Ici l'oeil et l'oreille restent disponibles

croqueurs de mots

Jeudi poésie

 Zaza  ( clic) à la barre du navire des croqueurs de mots nous propose : 

Pour le second jeudi en poésie du 21 mai 2020 – Acrostiche avec le mot CORONAVIRUS, simple ou double, selon votre inspiration.

Comme j’ai déjà fait un simple pour Marie Chevalier voir ici , j’opte pour le double inversé .

***

https://www.wedemain.fr/photo/art/grande/44023360-36138963.jpg?v=1585127554

C omme un ouragan il balaie nos certitude     S

O bligeant chacun  à   accrocher   au   clo     U

R  encontres   et    repas    à      partage       R

O sons   contrer    ce    véritable   ennem      I

N os gestes répétés comme un  leitmoti        V

A  son  encontre sont autant de stop, bast    A

V   eillons à ne pas lui laisser  l’occasio          N

I déale  de continuer son œuvre fortissim    O

R estons vigilants, évitons de nous attroupe   R

U n jour, oui  nous changerons  le  scénari     O

S ieur virus alors tu connaitras enfin  l’éche  C


défi 237 des croqueurs de mots

Zaza a la barre des croqueurs pour ce défi 237 nous propose :

Et si vous m’écriviez un petit texte avec le maximum d’anagrammes de « CHAUVE-SOURIS »

Les anagrammes sont soulignées dans le texte .

 

https://cdn-s-www.estrepublicain.fr/images/9B02DE78-470F-417D-8631-CB3B94BA9595/NW_raw/la-chevrette-et-ses-petits-commencent-a-arborer-le-beau-pelage-gris-brun-d-hiver-photo-er-francois-vuillemin-1570449130.jpg

Photo prise ici

Depuis quelque temps, elle croyait  que cette crise  chez les humains , due à un virus de la chauve –souris ,  lui laisserait le champ libre à tout jamais dans une  nature retrouvée  . Finies les   courses effrénées,  la peur au ventre et les   chiens lancés à sa poursuite. Elle n’avait croisé aucun chasseur en ce mois de lune rousse , qui habituellement était associé  à la reprise de la chasse . Sa frénésie de liberté assouvie , elle s’enhardit chaque jour davantage en se rapprochant de l’habitat urbain . Elle croisa un matin une souris ahurie qui se reposait sur une souche d’arbre  près du ruisseau traversant  la commune.

“ Mais  que viens – tu faire ici , sans te soucier du danger qui te guette ? “  lui demanda – t –elle.

Chausse tes lunettes” lui répondit – elle “ Où vois – tu le péril dans les voies que j’emprunte,  sache que dans les haies l’oiseau  ne s’est fait l’ écho d’aucune menace. “

“ Le geai , pff !  il est en pleine période  amoureuse,  le cœur a ses raisons que la raison ignore,  comme tu le sais  !   Ouvre bien grand les yeux et prête l’oreille,   je dois t’avouer que je ne suis pas tranquille , les choses vont peut – être changer.  Je savoure comme toi cette vraie parenthèse mais,  de  sources sures , un regain d’activité se précise . Mon cher souriceau l’a vécu dans sa chair , broyée par la chute de plusieurs casiers  manipulés par des engins de nouveau actionnés. Je n’ai malheureusement pu lui porter secours .”

“ Désolée  d’apprendre qu’il n’a pas réussi à se sauver à temps. Je resterai méfiante, ne t’inquiète pas  “

Le lendemain elle  ne se soucia pas de l’heure et se mit à déambuler dans les rues l’après – midi.  Quelle ne fut pas sa surprise de voir arriver un monstre rose articulé qui s’était mis en tête de la suivre  .  Avec sa souplesse légendaire elle bondit sur le trottoir et  entreprit d’exploser son score de vitesse à la course .

Oserais – je vous dire qu’elle a parfaitement réussi  cette chevrette aperçue  il y a deux jours alors  qu’au volant  je me dirigeais  vers le centre de Woippy village . Je n’ai malheureusement pas de photos pour étayer ce que j’écris , mais c’est la stricte vérité . Le bus a stoppé à son arrêt et elle en a profité pour obliquer vers un jardin et disparaitre . 


Jeudi poésie

Zaza à la barre des croqueurs de mots pour la quinzaine nous propose comme thème pour ce jeudi poésie l’espoir, l’espérance.

J’ai choisi de rééditer  ce  billet de 2017  .

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Si la vie parfois te prend à rebours

Que de toute part le danger accourt

Sois certain que de nuit comme de jour

Tu trouveras en toi un vrai  secours .

*

Prends bien les rênes de ta bravoure

Laisse la te guider sur tout le parcours

Si   le  piège  grandit   et     t’entoure

Ne crains rien elle te sauvera toujours .

*

Bientôt  tu retrouveras les atours

D’un présent qui aussi se savoure

Comme le miel au doux parfum d’  amour

*

Tu retrouveras la  voie  troubadour

Celle qui se passe de grands discours

Pour trouver   la sérénité  du jour  .

  Gisèle F 24/02/2017


Vos participations à jeudi poésie défi 236

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ABC: jardin des mots : poésie 2

Annick Lotus : L’envie ..la vie : poésie 2

Colette : En toute simplicité : poésie 2

Durgalola : petites graines : poésie 2

Fanfan : journal d’ une retraitée : poésie 2

Jeanne : Fadosi continue : poésie 2

Jill : Bienvenue au château : poésie 2

Martine : Quai des rimes : poésie 2

Renée : Envie 2 : poésie 2

Rose : Au fil de mes pas : poésie 2

Zaza : Zaza Rambette le retour : poésie 2

J’espère n’avoir oublié personne cette fois ci , n’hésitez pas à me le faire savoir je rajouterai votre lien de suite .

 


Jeudi poésie

Pour ce jeudi poésie à la barre du bateau des croqueurs de mots pour la quinzaine , je vous propose l’acrostiche suivant :

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S culpte avec les couleurs de l’âme 

O mbres  et lumières  bien en  place

U  n  instant   même  le  plus  fugace

V  agabonde      avec    ce     sésame

I  mage     d’un     appui     efficace 

E n   fuyant    loin    de  ta  carapace

N  e retiens que le meilleur  et clame

S  ans  peur sa force , vraie dédicace

*

T u  sauras sans que rien ne s’efface 

O ù  te  diriger, suivre   les  traces   

I ncitant    à    sortir   de   l’impasse 


Vos participations au défi 236 des croqueurs de mots

Voici la liste des participations pour ce défi 236 des croqueurs de mots , un grand merci à vous, je me suis régalée à vous lire .

livre | le bon coté des choses

ABC : jardin des mots :  défi du lundi 

Anne : chez Eglantine :  défi du lundi

Annick Lotus : L’envie,  la vie : défi du lundi

Les Cabardouche : défi du lundi 

Colette : en toute simplicité : défi du lundi

Durgalola : petites graines : défi du lundi

Dominique : mes antidotes : défi du lundi

Eglantine : Eglantine Lilas Nage raconte : défi du lundi

Fanfan : journal d’une  retraitée : défi du lundi

Fanny : chez Eglantine : défi du lundi

Jeanne Fadosi : Fadosi continue : défi du lundi

Jill Bill : Bienvenue au château : défi du lundi

Marie Chevalier : le blog de Marie Chevalier : défi du lundi

Martine : quai des rimes : défi du lundi

Rose : sur mes pas : défi du lundi 

Zaza : zaza – rambette le retour : défi du lundi 


Défi 236 des croqueurs de mots

À la barre du bateau des croqueurs de mots pour ce défi 236 j’ai choisi d’aller faire un tour dans mes bibliothèques et de prélever certains titres. Les titres des livres sont soulignés .

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En ce mois d’avril particulièrement clément, la pluie et le beau temps donnent à ces instants de nature une saveur particulière   que les voleurs de beauté , coronavirus et consorts ,   n’auront pas se dit Emile en regardant les vrilles de la vigne . La route du  sud , il ne la prendra pas, confinement oblige, l’envol pour Paris  avec  les deux messieurs de Bruxelles aussi est reporté,  jusqu’à quand ?  il l’ignore complètement.

Par contre  messieurs les enfants ne sont pas négligés même confinés car chaque jour ils ont rendez – vous avec leur professeur.   Il leur parle de l’étang roi , des fleurs de nos montagnes avant de s’attarder sur les mots et leur signification.  Ce qu’ils préfèrent par dessus tout c’est le grand jeu  qui termine les cours où ils doivent inventer des métiers improbables . Pas question de chagrin d’école, ils sont tous au rendez – vous et leur imagination est sans bornes pour ces histoires extraordinaires .

Mais Emile a l’impression de plus en plus de tourner comme un lion en cage chez lui  . Il  arpente régulièrement  sa maison  de long en large se demandant quand il pourra enfin se rendre à la piscine  pratiquer le dos crawlé , le seul sport depuis un an qui lui permette  de ne pas rendre visite trop souvent à son médecin de campagne . Sophie , sa collègue,  lui a bien expliqué avec skipe samedi dernier comment exécuter le pas du renard pour se dérouiller un peu tout en stimulant son thalamus , mais visiblement  ses paroles  n’ont pas atteint leur but, le monde de Sophie n’est vraiment pas le sien. Pour vivre heureux il a besoin de continuer à s’asseoir  à la table des hommes   sans que la machine à coudre la peur s’ installe de façon durable dans son esprit.  Un moment il a pensé alcools , mais voilà  dès la première gorgée de bière tout se complique . Il plonge dans un univers inconnu, en pèlerin et en étranger et part à la recherche du temps perdu .

Je m’en vais” lui a – t – elle dit juste avant que la hyène enragée du Covid prenne en otage le monde  “ Il faut apprendre à finir  quand il est encore temps , l’ombre de nos nuits  épouse le miroir de nos peines . Il est bien loin le temps de  la chanson douce   du pur amour . Aux fruits de la passion nous ne sommes plus abonnés ,  nous n’y pouvons rien la dérive des sentiments est inéluctable . Depuis il se demande pourquoi la vague du quotidien a effacé de qui était gravé dans le sable .

Parfois même il perd la boussole et s’adresse à ce Covid de malheur

La vie est brève et le désir sans fin , pourquoi diable dois je endurer cette solitude  ? N’as – tu pas d’autres chats à fouetter ?  Ah si j’étais un monstre je ne ferai de toi qu’une bouchée . “

Tu sais qu’on m’a demandé de vous virer” , lui répond alors le virus “ toi et tes semblables vous emmenez la planète au casse – pipe, le temps de la sorcière c’est vous qui l’instaurez depuis des années , je ne suis qu’un  révélateur. Les hommes ils ne pensent qu’à ça , dénaturer ce qui est en place depuis toujours par  une immortelle randonnée vers le profit . Et tu voudrais que je leur réserve une mort très douce ? “

“ Mais tu ne nous connais ni d’Eve ni d’Adam, les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus , mais toi d’où viens – tu, de la chute d’un ange ?

Une bête au paradis peut être, qui sait , pour un instant d’éternité que ne ferait – on pas  .”

Arrête avec tes mensonges, tu es complètement cramé ,  n’as tu pas conscience de l’insouciance avec laquelle tu t’acharnes sur  tous ces corps brisés  ? Même leur mort tu leur voles en les isolant de leur famille .”

Un hiver avec le diable voilà tout ce que vous méritez, et je te préviens avant que les couleurs de l’incendie s’estompent et que les bienveillantes  journées de délivrances n’arrivent, des lunes et des lunes passeront . Demain les chats et les chiens et tous les autres animaux briseront le pacte du silence  dans lequel vous les avez maintenus , le premier miracle que je m’apprête à accomplir  ”

J’ai du rêver trop fort” se dit Emile, émergeant à peine de son cauchemar .

 

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La pluie et le beau temps :  J Prévert                             Boussole : Mathias Enard

Instants de nature : Dominique Dubost                           Gravé dans le sable : Michel Bussi

Les voleurs de beauté : Pascal Bruckner                         Les deux messieurs de Bruxelles : Eric Emmanuel Schmitt

Emile : JJ Rousseau                                                       Messieurs les enfants : Daniel Pennac

Les vrilles de la vigne : Colette                                     La dérive des sentiments E.E.Schmitt:

La route du Sud : Richard Sourgnes                                Des fleurs de nos montagnes :

Les mots : J P Sartre                                                       Aux fruits de la passion : Daniel Pennac

Métiers improbables : anthologies éphémères                 Chagrin d’école : Daniel Pennac

Histoires extraordinaires : Edgar Poe                               Le dos crawlé : Eric Fottorino

Un an :                                                                         Le  médecin de campagne : Balzac

Samedi : Ian McEwan                                                      Le pas du renard : Claude Izner

Thalamus : Stéphane Gérard                                            Vivre heureux : Christophe André

Le monde de Sophie : Jostein  Gaarder                             à la table des hommes : Sylvie Germain

La machine à coudre la peur : JM Reboul                         Alcools : Apollinaire

La première gorgée de bière : Philippe Delerm                  En pèlerin et à l’étranger : Marguerite Yourcenar

à la recherche du temps perdu : Marcel Proust                    Je m’en vais : J’en Echenoz

La hyène enragée : Pierre Loti                                           Il faut apprendre à finir : Laurent Mauvignier

L’ombre de nos nuits :   Gaëlle Josse                                  Miroir de nos peines : Pierre Lemaitre

Chanson douce : Leila Slimani                                          Du pur amour : Marcel Jouhandeau

La vie est brève et le désir sans fin : Patrick Lapeyre          Ah si j’étais un monstre : MR Farre

Tu sais qu’on m’a demandé de vous virer : Stéphane Guillon   Casse pipe : Céline

Le temps de la sorcière : Arni Thorarinsson                        Ils ne pensent qu’à ça : Wolinski

Immortelle randonnée : J C Rufin                                       Une mort tres douce : Simone de Beauvoir

Ni d’Eve ni d’Adam : Amélie Nothomb                                Les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus: JN Gray

La chute d’un ange : Lamartine                                            Une bête au paradis : Cécile Coulon

Un instant d’éternité : Gilles Legardinier                              Arrête avec tes mensonges : Philippe Besson

Complètement cramé: Gilles Legardinier                             Insouciance : Karine Tuil

Corps brisés : Elsa Marpeau                                                 Un hiver avec le diable : Michel Quint

Couleurs de l’incendie : Pierre Lemaitre                             Les bienveillantes : Jonathan Little

Délivrances : Toni Morisson                                               Demain les chats : Bernard Werber

Le pacte du silence: Martine Delomme                                Le premier miracle : Gilles Legardinier

J’ai du rêver trop fort : Michel Bussi

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Vos participations au défi 236 des croqueurs de mots

Chevaux de frise de Guillaume Apollinaire - Les vagabonds sans trêves

 

Ne manquez pas d’aller voir les participations pour ce jeudi calligramme, elles sont superbes .

 

ABC jardin des mots : poésie 1

Annick Lotus L’envie la vie : poésie 1

Colette En toute simplicité: poésie 1

Durgalola petite graine : poésie 1

Dominique Mes Antidotes : poésie 1

Jeanne Fadosi : poésie 1

Jill Bill Bienvenue au château : poésie 1

Martine Quai des rimes : poésie 1

Rose Au fil de mes pas : poésie 1

Zaza Zaza rambette le retour: poésie 1


Jeudi poésie

Pour le défi N° 212 des Crôqueurs de mots, Dômi me confie la barre - Lenaïg

Pour ce défi 236 des croqueurs de mots ( clic sur le logo )  étant à la barre du bateau de croqueurs pour la quinzaine j’ai choisi le thème des calligrammes . Je vous en propose deux pour ce jeudi poésie .

J’espère que le chat n’ira pas attraper l’oiseau !

Chatpoésie

 

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Défi 236 des croqueurs de mots

Domi notre cap’tain des croqueurs de mots a bien des soucis avec son ordinateur qui a rendu l’âme , elle  m’a laissé le gouvernail pour cette quinzaine.

livre | le bon coté des choses

Si vous voulez bien embarquer sur le navire, je vous propose pour le défi 236

  • de lire les titres des livres que vous avez chez vous. Créer une histoire basée sur un, plusieurs titres ou des mots qui s’y trouvent.
  • Ou de prendre  des mots au hasard dans un dictionnaire, un livre ou une publication. Sélectionner-les en fermant les yeux et en abaissant le bout du doigt sur une page. Créer une situation ou une intrigue autour de n’importe quelle combinaison de mots que vous trouvez.

Jeudi poésie pour le 30 avril

Thème :  un calligramme ou libre

Jeudi poésie du 7 mai

Thème :  un acrostiche ou libre

Pour que je puisse faire un récapitulatif de vos participations; je vous propose de mettre vos liens sous les différents billets de la quinzaine.  

 


Jeudi poésie

Pour le défi 235 des croqueurs de mots Dominique ( clic)  à la barre du bateau des croqueurs nous propose un thème libre pour ce jeudi poésie.

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I  magine      l’  or     suspendu     au     fil    lumière

N imbé    de      papillons    à    la  folle  insouciance

S  i      tu      cherches       l’  impossible    chimère 

T  u    n’auras    que    le  ressac  pesant  du  silence

A  ccueille  la caresse de l’instant  dans ton   cœur 

N aturellement,    si     tu     en     as     conscience 

T u    boiras   un  nectar   au   parfum  de  douceur .

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A ttendre que le danger  présent  s’estompe

T u  voudrais   accélérer le cours du sablier 

T errasser    ce    virus   plus  qu’inhospitalier

E t tisser des liens avant qu’ils ne se rompent

N e     provoque   pas   ce  tueur  sans  armes

T u    ne   récolterais   qu’un  amas  de larmes

E n     t’exposant   ainsi  en   combat  singulier


Impossible dialogue

Pour le défi 235 des croqueurs de mots Dominique ( clic)  à la barre du bateau des croqueurs nous propose nous propose

De faire dialoguer deux personnages connus, réels ou fictifs
Mais n’ayant pas vécu à la même Époque.
OU
* De faire dialoguer un personnage fictif ( Humain  ou  Animal )
Avec son  Créateur

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Seconde possibilité

D’ écrire une  UCHRONIE

*Une « Uchronie » étant un récit imaginaire, qui a pour point de départ un Événement Historique dont on modifie à sa convenance et selon son imagination, l’évolution et l’issue.

 POUR UNE EVENTUELLE PROPOSITION DE DEFI

 

J’ai choisi de faire dialoguer un personnage fictif avec son créateur avec cette réédition d’un billet de 2016:

Kay Scarpetta pour ceux qui ne la connaisse pas est un médecin légiste, elle est  née à Miami . C’est l’héroïne de romans policiers de  Patricia Cornwell .

File:Patricia Cornwell 2011 b.jpg

Aujourd’hui Kay Scarpetta est ravie, elle va enfin pouvoir rencontrer Patricia et lui dire tout ce qu’elle a sur le cœur depuis tant d’années . Les rayons lumineux d’un soleil radieux balayent le jardin de la maison , confortablement installée dans la balancelle du jardin , Kay guette  Patricia . Le vrombissement d’une Ferrari  lui signale que celle – ci ne va pas tarder à arriver . La sonnette retentit, Patricia s’avance dans l’allée un grand sourire aux lèvres. Une démarche assurée note de suite Kay, de magnifiques  yeux bleus traduisant un regard franc et décidé .

_ “ Bonjour Patricia , heureuse de pouvoir enfin te rencontrer, tu  n’étais  pas très accessible ces derniers temps , prends  place je t’en prie  .” dit – elle en lui montrant le confortable fauteuil de jardin .

_ “ Non,  en effet de multiples soucis que j’ai enfin réussi à résoudre “

_ “ un rafraichissement, avec ou sans glace ?”

_ “ Avec si tu veux bien “ acquiesce Patricia

_ “ Patricia , j’espère que tu ne vas pas le prendre mal, mais j’ai plusieurs griefs à t’adresser. Je voulais vraiment t’en faire part depuis un moment, alors avant que tu ne donnes une suite à mes aventures, je voudrais que tu prennes conscience de certains problèmes qui m’interpellent .  Voilà , Scarpetta pour toi  est une femme au charme certain, blonde quinquagénaire d’origine italienne, tu m’arrêtes si je dis une bêtise .

_ “ Continue …”

_ “Alors franchement, je ne comprends pas du tout pourquoi Angelina Jolie a été choisie pour me représenter . Je n’ai jamais dit qu’elle manquait de charme , ceci dit, mais que diable,  elle est juste un tantinet trop , comment ne pas être vexante , trop “ bimbo “ pour coller à mon personnage . Tu ne crois pas ? Je te rappelle aussi que physiquement je suis solide, pas très grande .

_ “ Oui je sais, mais la Fox sans raison en a décidé ainsi et tu sais je n’ai jamais vraiment imaginé son visage , l’essentiel étant qu’elle ait du charme et un caractère bien trempé comme toi , la taille, les cheveux tout ça peut s’arranger facilement au cinéma.”

_ “ Hmmm, passons sur ces mémoires mortes chez toi, quand il ne restera que poussière de la vision de ton  héroïne, tu penseras peut être différemment. A propos de ce film encore , pourquoi donc n’est – il pas encore sorti ? Signe suspect d’un problème non depuis 2009 ? Le point mort pour Scarpetta alors que Monique Lamont elle  a droit à la sortie “

_ “ Je te rappelle que c’est un téléfilm “ tolérance zéro” rectifie Patricia

_ “ Oui,  une peine d’exception pour moi si je comprends bien. L’instinct du mal je te rappelle quand même que je le rencontre tous les jours à la morgue, que cette espèce de havre des morts n’est jamais désert , que le registre des morts ne connait pas la page blanche même si on note parfois un cadavre X . Bon oublions  donc cette injustice  .

_ Qu’est ce qui t’a pris de me faire mener une vie personnelle si difficile presqu’inhumaine ? Un véritable festival : divorce , attentat, la souffrance se répand  comme une trainée de poudre , et je ne parle même pas du dossier  Benton, tu me fais croire qu’un voile rouge s’est abattu sur lui et il réapparait postmortem  . On pourrait croire que tu aimes souffler un vent de glace sur les cœurs avec une monnaie de sang  comme signature .

Et Marino? tu aurais quand même pu me trouver un associé un peu moins caricatural, c’est un baton rouge de dynamite cet homme, macho, intolérant, un soupçon “vulgaros” en plus,   qui fume comme on respire,  une combustion non stop de cigarettes  qui empeste. J’ai apprécié de ne pas trop l’avoir dans les pattes dans la poursuite de Mordoc mais bof la fin n’est pas trop à mon gout .”

_ “ Mais Marino,  il s’est amendé au fil du temps non ? “

_ “ Oui,  c’est sur,  le médecin ne lui autorise aucun écart concernant la cigarette mais qui sait si tu ne vas pas lui permettre  dans le prochain livre de retrouver ses vieux démons !”

_ “ Bon , j’ai bien pris note Kay , promis ce ne sera pas le chaos pour votre collaboration” .

En italique les titres des romans de Patricia Cornwell où Kay Scarpetta intervient


Jeudi poésie

Cette quinzaine c’est Dominique ( mes antidotes )(clic) ,  qui prend la barre du bateau des croqueurs. Pour ce jeudi poésie elle nous suggère d’écrire un arcimboème composé de fruits, de légumes et de fleurs comme Giuseppe Arcimboldo le faisait pour ses tableaux .

Les légumes Giuseppe Arcimboldo Peinture Tableau en Vente

Son petit cœur d’artichaut

Battait  vraiment  la chamade

Mais sans oseille, quelle salade

Clémentine ne soufflerait  pas le  chaud 

Ne plongerait pas ses yeux noisettes 

Dans les siens, il n’était pas avocat

Pas un radis  et beaucoup de tracas  .

Pourtant un jour, rouge tomate

Il osa ramener  sa fraise 

Pour inviter la belle au cinéma

Mais la demoiselle  n’était pas mure

Pour ce genre d’aventure

Ses lèvres groseilles, ne lui déplaise,

Ne lui accorderaient aucun baiser

D’autant que le film était un navet

Une romance à l’eau de rose

Qui ne la laissait pas toute chose

“Mon chou lui dit elle,  point de datte

Tes désirs à la noix ne font pas le pois

Il n’est panais celui qui dans un coing

Peut sans souci se payer ma pomme

Tu peux toujours faire le poireau

Même en portant  un chapeau melon

Ou cerise sur le gâteau

en  appuyant sur le champignon 

Pauvre truffe,  les carottes sont cuites

Avec moi tu n’effeuilleras pas la marguerite “

 

 

  

 

 

 

  


Jeudi poésie

Durgalola (clic) à la barre du bateau des croqueurs pour la quinzaine nous propose pour ce jeudi poésie le thème “noir” .

Je vous propose ces acrostiches mettant en scène le noir que j’avais proposés en 2017

 

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N   ébuleuse    couleur,    laque   d’ennui

O  mbre   l’âme   d ‘une   encre   dense 

I l est des heures quand le sommeil fuit

R   ivées      à    l ’aubade    du   silence .

*

N  e vous êtes vous jamais un jour perdus

O ubliant  vos repères  que le jour révèle

I llusions       d’une      vision       partielle

R iche         d’ erreurs          inattendues .

*

N   oyés  dans l’océan de pénombre

O  ù naissent monstres et sorcières

I l  vous  faut vite quitter  l’ ombre

R evenir  toujours vers la lumière .

*

N  e  croyez pas que sa face obscure

O  ù se reflètent nos peurs d’enfance

I  ncite     à    bannir    sa    dictature

R ien ne fascine plus que sa présence.

*

N imbée dans ses atours de mystère

O  sant  le  velours  soyeux de la nuit

I l  est  des  heures où le noir inscrit

R  êves   multiples    à   sa  bannière .

*

N e voyez – vous pas le merle moqueur

O  ffrant   l’éclat du jais à ses plumes

I  l est très fier de son beau costume

R   egardez le il y  met tout son cœur.

*

N octurnes envolées pour ce chanteur

O ubliant     la    loi    du    crépuscule

I l   siffle  sa  sérénade   sans   peur

R  ivalisant   de  trilles  qu’il  module .

*

N ous ne pouvons lire les étoiles

O  rion ,carène,  poupe  et voiles

I solés , seul   le noir les dévoile

R  éalisant une magnifique toile .

*

N e    restez   pas   sur ce triste constat

O ù      le     noir     invite      la     solitude

I l    lui    faut   pour   rompre  l’ habitude

R ien qu’un soupçon, une pointe d’ incarnat

*

N uage  blanc   et  poudreuse d’ hiver,

O  urlée   d’obsidienne,    la   branche

I  nscrit  sa  griffe  même  à  l’envers

R  ien  que  pour prendre sa revanche .

*

N i  le  crayon , ni  le  pinceau   ne  l’ignore

O mbrant  les traits pour un dessin qui vit

I l  faut  juste  que  sur  la  feuille encore

R enaissent  ensemble  le  jour  et la nuit .

GF 27 /11/ 2017

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Défi 234 des croqueurs de mots

en avant pour le défi 234

Durgalola à la barre du bateau des croqueurs pour la quinzaine nous dit :

Avec le coronarovirus, nous sommes contraints à limiter nos déplacements.

J’en connais qui devaient découvrir Milan, d’autres New York et d’autres peut être Vesoul,

alors je vous propose d’écrire une courte histoire (30 lignes maxi) sur une ville, une région, une montagne, tout simplement un endroit que vous connaissez ou que vous souhaiteriez connaître.

Seule contrainte, vous mentionnerez  le nom d’un poète ou d’une poétesse dans votre texte.

J’ai choisi de  rééditer ce texte écrit en 2014 avec quelques modifications .

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C’est par une chaude journée de novembre , le premier très exactement, que nous  découvrons  cette charmante chapelle du Saint Mont en compagnie de ma petite tribu vosgienne, son toit chamarré d’ombre et de lumière et le magnifique panorama des alentours . Partis de la commune de St Etienne les Remiremont nous  laissons les véhicules pour emprunter un chemin caillouteux  fort  carrossable mais tellement plus agréable à fouler à pied. Charmes , bouleaux , épicéas, sapins,  chaque  essence rivalise d’éclat avant le coucher du soleil dans cette montagne vosgienne  . Pour peu on entendrait, portées par le vent les vers,  d’ Albert Mérat :

“Lorsque, le soir venant, la plaine se fait grise,
La route à vos regards ménage la surprise
Des Vosges, où l’on entre ainsi qu’en un palais”

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Nous quittons cette grande sente  pour passer le pont des fées ,

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une sorte de muraille de pierres sèches barrant la vallée et qui reste à cette heure dans l’ombre,  seul le haut des deux pentes boisées décline sa palette automnale en plein soleil . Ce pont  est long d’une centaine de mètres, large d’une quinzaine et haut d’une douzaine.

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Nul ne sait qui l’a construit ni pourquoi mais la légende nous apprend que Marlus , un enchanteur habitant le Morthomme en voulait à Aimery le jeune seigneur du St Mont. Aimery aurait aidé un bucheron que Marlus s’apprêtait à voler. Ce dernier  enleva le jour de ses noces la princesse Aliénor, épouse d’Aimery et la séquestra dans la tour des corbeaux . Aimery tenta plusieurs fois de la secourir mais  un dragon l’empêchait de passer le vallon . Désespéré Aimery tenta de se noyer mais une fée arriva à temps pour l’en dissuader , elle lui intima de délivrer Aliénor le lendemain . Il découvrit  en se rendant sur place que les fées avaient construit cet ouvrage pendant la nuit et ainsi il put relier Le St Mont au Morthomme sans se soucier du dragon  et sauva son épouse .

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  Arrivés en haut du saint Mont ( 672 mètres) nous apercevons  les ruines de plusieurs chapelles (Ste Claire et Ste Marguerite) ainsi que d’autres bâtiments  nous prouvant qu’il devait exister ici une vraie ville, le berceau même peut être de la ville de Remiremont . En lieu et place de l’église abbatiale du monastère colombaniste , fondé par St Amé et Saint Romaric en 620 sur un ancien oppidum gallo romain ,

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se trouve maintenant cette petite chapelle St Michel .

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Juste derrière la porte à travers les croisillons vous remarquez  devant  l’autel un sarcophage mérovingien   . Si vos pas vous mènent un jour comme nous à cet endroit, n’oubliez surtout pas de profiter tranquillement de ce point de vue  exceptionnel sur la vallée de la Moselle et de la Moselotte  .

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Jeudi poésie

Durgalola  ( clic ) à la barre du bateau des croqueurs des mots pour la quinzaine nous propose pour ce jeudi poésie de parler du courage .

J’ai choisi un poème de Maurice Hervent  plus connu sous le nom de Paul Eluard, extrait du  recueil “l’honneur des poètes” publié par les éditions de minuit clandestines en 1943.

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Courage

*

Paris a froid, Paris a faim,

Paris de mange plus de marrons dans la rue ,

Paris a mis de vieux vêtements de vieille ,

Paris dort tout debout, sans air, dans le métro.

Plus de malheur est imposé aux pauvres

Et la sagesse et la folie

De Paris malheureux

C’est l’air pur, c’est le feu ,

C’est la beauté , c’est la bonté

De ses travailleurs affamés.

Ne crie pas au secours , Paris!

Tu es vivant d’une vie sans égale

Et derrière la nudité

De la pâleur, de la maigreur,

Tout ce qui est humain se révèle en tes yeux .

Paris ma belle ville,

Fine comme une aiguille, forte comme une épée,

Ingénue et savante,

Tu ne supportes pas l’injustice ,

Pour toi c’est le seul désordre .

Tu vas te libérer, Paris,

Paris tremblant comme une étoile ,

Notre espoir survivant ,

Tu vas te libérer de la fatigue et de la boue .

Frères , ayons du courage !

Nous qui ne sommes pas pas casqués

Ni bottés, ni gantés, ni bien élevés,

Un rayon s’allume en nos veines ,

Notre lumière nous revient .

Les meilleurs d’entre nous sont morts pour nous

Et voici que leur sang retrouve notre cœur

Et c’est de nouveau le matin, un matin de Paris ,

La pointe de la délivrance,

L’espace du printemps naissant .

La force idiote a le dessous .

Ces esclaves , nos ennemis,

S’ils ont compris

S’ils sont capables de comprendre ,

Vont se lever .

 

 

 


Jeudi poésie

Pour jeudi poésie, Marie Chevalier à la barre de  cette quinzaine.

Prolongeons un peu le rêve avec ce sonnet d’Albert Mérat . 

 

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Rêve

*

Quand on rêve, l’on est aimé si tendrement !
L’autre nuit, tu t’en vins avec mélancolie
Appuyer sur mon cœur ton visage charmant.
Tu ne me disais pas : Je t’aime à la folie.

*
Tu ne me disais rien ; et, je ne sais comment,
Tes regards me parlaient une langue accomplie.
Douce, tu m’attirais comme fait un aimant ;
L’amour, cette beauté, t’avait tout embellie.

*
J’ai rêvé cette nuit mon rêve le plus beau :
Ton âme m’éclairait le cœur comme un flambeau,
Et je voyais ton cœur au soleil de mon âme ;

*
Ton petit cœur, qui craint tant de se laisser voir,
Et qui, sincère alors ainsi qu’un pur miroir,
Reflétait mon bonheur et rayonnait ma flamme.


Jeudi poésie

Marie Chevalier ( clic)  à la barre pour la quinzaine nous propose de faire un acrostiche avec le coronavirus .

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C ompagnon     maudit       de    certaines    cellules

O n    le     dit    sujet    à    une   vaste   expansion

R ien    ne    l’arrête    quand    soudain   il  pullule 

O n    le    sait   fragile ,    de   simples  précautions

N uisent      efficacement      à     sa    propagation

A lors     pas     de     panique    et    que  les médias

V eillent     à     ne    pas   être   dans  l’intoxication

I l      est       passé     par    ici  et    encor’  par là

R ien    ne    sert    d’amplifier   encore  la  tension

U ne     information     mais   pas   tout   ce  cinéma

S inon      nous      allons      tous     devenir    gagas


Jeudi poésie

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Les Cabardouche ( clic ) à la barre du bateau des croqueurs de mots pour la quinzaine nous demandent :

A la manière de Sophie Barbaroux. Composez une poésie en utilisant des proverbes

et des expressions connues.

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Prune

*

Elle ne paye pas de mine

Mais je vous le donne en mille

Contre vents et marées

Sans tambour ni trompette

Elle caracole en tête

à quoi bon chercher la petite bête ?

Le jeu n’en vaut pas la chandelle

Les carottes sont cuites  

Tonnerre de Brest

Pour lui alea jacta est.

Dans cet univers

Pas piqué des vers

Un homme averti en vaut deux

Ce que femme veut , Dieu le veut !


défi 232 des croqueurs de mots

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Les Cabardouche (clic)  à la barre du bateau des croqueurs pour la quinzaine nous propose :

Au pays de PADI-PADO on a supprimé tous les « i » et tous les « o » .

Racontez une visite au zoo de PADI-PADO sans jamais utiliser, ni la lettre « i » ni la lettre « o ». Vous décrirez ainsi un ou plusieurs animaux.

*********

Juste à l’entrée du parc, perché dans un grand arbre, l’ara s’exclame « caramba » avec un superbe accent du pays de là – bas. Revêtu de sa tenue de gala, la bête au plumage bleu et jaune éclatant se pavane, une star avérée.

File:Blue-and-Yellow-Macaw.jpg

À quelques pas de là, les chameaux prennent la pause, les yeux fermés, la tête perdue dans des rêves de sable. Pas de tempête, pas de grande marche, seulement garder ce parfum du désert ancestral.

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À quelques mètres d’eux, le lama au pelage brun et blanc, s’avance prudemment, passe sa langue sur ses dents en regardant les sachets des passants. La caresse est superflue, l’herbe, la salade, un régal à quémander.

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L’émeu aux plumes chamarrées tend le bec en même temps, quel sera le gagnant à ce jeu-là, le plus leste, le plus affamé ? Nul ne peut le révéler.

Le lama a cependant un avantage attesté, des dents à l’allure de raclette, une chance.

Jugez – en,  je ne mens pas .

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Là- bas, dans la fausse savane les zèbres étalent leur pyjama à rayures. Les fauves ne cherchent pas à les attraper .

File:Burchell's Zebra (Etosha).jpg

La panthère au pelage lustré a d’autres clefs à l’heure du déjeuner, elle attend sans chasser sa part de barbaque qu’amène la généreuse créature à heure stable.

File:Melanism in Panthera Onca.jpg

Regardez dans leur espace réservé les bébés éléphants s’amusent sans retenue , heureux de se mettre à l’eau dans le ru . Le panda, perché sur l’ arbre là – haut, en est baba .

 

File:Elefantes africanos de sabana (Loxodonta africana), parque nacional de Chobe, Botsuana, 2018-07-28, DD 25.jpg

 

Après la faune à sang chaud , repérez  la sphère aux cages de verre,  et entrez chez  les squamates.

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Les serpents à la peau verte se chauffent à la lueur d’un faux astre. Les lézards se débarrassent de leurs mues sèches, heureux de leur jeune  peau.

File:Pogona vitticeps close-up 2009 G1.jpg

L’agame barbu dresse sa tête face au varan du désert, quelque peu perplexe devant cet énergumène à l’allure revêche.  

Ah ! dans le parc un appel pressant des hauts parleurs se répète, à présent l’heure est venue de s’en aller sans tarder  . Zut et zut, le temps est un sacré farceur !


jeudi poésie

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Les Cabardouche (clic) à la barre du bateau des croqueurs pour la quinzaine nous demande :

A la manière de Jean Luc Moreau.
Composez une poésie commençant par des "si" et se concluant par un conditionnel enchanteur.

Si la sardine avait des ailes;
Si Gaston s’appelait Gisèle
Si l’on pleurait lorsqu’on rit,
Si le pape habitait Paris,
Si l’on mourait avant de naître,
Si la porte était la fenêtre,
Si l’agneau dévorait le loup,
Si les Normands parlaient zoulou,
Si la mer noire était la mer blanche,
Si le monde était à l’envers,
Je marcherais les pieds en l’air,
Le jour je garderais la chambre,
J’irais à la plage en décembre,
Deux et un ne feraient plus trois…
Quel ennui ce monde à l’endroit  !

********************************

Philosophie

Si les cailloux lançaient des trémolos

Si   le   hibou  enseignait  la    philo .

Si    le   vacarme   devenait   silence

Si dans l’air  l’agent poussait sa romance

Si l’écureuil dans un sac retenait la pluie

Si   le  soleil  ne  se  couchait qu’à minuit

Si les trains regardaient passer les vaches

Si  les poissons  portaient des moustaches

Si  les  fleurs  poussaient  sur  la  tête

Si  les  nuages devenaient  couettes 

Il   y   aurait  un  petit grain de folie

Dans  chaque  maison sans mélancolie

Personne   ne   serait  triste parbleu

Dans un  quotidien devenu  fabuleux !  


jeudi poésie

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ABC à la barre du navire des croqueurs de mots pour la quinzaine nous propose  neige et roc comme thème pour ce jeudi 13 février .

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L ‘  écume  poudre  les cimes

Aux  griffes d’acier acérées

Traçant  sur l’écran azuré

  Des vagues de roc sublimes

*

La soif du soleil s’étanche

Sur le miroir des glaciers

La montagne jouant en premier

Son aria de notes  blanches.

*

Loin   de   la   ville agitée

Règne   la  mer du silence

Au ressac  de fulgurance

D’une  marée  immaculée.

 

Gisèle F 13/02/2020

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  Le piton des neiges

*

La lumière s’éveille à l’orient du monde.

Elle s’épanouit en gerbes, elle inonde,
Dans la limpidité transparente de l’air,
Le givre des hauts pics d’un pétillant éclair.
Au loin, la mer immense et concave se mêle
À l’espace infini d’un bleu léger comme elle,
Où, s’enlaçant l’un l’autre en leurs cours diligents,
Sinueux et pareils à des fleuves d’argent,
Les longs courants du large, aux sources inconnues,
Étincellent et vont se perdre dans les nues ;
Tandis qu’à l’Occident où la brume s’enfuit,
Comme un pleur échappé des yeux d’or de la Nuit,
Une étoile, là-bas, tombe dans l’étendue
Et palpite un moment sur les flots suspendue.
Mais sur le vieux Piton, roi des monts ses vassaux
Hôte du ciel, seigneur géant des grandes Eaux,
Qui dresse, dédaigneux du fardeau des années,
Hors du gouffre natal ses parois décharnées,
Un silence sacré s’épand de l’aube en fleur.
Jamais le Pic glacé n’entend l’oiseau siffleur,
Ni le vent du matin empli d’odeurs divines
Qui rit dans les palmiers et les fraîches ravines,
Ni parmi le corail des antiques récifs,
Le murmure rêveur et lent des flots pensifs,
Ni les vagues échos de la rumeur des hommes.
Il ignore la vie et le peu que nous sommes,
Et calme spectateur de l’éternel réveil,
Drapé de neige rose, il attend le Soleil.

Charles Lecomte de Lisle

 

  

 




Avis aux marcheurs …..

 

Lettre au Père Noël :

ABC (clic) à la barre du bateau des croqueurs de mots pour la quinzaine nous dit ceci :

Changement d’horizon, j’emmène tous les matelots, en espérant qu’ils n’ont pas le vertige, faire un petit tour en montagne. Durant notre randonnée nous sommes attirés par un message envoyé du sommet du plateau.  Vous devez, tout simplement, décrypter ce message et nous dire qui peut bien nous l’envoyer ?

ça fume !!!, défi 231  :

Un , deux, trois  signaux de fumée blanche, est ce  un signal perdu  des comanches ?

Non, en y regardant mieux,  peu  à  peu, le message codé devient clair, une vraie supplique envoyée dans les airs .

*

Avis aux marcheurs et randonneurs du moment !

Ici la musique du silence des hauts du vent

Ecrit sans rature la partition des jours,

Respectez – la  maintenant sur tout le parcours.

*

Par  pitié  laissez – nous  profiter  encore

De la pierre plongeant sur  la forêt d’en bas

Sans  avoir  à  maudire  l’ombre de vos pas

Et vos gestes stupides qui vous déshonorent

*

Ne transformez pas ce tremplin vers les cieux

Aux anfractuosités  si opportunes   

En poubelle géante c’est vraiment odieux.

*

Vous n’êtes pas seuls à arpenter la terre

Ne vous comportez pas en humains capricieux

Soyez à l’écoute de son chant mélodieux.

*

Que nous soyons bouquetins, chamois, marmottes

Nous avons peur qu’à cause d’une de vos marottes

S’estompent les couleurs de Dame Nature

*

Havre de paix où nous trouvons notr’  pâture

Faudrait – il qu’en   laissant ces lieux  en partage

La montagne   ne soit plus  qu’un beau  mirage ?

*

Si vous voulez que  cette harmonie perdure

Protégez toujours ce fragile équilibre

Et évitez nous toute désinvolture.

  

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*

     

 

 


Jeudi poésie

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ABC à la barre du navire des croqueurs de mots pour la quinzaine nous propose  là haut sur la montagne comme thème pour ce jeudi 6 février .

J’ai choisi  un poème de Théophile Gautier.

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Dans la Sierra 

 

J’aime d’un fol amour les monts fiers et sublimes !

Les plantes n’osent pas poser leurs pieds frileux

Sur le linceul d’argent qui recouvre leurs cimes ;

Le soc s’émousserait à leurs pics anguleux.

*

Ni vigne aux bras lascifs, ni blés dorés, ni seigles ;

Rien qui rappelle l’homme et le travail maudit.

Dans leur air libre et pur nagent des essaims d’aigles,

Et l’écho du rocher siffle l’air du bandit.

*

Ils ne rapportent rien et ne sont pas utiles ;

Ils n’ont que leur beauté, je le sais, c’est bien peu ;

Mais, moi, je les préfère aux champs gras et fertiles,

Qui sont si loin du ciel qu’on n’y voit jamais Dieu !