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Silas

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Je vous présente Silas Corey , le détective tres spécial de la bande dessinée de Fabien Nury et Pierre Alary .

Fabien Nury et Pierre Alary,  scénariste d’Il était une fois en France et dessinateur de Belladone, créent avec ce diptyque un personnage à la classe, à l’arrogance et au panache jouissifs, une fripouille que l’on adore déjà détester…

Avril 1917. La guerre fait rage dans toute la France. À Paris, l’’opposition menée par Georges Clémenceau tente de faire tomber le gouvernement Caillaux… Silas Corey, ancien reporter, agent du 2e Bureau, détective et aventurier à plein temps, est engagé par Clémenceau pour retrouver un reporter disparu. Ce dernier aurait recueilli des preuves de la trahison du chef du gouvernement. Corey, non content d’accepter la mission, vend aussitôt ses services au 2e Bureau et à Mme Zarkoff industrielle de l’armement compromise dans l’affaire …..

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S  es services il les vend à plusieurs employeurs

I l  est  tout  aussi  bien  escroc,  héros , tueur.

L ‘enquête  qu’il  mène pour Georges Clémenceau

A mène bientôt Silas  sur les traces d’un réseau

S ait – il  qu’il  aide  aussi le  deuxième bureau ?

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Le petit jeu de lettres

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Pour le petit jeu de lettres de Lady Marianne un clic sur le logo .

Contumélieux le mot à trouver : qui outrage, qui offense (latinisme)

Les anagrammes sont soulignées dans le texte .

 

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Que diriez vous si soudainement le derme et l’ épiderme de vos bras devenaient contumélieux ,engendrant une réponse algique au moindre contact même le plus léger effleurement  ? Si vous aviez l’impression d’être mutilée par cette douleur cumulée de jour en jour ?  Si la moindre coulée d’eau sur votre peau prenait l’apparence de lave en fusion ? C’est ce qui arrive à Ninon Moïse à l’âge de 17 ans . Dans sa famille , depuis le moyen – âge les filles ainées de chaque génération sont frappées par une sorte de malédiction , Esther la mère de Ninon est elle – même atteinte d’achromatopsie ( absence de vision des couleurs )   . Malgré le culte que Ninon  voue à la science , la consultation de l’élite en la matière,   les médecins échouent à la guérir . Pourtant Esther à l’écoute de sa fille  ne recule devant rien,  même le plus couteux des traitements pour aider sa fille à se débarrasser de cette douleur  . Mais le corps médical  arrive à mettre un nom sur l’affection dont elle est atteinte, à savoir l’ allodynie tactile dynamique.  Ninon , pas mieux lotie que ses aïeules  , exulte car elle pense que cette formule magique va lui permettre de mettre un terme au déterminisme de sa lignée , mais  il n’en est rien .  De cabinets médicaux en hôpitaux, elle va d’écueil en écueil .  Exclue par sa douleur ,  elle se coupe de ses amies d’école  mais refuse de capituler et  continue ses études . Je ne dévoilerai pas la fin mais cette odyssée de la peau est vraiment passionnante .

Dans ce roman,” Sciences de la vie” Joy Sorman  décrit avec justesse l’état d’esprit de ces personnes atteintes de maladies rares, véritables énigmes pour la science. La douleur avec laquelle il faut vivre en permanence  devient une part entière de l’être, à tel point que lorsqu’elle disparait, on se trouve comme orphelin .

“Ce qui m’intéresse d’abord dans le corps c’est cette tension entre le familier, le proche, l’intime, et le mystérieux, le radical, l’étrangeté."

Quelques extraits :

“Sans doute Ninon imagine-t-elle que le plus dur est fait, que la guérison est désormais en marche par la grâce de ces syllabes prononcées à voix haute, allodynie tactile dynamique, un presque alexandrin qui déjà éloigne la douleur, une offrande du médecin à sa patiente, ces mots rythmés, aux sonorités enlevées, Ninon les articule, ils sont la solution car si la maladie existe, sortie de l’ombre, de la clandestinité, épinglée sur la grande carte des pathologies, c’est qu’elle peut être soignée, la description d’une maladie est le début de sa résolution, nommer le mal c’est commencer à le soumettre.”

“Pour Ninon, cette tentative de désertion de soi, de désaffection, pourrait constituer le revers salvateur du poids inconsidéré de sa famille – qui devant l’échec s’invite à nouveau -, et surtout de l’inquiétude qui plombe, car – cela s’était présenté comme une hypothèse plausible – à force de redouter le pire ne l’invoque-t-on pas ? Et si c’était la peur qui avait provoqué l’irruption du mal, qui l’avait appelé de ses voeux ?”