angélique appelle Lilian , celui ci tarde à réagir , une série de notes flutées retentissent suivies du même appel. Lilian émerge de son nuage de sensations diverses  et se dirige vers la porte , là il marque un arrêt en se tournant vers ses copains :

“ Ne vous inquiétez pas les gars,  je vais essayer de négocier un petit voyage éclair sur terre “

Devant lui l’ange de l’accueil lui tend une carte :

“ Euh merci…, bonjour…. à qui ai je l’honneur ? Est ce que je pourrais voir le patron, juste un petit entretien s’il vous  plait  ….”

 

“Ohriel  , je vais voir si c’est possible , ” lui répond l’ange de la patience.

“ Whaouh ce serait vraiment super , j’ai des potes là avec moi  on aurait juste quelque chose à proposer au grand chef “

“ Dis toujours ….”

“ Ben voilà , si j’ai bien compris ici on ne peux rien ramener d’en bas alors comme on est parti un peu avant notre heure,  j’aimerais savoir si on ne peut pas avoir un ticket aller retour de temps en temps pour ne pas oublier le gout des bonnes choses  ? “

“ Humm , pour cela il faut absolument que vous passiez votre diplôme d’ange gardien,  là vous  pourrez retourner sur terre pour veiller sur la personne qui vous est attribuée”

“ Super ! Je peux prévenir les potes ? On commence quand ?

“ Tout de suite si le cœur t’en dit , pour tes amis je vais les chercher mais je te préviens ce n’est pas de tout repos comme occupation car il faut veiller à tout , nos protégés ont la fâcheuse habitude de se mettre dans des situations incroyables .

“ T’inquiète Ohriel , j’étais goal dans l’équipe , j’ai l’œil  et j’ai l’habitude de voir venir les emm….oh pardon les ennuis  , quant à mes potes je suis sur qu’ils sont de taille aussi pour jouer les nounous “

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Depuis le temps ….

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Depuis le temps qu’elle cherchait du travail , elle n’était pas près de laisser s’envoler cette proposition  pour une ridicule histoire de tenue vestimentaire . Bien sur,  elle aimait les tenues décontractées amples et plutôt basées sur une déclinaison de jeans et autres pantalons . De même, elle préférait amplement marcher à grandes enjambées plutôt que trottiner avec des échasses de plusieurs centimètres de haut, avoir  les cheveux courts bien coupés plutôt que la longue crinière ondulée des sirènes des temps modernes   mais là il y allait de son avenir, il fallait qu’elle mette sous silence certaines de ses habitudes pour avoir cet emploi . L’entretien qu’elle avait eu avec le directeur des ressources humaines ne laissait aucune zone d’ombre sur le contrat , elle ne devait pas porter de pantalon et opter pour le tailleur bon chic bon genre .  C’est pourquoi elle prit en ce début d’année la résolution de changer complètement de style en acceptant le poste de traductrice pour cette grande multinationale .  Sa maitrise parfaite des quatre langues les plus parlées dans le monde avait fait pencher la balance en sa faveur pour l’attribution du contrat . Elle était appelée à beaucoup voyager pour assister les dirigeants des diverses filiales du groupe , elle se devait d’avoir une tenue irréprochable et bénéficiait d’une enveloppe spéciale pour se constituer une garde robe . Elle décida de se consacrer immédiatement au repérage des dits tailleurs. Elle ne mit pas longtemps pour se confectionner une panoplie parfaite, sans trop dépenser puisque la période des soldes était commencée depuis peu . Il lui restait maintenant à trouver les chaussures adéquates qui bien sur ne  pouvaient  ressembler à ses confortables mocassins . Elle essaya un nombre impressionnant d’escarpins plus stylés les uns que les autres mais n’arrivait pas à se décider,  la partie la plus délicate étant l’essai de marche , à chaque fois elle avait l’impression qu’elle ne pourrait pas faire un mètre sans se tordre les pieds . Elle finit par opter pour quatre paires de couleurs différentes deux avec brides et deux sans .  Voilà il ne restait  qu’un passage chez le coiffeur et elle était fin prête pour  partir avec le directeur de projets  en Chine . Elle inspira un grand coup avant de se lancer dans la traversée du couloir de la résidence . Elle avait tout prévu , avait travaillé longuement  la marche avec talons chez elle mais n’avait pas pensé le moins du monde au tapis de l’entrée dans lequel les dits talons se retrouvèrent coincés . L’envolée fut magistrale mais l’atterrissage un peu trop  brutal . Un craquement sinistre lui arracha un cri déchirant , le ligament latéral externe de sa cheville droite avait rendu l’âme . Adieu Canton, Pékin , Shangaï, il ne lui restait plus qu’à espérer guérir au plus vite pour se rendre au plus vite là – bas .

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Un nouvel alphabet chez les nuls

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Tous les lundis Domi nous donne un thème suivant l’alphabet , exemple A comme amour etc….à nous d’imaginer un texte , ou une illustration, photo, chanson, dessin

Vous avez jusqu’au vendredi pour participer

Rendez vous dès ce 23 janvier chez les nuls pour le thème en cliquant sur le logo ci – dessous vous trouverez tous les renseignements .


Au creux de la nuit ….

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Pour l’atelier de Mandrine un clic sur le logo.

Big Eyes : Photo Amy Adams, Christoph Waltz

Au creux de la nuit, dans l’obscurité d’un appartement aux volets clos, le clic discret d’une porte qu’on refermait perça là silence. Voilà bien longtemps qu’elle en avait envie , mais cette nuit elle  trouva la force de tout quitter et surtout  de le quitter . Cet homme qu’elle avait aimé  au point de se laisser complètement phagocytée par son amour  , aujourd’hui c’était sans regret qu’elle renonçait à lui  .

Non, elle n’aurait jamais du l’épouser , son premier mariage avait été un échec, elle aurait du se méfier, mais il avait tellement de charisme qu’elle avait  cédé aux sirènes de Cupidon . Il lui avait fallu du temps pour comprendre que s’effacer devant lui ne menait à rien , que l’estime qu’il avait de lui même était plus que disproportionné, qu’il n’était lui – même que parcequ’il la réduisait au silence .

Big Eyes : Photo Amy Adams, Christoph Waltz

Quand il avait commencé à exploiter ses talents de peintre, elle avait pensé que c’était absolument normal , il maitrisait cent fois mieux la communication qu’elle même .  C’était lui qui trouvait le meilleur emplacement, les galeries où exposer  , les médias à prévenir .

Big Eyes : Photo Christoph Waltz

Ils avaient pourtant tout pour être heureux, cette même passion pour la peinture , l’art au centre de toutes leurs préoccupations mais un jour il avait franchi le cap  en s’appropriant la paternité de ses fameuses toiles qu’elle signait de son nom d’épouse . Au début elle ne s’était pas aperçu de la  supercherie puis un jour elle découvrit la ruse mais elle accepta car le succès économique était bien présent et il savait bien la convaincre que c’était lui que le public aimait et non l’obscure épouse .

Big Eyes : Photo Amy Adams

Elle aimait peindre ses “ grands yeux” et ne s’arrêtaient pas de les multiplier pour le plus grand plaisir de cet homme qui la maintenait sous sa coupe . Un manipulateur hors pair qui savait la déstabiliser au point de lui faire perdre toute confiance en elle , la culpabiliser pour qu’elle accède à sa demande . Mais là, elle en avait terminé avec cette dépendance , elle avait trouvé le courage de s’éloigner,  de redevenir elle même ,  un autre combat allait commencer maintenant pour rétablir enfin toute la vérité .

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Si vous ne l’avez pas encore vu je vous conseille ce film de Tim Burton “Big eyes” dont je me suis inspirée pour ce billet,  c’est l’histoire vraie de Margaret et Walter Keane , une des plus grandes impostures de l’histoire de l’art .


C’est un fameux petit gars ….

Pour les croqueurs de mots Fanfan à la barre , voici ce qu’elle nous demande

Vous choisissez une chanson que vous aimez ,ou que vous détestez.N’oubliez pas d’indiquer de quelle chanson,il s’agit.
A partir de là vous écrivez un texte (pas trop long) en vers, ou en prose ,comique,ou triste  ou normal : parodie, critique, commentaires "off" ,entre les phrases de la chanson   …. au choix
Dans ce texte ,vous intégrez  au minimum, 5 mots de cette chanson.
Vous ferez paraître vos oeuvres  le lundi 9 janvier au matin.

J’ai choisi d’écrire une parodie de la chanson d’Hugues Aufray : Santiano

NOEL J. 51 bis

 

C’est un fameux trois mats fin comme un oiseau

C’est un fameux petit gars lourd comme un tonneau

Hisse et haut , Santiano !

Y sait , oh, c’est cent dix kilos !

Dix huit nœuds , quatre cents tonneaux

Dix huit ans, plein de biscotos

Je suis fier d’y être matelot

Il est bien fier d’être si costaud

*

Tiens bon la vague et tiens bon le vent

Tiens bon l’haltère fort  en le levant

Hisse et ho, Santiano

Hisse haut ses deux cents kilos

Si Dieu veut toujours droit devant

Si tu veux aller de l’avant 

Nous irons jusqu’à San Francisco

Et chanter un jour cocorico.

*

Je pars pour de longs mois en laissant Margot

Tu vas pour de longs mois trimer  à gogo

Hisse et ho Santiano 

Hisse haut les deux cents kilos

D’y penser j’avais  le cœur gros

D’y penser j’te tire mon chapeau

En doublant les feux de St Malo

Dans ma voix il y a des trémolos

 

Refrain

On prétend que là bas l’argent coule à flots

Tu verras toutes les filles te diront  hello

Hisse et ho , Santiano, 

Hisse haut les deux cents kilos

On trouve l’or au fond des ruisseaux

Mais gare au risque de la mégalo

J’en ramènerai plusieurs lingots

Il vaut mieux éviter le méli mélo.

Refrain

Un jour je reviendrai chargé de cadeau

Un jour tu connaitras aussi les cadeaux

Hisse et haut , Santiano

Hisse haut les deux cents kilos

Au pays j’irai voir Margot

Au pays y a pas d’embargo 

à son doigt je passerai l’anneau

Sur ton compte ce sera bingo

 

Tiens bon la vague , tiens bon le vent

Tiens bon l’haltère fort en le levant

Hisse et haut Santiano !

Hisse haut les deux cents kilos

Sur la mer qui fait le gros dos

Sur la barre pas de glissando

Nous irons jusqu’à San Francisco

Avec tes doigts serre bien illico .

 

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Elle regarde ….

Pour participer chez Assoula cliquer sur l’image de l’atelier vous trouverez tous les renseignements pour votre participation .

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Pour cette première participation j’ai choisi les mots imposés .

Le Garde Champêtre.

Elle regarde le calendrier , oh la ! il est temps de se décider à aller visiter cette crèche itinérante qui rencontre un franc succès partout où elle est installée , il ne reste plus qu’une semaine pour se plonger dans la Provence du XIX ème  siècle là où le santon prend racine  . Sortant un feutre de sa trousse elle  surligne la date limite de plusieurs traits rageurs . Mais comment s’est – elle débrouillée pour laisser couler les jours de cette façon ?   Il parait que tout y est, le chant des cigales, l’odeur du thym et de la lavande , les maisons du village s’élèvent jusqu’à un mètre cinquante et les tuiles si caractéristiques de la région ont été moulées sur le doigt . Tout est reconstitué à l’échelle de 1/6 sur une superficie de 250 mètres carrés .

Place du marché.

Il faudra  prévoir l’écharpe car la météo annonce une chute vertigineuse du mercure pour les prochains jours . Il est encore loin le temps des cerises et il vaut mieux prendre ses précautions , surtout si elle veut s’y rendre à pied . Mais en attendant ,  elle profite des  derniers rayons d’un soleil bien timide en ce début d’année . Par contre  aujourd’hui il s’est bien rattrapé . Il s’attarde sur le moindre nuage , le redessinant ton sur ton . Les arbres semblent baigner dans l’incandescence  , parfois même l’horizon semble être la proie des flammes . Quel plaisir d’assister à cette  exposition éphémère de cet incroyable artiste se dit elle , il suffit juste de savoir regarder .

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A l’approche des fêtes …

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Pour l’atelier n°21 de Ghislaine un clic sur le logo .

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                                A  l’approche  des  fêtes  nous  voilà   souvent

                                B ien occupés,  le réveillon  se prépare,

                                C ‘est souvent en cuisine un beau tintamarre,

                                D igne d’un chef d’orchestre, un peu trop fervent.

                                E nfin personne n’y fait vraiment attention,

                                F aire au mieux dans la  période de  l’avent,

                                G arder le cap toujours avec application ,

                                H é !  voilà qui ne peut aller contre le vent .

                                I l s sont bien loin les Noëls de mon enfance,

                                Joyeux, comme nous les espérons  maintenant,

                                K yrielle d ‘yeux  pétillants, douce présence ,

                                L ‘espoir  entraine  en force  nos cœurs battants. 

                                M ême la neige , la bruine , le mauvais temps,

                                N ‘arrivent pas à chasser cette impatience,

                                O n  attend  encore  et ce depuis longtemps,

                                P lus ou moins avec une belle insouciance ,

                               Q ue reviennent ces émerveillements  d’antan.

                               R ien ne nous empêche d’en retrouver l’éclat,

                               S i la flamme de l’envie aujourd’hui  fleurit, 

                               T out peut à nouveau renaître sans tralala . 

                               U n repas chaleureux et  des enfants qui rient

                               V oilà qui suffit   bien à cette fête là .

                               W haouh !  en route pour  ce précieux  challenge, 

                               X  l’inconnu tend toujours vers plus d’infini,

                               Y en a un peu à gagner sans les louanges,

                               Z ut ! c’est dommage,  mon texte ici se finit .

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En avoir gros sur la patate

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Pour le défi de Clara un clic sur le logo .

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Je sais, ça pourrait être pire à quelques jours de Noël , mais j’avoue en avoir gros sur la patate avec Babouche , elle cumule décidément beaucoup de problèmes en ce moment . J’étais à peine habituée aux piqures d’insuline quotidiennes , et je te pince la peau au dessus des omoplates , je pique dans le petit tunnel pendant qu’elle mange et hop le tour est joué , qu’il faut maintenant rajouter les séances inhalations . Babouche aurait – elle un nom à coucher dehors même avec un billet de logement ? je suis en train de me le demander d’autant que la rime avec mouche est évidente et que maintenant il faut en remettre une couche pour les traitements  . Le gros hic avec  les chats quand ils sont enrhumés , coryza étant le nom ad hoc, c’ est qu’ ils ne savent pas se moucher d’où une respiration très difficile, sifflante, crépitante j’en passe et des meilleures  . L’appétit s’en ressent vraiment et je guette toujours ses réactions après l’injection d’insuline pour éviter l’hypoglycémie , il m’arrive parfois de diminuer un peu les unités quand elle boude trop la nourriture et en présence d’une léthargie continue et de tremblements .

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Il ne faut pas s’étonner en ce moment si je suis coiffée comme l’as de pique , surtout depuis que j’essaye de la convaincre de rester un quart d’heure sans broncher à respirer les huiles essentielles d’eucalyptus et de lavande, de thym de romarin , le thymol et autre acétylcystéine et clou de girofle ( avec ce dernier j’ai l’impression de revenir bien des années en arrière …) que je diffuse tant bien que mal dans sa panière de transport recouverte d’un drap  .  Il m’arrive de me glisser aussi sous celui – ci pour l’empêcher de tout renverser avec sa patte , l’eau étant très chaude dans l’inhalateur,  je n’ai pas envie en plus d’avoir à soigner des brulures . Après quelques miaulements à fendre l’âme et quelques tentatives d’extraction du drap elle finit par se calmer mais les premières minutes sont terribles sans parler des sauts de cabri pour éviter  l’entrée dans la panière .

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Voilà j’ai l’impression de me transformer en infirmière féline entre les courses  et les préparatifs pour Noël . Jongler avec le temps, j’en prends l’habitude mais  j’espère vraiment que le traitement sera suivi d’effets, cette chatte est si gentille et la voir dans cet état me peine beaucoup . 

 


à l’aube

Pour la magie des mots de Mandrine un clic sur le logo .

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A l’aube, ils tombent en masse du ciel, passent par dessus les remparts, caracolent au dessous des toits, descendent lentement entre les hautes maisons. Ils épousent le bleu sans le mordre, le caressent dans le sens de la vague , puis se pelotonnent prêts à surprendre le moindre souffle de l’horizon  . Ils sont là en suspension , presqu’ à se fondre dans le paysage . Mais soyez plus attentifs  , sur chacun d’eux une silhouette veille, rien n’est laissé au hasard , elle dirige tout sans  qu’aucun de ses gestes ne viennent éveiller le moindre soupçon . Comme les habitants du fleuve connaissent la vie des poissons elle s’apprête  à faire sienne la votre . Elle ne craint ni les faibles ni les puissants , elle est tout simplement . Comme le dit un proverbe chinois moins on en sait plus on a confiance en soi , et c’est pourquoi  elle ne se dévoile pas . Elle se cache dans la douceur des choses  captivant le regard , éloignant le morose  . “ Les routes les plus accidentées ne sont pas celles qui traversent les fleuves et les montagnes mais celles qui sont dans le cœur des hommes “ aussi prend – elle son temps pour venir à leur rencontre . Si vous l’apercevez soyez sure que vous êtes privilégiés , elle saura vous conduire sur les sommets de la félicité . Les nuages ne sont là que pour la véhiculer,  à vous de l’accueillir et lui permettre de tutoyer l’humanité .


Détesté/aimé

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Chaque dernier samedi du mois Renée clic ici nous demande de lui parler un peu d’un évènement ou d’un moment que nous avons détesté et aussi de lui parler de ce que nous avons particulièrement aimé . Je vais commencer par ce que j’ai détesté histoire d’en être débarrassé le plus vite possible .

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J’ai détesté retourner chez le vétérinaire avec Babouche , pas cette fois ci pour son diabète qui s’est stabilisé avec les piqures d’insuline quotidiennes, mais pour un genre de choriza qui l’empêche de respirer correctement , de manger suffisamment, ce qui peut être problématique avec l’insuline . J’ai aussi détesté la forcer à prendre ses comprimés en l’enveloppant dans une serviette comme le montre cette vidéo , parcequ’elle ne s’est pas comportée de la même façon .

J’ai vraiment tenté sans la serviette , mais la mission était complètement impossible car la patte toutes griffes sorties venait m’interdire l’accès à sa bouche . Ne voulant pas continuer à soumettre Babouche à ce moment de stress et je dois dire qu’il le devenait pour moi aussi , j’ai préféré faire une entorse au régime en insérant les comprimés d’antibiotique et autres anti-inflammatoires dans un morceau de pâté et là elle ne les a pas recrachés , je vous assure que là j’ai vraiment aimé !

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J’ai aimé la promenade au hêtre de la vierge dans les Vosges, le jour anniversaire de la naissance de notre fille,  même si elle s’est terminée de nuit , ce n’en fut que plus magique .

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J’ai aimé les rencontres de ce mois de novembre,  soit programmées pour fêter des anniversaires

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soit fortuites au hasard d’une visite d’exposition au centre Pompidou Metz .

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J’ai continué à aimer la palette de couleurs automnales et la douceur de ce mois de novembre qui a permis à mon destrier de sortir presque tous les jours  .

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Archambaud

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Pour les prénoms du mercredi à la cour de récré de Jill Bill un clic sur le logo . Archambaud est déjà prêt pour la cour de récré , laissez moi vous le présenter maîtresse Jill .P8290084

A  rchambaud   aime  à  se mêler de tout

R  emuant ,   curieux,  s’amuse  d’un  rien,

C herchant à gagner le bonheur partout, 

H abile  charmeur, bien  loin du vaurien . 

A    vec    son    être ,    il   se  démène,  

M     ême    si   les   sourires    se  figent,

B    ref   est  le  silence  qui   malmène.  

A     le   voir    si    joyeux   tous  exigent

U  n    bon   conseil    de   ce  phénomène

D   ésirant   fuir  tout   ce   qui  afflige  .


Voilà ….

 

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Pour l’atelier  6 d’Arlette un clic sur le logo .

Les mots à placer :

Rive, température, aventure, flânerie,

se glisser, onduler, frissonner, jouer, s’élever

nauséeux, légère, solitaire  

Suite de “ le crépuscule “

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Voilà que l’homme s’approche maintenant , elle ne peut s’empêcher de frissonner quand il lui adresse la parole :

“ Belle dame solitaire , nous ne sommes pas venus pour une flânerie quelconque sur cette rive , si d’aventure vous ne nous laissiez pas entrer dans votre maison il se pourrait qu’il vous arrive quelques désagréments “ 

Pensant à son époux et aux heures passées à ciseler pierres et argent , elle ne peut se résoudre à accepter cette requête . Elle sait que l’homme veut juste jouer avec elle , qu’il a  l’intention de lui nuire  . Elle sent le malaise nauséeux l’envahir , mais ne lui laisse pas le temps de s’installer , elle  court  s’enfermer à l’intérieur de sa demeure . Elle barricade précipitamment chaque fenêtre enjoignant le ciel de l’aider à faire face à ses assaillants . Mais le ciel a d’autres chats à fouetter , bientôt une pluie de torches  enflammées allument un terrible brasier , la maison bien vite s’effondre sous une épaisse  fumée qui  obscurcit l’horizon . Les hommes veulent se ruer  pour récupérer  le butin  convoité mais la température est telle qu’ils sont obligés de patienter. Au bout de  quelques heures ils fouillent  les ruines fumantes et trouvent dans un coffre les bijoux intacts , tous plus splendides les uns que les autres , les pierres finement ciselées  par les mains expertes de l’époux serties sur des colliers et  des bagues aux reflets irisés  . Déchainés par leur découverte ils se mettent à danser, danser , danser,  quand  tout à coup la terre sous eux se dérobe . Une grande lame d’eau surgie d’une source souterraine  ondule  quelques  instants avant d’  entrainer  hommes, bijoux , restes calcinés de la maison au centre d’un gouffre profond . Bientôt dans un bouillonnement formidable un étang émerge à la place de la clairière, enfouissant à jamais les assaillants et leur butin . Seule une bulle se glisse légère à la surface et  s’élève maintenant au dessus des eaux enfin apaisées….à suivre…