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Lundi soleil

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Avec ce premier lundi du mois d’aout la page du bleu se tourne pour ouvrir celle du nouveau thème les livres .

Tout d’abord quelques livres piochés dans la bibliothèque pour la photo

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 Et le dernier livre lu cette semaine , j’ai un retard phénoménal sur les billets consacrés à la lecture mais je tenais quand même à parler de ce roman d’Amélie Nothomb

Saturnine est une jeune belge de 25 ans qui arrive à Paris. Elle répond à une annonce pour une colocation dans un sublime appartement en plein Paris. Le maître des lieux est un grand d’Espagne : Don Elemirio Nibal y Milcar. On apprend rapidement par l’une des candidates, que les huit dernières colocataires de l’espagnol ont mystérieusement disparues. A peine Saturnine arrive-t-elle devant le noble propriétaire qu’elle est immédiatement choisie pour devenir la neuvième femme à partager ses appartements. Toutefois, une mise en garde s’impose, car comme dans le conte d’origine, le bon déroulement de la colocation repose sur une condition primordiale pour Don Elemirio qui lui interdit l’accès à l’une des pièces de l’appartement. Le droit au secret s’impose rapidement comme l’objet principal de ce roman .

Voilà un petit moment que je n’avais pas renoué avec l’auteure et là je dois dire que je n’ai pas regretté de l’avoir fait  avec ce roman qui revisite le conte de Perrault . Un huis – clos mené de main de maitre où la religion et la métaphysique ont une place de choix . La joute verbale entre les deux personnages est  particulièrement exquise . Je retrouve avec grand plaisir son  style épuré et cette atmosphère si  savoureuse oscillant entre humour et suspense. 

Quelques extraits :

 

“Tomber amoureux est le phénomène le plus mystérieux de l’univers. Ceux qui aiment au premier regard vivent la version la moins inexplicable du miracle : s’ils n’aimaient pas auparavant, c’est parce qu’ils ignoraient l’existence de l’autre. Le coup de foudre à retardement est le plus gigantesque défi à la raison."

“ L’œuvre a besoin du mystère de l’attente . Il est bon quand on crée de ne pas nier le temps”

“Je me réjouis que ces amours ne m’aient pas laissé indemne. Je chéris ces séquelles. Non seulement elles ne m’empêchent pas d’aimer à nouveau, mais elles nourrissent mon amour pour vous. C’est la grâce du deuil. “


Le petit jeu de lettres

deux R

Pour le petit jeu de lettres de Lady Marianne un clic sur le tableau .

le mot le plus long à trouver avec les lettres A A E I O G M N N P R R T est :

Germanopratin : gentilé de St Germain des Prés.

Les anagrammes sont soulignées dans le texte .

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Vendredi 20 avril 1787 , sur la route de Paris à Strasbourg la diligence s’embourbe peu après Dombasle -  en -  Argonne . Empoignant son fouet le postillon  a beau faire , les roues restent bloquées dans l’ornière . Les passagers sont priés de descendre , les hommes invités à porter assistance en unissant leurs forces mais l’effort commun reste inopérant , la voiture ne veut rien savoir . Morigénant  le cocher à la tête de la manœuvre, Rose  une des passagères  lui fait remarquer que les chevaux ont peut être besoin de manger pour s’extirper de la fondrière .  Loin de se ranger à cette opinion , l’homme rétorque qu’ils ont eu une ration d’avoine suffisante avant de partir.  Elle insiste en notant l’œil triste de l’un d’entre eux  et s’approche pour le caresser. Celui – ci  réagit immédiatement en s’offrant la marguerite du beau chapeau de paille de Rose  qu’elle récupère non sans avoir tiré de toutes ses forces dessus et chuté par terre . Ainsi commence l’épopée des personnages du roman historique d’Anne Villemin – Sicherman , “l’abbé Grégoire s’en mêle” .

Je ne continuerai  pas plus loin la narration  pour vous laisser intact le plaisir de la découverte mais je vous  conseille vivement la lecture de cette nouvelle enquête d’Augustin Duroch, artiste vétérinaire,   qui nous  plonge au cœur de la vie quotidienne sous l’ancien régime dans notre région et à Paris ( Par contre je ne crois pas avoir rencontré de Germanopratin ) .  Un livre qui mérite vraiment le prix historia qui lui a été décerné . Ne vous laissez pas impressionner par le nombre de pages, vous les dévorerez .

Je vous laisse lire la quatrième de couverture pour vous donner une idée de l’intrigue .

Le fonctionnaire Mendron est assassiné dans la diligence Paris-Metz. Les sept survivants ont interdiction de quitter la ville. L’artiste vétérinaire, Augustin Duroch, réputé pour sa rigueur scientifique, constate un empoisonnement. Lequel des sept voyageurs est l’assassin ? Augustin découvre que Mendron devait rejoindre secrètement Calonne, ancien ministre des Finances de Louis XVI, exilé dans son château d’Hannonville.
Pendant ce temps, à Paris, les calomnies colportées par l’entourage du roi ruinent peu à peu la réputation de Calonne et se propagent dans les provinces. Existerait-il un lien avec le sujet du concours de la Société royale des sciences et des arts de Metz : Est-il des moyens de rendre les juifs plus utiles et plus heureux en France ? L’abbé Grégoire, proche de l’un des voyageurs de la diligence du crime, réussira-t-il à mener à bien la rédaction de son mémoire ? Deux autres passagers décèdent dans des conditions suspectes et lui aussi semble menacé.
L’aide inattendue d’Eléonore et celle de l’ancien talmudiste Hourwitz, rompu à d’antiques et mystérieux raisonnements, suffiront-elles à la manifestation de la vérité ?