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Poésie

Jeudi poésie

Josette  ( clic ) qui a pris la barre du vaisseau des croqueurs pour la quinzaine nous demande une poésie en rapport avec une ville.

J’ai d’abord songé à Verlaine ( clic )  pour vous parler de ma ville de Metz  mais finalement j’ai choisi de laisser   mon ancien professeur d’Anglais, Madame Anne Blanchot -  Philippi vous la présenter .

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Metz la grise, tapie au pied du St Quentin,

Metz entre les ponts, Metz aux multiples rivages,

Metz aux toits de cuivre luisant après l’orage,

Metz païenne aux palais et pavés romains,

*

Metz la chrétienne aux cent clochers perçus de loin,

Metz entre les portes fortes du Moyen – Age

Ville assiégée ou menacée à tous les âges ,

Marquée au sceau de ses envahisseurs germains,

*

Metz renaissant chaque printemps dans ses ruelles ,

Refleurissant sur chaque berge de Moselle,

Sur l’Esplanade et sur les monts aux blonds vergers,

*

Dans les boutiques , sous les arches ogivales,

Sous les blessures, les parures du passé :

Metz à genoux dans l’ombre de sa cathédrale .

Anne Blanchot – Philippi ( le sang du fer )

P8302793

 


Jeudi poésie

Pour le jeudi poésie des croqueurs de mots Colette ( clic)  à la barre du bateau nous suggère le thème de l’ennui.

La_Touche_Lennui_1893 (1)

L’ennui par  Gaston de la Touche

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Ennui

Dans  le  vin de solitude

Coule   le néant de la vie

Nulle soif de  plénitude

Nulle pulsion, nulle envie

*

Dans ce puits lisse sans fond

Où  l’hydre de l’indifférence

Se meut et rampe à sa façon

De  rien en rien avec aisance

*

Sur    la     paroi     de  monotonie

Glisse     le    fantôme   du  désir 

Point      de     prise   en  asthénie

Rien que du  vide  comme  souvenir 

*

Le sable des jours par habitude

Dans le désert de la conscience

S’écoule,   lentement,  en  silence

Grossissant  le fleuve de lassitude

GF 14/01/21