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Ils sont venus tisser leur toile …..

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Bizarre, vous avez dit bizarre comme c’est bizarre ! Les animaux de la forêt semblent avoir été pris dans une toile d’araignée géante. Les brumes matinales se sont estompées mais j’ai du mal à comprendre ce qui se passe en traversant le petit bois. Voyons voir ce qu’il se passe de l’autre côté de la butte .

PA210494 Ah oui !  là c’est tout de suite beaucoup plus clair , le monde d’Halloween est venu tisser sa toile parmi le petit peuple des bois. Les automobilistes ont tout le loisir de frissonner car les feux tricolores sont juste à côté, attention à ceux qui ne les respecteraient pas, la sorcière est prête à leur jeter un sort .

PA210499 Bon week – end à vous toutes et tous


Les bois du cerf en août

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Du point de vue anatomique, les bois sont très différents des cornes : il s’agit d’organes osseux vascularisés et caducs, qui tombent et repoussent chaque année, et non de gaines cornées recouvrant une cheville osseuse. La croissance se déroule de façon continue sur un an. Au cours de leur croissance qui débute au printemps, les bois sont d’abord recouverts d’un tissu tégumentaire(le velours) qui assure la protection, la vascularisation et l’innervation de ces organes. Ce tissu se dessèche et tombe lorsque la croissance osseuse est achevée ( en août). Cette année nous avons  l’occasion de voir cette étape avec le grand cerf du parc du Paquis à Woippy . Je dois reconnaitre que je ne m’attendais pas du tout à voir les bois dans cet état et la vascularisation si apparente .

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Les bois resteront à nu pendant toute la période de rut et ne seront vascularisés qu’en interne, les velours étant tombés. Puis le cycle recommence, dès février /mars , le cerf  semble gêné par ses bois, il se secoue, les cogne plus ou moins violemment contre des branches ou de jeunes troncs, jusqu’à ce qu’ils se détachent. Les deux bois tombent, pas toujours en même temps. Pour en arriver là, les tissus tout autour des pivots se sont décalcifiés et sont donc moins solides, permettant ainsi la chute des bois. Après la cicatrisation de la plaie, un bourrelet – la meule ou couronne – se forme qui prendra de plus en plus d’importance avec l’avancée en âge de l’animal – c’est d’ailleurs un bon moyen de l’estimer. Le cerf commence dès lors à "pousser sa deuxième tête". Le merrain croît au-dessus de la meule et portera un, puis plus tard, plusieurs andouillers. Le diamètre du merrain va augmenter avec l’âge à mesure que la hauteur des pivots va diminuer. Le nombre de pointes va se stabiliser – le grand dix cors porte 6 pointes par bois – et peuvent peser jusqu’à 3 kg par bois. Les cerfs plus âgés ont des bois moins ramifiés perdant les andouillers inférieurs mais gardant néanmoins des bois imposants. Et chaque année, durant la vingtaine d’années qui constitue la durée de vie ordinaire d’un cerf, si on lui en laisse la possibilité, il perdra ses bois et recommencera presque aussitôt à en fabriquer de nouveaux.

 

 

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Chaque année au mois de mai …..

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Chaque année au mois de mai  Alban , le chef cuisinier   de cet hôtel –restaurant réputé  des Vosges, s’adresse à Bastien son ami  qui arpente régulièrement les bois de la région pour obtenir les plus belles asperges des bois .   Il n’a jamais pu savoir l’endroit exact car le cueilleur reste de marbre quand on l’ interroge , même parfois il le charrie en lui disant de longer le ruisseau des fées qui lui montreront à coup l’emplacement  . Mais il est à peu près sur qu’il   se situe sur  l’autre rive du lac . Mais peu importe , le principal  n’est pas de faire ses courses lui – même , c’est de pouvoir proposer à sa clientèle des menus toujours attractifs  et les ornithogales qui se dressent dans les paniers que Bastien vient d’apporter en font partie . Il décide pour ce jour de les préparer en flans mais la plupart du temps il les incorpore soit dans une salade ,  dans une omelette , ou dans une tarte . Rien ne peut lui faire plus plaisir quand ses clients  lui demandent le menu spécial asperges des bois .

Si vous avez vous aussi envie de vous régaler  n’hésitez pas un clic ici, ou   , pour la salade c’est tout simple,  il vous suffit de faire bouillir de l’eau et de les plonger dans la casserole 3 à 4 minutes , c’est prêt .

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Jeudi poésie

 

Pour le jeudi poésie des croqueurs de mots Fanfan à la barre  nous demande un  poème  sur le thème des fleurs ou de la nature .

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Le bois de l’Epte

Je n’étais ce jour-là que deux jambes qui marchent.
Aussi, le regard sec, le nul au centre du visage,
Je me mis à suivre le ruisseau du vallon.
Bas coureur, ce fade ermite ne s’immisçait pas
Dans l’informe où je m’étendais toujours plus avant.

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Venus du mur d’angle d’une ruine laissée jadis par l’incendie,
Plongèrent soudain dans l’eau grise
Deux rosiers sauvages pleins d’une douce et inflexible volonté.
Il s’y devinait comme un commerce d’êtres disparus, à la veille de s’annoncer encore.

*
Le rauque incarnat d’une rose, en frappant l’eau,
Rétablit la face première du ciel avec l’ivresse des questions,
Eveilla au milieu des paroles amoureuses de la terre,
Me poussa dans l’avenir comme un outil affamé et fiévreux.
Le bois de l’Epte commençait un tournant plus loin,
Mais je n’eus pas à le traverser, le cher grainetier du relèvement !
Je humai, sur le talon du demi-tour, le remugle des prairies où fondait une bête,
J’entendis glisser la peureuse couleuvre ;
De chacun —ne me traitez pas durement— j’accomplissais, je le sus, les souhaits.

René Char ( Poème des deux années 1953-1954)


Emprunter les sentiers …

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Inutile pour profiter de ce merveilleux temps du mois d’avril de s’encombrer de chapeau ,il suffit de choisir l’alternance ombre soleil du bois pour sortir hors de la ville  et emprunter les sentiers  . En arrivant à destination  dimanche en fin de matinée nous  découvrons   très surpris  de nombreuses  voitures rangées de  tous côtés en bord de route et sur le parking proche du stade . Un trail intitulé la légende du Graoully est organisé sur les hauteurs de Metz et ses environs  et je peux vous dire qu’il attire un nombreux public  .  Nous nous apprêtons déjà à regret à faire demi tour quand nous  constatons  avec un certain soulagement que le parcours passe dans l’autre partie boisée . Au cours de notre promenade d’une heure environ nous ne rencontrons  qu’un promeneur qui marche à peu près au même rythme que nous, pas question de s’adonner à une course quelconque, nous ne sommes pas là pour la compétition  .  Le vent léger n’est pas bien gênant , hormis pour la mise au point des  photos de fines  et frêles nouvelles feuilles qui jouent les trapézistes mais en respectant bien les données et les paramètres elles finissent par apparaitre bien nettes sur l’objectif . Dans le ciel une buse criaille sans cesse , revenant toujours par cercles continus aux faîtes des mêmes arbres ,

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au sol des traces  nous signalent  le passage de sangliers dans des endroits qu’ils fréquentent de manière assidue depuis que la température s’accroit , se rouler dans la boue pour se débarrasser des parasites est une activité des plus recherchées pour ces mammifères , on peut même apercevoir à certains endroits l’empreinte laissée par un animal qui se repose . En s’approchant  on voit quelques poils laissés dans la boue à cet endroit . 

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Volga ne manque pas  bien sur de s’attarder sur toutes ces empreintes mais raisonnable revient bien vite sur le chemin , en ayant soin de laper au passage un peu d’eau dans un ruisseau qui commence à sérieusement manquer de débit .

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Une sortie bien agréable que nous ne manquerons pas de refaire histoire de profiter de la  zénitude que procure toujours cet endroit .


Lundi soleil

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Impossible même avec ce programme chargé du livre à Metz de ne pas profiter de la symphonie en vert de nos bois, je vous emmène donc en promenade dans celui d’une commune voisine de Metz .

Tout de suite un enchantement en vert majeur avec des tapis d’anémones qui le ponctuent de  blancs .

P4090892 De tous les côtés du chemin les arbres interprètent leur partition avec beaucoup de ferveur,

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chacun ajoutant sa touche personnelle au niveau de ses feuilles .

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Même l’eau de la mare se met au diapason en se laissant entrainer dans cette symphonie  de vert.

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V   oltige de chlorophylle 

E    nchantée de lumière 

R êves aussi  se faufilent 

T issés    en    bandoulière


Cocktail de cavale en cabale

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Pour l’alphabet à thèmes de Domi dans l’annuaire pour les nuls un clic sur le logo

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C   ocktail     de    crinières    d’ écume  soyeuse

A    l’orée   du  bois   tranquillement   s’installe .

B   ien     décidée ,   s’approche   chaque   cavale

A   ttentive   aux   gestes   de  trois  marcheuses

L   aissant flotter au vent frivolant  leurs  châles,

E  spère   quelque   pomme   pour  leur fringale  .  

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Par bonheur le froid …..

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Pour l’atelier 25 de Ghislaine (clic sur le logo )   , un petit souvenir d’une promenade au parc du Pâtis de Woippy .

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Par bonheur le froid ne semble pas le moins du monde déranger cette famille de daims , ils choisissent délibérément de ne pas se protéger et pourtant je peux vous dire qu’ à ce moment l’air est bien vif et les températures nettement en dessous de zéro  . J ‘ai l’habitude de  leur rendre visite  à plusieurs moments de l’année , pour voir les nouveaux venus ,comme ce jeune qui ne quitte pas l’appareil des yeux  et pour observer leur comportement . Ils sont toujours prêts à poser devant l’appareil , gardant la pose comme pour mieux faire admirer leur bois et leur pelage .  Un peu à l’écart se tient cet autre daim ,  un de ses bois est cassé peut être suite à un combat avec l’autre mâle du groupe , toujours est il que cela peut s’avérer très dangereux mais visiblement il n’a pas l’air d’avoir l’humeur belliqueuse et tous restent bien tranquilles .

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Un petit tour au bois de Woippy

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Il n’est pas besoin d’aller bien loin pour se retrouver dans les bois , comme le temps est au beau fixe nous avons donc opté pour celui de Woippy . Il présente la caractéristique d’être traversé par un chemin bordé d’un muret en pierre , appelé route de guerre . Je ne sais pas de quand date sa construction mais j’opterais pour la période de l’annexion les forts étant à cette époque assez nombreux pour la fortification de Metz et Woippy en possédant un , le fort Kameke ou fort Déroulède . Alors que je suis  tranquillement en train de faire l’inventaire des fleurs des environs un bruit connu me fait lever la tête, un attelage emprunte le même itinéraire .

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Un autre moyen de découvrir le charme de cet endroit  qui n’est pas non plus pour me déplaire . Volga prend des chemins de traverse pour laisser le passage mais n’est nullement effrayée par les chevaux

 

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De temps à autre elle trouve l’eau nécessaire pour étancher sa soif, le  ruisseau n’est pas bien loin .

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La primevère des bois  est bien présente tout au long de la promenade dans ces sous – bois clairs 

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mais celle que l’on trouve en plus grand nombre en ce moment c’est l’anémone sylvie , de véritables tapis .

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Son rhizome croit à la vitesse de 3 cm par année , la fleur se déplace année par année le long de celui –ci .

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Je n’ai pas de bande son à vous proposer , il ne vous reste plus qu’à imaginer les chants mêlés de tous les oiseaux qui en ce moment rivalisent de virtuosité pour célébrer le printemps . Pas de photos non plus, ils sont beaucoup plus craintifs que ceux rencontrés dans le parc en face de chez moi ,  mais  je peux vous dire que le coucou est arrivé.

Bon week end à toutes et tous

Bisous