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Le cygne et la fée du lac

Lénaïg à la barre des croqueurs de mots nous demande de nous inspirer de cette photo pour apporter une belle légende en prose ou en vers qui devra inclure une des trois citations suivantes

  • “Les difficultés commencent : c’est le signe de la réussite.” Le Schpountz (1938) Marcel Pagnol
  • “A quoi bon avoir un ami, s’il faut lui faire signe pour qu’il regarde,

et tout lui dire pour qu’il comprenne ?”La Lumière qui s’éteint (1900) -Rudyard Kipling-

  • “La mémoire est faite de tiroirs pratiques qui s’ouvrent ou se ferment pour simplifier notre vie. C’est un signe de médiocrité de vouloir se souvenir de tout.”René-Jean Clot Les Larmes de Lucifer (1989)

*****

 

L’ oiseau  aux plumes factices

S’élance   loin   de   l’herbage 

Sans  se tourmenter, il  glisse

En  laissant  dans  son  sillage

rêver tous les enfants sages .

*

On  raconte que naguère

Sur    le    lac     vivait    en    cage

un   oiseau   au  blanc  plumage

non loin de l’embarcadère.

Tous les soirs dans sa volière,

Il lance un cri vers les nuages,

“Mais à quoi bon avoir un ami

s’il faut lui faire signe pour qu’il regarde

et tout lui dire pour qu’il comprenne”

Il doit avoir des antennes !

Un jour pourtant la geôlière tarde

la   porte   s’ouvre   à   demi

laissant entrer sereine

La  fée  du  lac  gaillarde

Qui  déteste  quand  on  est  pris .

“Sur l’eau tu iras sans peine

Mais pour ne pas être repris

et que  nul  ne te malmène

J’ai pensé te mettre à l’abri,

Coque blanche et carène,

Qu’est ce que tu en dis ? “

“ Pour sur, c’est une aubaine,

même sans mes blancs plumetis ”  

Depuis le cygne  promène

sur le lac au doux clapotis

Les touristes fort ébahis.

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

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Sur le chemin

 

Atelier Ghislaine no 3 + Récap no 2.

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Sur le chemin  qui mène au parc s’élève un concerto en sol majeur à la gloire du dieu Râ  , banal me direz vous, pas tant que cela .  Tristan le lapinou y est très sensible , il détecte le moindre  changement de rythme dans le chant de  la mésange , de la sitelle ou du martèlement du pic pour vite se mettre à l’abri quand un danger le menace . Dehors, loin du terrier  tout peut devenir très vite chaotique pour lui . Ce matin  il ne sait vraiment pas quoi dire quand il aperçoit Volga derrière le bouquet d’orties .  Il est en  compagnie de Marjolaine sa fiancée , comme il veut l’épater  et montrer qu’il maitrise la situation ,  d’un ton badin il  lance à la chienne :

“ Dites voir ma chère vous semblez fort occupée , seriez vous plongée dans les abysses insondables de vos propres rêves ? “

Volga laisse ce beau parleur se moquer de sa position pour le moins non équivoque et le traitant avec le mépris qui convient , ne lui adresse pas le moindre mot .

“ Pff n’importe quoi !  s’il attend que je lui cours après il va être déçu ! “   

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