Ici l'oeil et l'oreille restent disponibles

Contes

Agénor

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Pour les prénoms du mercredi à la cour de récré de Jill Bill un clic sur le logo.

Je suis remontée dans le temps pour aller chercher Agénor , je l’ai trouvé dans une série télévisée ayant fait les beaux jours des émissions jeunesse de l’ORTF, “Aglaé et Sidonie” .  Diffusée tout d’abord en 1969, la série adaptée d’un conte de Guylaisne ( les aventures d’Aglaé et Sidonie) sera rediffusée plusieurs fois jusqu’en 1990.  Nous y retrouvons le coq Agénor en compagnie d’Aglaé, la jeune truie, et de Sidonie la petite oie, et bien sur Croquetou le renard qui aimerait bien croquer les jeunettes .

 Résultat de recherche d'images pour "le coq Agénor"

 

A  ttentif   au  moindre  geste de Croquetou,

G   uettant   Aglaé  et  l’oie  Sidonie  surtout,

E  spérant   déjouer  les  tours  de ce grigou,

N   otre  Agénor  dans  la  ferme est un atout

O eil toujours aux aguets c’est un vrai manitou

R ien  ne  résiste   à  ce  coq  qui  risque tout .

Chaque épisode comporte une chanson interprétée par l’un des personnages,  voici celle du coq Agenor .


Le cygne et la fée du lac

Lénaïg à la barre des croqueurs de mots nous demande de nous inspirer de cette photo pour apporter une belle légende en prose ou en vers qui devra inclure une des trois citations suivantes

  • “Les difficultés commencent : c’est le signe de la réussite.” Le Schpountz (1938) Marcel Pagnol
  • “A quoi bon avoir un ami, s’il faut lui faire signe pour qu’il regarde,

et tout lui dire pour qu’il comprenne ?”La Lumière qui s’éteint (1900) -Rudyard Kipling-

  • “La mémoire est faite de tiroirs pratiques qui s’ouvrent ou se ferment pour simplifier notre vie. C’est un signe de médiocrité de vouloir se souvenir de tout.”René-Jean Clot Les Larmes de Lucifer (1989)

*****

 

L’ oiseau  aux plumes factices

S’élance   loin   de   l’herbage 

Sans  se tourmenter, il  glisse

En  laissant  dans  son  sillage

rêver tous les enfants sages .

*

On  raconte que naguère

Sur    le    lac     vivait    en    cage

un   oiseau   au  blanc  plumage

non loin de l’embarcadère.

Tous les soirs dans sa volière,

Il lance un cri vers les nuages,

“Mais à quoi bon avoir un ami

s’il faut lui faire signe pour qu’il regarde

et tout lui dire pour qu’il comprenne”

Il doit avoir des antennes !

Un jour pourtant la geôlière tarde

la   porte   s’ouvre   à   demi

laissant entrer sereine

La  fée  du  lac  gaillarde

Qui  déteste  quand  on  est  pris .

“Sur l’eau tu iras sans peine

Mais pour ne pas être repris

et que  nul  ne te malmène

J’ai pensé te mettre à l’abri,

Coque blanche et carène,

Qu’est ce que tu en dis ? “

“ Pour sur, c’est une aubaine,

même sans mes blancs plumetis ”  

Depuis le cygne  promène

sur le lac au doux clapotis

Les touristes fort ébahis.

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 


Et si nous partions en voyage

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C’est ce que nous proposent au fil des mots 113 auteurs dans ce 5ème recueil publié pour l’association Rêves.

Contactée par Quichottine j’ai répondu présente comme 112 autres personnes pour que le rêve d’un enfant malade puisse se concrétiser. Je vous laisse lire le résumé de ce nouvel opus “Voyage”  ( les autres livres parus précédemment aux anthologies éphémères :  l’atelier de Mijoty, la boite à rêves, la marguerite des possibles , le mariage ) dont vous pouvez voir la couverture ci – dessus . Pour connaitre l’association rêves n’hésitez pas à cliquer sur le lien présent dans le résumé .

Recueil composé de 118 récits, poèmes, nouvelles et images, conçus par 113 auteurs et illustrateurs (dessinateurs, peintres, photographes) dont le plus jeune a 7 ans, réunis autour d’un même thème, un même projet.
Ce singulier "Voyage", un Voyage pluriel, nous emporte à travers leur imaginaire, leurs rêves.
Nous rêvons… mais notre rêve ne sera pas inutile.
Les droits d’auteurs et bénéfices réalisés grâce à nos ventes sont entièrement reversés à l’association Rêves.
Association Rêves : 141 allée de Riottier – CS 7007 Limas – 69651 VILLEFRANCHE-SUR-SAONE Cedex.
(http://www.reves.fr/)

Pour vous procurer ce livre rien de plus simple cliquer sur https://www.thebookedition.com/fr/14551_les-anthologies-ephemeres-divers et sur voyage . Il est au prix de 6 euros en version pdf et 15 euros en version papier

N’hésitez pas à en parler autour de vous, pour que cette aventure perdure et que le rêve puisse se transformer en réalité .

 


Ergadis

Maintenant que vous êtes sorti de votre cachette, nous dit Lilou ( clic)   vous n’allez pas hésiter à nous raconter une belle histoire qui va mettre en scène :

trois personnages :

  • Jules,
  • Jeanne et son éternelle cane
  • Un personnage de petite taille qui semble assez agité

Un lieu : une mare près de l’église

Un objet : une pendule

Cette histoire  pour les croqueurs de mots est la  suite de le crépuscule et de voilà .

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Ergadis , ne se souciait pas de sa petite taille , surtout quand il racontait des histoires du temps passé  à Jeanne et à Jules un couple de villageois qu’il appréciait particulièrement . Aujourd’hui il continuait celle de l’orfèvre et de sa femme,  quand tout à coup il s’arrêta de parler, puis se lança en courant au bord de la mare près de l’église .  Tournant et bondissant tel un zébulon  de part et d’autre de l’étendue d’eau , il semblait chercher à apercevoir quelque chose ou quelqu’un

Jeanne  stupéfaite l’interpela : 

“ Ne me dis pas qu’il s’agit de l’étang dont tu nous parles “

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Suivie de  Roberte, la cane colvert, qui ne la quitte jamais elle se dirigea avec Jules au bord de l’eau .

“Quel étrange personnage cet Ergadis , son histoire est passionnante je ne voudrais  pas en perdre une miette “ dit elle en s’adressant à Jules

“ Tu as raison Jeanne , essayons de le relancer parceque là il me semble complètement perturbé , regarde comme il fixe la pendule de l’église , on dirait qu’il est sur pause maintenant “

Arrivés tous les deux au côté d’Ergadis, ils assistèrent médusés à ce changement de comportement . On aurait dit que d’un seul coup son sang s’était glacé dans ses veines et qu’il s’était changé en statue . Jeanne lui toucha doucement  l’épaule et hop il repartit de plus belle dans sa course effrénée. Jules alors se lança à sa poursuite , l’ayant  rattrapé il lui demanda ce qu’il avait à s’agiter de la sorte . Ergadis ne lui répondit pas mais revint auprès de Jeanne et Roberte  pour continuer son récit .

“Au bout d’une semaine , l’époux revient de son expédition , le cœur bondissant  tout à la joie de retrouver le doux sourire de sa belle épouse.  Il anticipe déjà la réaction de celle – ci quand elle verra  les sacoches de la selle remplies de pierres d’une taille et d’un éclat extraordinaires .Mais quand il débouche sur la clairière , il n’en croit pas ses yeux , sa maison s’est volatilisée , un étang aux eaux calmes la remplace .Se penchant sur la surface reflétant la clarté et la quiétude du ciel , il voit au fond de l’eau briller une pierre qu’il connait “

“ Ergadis c’est cette pierre que tu cherches et qui te perturbe ? “ le coupa Jeanne

“ La forêt s’étendait jusqu’ici autrefois ? “ rajouta Jules qui se refusait à admettre qu’ils habitaient au même endroit que le couple de l’histoire .

Dédaignant répondre Ergadis  levant les yeux au ciel enchaina

“ Frappé de stupeur , il reconnait la perle de lune qu’il a monté en pendentif sur le collier de son épouse . Le cœur brisé il doit se résoudre à envisager l’inacceptable sa douce épouse a disparu . Suffocant de douleur , il s’agenouille sur la berge et une à une les larmes couvrent son visage . Quand la première atteint le miroir tranquille de la surface de l’eau il assiste médusé au plus étrange phénomène . Au lieu de se dissoudre dans l’élément liquide celle – ci se transforme en une bulle aux reflets d’argent qui se met à monter, monter dans l’azur . Captivé par cette ascension , il la voit rejoindre une autre bulle qu’il n’a pas remarquée jusque là et  en quelques instants les deux fusionnent . Un clapotis lui fait détourner les yeux , là , juste à côté de lui ,  à  un mètre à peine , son épouse sort ruisselante de l’étang . Fou de joie il l’étreint , prend son cheval par la bride et la hisse sur la selle tout contre lui . Au grand galop il quitte ce lieu sans chercher à comprendre  ce qui  s’est réellement passé ”

Ergadis leva alors la tête et se fendit d’un large sourire . Il savait bien qu’il allait assister au même phénomène, c’était bien la bonne heure .

Bouche bée Jeanne et Jules  virent alors flotter au dessus de la mare de drôles de perles de lune rappelant à chacun et à chacune que l’amour pouvait triompher de l’adversité .

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Voilà ….

 

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Pour l’atelier  6 d’Arlette un clic sur le logo .

Les mots à placer :

Rive, température, aventure, flânerie,

se glisser, onduler, frissonner, jouer, s’élever

nauséeux, légère, solitaire  

Suite de “ le crépuscule “

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Voilà que l’homme s’approche maintenant , elle ne peut s’empêcher de frissonner quand il lui adresse la parole :

“ Belle dame solitaire , nous ne sommes pas venus pour une flânerie quelconque sur cette rive , si d’aventure vous ne nous laissiez pas entrer dans votre maison il se pourrait qu’il vous arrive quelques désagréments “ 

Pensant à son époux et aux heures passées à ciseler pierres et argent , elle ne peut se résoudre à accepter cette requête . Elle sait que l’homme veut juste jouer avec elle , qu’il a  l’intention de lui nuire  . Elle sent le malaise nauséeux l’envahir , mais ne lui laisse pas le temps de s’installer , elle  court  s’enfermer à l’intérieur de sa demeure . Elle barricade précipitamment chaque fenêtre enjoignant le ciel de l’aider à faire face à ses assaillants . Mais le ciel a d’autres chats à fouetter , bientôt une pluie de torches  enflammées allument un terrible brasier , la maison bien vite s’effondre sous une épaisse  fumée qui  obscurcit l’horizon . Les hommes veulent se ruer  pour récupérer  le butin  convoité mais la température est telle qu’ils sont obligés de patienter. Au bout de  quelques heures ils fouillent  les ruines fumantes et trouvent dans un coffre les bijoux intacts , tous plus splendides les uns que les autres , les pierres finement ciselées  par les mains expertes de l’époux serties sur des colliers et  des bagues aux reflets irisés  . Déchainés par leur découverte ils se mettent à danser, danser , danser,  quand  tout à coup la terre sous eux se dérobe . Une grande lame d’eau surgie d’une source souterraine  ondule  quelques  instants avant d’  entrainer  hommes, bijoux , restes calcinés de la maison au centre d’un gouffre profond . Bientôt dans un bouillonnement formidable un étang émerge à la place de la clairière, enfouissant à jamais les assaillants et leur butin . Seule une bulle se glisse légère à la surface et  s’élève maintenant au dessus des eaux enfin apaisées….à suivre…


Le crépuscule …..

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Pour l’atelier de Mandrine un clic sur le logo .

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Le crépuscule descend privant les arbres et l’herbe de couleur . Imperceptiblement, les bruits s’étouffent  dans la futaie . La maison toute en rondins   se distingue à peine depuis le chemin , bien protégée des regards des curieux par des remparts impressionnants de sapins , une barrière des plus étanches . Pour les cerfs , chevreuils et sangliers, il n’existe pas de frontière , point n’est besoin de  lumière du jour pour s’aventurer aux abords de la demeure où vit un couple très épris l’un de l’autre. Loin de l’agitation de la ville ils préfèrent vivre leur amour au cœur de la forêt,  profitant ainsi des visites animales .

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Ce soir pourtant,  les visiteurs ne sont pas au rendez – vous ,  car le cheval est déjà prêt à partir devant la maison . L’homme doit en effet quitter ce havre de paix et ramener de la ville éloignée les matériaux nécessaires à l’élaboration des bijoux que sa femme et lui créent . La séparation, même si elle n’est que de quelques jours, se compte en milliers de secondes loin l’un de l’autre .Une vraie déchirure pour ces deux êtres vivant en osmose parfaite . Prenant les rênes de son cheval,  il faut  se résoudre à quitter la main de son épouse , tout doucement il laisse cette main glisser et  s’éloigne à travers bois .

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Le temps se met à couler …les pensées de l’épouse s’envolent pendant les longues heures d’attente . Pour tromper son ennui elle se plonge dans la réalisation de confitures . Les framboises au parfum délicat,  les fraises des bois aux accents sucrés rejoignent la marmite  cuivrée . Laissant couler le long de sa longue cuillère en bois le jus épais  , elle imagine déjà le bonheur partagé à déguster ensemble, au coin du feu , les galettes sublimées par cette gelée …. Mais soudain, fenêtres ouvertes , le silence inhabituel qui règne autour d’elle l’intrigue,  le froissement des ailes des oiseaux , la multitude  de petits craquements des rongeurs en maraude, l’aboiement de quelque chevreuil , tout cela a disparu . Un peu inquiète elle sort de la maison . A la lisière des arbres quelle n’est pas sa surprise quand elle découvre, couchés tranquillement dans l’herbe grasse, une vingtaine d’hommes armés jusqu’aux dents . A leurs pieds gisent des oiseaux pris aux piège dans des nasses, des chevreuils qu’une flèche a stoppés dans un ultime bond . Seule face à ces hommes elle ne sait que penser . L’un d’entre eux d’ailleurs la détaille avec assurance , de ses yeux  ne subsiste qu’une fente qui n’augure rien de bon ….à suivre…

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Le loup agacé se dit …..

Pour l’atelier d’Arlette à vos plumes c’est ici

Enfant, loup, verdict, perruque, revêtir, rivaliser, gagner, porter, somptueux, original, laid, maquillé.

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Le loup agacé se dit qu’on ne l’y reprendrait plus avec les contes qui donnent la part belle à la victime, dorénavant il rivalisera d’audace pour arriver à ses fins, c’est pourquoi il décide que cette fois ci il sera le gagnant de l’histoire . Portant une somptueuse perruque de laine, original pour un jour de carnaval ,il revêt aussi une toison de brebis pour cacher son pelage noir mité. Mon dieu que sa fourrure est laide ! heureusement qu’il peut la dissimuler . Son museau maquillé avec de la farine, il s’en va frapper au domicile de Belle  chevreuil de son état . Il a bien choisi son jour, il sait pertinemment que Belle est partie à la ville chercher des beignets et que ses enfants sont seuls.

« Qui est là ? » demande l’ainé 

« Une pauvre brebis égarée et frigorifiée qui voudrait juste se reposer un instant chez vous «  bêle le loup.

L’ainé  entrouvre la porte et aperçoit la toison crème, il s’apprête à enlever la chainette quand tout à coup un atchoum tonitruant retentit. La farine déplacée par le mouvement de la porte a chatouillé les narines du loup qui n’a pu se retenir d’éternuer. Le verdict est sans appel pour l’importun visiteur, il reçoit un grand seau d’eau en pleine figure et la porte se claque sur sa truffe .

Morale :

Le conte a la vie vraiment dure .

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La loi de la jungle

Il était une fois……

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Au fin fond de la brousse Rafiki un très vieil éléphant s’achemine  tout doucement vers le pays d’où l’on ne revient pas. Depuis quelques mois la marche est de plus en plus difficile , douloureuse et hasardeuse , plusieurs fois il s’est retrouvé les quatre pattes à la renverse , un os s’est même brisé dans sa chute mais heureusement sans gravité réelle pour lui. La communauté des éléphants  a  aménagé un endroit spécifique pour s’occuper de tous ces vieux sages qui ne peuvent plus aller et venir comme avant . Mais Rafiki songe souvent à ces années où il évoluait librement , cueillant ça et là  les meilleures plantes , celles qui avaient mûri tout doucement. C’est qu’il est gourmand le bougre un tantinet gourmet aussi, voilà pourquoi  il est arrivé à cet age mémorable . Il en a vu du pays,  des marches interminables l’ont même amené bien loin de son territoire d’origine dans un pays où la guerre a sévi . Il a su se jouer de tous les pièges que lui ont tendu  les prédateurs  et est revenu sain et sauf dans sa brousse natale .

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Jusqu’à ce jour partout il a été respecté et ses congénères sont venus  souvent lui demander conseil .  C’est  qu’il a éduqué un grand nombre de jeunots qui maintenant volent de leurs propres ailes . Mais, qui s’en souvient ? visiblement peu d’éléphants et les jeunes qui ne l’ont pas connu ne cherchent pas vraiment à le comprendre . Les années ont passé et le voilà seul face à son dernier parcours , il l’aurait voulu un peu plus facile mais la vie en a décidé autrement . Aujourd’hui ses pattes sont bien meurtries et la douleur jour après jour se fait plus intense . Les femelles de la tribu lui apportent pourtant  des plantes pour le soigner , il lui arrive même d’avaler des substances hallucinogènes pour oublier un peu le feu de ces terribles élancements . Mais rien n’y fait , lancinante , puis progressivement fulgurante la douleur a raison de tout , elle le tétanise, le prive de tout repos . Un jour sa patience mise à bout il commet l’irréparable pour ses pairs, il envoie un violent coup de trompe à une  femelle qui l’insupporte et en bouscule une autre . Aussitôt branle bas de combat dans la communauté , le voilà devenu le pestiféré, celui qu’il faut à tout prix éloigner . Pourtant il avait cru comprendre que justement dans la communauté il était protégé, que tout était mis en place pour aider . Le voilà fort désenchanté , médusé par tant d’incompréhension de la part de ceux qui l’avait accueilli . Il comprend vite qu’ aucun faux pas n’est toléré dans ce microcosme , que la lucidité n’est pas un avantage, qu’il vaut mieux perdre son entendement pour ne pas avoir à subir les foudres   . Il essaye de plaider sa cause au conseil de la communauté en expliquant le pourquoi de sa réaction, mais le chef du conseil a déjà tranché, il doit partir . Progressivement il se désintéresse de sa nourriture , reste des heures prostré sur le sol , bientôt deux éléphants viendront le chercher pour le conduire sur le chemin , il sait pertinemment que même s’il peut s’appuyer quelque temps  sur ces deux accompagnateurs  , un jour ils s’en retourneront et le laisseront seul face à sa mort programmé . Mais peut être trouvera – t – il une oreille compatissante sur cette ultime voie , les éléphants n’ont peut être pas de grandes oreilles juste pour rafraîchir la température de leurs vaisseaux sanguins ….


D’une rive à l’autre


Au château de Pange il se raconte de bien étranges histoires …
et de drôles de créatures circulent .


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Le château de Pange

" Une des fonctions essentielles du conte est d’imposer une trêve au combat des hommes "
Daniel Pennac  


Pierrot

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En pays de Caux existent bien des histoires si  vous voulez vous y plonger , voici le début d’un conte de Maupassant à lire absolument dans son recueil de contes de la bécasse tous plus truculents les uns que les autres ! En cette période de vacances beaucoup d’animaux devraient l’avoir lu pour se méfier de la nature humaine ….

« …Les deux femmes habitaient une petite maison à volets
verts, le long d’une route , en Normandie , au centre dans le pays de Caux ……Or
une nuit on vola une douzaine d’oignons ….

Un fermier d’à coté leur offrit ce conseil :

« Vous devriez avoir un chien »

C’était vrai , cela ; elles devraient avoir un chien,
quand ce ne serait que pour donner l’éveil. Pas un gros chien , Seigneur !
Que feraient-elles d’un gros chien ! Il les ruinerait en nourriture. Mais un
petit chien ( en Normandie , on prononce quin), un petit freluquet de quin qui
jappe……. »

Pour le conte entier cliquer sur le lien ci – dessous

Pierrot


Les bulles de l’étang de villers

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Tout d’abord merci à Joe de m’avoir lancé sur le thème de l’histoire  contée , je me suis beaucoup amusée à écrire ce billet en plusieurs petits passages sur son site, aujourd’hui je vous la donne entière en  une seule fois
.

Il y a fort longtemps dans l’épaisseur d’une forêt de la
région de Villers Brettnach , un petit village de Moselle se dressait une
maison , toute en rondins des plus beaux bouleaux du voisinage. De la
profondeur verte des bois elle n’était visible d’aucun promeneur, bien protégée
des regards des curieux par des remparts impressionnants de sapins, une
barrière naturelle des plus étanches. Les seuls autorisés à pénétrer dans cet
endroit au secret jalousement gardé étaient les chevreuils, les daims, les sangliers
qui par leur passage régulier avaient dégagé un semblant de chemin. Là vivait
un couple fort épris l’un de l’autre qui avait choisi de vivre leur amour au
cœur de la forêt, loin de toute l’agitation de la ville .


Un jour cependant le mari quitta cet isolement pour ramener
chez lui les matériaux nécessaires à la confection des splendides bijoux que sa
femme et lui élaboraient ……..



La séparation, même si elle ne représentait finalement que
quelques jours, se comptait en milliers de minutes loin l’un de l’autre, une
vraie déchirure pour ces deux êtres, vivant en osmose parfaite. Le mari dut se
résoudre à quitter la main de sa belle pour prendre les rênes de son cheval et
s‘éloigner à travers bois dans des contrées inconnues de lui.

Le temps se mit à couler…..les pensées de l’épouse
s’envolaient pendant les longues heures d’attente parfois en tournant
inlassablement les délicieux fruits de la forêt comme la framboise au parfum
délicat, la fraise des bois aux accents 
délicieusement sucrés dans de hautes marmites cuivrées. Une fragrance
des plus agréables flottait sur la clairière pendant la préparation de ces
confitures…..l’épouse laissait couler le long de sa longue cuillère en bois
d’olivier l’épais jus de framboises, afin de tester le moment précis où elle
pourrait remplir la série de verres qu’elle avait préparés. Elle voyait déjà
dans le changement de la couleur que sa confiture allait être parfaite, juste
figée au bon moment. Elle imaginait déjà le bonheur partagé à déguster avec son
époux au coin de la cheminée les galettes sublimées par cette confiture quand
………


Elle s’aperçut que régnait autour d’elle un silence
inhabituel. Le bruit familier de tous ces oiseaux, le froissement de leurs
ailes dans le ciel, la multitude de petits craquements des rongeurs en maraude
ou l’aboiement de quelque chevreuil dérangé dans ses habitudes, tout cela avait
disparu, elle ne percevait plus ce silence plein de bruits par la fenêtre
ouverte.


Un peu inquiète, elle sortit de la maison et là, à la
lisière des arbres, elle découvrit, couchés tranquillement dans l’herbe grasse
une vingtaine d’hommes armés jusqu’aux dents.

A leurs pieds gisaient des oiseaux pris aux pièges dans des
nasses, des chevreuils qu’une flèche avait stoppés dans un ultime bond. Seule dans
cette forêt face à ces hommes, elle ne savait que penser. L’un d’entre eux la
détaillait avec assurance, de son regard ne subsistait qu’une fente qui
n’augurait rien de bon.

« Belle dame, je vous propose un marché, si vous me
laissez entrer dans votre demeure et prendre tous les bijoux que celle-ci recèle,
je vous laisserez la vie sauve. »

Pensant à son époux 
et aux heures passées à ciseler pierres et argent, elle ne put se
résoudre à accepter une telle requête. Elle courut s’enfermer à l’intérieur de sa
demeure, barricadant les fenêtres et enjoignant le ciel de l’aider à faire face
à ses assaillants.

Aussitôt une pluie de flèches enflammées se mit à allumer un
terrible brasier, la maison petit à petit partait en fumée. Les bandits se
ruèrent pour récupérer dans les ruines encore fumantes le butin tant convoité.
Les bijoux étaient là intacts, tous plus magnifiques les uns que les autres ,
pierres finement ciselées par les mains expertes de l’époux , sertis sur des
colliers , des bagues aux reflets irisés. Déchainés par leur découverte, les
hommes se mirent à danser, danser, quand tout à coup la terre sous eux se
déroba, une grande lame d’eau surgie d’une source souterraine entraina hommes,
restes calcinés de la maison, au centre d’un gouffre toujours plus profond.
Dans un bouillonnement formidable un étang surgit à la place de la clairière
enfouissant à jamais brigands et butin, seule une bulle s’élevait au dessus des
eaux enfin apaisées.


Au bout d’une semaine, l’époux revint de son expédition, le
cœur joyeux de pouvoir enfin retrouver le doux sourire de sa belle épouse. Les
sacoches de la selle contenaient des pierres d’une taille et d’un éclat qu’il
n’avait encore jamais rencontrés, elle en serait très étonnée. Mais quand il
déboucha sur la clairière, il n’en crut pas ses yeux , sa maison s’était
volatilisée, un étang aux eaux calmes la remplaçait . Se penchant sur la
surface reflétant la clarté et la quiétude du ciel, il vit au fond de l’eau
briller une pierre qu’il connaissait ……

 

Frappé de stupeur, il reconnut la perle de lune qu’il avait
montée en pendentif sur le collier que portait son épouse depuis le jour où il
s’était promis de ne jamais se quitter, quoiqu’il advienne. Le cœur brisé il
dut se résoudre à envisager l’inacceptable, sa douce épouse avait disparue.
Suffocant de douleur, il s’agenouilla sur la berge et une à une, les larmes
couvrirent son visage. Quand la première atteignit le miroir tranquille de la
surface du lac, il assista médusé au plus étrange phénomène. Au lieu de se
dissoudre dans l’élément liquide celle-ci se transforma en une bulle aux
reflets d’argent qui se mit à monter, monter dans le ciel d’azur.
Captivé par cette ascension, il remarqua alors qu’elle rejoignait une autre
bulle qu’il n’avait pas aperçue jusque là. En un instant les deux bulles
fusionnèrent. Alors, un clapotis lui fit détourner les yeux, là, juste à coté
de lui, à peine à deux mètres, son épouse sortit ruisselante des eaux de
l’étang. Fou de joie il l’étreignit, prit son cheval par la bride, la hissa sur
la selle tout contre lui et quitta la clairière sans chercher à savoir le
comment et le pourquoi .

Depuis ce jour, au dessus de l’étang de Villers, flottent
dans le ciel de drôles de perles de lune rappelant à chacun et à chacune que
l’amour peut triompher de l’adversité.



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La légende de Sion

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Il était une fois une très jolie jeune fille, princesse de Vaudémont ;

 

Très proche de la Vierge elle aimait prier au sanctuaire de Sion.

 

Un soir qu’elle chevauchait dans cette forêt dressée sur un aplomb,

 

Elle rencontra un cavalier épris, aux mauvaises intentions.

 

Au saut de la Pucelle  elle implora la Vierge avec passion.

 

Marie s’empara d’une poignée d’étoiles, la lança sur son poursuivant

 

Cheval et cavalier aveuglés tombèrent dans le ravin instantanément.

 

Sur une pierre en contrebas, les sabots longtemps restèrent incrustés,

 

Mais les vents et autres intempéries se sont multipliés

 

Et aujourd’hui les empreintes du cheval ont été effacées.