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Chaque année au mois de mai …..

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Chaque année au mois de mai  Alban , le chef cuisinier   de cet hôtel –restaurant réputé  des Vosges, s’adresse à Bastien son ami  qui arpente régulièrement les bois de la région pour obtenir les plus belles asperges des bois .   Il n’a jamais pu savoir l’endroit exact car le cueilleur reste de marbre quand on l’ interroge , même parfois il le charrie en lui disant de longer le ruisseau des fées qui lui montreront à coup l’emplacement  . Mais il est à peu près sur qu’il   se situe sur  l’autre rive du lac . Mais peu importe , le principal  n’est pas de faire ses courses lui – même , c’est de pouvoir proposer à sa clientèle des menus toujours attractifs  et les ornithogales qui se dressent dans les paniers que Bastien vient d’apporter en font partie . Il décide pour ce jour de les préparer en flans mais la plupart du temps il les incorpore soit dans une salade ,  dans une omelette , ou dans une tarte . Rien ne peut lui faire plus plaisir quand ses clients  lui demandent le menu spécial asperges des bois .

Si vous avez vous aussi envie de vous régaler  n’hésitez pas un clic ici, ou   , pour la salade c’est tout simple,  il vous suffit de faire bouillir de l’eau et de les plonger dans la casserole 3 à 4 minutes , c’est prêt .

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Jeudi poésie

 

Pour le jeudi poésie des croqueurs de mots Fanfan à la barre  nous demande un  poème  sur le thème des fleurs ou de la nature .

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Le bois de l’Epte

Je n’étais ce jour-là que deux jambes qui marchent.
Aussi, le regard sec, le nul au centre du visage,
Je me mis à suivre le ruisseau du vallon.
Bas coureur, ce fade ermite ne s’immisçait pas
Dans l’informe où je m’étendais toujours plus avant.

*
Venus du mur d’angle d’une ruine laissée jadis par l’incendie,
Plongèrent soudain dans l’eau grise
Deux rosiers sauvages pleins d’une douce et inflexible volonté.
Il s’y devinait comme un commerce d’êtres disparus, à la veille de s’annoncer encore.

*
Le rauque incarnat d’une rose, en frappant l’eau,
Rétablit la face première du ciel avec l’ivresse des questions,
Eveilla au milieu des paroles amoureuses de la terre,
Me poussa dans l’avenir comme un outil affamé et fiévreux.
Le bois de l’Epte commençait un tournant plus loin,
Mais je n’eus pas à le traverser, le cher grainetier du relèvement !
Je humai, sur le talon du demi-tour, le remugle des prairies où fondait une bête,
J’entendis glisser la peureuse couleuvre ;
De chacun —ne me traitez pas durement— j’accomplissais, je le sus, les souhaits.

René Char ( Poème des deux années 1953-1954)