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Livres

Au festival le livre à Metz

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Vous n’êtes pas sans savoir que tout ce qui touche à la lecture  m’intéresse au plus haut point . C’est donc avec le même  intérêt que je suis allée à ces retrouvailles avec le livre à Metz , un rendez – vous régulier depuis des années qui me procure toujours autant de plaisir . Un grand nombre de conférences sont organisées dans des  lieux plus ou moins proches les uns des autres , le chapiteau installé sur la place de la république , la salle de l’Arsenal, l’église St Pierre aux Nonnains ( voir la photo ci dessous )  , les  médiathèques de la ville . Le thème pilier  du festival du livre à Metz de cette année  la liberté  . Ecrivains et journalistes chacun à sa manière soulignent comment elle s’effiloche dans certains pays , parfois même se dissolvant derrière un paravent de  communication mensongère . Liberté pour la presse,   liberté et couleur de peau, quand l’art nous rend libres, autant de sujets abordés  et bien d’autres pendant ces trois jours du mois d’avril. 

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Ce que j’apprécie particulièrement dans ce festival c’est de partir à la rencontre des auteurs qu’il s’agisse d’entretien direct sous le chapiteau pour la dédicace d’un ouvrage ou  en conférence  . Cette année  j’ai choisi la lecture entretien de Daniel Picouly  à Saint Pierre aux Nonnains autour de son dernier ouvrage  “ la victoire du nègre “. J’ai beaucoup aimé l’humour de sa présentation ,  son incroyable facilité à jongler avec  l’histoire de chacun de ses livres ,  de les mettre en lien avec ses souvenirs propres . Je connaissais l’écrivain , j’ai découvert un conteur talentueux et un animateur hors pair .

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Les corps brisés

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J’ai découvert Elsa Marpeau avec “ l’expatriée” , un livre reçu en cadeau pour les textes à huit trous de Jill Bill , et comme Blacknovel j’ai beaucoup aimé ce livre ( critique  ici). Quand j’ai vu à la bibliothèque ce nouveau roman , je me suis empressée de l’emprunter .

L’histoire :

Sarah est une coureuse de rallye reconnue dans un milieu hautement macho.Un jour , lors d’une “spéciale”, elle sort de route. Son coéquipier meurt sur le coup et elle se retrouve plongée dans le coma , avant de se réveiller paralysée des deux jambes . Elle intègre un centre hospitalier perdu en haute montagne , où rayonne un médecin que tout le monde surnomme “ docteur Lune “ .

Brisée physiquement et psychologiquement , Sarah développe une dépression paranoïaque , qui atteint son paroxysme quand la patiente qui partage sa chambre disparaît . Pour le personnel il ne s’agit que d’une fugue , mais Sarah est convaincue qu’il n’en est rien ….

J’avoue avoir été vraiment secouée par ce livre , d’autant plus qu’il est inspiré de faits réels ( les torturées d’Appoigny ) mais le talent de l’auteure est tel que vous ne le quitterez pas avant de l’avoir terminé . Le roman se divise en trois parties , le paradis , le purgatoire , l’enfer,  autant vous dire que pour la dernière, le terme n’est pas du tout exagéré .

Elsa Marpeau dans ce thriller psychologique décrit avec justesse toutes les sensations qu’éprouvent Sarah , son cheminement  face au handicap  , les regards des soignants , des autres patients . Elle a toujours vécu dans l’instant , elle se retrouve dans un endroit isolé en montagne et elle va devoir se réinventer, elle y arrive  grâce à la présence d’une autre femme, Clémence mais quand celle – ci disparait   la psychose cumulée avec les soupçons installent un climat trouble dans ce lieu en dehors du monde . Parfois nous sommes amenés à douter de la réalité de certaines observations de Sarah , comme certains membres du corps médical mais bientôt l’étau se resserre et  progressivement se mettent en place toutes les pièces du thriller.

Je vous conseille aussi de lire la critique de Blacknovel ici.

Quelques extraits :

“ Sarah ferme les yeux, angoissée par ce monde bleu et silencieux , à peine piqué de noir par le vol des oiseaux . Elle a peur des changements qui vont s’opérer dans sa vie .Alors elle fait ce qu’elle fait toujours dans ce cas . Mettre en route sa caméra imaginaire .”

“ à l’instar de ses bras , son cerveau s’est mis en marche depuis que ses jambes ne le peuvent plus. Sa mémoire, ses réflexions . sa capacité à imaginer .Son séjour au centre l’a transformée . L’ennui, notamment . Son père disait qu’il rendait intelligent . Aujourd’hui , Sarah cmprend ce qu’il voulait dire, même si elle donnerait tout pour rester stupide et égoiste là – bas , dans le vrai monde, celui où on court et où on conduit “