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croqueurs de mots

Oseille chez les croqueurs de mots

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Pour ce jeudi à la barre des croqueurs de mots  Florence , le sujet de ce jeudi poésie,  l’oseille pas celle de la soupe mais le fric .

 

O  n voudrait bien s’en passer macache

S    ans oseille la vie n’est que privation

E   n avoir  c’est bien la bonne  question

I  l  nous  tient  par la bride à l’attache

L  ongue  est   la  liste   des  tentations

L  e   besoin   ne  fait  jamais    relâche

E  t   nous   pousse   à   la  compétition .

J’ai aussi pensé à  Pierre Perret qui emploie souvent ce terme dans ses chansons ,je vous propose Charles et Lucie .

Charles et Lucie

*

Quand on a la cerise il est une loi parmi les hommes
Cependant que l’un crie tue-le
On entend l’autre qui dit assomme
Mais ces deux paumés
Qui ne s’aimaient plus que du bout du cœur
Vont réapprendre à conjuguer
Le verbe aimer contre la peur

*

{Refrain:}
Charles et Lucie
Ont plein de soucis
Et plus d’oseille
Ni plus de famille
Ni plus d’amis

*
Ils sont pas marles
Lucie et Charles
Ils se sont fait pigeonner
Comme des nouveau-nés
Lui c’est le traîne-savate
C’est le genre de broc un peu bidon
Le type qui vous fourgue un ouvre-boîte
Pour le dentier de Napoléon
Elle elle n’a que l’amour
Ça n’est qu’une toute petite lueur
Mais le truc à vous faire péter le cœur
Quand le désespoir est de retour

*
{Refrain:}
Charles et Lucie
Ont plein de soucis
Et plus d’oseille
Ni plus de famille
Ni plus d’amis

*

La p’tite misère
C’est pas de sa faute
Quand elle se pointe
Vaut mieux lui tenir la dragée haute
Y font pas de cheval pas de bicyclette et pas de voilier
Y z’ont plus de sous ni plus de bijoux
Même plus de quoi se caler les joues
Or dans cette galère faut pas être sorcier pour piger
Que dès qu’on a plus de sole meunière
Comme par hasard y a plus de meunier

{Refrain:}
Charles et Lucie
Ont plein de soucis
Et plus d’oseille
Ni plus de famille
Ni plus d’amis
Quand c’est la poisse
Qui vous menace
Y a guère qu’à deux qu’on peut lui
Crever la paillasse

Charles et Lucie
Ont plein de soucis
Et plus d’oseille
Ni plus de famille
Ni plus d’amis
Y a des héros
Pleins les bureaux
Mais ou sont ceux qui repartent
Un jour à zéro


Jeudi poésie

Pour les croqueurs de mots Lénaig à la barre (un clic)

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à George Sand

 

Porte ta vie ailleurs, ô toi qui fus ma vie ;
Verse ailleurs ce trésor que j’avais pour tout bien.
Va chercher d’autres lieux, toi qui fus ma patrie,
Va fleurir, ô soleil, ô ma belle chérie,
Fais riche un autre amour et souviens-toi du mien

*

Laisse mon souvenir te suivre loin de France ;
Qu’il parte sur ton cœur, pauvre bouquet fané,
Lorsque tu l’as cueilli, j’ai connu l’Espérance,
Je croyais au bonheur, et toute ma souffrance
Est de l’avoir perdu sans te l’avoir donné.

Alfred de Musset