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le tableau du samedi

Le tableau du samedi

Le tableau du samedi

Pour le  tableau du samedi initié par Lady Marianne et poursuivi par Lilou et Fardoise un clic sur le logo.

Exceptionnellement, je   vous propose un sujet qui s’écarte du thème demandé par Lilou. Les cueillettes et confitures ont pris une grande partie de mon temps libre cette semaine et le week – end sera consacrée à ma petite tribu.

Je vous propose donc de redécouvrir cette page publiée en 2011.

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Permettez moi de vous présenter un excellent peintre animalier directement inspiré des maitres anciens, Thierry Poncelet ( cliquez sur le nom pour accéder à son site ) . Ce peintre belge aurait eu l’idée en voyant un tableau représentant un aristocrate au visage particulièrement ingrat de le remplacer par une tête de chien .

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Je ne sais pas combien d’heures sont nécessaires à la réalisation de ses œuvres mais je trouve le résultat superbe. Quelque soit le chien on le dirait directement descendu d’une lignée aristocratique humaine, chaque trait de caractère est judicieusement représenté.

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Prenez ce fox, regardez comme il est fier de poser avec son instrument, son assurance ne fait aucun doute ou encore cet épagneul King-Charles au regard si doux , cette délicatesse que souligne si bien ce portrait féminin .

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Vous retrouvez dans ses portraits toutes les émotions interprétées de manière magistrale grâce à une palette particulièrement riche d’ expressions des canidés . Je vous conseille  vivement d’explorer les différentes galeries , vous ne serez pas déçu .

Thierry Poncelet a inspiré un autre artiste Daniel Trammer qui vous propose d’immortaliser votre compagnon en un portrait aristocratique d’après photo, suivant le caractère et le comportement de votre animal vous choisissez sa tenue vestimentaire . Si vous cliquez  sur son nom  vous trouverez son site et ses œuvres .

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Bonne visite au pays des aristochiens et bon week – end .


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Lilou nous dit :

Je vous propose un thème très ouvert  » LE POINTILLISME » , je vous offre aussi la possibilité de terminer cette saison avec la musique ou encore les peintres femmes deux thèmes très fort de cette saison.

J’ai choisi de revenir sur une femme peintre dont je vous ai déjà parlé pour les autoportraits ici , mais cette fois ci avec des œuvres différentes.

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J’aime beaucoup la façon dont elle représente la boxe, elle saisit le mouvement dans son intégralité, avec des touches énergiques.  Cela peut paraitre insolite, elle a vraiment une façon de l’aborder claire et qui sonne  particulièrement juste. Même la lumière qui plonge sur le ring est de la partie, l’engagement des deux boxeurs, le jeu de jambes, les frappes, tout y est.

Vous allez me  dire, mais diantre, comment peut- elle en juger ? Il se trouve que j’ai eu l’occasion dans le cadre de mes activités professionnelles de participer à un projet avec la FFB ( fédération française de boxe ) . Alors ce monde ne m’est pas du tout inconnu.

Autre sport qu’elle représente à merveille , l’équitation avec ce steeple -  chase  , le franchissement de rivière par les chevaux, on s’y croirait aussi. Une course d’obstacles nettement plus difficiles à négocier que la course de haies. On peut remarquer ici, sur le tableau ci dessous , comment les chevaux semblent s’envoler au dessus de la rivière et comment ils se réceptionnent sans perdre de vue la position des jockeys pour faciliter l’opération.

 

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ADRIENNE JOUCLARD

Onville (54) 1882 – Versailles 1972

Peintre, dessinatrice, graveur en taille-douce et professeur de dessin

Fille d’un ouvrier d’Etat à la direction de l’artillerie originaire de l’Isère et d’une mère lorraine.

Son père était né à Bernin (38), sa mère à Onville.

Lorsqu’elle naquit chez ses grands-parents maternels, son père, qui avait le statut de militaire, était affecté depuis quatre ans à Versailles où elle passa son enfance. Après des études générales, elle entra à dix-sept ans à l’Ecole des Arts décoratifs où elle fut l’élève de Charles GÉNYUS et d’Anthyme de LA ROCQUE. Elle fut admise fut admise en 1902 à l’Ecole nationale des beaux-arts, dans l’atelier de Ferdinand HUMBERT récemment ouvert aux femmes. Cet enseignement académique l’incita à se présenter à divers concours : elle fut admise à la 1ère épreuve du Prix de Rome en 1908, manqua de peu le prix Anna Maire (paysage) en 1910 et le prix Troyon (peinture animalière) l’année suivante. En 1912, elle obtint l’allocation de 400 F attribuée à une jeune femme artiste par la fondation Ardouin et fut en 1914 lauréate du prix Rosa Bonheur. Entre-temps, elle avait débuté en 1903 au Salon des Artistes français avec des œuvres décoratives. Elle y présenta des huiles à partir de 1907 et reçut une mention honorable l’année suivante puis une médaille de 3e classe en 1911 pour un Labourage en Lorraine, tableau vigoureux qui fut remarqué par la critique et lui valut un prix d’encouragements de 1 000 F. A cette époque, elle figurait également au Salon des Femmes peintres et sculpteurs.

Elle participa à l’effort de guerre comme infirmière et prit part en 1918 à l’exposition au profit des œuvres de guerre organisée au Petit Palais.

La paix revenue, elle reprit son activité et obtint en 1920 une bourse de voyage attribuée par la Société coloniale des Artistes français qui lui permit de séjourner au Maroc. Séduite par le Maghreb, elle se rendit en Tunisie en 1924 et retourna au Maroc l’année suivante. Selon Les Annales coloniales de juin 1921, elle découvrit le Maroc dès 1919 et la Tunisie l’année suivante.

Elle multiplia dès lors ses participations aux grands salons parisiens. Tout en poursuivant ses envois à ceux des Artistes français (jusqu’en 1923) et des Femmes peintres et sculpteurs, elle participa très régulièrement au Salon d’Automne (dont elle devint sociétaire en 1920) mais aussi à ceux des Tuileries (à partir de 1923) et des Indépendants dont elle fut trésorière. En 1931, elle adhéra « Groupe des XII » fondé par le sculpteur François POMPON et participa à l’exposition des Animaliers à la galerie Georges Petit. Féministe convaincue, elle était présente en 1932 à l’exposition des Femmes Artistes modernes, mouvement créé l’année précédente. Elle prit aussi part aux expositions de la Société coloniale des artistes français dont elle était membre du jury en 1934. Amie de POMPON, elle travailla dans l’ancien atelier parisien de celui-ci pendant les années précédant la dernière guerre. Elle prit sa retraite d’enseignante en 1941, sans renoncer pour autant à son activité artistique. Après la guerre, elle parcourut la France avec sa sœur Camille, célibataire comme elle, qui l’accompagna dans ses voyages en Italie, en Allemagne et en Autriche. Elle mourut des suites d’un accident de la circulation.

Artiste reconnue, elle fut nommée chevalier de la Légion d’honneur en 1931, obtint la médaille d’or de la Ville de Paris en 1937 à l’occasion de l’Exposition internationale et le prix de la Peinture populiste en 1959. Une dizaine de ses œuvres ont été achetées par l’Etat, notamment pour le Musée du Luxembourg

Artiste reconnue, elle fut nommée chevalier de la Légion d’honneur en 1931, obtint la médaille d’or de la Ville de Paris en 1937 à l’occasion de l’Exposition internationale et le prix de la Peinture populiste en 1959. Une dizaine de ses œuvres ont été achetées par l’Etat, notamment pour le Musée du Luxembourg.

Bien qu’elle ait passé l’essentiel de sa longue vie entre Paris et Versailles, A. JOUCLARD resta attachée à la ruralité de sa Lorraine natale. Elle passait régulièrement la belle saison à Onville dont elle parcourait les environs à vélo puis à cyclomoteur.

Elle ne participa que tardivement, à partir de 1930, au Salon lorrain de Nancy et prit part à Metz aux expositions du Groupement de Artistes mosellans en 1935 et 1939

A. JOUCLARD est unanimement reconnue comme le peintre du mouvement. Si elle réalisa quelques portraits, natures mortes de fleurs et des paysages purs (villages de la vallée du Rupt de Mad, parc de Versailles), l’essentiel de son œuvre peint est consacré aux sujets dynamiques. Les travaux des champs et les animaux de la ferme restent une constante, concurrencés à partir des années 1920 par les courses hippiques et les compétitions sportives mais aussi par tout ce qui lui donne l’occasion de capturer la vie dans ses manifestations les plus énergiques : fêtes populaires, scènes de cirque. Elle y parvient grâce à une touche nerveuse et à des empâtements de couleurs vives, souvent pures, qui font d’elle une héritière du fauvisme. On décèle aussi l’influence de CÉZANNE dans les touches diagonales parallèles dont elle use parfois pour suggérer les feuillages. Bref, elle est une artiste moderne, tout en restant figurative, dont le style est souvent qualifié de « viril ».