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Poésie

jeudi poésie

Pour le jeudi poésie des  croqueurs de mots,  Jill Bill à la barre.

J’ai choisi de rappeler par ce poème tout un passé de notre région Lorraine et de mettre à l’honneur une poétesse qui l’a fait revivre dans un recueil de poésies “le sang du fer”  Anne Blanchot Philippi.

Photo empruntée ici

Au mineur

Brandis encor ta barre à mine

Et frappe au cœur de la colline ,

Car le tournoi n’est pas fini

Dans les cavernes de la nuit !

Avec ton casque sans crinière,

Assaille et charge le plafond !

Comme St Georges le dragon .

Cherche la faille au ciel de pierre

Et dans le flanc de la carrière !

Le fer te brule au creux des mains

L’effort de mord au creux des reins ,

Mais purge encor la roche rouge ,

Abats sans peur tout ce qui bouge ,

Que la cuirasse de la nuit

Résonne encore au fond du puits !

Ne laisse que le dur, Baptiste ,

N’épargne que ce qui résiste !

Ecoute, avance pied par pied ,

Débusque et traque le danger

Et cogne encor contre la voute

Au cœur de ta nocturne joute ,

Pense à la veuve, à l’orphelin

Et tue la mort avec tes mains !

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jeudi poésie

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Longue    est    la   route   quand  sonne le  retour ,

Le    cœur    à    marée    basse,   en   transhumance

Ils  trainent  sur l’asphalte des derniers beaux jours.

Loin   de   la   ville   leurs   pensées   se   balancent

*

Au bord de l’estran où s’ébattent tranquilles

Les mouettes secouées par le vent frivolant .

Retrouver     encore     ce    moment   fragile

Où  leurs  yeux  ont  caressé  le  fier  océan,

*

S’envoler   au   dessus   des   gerbes  d’écume

Loin   de   la   ville,  de  ses rythmes agaçants

Ne serait – ce  que  l’espace d’un  bref instant.

*

Il ne leur faut  pas que des cornes de brume

Pour   sonner  le rappel des souvenirs vivants

Mais   regarder   bien  au delà  du  bitume .  

GF 14/09/2017