Ici l'oeil et l'oreille restent disponibles

Livres

Rêve d’honneur

Voyage

 

Souvenez vous il y a peu de temps je vous parlais de ce livre  “ Voyage “composé de 118 récits, contes, poèmes et images conçus par 113 auteurs et illustrateurs . La souscription a permis de récolter 2250 euros pour l’association Rêves ( clic) . Cette somme ajoutée à une collecte dans l’établissement de Marie  va lui permettre  de réaliser son rêve , visiter Los Angeles et participer au tournage d’un film .

 

Diplôme d'honneur et rêve parrainé

 

Isidore, le chien de prairie est très content pour Marie ,  mais il aimerait  que  d’autres enfants  puissent réaliser leur rêve aussi , parceque lui, dans le livre, a réalisé le sien page 126 à 129 ,    alors n’hésitez pas à venir le découvrir dans “ Voyage “ ainsi que tous les autres textes et illustrations en cliquant ici , version papier ou e- book et à en parler autour de vous  .

le voyage d%27Isidore

Publicités

“Arrête avec tes mensonges”

 

Résultat de recherche d'images pour "arrete tes mensonges"

 

Ce spéléologue de l’intime comme le nomme Bernard Pivot se livre totalement dans ce roman et nous confie dans la quatrième de couverture qu’il obéit enfin à sa mère en disant la vérité .

“ Quand j’étais enfant , ma mère ne cessait de me répeter : “ Arrête avec tes mensonges.” J’inventais si bien les histoires, parait il , qu’elle ne savait plus démêler le vrai du faux. J’ai fini par en faire un métier, je suis devenu romancier.

Aujourd’hui , voilà que j’obéis enfin à ma mère : je dis la vérité. Pour la première fois. Dans ce livre.

Autant prévenir d’emblée: pas de règlements de comptes, pas de violence, pas de névrose familiale .

Mais un amour , quand même.

Un amour immense et tenu secret.

Qui a fini par me rattraper .”

******

Tout commence par ce jour  dans le hall d’un hôtel où l’auteur répond machinalement à une journaliste au sujet de son dernier roman “ se résoudre aux adieux” quand son regard se pose sur un homme  trainant une valise, qu’il croit reconnaitre immédiatement .

“Je suis aussitôt écrasé par cette image , parceque c’est une image impossible, une image qui ne peut exister , je pourrais me tromper bien sur, , après tout je ne vois pas son visage, je suis dans l’incapacité de le voir là où je suis assis mais c’est comme si j’étais certain de ce visage , comme si je savais à quoi l’homme ressemble et je le redis : c’est impossible , littéralement impossible , et pourtant je lance un prénom, Thomas , je le crie plutôt , Thomas ….. mais l’homme ne se retourne pas , il poursuit son chemin , je devrais en déduire que je me suis trompé , cette fois pour de bon que tout n’a été que mirage , que le va et vient a provoqué ce mirage, cette illusion mais non je me lève, d’un bond , je pars à sa poursuite du fuyant je ne suis pas mû par le besoin de vérifier , car à cet instant là je suis encore convaincu d’avoir raison , d’avoir raison contre la raison , contre l’évidence, je rattrape l’homme sur le trottoir, je pose ma main sur son épaule et.”

Et là l’auteur vous emmène en 1984, l’année de ses dix sept ans . Il va découvrir la morsure du sentiment amoureux , le manque , l’attente provoqué par la privation de l’autre .

“Je découvre que l’absence a une consistance. Peut-être celle des eaux sombres d’un fleuve, on jurerait du pétrole, en tout cas un liquide gluant, qui salit, dans lequel on se débattrait, on se noierait. Ou alors une épaisseur, celle de la nuit un espace indéfini, où l’on ne possède pas de repères, où l’on pourrait se cogner, où l’on cherche une lumière, simplement une lueur, quelque chose à quoi se raccrocher, quelque chose pour nous guider.”

“C’est à ce moment-là qu’on s’est perdus de vue, lui et moi. J’articule ces derniers mots sans y mettre le moindre affect, comme si la vie, c’était ça, simplement ça, se fréquenter et se perdre de vue et continuer à vivre, comme s’il n’y avait pas des déchirements, des séparations qui laissent exsangues, des ruptures dont on peine à se remettre, des regrets qui vous poursuivent longtemps après.”

Un livre qui captive du début à la fin , un style vif qui nous prend par la main . L’intime se révèle avec beaucoup de finesse, sans fioritures de manière  émouvante .