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Folklore et retrouvailles

Notre centre Pompidou Metz vient de réouvrir , aussi avons – nous choisi de  nous retrouver , toute notre joyeuse équipe  devant l’édifice , et de  profiter de sa nouvelle exposition sur le folklore .

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Le mot folklore apparait au milieu du XIX ème siècle . Il désigne les traditions ( lore ) d’un peuple ( folk) . Avant cette nomination on parlait de “ popular antiquities “, les traditions anciennes survivant sous forme de contes, coutumes, costumes , rites et objets . L’attrait d’un exotisme de l’intérieur ou de des survivances archaïques  ,  la  quête des origines  guident de nombreux artistes ,

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Lit clos breton

Comme Paul Gauguin , Paul Sérusier  et les Nabis en Bretagne à la fin du XIX ème siècle .

P7064809 œuvre de Paul Serusier

Vassily Kandinsky et Gabriele Münter lorsqu’ils s’installent en Bavière

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Lied de Vassily Kandinsky 1906

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Chuchoté, composition ovale, message intime de Kandinsky

Le folklore est  un vivier de formes et un répertoire inépuisable de motifs et de techniques  comme viennent l’illustrer les travaux d’ateliers du Bauhaus ou de Sophie Taeuber-Arp, ou les peintures de Natalia Gontcharova entre autres.

Saviez – vous que cette dernière a développé une peinture abstraite en s’inspirant de costumes  espagnols ?

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L’influence du folklore se retrouve aussi dans l’univers de la mode, avec l’exposition de fiches studio, planches de collection et deux ensembles haute couture d’Yves Saint Laurent qui a régulièrement puisé son inspiration dans les vêtements traditionnels, des pays de l’Est, des ballets russes, ou du côté de l’Espagne.

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Dans la dernière partie de l’exposition, les œuvres des artistes contemporains témoignent d’un nouveau folklore à créer, ou peut-être même d’un nouveau folklore déjà existant, tel un art vivant. 

Ci – dessous une oeuvre de Corentin Grossmann  messin d’origine, “la meneuse “ . Elle est peuplée de formes hybrides, de mirabelles mutantes et d’inquiétantes chenilles processionnaires dans un décor pouvant évoquer l’architecture lorraine et les vlutes de fumée des usines . La mythologie et l’univers du conte sont bien présents tout en conservant un caractère indéfini .

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La sculpture « Mollah Nasreddine, the Antimodern » du collectif Slavs and Tatars clôt l’exposition, avec son personnage, religieux philosophe mi-savant mi-bouffon, juché sur un âne, qui trotte vers le futur mais regarde vers le passé.

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L’après – midi de notre joyeuse équipe s’est terminée chez Elisabeth qui nous a régalé avec des gâteaux faits maison délicieux  et des breuvages qui l’étaient tout autant .

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Un grand merci Elisabeth pour cet accueil  si chaleureux, sous le signe de l’amitié, dans ta  maison  où la sérénité règne à l’intérieur comme à l’extérieur .

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Lundi soleil

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Pour lundi soleil chez Bernieshoot un clic sur le logo.

Pour ce lundi  outremer, j’ai choisi une œuvre vue au Centre Pompidou Metz il y a quelque temps , les trois galeries étaient alors consacrées au Japon , ses œuvres architecturales et ses artistes . Pour en voir un peu plus un clic sur la photo ci dessous

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L’œil extatique suite

C’est avec le film “Octobre” de Serguei Eisenstein que nous avons rendez – vous maintenant .

En 1927 pour célébrer le dixième anniversaire de la révolution d’octobre, le pouvoir soviétique passe commande au cinéaste d’un film monument . Grâce au succès du “cuirassé Potemkine”, il est doté de moyens pharaoniques. Eisenstein ne se contente pas de réaliser un film à la gloire du régime, il tente d’instaurer un cinéma intellectuel capable de concilier émotion et raisonnement philosophique . Le film sera l’objet de nombreuses censures  et remaniements, Staline serait intervenu pour la première fois pour éliminer toute présence de Trotski.

“Octobre” est traversé par l’art de la statuaire à laquelle le cinéaste assigne un puissant symbolisme .

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“L’éternel printemps” Auguste Rodin

Dans le film , à la vue de “l’éternel printemps” d’Auguste Rodin, une soldate du bataillon de la mort (une des dernières formations militaires à défendre le palais d’Hiver) capitule.

Pour l’arrivée de Lénine à la gare de Finlande, il préfère aux images d’archives un sosie provoquant la colère des membres du front gauche de l’art qui préconisent une approche documentaire. (le chef révolutionnaire faisant l’objet d’un culte qu’aliment les nombreuses représentations officielles ).

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Portrait de Lénine d’Isaac Brodski

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En 1926 Eisenstein commence un film sur la modernisation des campagnes soviétiques , ligne générale du Parti . Interrompu par la  commande d’”Octobre” , il reprend en 1928 avec un scénario remanié. Sous la pression de Staline le film doit glorifier l’entreprise de collectivisation du monde rural . Il s’intitule “ l’Ancien et le Nouveau “.

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“L’Ancien et le Nouveau “ mêle des références à l’architecture rationaliste de “Le Corbusier”, à la mythologie (pour le couple formé par le taureau Fomka et la paysanne Marfa  inspiré de l’enlèvement d’Europe) .

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En 1930 Eisenstein part travailler à Hollywood, fin décembre il débute au Mexique le tournage d’un film retraçant l’histoire de son peuple .Outre sa dimension politique le projet comporte des aspects ethnologiques et anthropologiques . Malheureusement ce film “ Que Viva Mexico” ne  sortira jamais, le budget initial largement dépassé  et aussi parce que Staline somme le cinéaste de rentrer en URSS.

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Une place très importante est réservée aux rituels des Mexicains , le jour des morts hérité des Aztèques et célébré le 1 et le 2 novembre joue un rôle central dans le film qu’il devait clore.

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Eisenstein au Mexique renoue avec le paradis perdu et retrouvé de l’art graphique .Il s’adonne à des compositions mêlant érotisme et cruauté , irrévérence et humour .

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Pour “Alexandre Nevski” (retraçant la résistance victorieuse des Russes contre l’invasion teutonique au XIII ème siècle )  Eisenstein entame une collaboration féconde avec le compositeur Serge Prokofiev dont la partition contribue à l’immense succès du film .

Ci dessous  “ montage vertical “ avec les correspondances audiovisuelles entre les images de la séquence de la bataille sur le lac Peïpous et la musique de Prokofiev .

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En 1941 le cinéaste se voit confier la réalisation d’un film sur Yvan le Terrible ,

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l’occasion rêvée pour Staline de justifier son recours à la terreur . 

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Les références à l’histoire de l’art ( icône byzantine, estampes japonaises, expressionisme allemand)  sont nombreuses .

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Ces portraits de Pavel Korine semblent vraiment  tirés du film .

L’exposition aborde pour finir la partie théoricien et historien de l’art de Sergueï Eisenstein .

Dans “la psychologie de l’art” de 1940  il note :” la méthode du cinéma est comme un verre grossissant rendant visible la méthode de chacun des arts” .

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Le massacre des innocents (atelier de Le Tintoret)

Selon lui l’œuvre de Le Tintoret appartient à l’histoire du montage en peinture en raison de sa capacité à dynamiser les figures et à mettre en mouvement l’espace de représentation .

Inutile de vous préciser que “ L’œil extatique “ comporte beaucoup plus d’œuvres présentées et que si vous en avez l’occasion  vous avez jusqu’au 24 février 2020 pour voir cette exposition au centre Pompidou Metz .

 


L’œil extatique

Je ne vais pas vous laisser plus longtemps dans le questionnement suite à ce titre intriguant . Non, je ne vous emmène pas chez mon opticien préféré, pas plus que chez mon ophtalmologue , nous allons tout simplement au Centre Pompidou Metz au niveau de la grande nef pour un petit aperçu de cette exposition qui mérite vraiment la visite .

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Vous découvrirez toutes les facettes de cet incroyable artiste Sergueï Eisenstein , à la fois réalisateur mythique , homme de théâtre, dessinateur,  théoricien. De son vivant il fut  mondialement reconnu pour son œuvre cinématographique. Cette exposition nous incite à découvrir l’artiste visionnaire en quête d’expérimentation radicale au croisement des disciplines .

Le 25 février 1917, en plein contexte insurrectionnel, Eisenstein est ébloui par la représentation du “bal masqué” de M. Lermontov. Bouleversé par la mise en scène de Vsévolod Meyerhold, il décide de devenir son élève et de se consacrer au théâtre .

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Vsévolod Meyerhold portrait de Piotr Williams

Meyerhold prônant une conception révolutionnaire de l’art de la scène , l’initie à la biomécanique , une méthode d’entrainement des acteurs mettant l’accent sur le corps de manière à impressionner le spectateur . Il l’oriente aussi vers les arts du cirque, la comedia dell’ arte .

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Meyerhold collabore aussi avec Lioubov Popova dont vous pouvez voir ici le dispositif scénique pour ” le Cocu magnifique “ qui entre en résonnance avec la gestuelle biomécanique des acteurs qui fascine Eisenstein.

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En juin 1922 Eisenstein réalise ce projet de décor pour “la maison des cœurs brisés” de  Bernard Show .

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Charles Le Brun rapport de la physionomie humaine et de celle des animaux

Le premier long métrage réalisé par Eisenstein “la Grève” sera réalisé en 1924 . Mobilisant les ressources de la physiognomonie, de la caricature, le film mêle les registres du comique et du tragique , l’univers du cirque et du théâtre . Le cinéaste n’hésitera pas à associer  les mouchards  à un  animal dont ils tirent leur sobriquet .

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L’architecture du quartier ouvrier avec ses passerelles et ses coursives sur plusieurs étages n’est pas sans rappeler les prison imaginaires de Piranèse comme vous pouvez le constater ci – dessous  .

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Quant au facteur qui déclenche la grève, cette scène où les ouvriers descendent le corps de leur camarade pendu ,

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le cinéaste avec plongée et contre – plongée s’en réfère à “la descente de croix du Tintoret” laissant transparaitre sa fascination pour le religieux .

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Avec le “Cuirassé Potemkine “ c’est un autre soulèvement qui est relaté , celui des marins au port d’Odessa  que leurs supérieurs forcent à consommer de la viande avariée , cette mutinerie de 1905 sera férocement réprimée .

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 L’insistance d’Eisenstein sur le corps sculptural des marins du Potemkine, notamment pendant leur sommeil,  évoque sa fascination pour l’art de Michel – Ange .

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La séquence de l’escalier Richelieu apparait comme un nouveau massacre des innocents

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prenant en référence celui de Nicolas Poussin  .

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Je vais m’arrêter ici car l’œuvre d’Eisenstein est tellement riche qu’il me faudra un autre article pour en parler . Je ne saurais trop vous recommander d’aller voir cette exposition car la mise en parallèle des tableaux et des extraits de films est vraiment judicieuse .


Un petit tour au CPM

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L’invitation du gorille de “l’affaire  Makropoulos” était tellement persuasive que samedi dernier  nous (Annie, Mireille du Sablon, Yvonne Anne et moi) avons obtempéré de suite,  mais pour monter nous avons préféré l’ascenseur, allez savoir pourquoi …

Trois expositions sont actuellement visibles au Centre Pompidou Metz nous avons commencé par Opéra monde témoignant de la rencontre entre arts visuels et opéra au XX ème et XXI ème siècle.

Dès l’entrée nous découvrons les magnifiques costumes de Natalia Goncharova  pour “le  Coq d’Or”  de Nikolaï Rimssky Korsakov .

Le tsar Dodon, personnage tyrannique , fainéant et bon vivant promet une récompense à l’astrologue en échange de sa protection , grâce à son coq doué de visions prophétiques . Le roi trahit sa parole et tue le mage, vengé par l’animal qui chante dans la dernière scène la mort du tsar .

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Quelque part dans un empire,
Plus lointain qu’on ne peut dire,
Vivait le grand roi Dadon,
Qui dès l’enfance eut le don
D’infliger par son courage
À ses voisins force outrages.
Or ce roi, quand il vieillit,
Voulant loin des chamaillis
Connaître des jours paisibles,
A son tour devint la cible
De ses voisins qui dès lors
Lui causaient beaucoup de tort.
Pour garder son héritage
De leurs coups, de leurs dommages,
Il avait évidemment
Quantité de régiments.
Mais hélas, ses chefs de guerre
Avaient beau ne chômer guère,
S’ils tenaient le Sud, et pan!
L’attaque était au levant.
Y couraient-ils, c’est la côte
Qu’abordaient ces tristes hôtes.
Notre roi, toujours en pleurs,
N’en dormait plus de douleur.
Vous parlez d’une existence !
Il fit mander l’assistance
D’un sage, un mage, un castrat,
Qu’un émissaire assura.
Ce faisant de ses hommages.
Devant Dadon le dit mage
Bientôt se présente et sort
De son sac un coq en or.

( extraits du conte de Pouchkine )

ainsi que  la sculpture récente de Karen  Sargsyan , “ Coq d’or métamorphose”

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L’onirique et l’absurde ont aussi leur place comme les dessins  et costumes de Topor pour “ le grand macabre” de Ligeti à Bologne  .

Le grand macabre n’est autre que Necrotzar, qui surgit d’un tombeau et proclame la mort de tous les habitants de Breughelland . Apres plusieurs scènes tragi – comiques illustrant ce bizarre jugement dernier , il semble que personne ne soit vraiment mort . Necrotzar disparait .

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Costume de l’aide de la mort

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Paysage de Breughelland

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Quand le temps devient espace ,  le traitement de la durée et le rapport à l’architecture deviennent pour certains compositeurs des paramètres de premier ordre , grâce à un travail sur la spatialisation du son mais aussi à travers  la métamorphose des salles de spectacle . Le modèle classique du théâtre à l’italienne devenant pour certains obsolètes,

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l’opéra sort de son écrin pour investir d’autres infrastructures   questionnant la représentation, le rapport au public et donc sa perception .

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Je tenais aussi à partager cette dernière vidéo projetée dans l’ exposition , celle de Clément Cogitore qui adapte une partie des Indes Galantes de Jean -  Philippe Rameau avec le concours d’un groupe de danseurs de krump à l’opéra de Paris.

 


Abécédaire trois sujets avec M

Pour ce nouvel abécédaire (clic sur le logo) Violette nous demande d’écrire une histoire courte avec un personnage dont le nom commence aujourd’hui par un M (prénom ou nom), avec une ville commençant par M  et  un pays commençant par M.

Suite de la lettre L ( clic)

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À un millier de kilomètres de Dragor, Emilie a réintégré sa chambre à l’hôpital de Mercy depuis quelques minutes . Elle est  tout à fait réveillée maintenant et  regarde  avec une certaine inquiétude l’étendue du pansement de sa cuisse . Pour l’instant elle ne ressent rien, l’antalgique contenu dans la perfusion enrayant la moindre douleur. Cependant une collègue d’Isabelle lui a bien précisé que celle – ci lui serait bientôt enlevée.  Elle lui a aussi conseillé de se lever un peu sans forcer. En se tournant pour saisir son portable elle remarque  à son chevet un livre déposé avec un petit mot d’Isabelle à son intention :

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“J’ai assisté le professeur Dienstag pour le  prélèvement de l’allogreffe pour François. Tout s’est très bien passé . Je suis désolée de ne pouvoir être là à ton réveil mais je dois assister à une réunion de soignants accompagnant un groupe de  médecins au Mali , je sais que Michelle Meliniac , ma collègue, s’occupera bien de toi . N’hésite pas à lui poser toutes les questions qui te passent par la tête.  En attendant de te revoir, je te propose de jeter un œil sur le catalogue de la dernière exposition du centre Pompidou de Metz, comme tu ne peux encore la visiter, cela te donnera une idée  de l’exposition que tu pourras découvrir à ta sortie de convalescence . Ne m’en veux pas trop de ne t’avoir rien dit pour François , je ne voulais pas que tu paniques en entendant le mot coma. J’ai bien compris que tu étais vraiment contrariée, mais ne t’inquiète pas , nous aurons bientôt le feu vert du chef de service  et tu pourras lui rendre visite prochainement. À demain bisous .”


Rendez – vous avec la nuit …

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Pour l’atelier 24 d’Arlette les mots à insérer :

Équilibre – pied de guerre – aguets – confiance – éclat de rire – sonore – gracile – granité – éprouvant – merveilleux -humer – bousculer – éparpiller – lécher – ébouriffer.

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Le rendez – vous avec les amis est fixé dans le hall de la gare un peu avant quatorze heures ce samedi,  une merveilleuse après – midi en perspective à n’en pas douter . Pas question aujourd’hui de prendre le vélo, le gracile destrier ne saurait supporter les éprouvantes attaques pluvieuses, il n’apprécie que moyennement d’être trempé  et le vent ne l’ébouriffe pas assez pour le sécher . Je rajouterais que je n’ai qu’une confiance limitée dans mes capacités à  maintenir l’équilibre sur le tapis de feuilles qui recouvre routes et pistes cyclables, même si les employés de la voirie  sont sans cesse sur le pied de guerre pour les éliminer. Je n’ai pas du tout envie de goûter au granité du bitume , la version glacée n’étant pas prévue au programme et de toute façon hors saison.

  Sur  la place juste  devant la gare, même si je n’ai pas particulièrement les sens aux aguets , j’hume un parfum caractéristique, celui de l’épicéas et pour cause l’arbre de Noël composé de petits sapins  montés sur une structure pyramidale est en plein montage.

photo-karim-siari-1541778805 (1) Je ne m’attarde pas outre mesure à regarder la mise en place de ce géant et pénètre dans le hall  pour rejoindre Annie  du 54  et sa fille . Bientôt  Mireille du sablon , Yvonne – Anne, Bruno de Gorze  arrivent à leur tour et, directement au Centre Pompidou Metz, Elisabeth et Huguette . Contrairement à ma dernière visite où l’affluence était impressionnante,  cette fois – ci  le public ne se bouscule pas trop dans le hall .  Je pense que l’heure précoce y est pour beaucoup car l’exposition “ Peindre la nuit” se révèle au fur et à mesure que nous la découvrons vraiment superbe . La nuit fascine les artistes depuis toujours qu’il s’agisse de s’y perdre , de l’habiter, de se prendre pour des mangeurs d’étoiles ou d’être enveloppée par elle. Nous nous éparpillons quelque peu dans les différentes salles après être entrés presqu’à tâtons dans la première  .

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Notre œil se perd dans l’indistinction des éléments, le paysage nocturne  se transforme et nous transforme . Pour visualiser l’arbre, l’artiste le peint en blanc comme dans ce tableau d’Adrian Ghenie “la fin du romantisme”. Un peu plus loin Winslow Homer nous invite   en bord de mer avec sa “Nuit d’été” d’une  luminosité aux sources indistinctes et aux  ombres dansantes.

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La nuit peut être aussi électrique, urbaine, comme nous le montre de manière magistrale Amédée Ozenfant  , elle est  le lieu d’une toute autre expérience sensorielle . Les  sources de lumière prolifèrent en révélant l’architecture et la structure de la ville nocturne .

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Aucun éclat de rire en apercevant  les belles de nuit aux yeux aguicheurs d’Auguste Chabaud , ses portraits crus donnant vraiment l’impression de devenir noctambule  dans cette rue qui s’anime .

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L’éclairage nocturne révèle tout ce que le jour cache,  les nuits cosmopolites où le volume sonore de la fête  peut tout aussi bien côtoyer le silence  de la solitude .

J’en veux pour preuve “ La guérite du garde barrière” de Georg Scholz qui nous montre un homme seul mélancolique guettant les trains , le regard dans le vide bien loin de la contemplation des étoiles .

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Les obsessions nocturnes avec le vertige intérieur qui l’accompagne sont aussi bien présentes dans cette exposition.

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Avec  “Canvas Back” Robert Morris nous plonge dans l’univers du cauchemar , les sources lumineuses sont devenues menaçantes,  les flammes de l’incendie lèchent les vitres de la maison .

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“ Plus divins que les étoiles scintillantes nous semblent les yeux infinis que la nuit a ouverts en nous “ Avec cet écrit de Novalis, je vous propose de poursuivre notre échappée nocturne dans un autre billet .


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Pour cette autre participation à imagecitation 38 ( un clic sur le logo ) , j’ai choisi des tableaux exposés au Centre Pompidou Metz pour Japanorama .

“Il n’y a pas de grande réalisation qui n’ait  été d’abord utopie “.

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“Untitled” 2012 de Kôji Nakazono

“ Deux mains qui se cherchent c’est assez pour le toit de demain “ André Breton

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Shadow Play 2009  de Tomodo Kashiki

Quant à ce tableau, “la mariée” d’Hannah Höch  il fait partie de l’exposition “Couples modernes” qui se termine bientôt ( le 20 août )  au Centre Pompidou Metz.

Je lui ai choisi une citation d’Octave Feuillet

“ Le mariage n’est pas un monologue , c’est une pièce à deux personnages dont chacun n’étudie qu’un rôle celui de l’autre .” 

 

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Bon jeudi à vous toutes et tous


Le petit jeu de lettres

 

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Pour le petit jeu de lettres de Lady Marianne un clic sur le tableau

Le mot à trouver :  Ab hoc et ab hac  locution latine  = d’une  manière confuse et désordonné .

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Dans le dialogue amoureux et artistique des “couples modernes”, l’amour fait un tabac Présentée au centre Pompidou Metz , sur deux niveaux cette exposition recèle plus de quarante rencontres entre créateurs .  On ne nous parle pas  ab hoc et ab hac , les médiateurs de l’exposition sont là pour expliquer ce qui se cache derrière un concept, une œuvre,   si vous avez raté le coche , mais personne ne bachote rassurez – vous . Dans l’intimité de la création le couple offre une plage de liberté , une matrice protectrice qui mène au dépassement des limites imposées , il faut noter en effet que la période concernée est marquée par le cahot de grands bouleversements politiques et par deux guerres . Défiant les modèles établis ces couples sont des zones d’échanges , de confrontation , d’influence fertiles ou destructrices . Comme le fait remarquer André Breton “ Nous réduirons l’art à sa plus simple expression qui est l’amour “ une tâche qui peut aboutir aussi à réinventer l’amour comme le prônait Arthur Rimbaud avec son “ Je est un autre “ .

Personnellement j’ai beaucoup aimé le tableau de Max Ernst “la rencontre” réalisé à quatre mains avec Léonora Carrington sa  compagne ainsi que “la mariée mise à nu” la première photo de ce billet.

P5170055 Comme je vous l’ai précisé plus haut de nombreux autres couples vous attendent dans cette exposition, Maar – Picasso, Man Ray – Miller, Kandinsky – Münter, Duchamps – Martin  …..

Je vous propose aussi cet autoportrait de Romaine Brooks que j’ai apprécié

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et d’autres œuvres rencontrées  dans les deux galeries .

La minotauromachie Picasso

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Profils Ben Nicholson

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Métamorphose

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Pour l’atelier de Ghislaine un clic sur le logo

Les mots à insérer : Homme, lanterne, paysage, bâton, faire , flâner, rêver, planer     ou choisir 8 mots avec la terminaison  »’ lant  »’.

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Je ne vais peut être pas vous faire planer ni rêver  avec ce billet , vous auriez peut – être préféré flâner dans un autre musée , mais il fallait quand même que je vous  parle de cette œuvre  . En allant  au centre Pompidou Metz pour la dernière exposition “l’aventure de la couleur “ vous ne pouvez la rater . Vous pourrez me dire que j’exagère , que j’en fais nettement trop , que ce tableau n’a rien de mirobolant , de brillant ,  même en détaillant toutes ses facettes, mais attendez un peu j’y viens, inutile de prendre un stimulant , il suffit de  rester vigilant   . En circulant autour du tableau ,  vous allez découvrir de multiples versions  de cette “double métamorphose” d’Agam. En stipulant que le regardeur peut faire évoluer l’œuvre,  Agam nous invite  à changer nos habitudes  . L’homme n’ hésite pas à prendre son bâton de pèlerin pour éclairer notre lanterne  , d’autres paysages   se livrent alors à notre regard , ceux que la vision unique  ne permet pas d’atteindre .  Le peintre  partage la volonté des artistes cinétiques de mettre en mouvement la peinture. Les nombreuses facettes colorées, en faisant évoluer la composition  selon l’angle choisi par l’œil, sont le  moyen qu’a choisi Adam pour y parvenir .

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Les photos sont significatives mais je pense qu’une vidéo sera plus parlante encore .


Lundi soleil

Pour participer à lundi soleil , ce mois de décembre sous le signe de la lumière , un clic sur le logo.

Une lumière un peu particulière , évolutive , saisie au centre Pompidou Metz lors de l’exposition Japanorama ,  je vous laisse libre de l’interpréter comme vous l’entendez  .

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Bon lundi à vous toutes et tous


Lundi soleil

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Pour lundi soleil chez Bernieshoot un clic sur le logo.

Pour ce dernier lundi où le noir est invité je vous propose une petite robe de cette couleur , non pas celle de chez Dior mais je pense que celle – ci vaut son pesant d’espèces sonnantes et trébuchantes aussi . Je l’ai photographiée au Centre Pompidou Metz .

IMGP8242 Qu’a – t – elle de si spécial me direz – vous ? Regardez bien

Elle est entièrement réalisée en tresses de cheveux

 

Voici une autre œuvre qui met le noir à l’honneur, toujours au Centre Pompidou Metz, que j’ai vue lors d’une autre exposition . Il s’agit d’un mobile sur pied en métal d’ Alexander  Calder  intitulé les boucliers .

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Lundi soleil

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Pour lundi soleil chez Bernieshoot un clic sur le logo .

Pour ce premier lundi de novembre où le noir s’invite, je vous emmène au centre Pompidou Metz avec une œuvre particulière de  Japanorama . L’art contemporain fait corps ici avec la matière et bien malin celui qui arrive à identifier ces  étonnantes orgues

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qui se reflètent sur leur socle . Un rideau de Kohei Nawa qui intrigue au point d’émettre toutes les hypothèses sur sa composition .

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Encre noire eau et silicone ou huile noire apparentée au pétrole les avis restent partagés.

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Le centre Pompidou Metz à l’heure Japonaise

De septembre 2017 à mai  2018 trois expositions et des spectacles nous incitent à nous intéresser à l’architecture et l’expression artistique contemporaine du Japon au centre Pompidou Metz. Déjà depuis le hall d’entrée nous sommes plongés dans un autre univers .

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La première d’entre elles  “Japan –Ness” nous parle d’urbanisme et d’architecture .

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Certaines réalisations insolites comme vous pourrez le remarquer sur ces photos .

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De nombreuses maquettes nous montrent l’évolution de l’urbanisme de 1945 à nos jours .

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Une seconde exposition Japanorama pose son regard sur la création contemporaine ,

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art, mode, photographie, manga . Nous découvrons un Japon multiple qui peut se traduire

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tout aussi bien par un engagement militant, une réflexion commune avec la mode sur le rapport au corps  ,

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qui s’interroge sur la place de l’individu dans la société ,

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Circular train A de Hiroshi Nakamura

qui laisse aussi  la possibilité d’un dialogue avec les cultures populaires et underground .

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Shadow play de Tomoko Kashiki

Nous avons retrouvé avec plaisir l’œuvre de Yayoï Kusama , “infinity mirror room”, prêtée par le musée des beaux arts de Nancy

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Bégonia

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Pour les prénoms à la cour de récré de Jill Bill un clic sur le logo,

Begonia peut venir sans souci maitresse Jill , elle est autonome .

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B  egonia    a    la    patate

E  lle  écrit  même  la  nuit

G  alvanisée   elle   s’éclate

O  ubliant le coupe – circuit

N   ’y voyez aucune arnaque

I   ci  la photo vous instruit

A vec elle rien n’est opaque .

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Ayant vu  à Bilbao la basilique de  Begoña , je me suis intéressée aussi à cette orthographe, et j’ai trouvé pour ce prénom les caractéristiques suivantes :

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Introvertie, secrète et réservée, Begoña tend à se préserver du monde qu’elle redoute quelque peu. Elle est timide et élitiste dans le choix de ses relations. Begoña préfère être seule que mal accompagnée. Cérébrale, encline aux spéculations de l’esprit, facilement inquiète et tourmentée, elle est pessimiste devant la vie qu’elle juge inquiétante. Pragmatique et rationnelle, elle a besoin de se rassurer car elle est animée d’une méfiance instinctive. Cependant, on peut compter sur son sérieux. . Elle possède de solides valeurs morales et est à l’écoute des autres. Si elle vit son nombre actif en 2, elle se montrera sensible, impressionnable, et recherchera surtout la sécurité. Affective, tendre, réceptive aux autres, elle éprouvera le besoin de se protéger, de se préserver des problèmes ou des difficultés qu’elle redoute. Ainsi préférera-t-elle une vie monotone, mais stable et bien organisée. Si elle vit ce même nombre actif sous les vibrations du maître nombre 11, elle se métamorphosera et développera une grande force intérieure ainsi qu’un ascendant sur les autres. à l’aide de son intuition, de son sens de la psychologie et de son inspiration, elle concrétisera alors ses aspirations, humanitaires ou sociales. Si elle se montre tenace et persévérante, elle récoltera le fruit de ses efforts. Le revers de la médaille sera sans doute un climat de grande tension nerveuse. Enfant, elle a besoin de tendresse et d’affection, même si, pudique, elle n’en accepte pas toujours les manifestations extérieures. Plus elle se sentira stimulée, aimée et encouragée, mieux elle s’épanouira. à l’école, elle obtiendra les meilleures notes avec les professeurs qui lui témoigneront de l’intérêt. Elle est sage et sérieuse, trop parfois, et ne craint pas la solitude dans laquelle elle se réfugie. Elle préfère les activités individuelles aux jeux collectifs.

Je me demande si Bégonia que je vous ai présentée en premier possède toutes ces qualités ….

Les deux premières photos sont prises au Centre Pompidou Metz dans le cadre de l’exposition “un musée imaginé . Et si l’art disparaissait ?”


Détesté/aimé

Détesté Aimé

Chaque dernier samedi du mois René nous demande de parler d’un moment ou d’un évènement que  nous avons détesté dans le mois qui vient de s’écouler et de ce que nous avons particulièrement aimé pour participer un clic sur le logo .

PA040135 Abordons d’abord le côté négatif pour mieux se concentrer sur le positif . J’ai détesté apprendre que jusqu’à présent Babouche à qui je fais de piqûres d’insuline depuis un mois maintenant ne répond absolument pas à celles – ci , les deux tests de glycémie sur une durée de 12 heures n’ont montré aucune baisse de ce taux , je commence à craindre qu’elle développe une  résistante à l’insuline . J’espère que le troisième test qui aura lieu la semaine prochaine montrera une inflexion de la glycémie .

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J’ai aimé par contre les rencontres entre amis blogueurs et photographes

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comme le baptême du bateau solaire de Roby

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où nous avons profité d’une belle journée pour nous retrouver autour d’un apéritif dinatoire excellent

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avec toujours la joie comme maitre à bord et aussi la version d’intérieur où j’ai découvert les talents de peintre du capitaine

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J’ai aimé parcourir aussi les chemins de la Prépontoise avec mes ami(e)s à voir ici P9290005P9290014

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J’ai aimé  aussi m’évader aux  jardins fruitiers de Laquenexy avec ma petite tribu

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même si le vent était particulièrement froid ce jour là .

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Et pas plus tard que dimanche dernier  j’ai aimé me rendre au Centre Pompidou Metz

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pour découvrir en compagnie du fiston les nouvelles expositions mais là je vous en reparlerai .

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Et vous qu’avez aimé et détesté en ce mois d’octobre ?

Bon week – end à toutes et tous .

 


Y a du soleil …..

Et bien sur du bleu dans le ciel , pour une fois je n’ai pas pris le vélo . Qu’il est bon ce soleil printanier ! Même les chevaux du carrosse de Veilhand en profitent largement .

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Je m’aperçois vite que j’aurais pu prévoir une couche vestimentaire en moins , j’ai tellement l’habitude à vélo de braver le vent que là je suis toute étonnée d’avoir trop chaud . Un   selfie spécial reflet pour vous , le petit tour de manège ce sera  pour plus tard .

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Bonjour Monsieur Ney , inutile de chasser les nuages , il n’y en a pas un à l’horizon

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Bon regardons un peu du côté de l’arsenal , intéressante certainement cette exposition

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Un petit coup d’œil à la chapelle des templiers en passant devant l’ancien  magasin aux vivres devenu  hôtel la citadelle , quatre étoiles bien connu des célébrités .

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Me voici arrivée devant le palais du gouverneur, j’aime beaucoup cet arbre qui continue de grandir sans être dérangé par les vents capricieux .

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Voici un autre aspect de la porte Serpenoise , ici depuis le square Galliéni  .

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Maintenant direction Centre Pompidou Metz , mais avant je passe devant la tour Camoufle , qui ne se camoufle pas du tout en hiver, les arbres  ayant une coupe très rafraichissante  .

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Il est bien là le soleil de printemps qui fait danser la pierre de Jaumont.

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Un peu plus loin la gare et sa façade monumentale, clic l’aiguille de l’horloge me rassure il n’est pas encore quatorze heures .

IMGP5199 Une petite traversée de l’édifice et me voilà arrivée à destination pour visiter l’exposition “Sublime . Les  tremblements du monde “  avec mes ami(e)s blogueurs . L’exposition explore la fascination qu’exerce sur nous la tourmente des éléments mais ce sera pour un autre billet .

Bon week – end à vous toutes et tous

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Un petit tour au CPM

 

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Si vous voulez profiter pleinement des expositions , un conseil réservez un dimanche ensoleillé , surtout si la météo est clémente pour plusieurs jours vous aurez pratiquement les salles pour vous tous seuls . Je le trouve vraiment en beauté sur ce ciel bleu notre centre Pompidou , il a retrouvé son blanc d’origine , ouf.

Dans le hall d’entrée les arbres de Yoko Ono nous invitent à laisser nos souhaits sur de petits morceaux de papier.

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Nous commençons par la rétrospective Tania Moureau ,une artiste qui explore toutes les disciplines peinture, photographie, son, vidéo, performance,  interrogeant sans cesse les liens sociaux dans ses œuvres . Etonnant parcours avec une série de travaux sur l’identité , la perception et la définition de soi. La chambre de méditation blanche lumineuse et sonore interpelle, étrange sensation quand vous y pénétrez,  c’est un espace  entièrement dédié à l’introspection et à l’exploration de la perception.

P4190017Les gens m’appellent Tania Mouraud auquel de ces corps font ils référence ?

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Tania Mouraud mêlent images et mots pour s’interroger sur la place de l’homme dans l’univers

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Elle inverse le processus de lecture en  travaillant sur le vide de la lettre

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Tout n’est pas en noir et blanc elle joue aussi avec la couleur , comme “un gosse avec un Lego” dit elle.

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“Ad Nauseam” impressionnante  installation audiovisuelle qui confronte l’homme à la destruction de sa propre histoire , j’avoue que la sensation de ce broyage  est phénoménale, comme aussi la plongée dans “Sight seeing” paysage hivernal filmé à travers une vitre embuée, avec en fond sonore cette incisive  musique de la clarinette kletzmer , qui s’arrête à l’entrée du camp de concentration du Struthof .

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L’amas de livres voués au pilon évoque ici les cadavres de la Shoah et rappelle une fois encore la question de la responsabilité de l’Homme.

Une artiste qui ne laisse pas indifférent par les questions qu’elles posent et la réflexion qu’elle suscite .

Il nous reste à voir l’exposition consacrée à Michel Leiris mais ce sera pour un autre billet .


Sortie tout Phares allumés .

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La pluie s’invite pour ce rendez vous du vendredi 28 février entre blogueuses et blogueurs , qu’importe,  “Phares” n’est pas  loin pour illuminer notre ciel lorrain et de plus nous sommes en bonne compagnie . C’est pourquoi, sitôt notre café pris et quelques douceurs avalées, nous nous dirigeons vers le Centre Pompidou Metz .  Dès la sortie de l’ABC,  éclosion immédiate des parapluies , nous sommes poussés par un vent d’une force non négligeable vers l’accueil .  Arrivés dans le hall du CPM,  les paparazzis entrent en action . Dès l’entrée, dans la grande nef, la lumière du premier phare nous attend , “ personnages et oiseaux dans la nuit  “ de Joan Miro ,  huile sur toile de 2,74m sur 6,37m, une incroyable impression de voir surgir devant nous nos peurs irrationnelles, avec ces oiseaux noirs sur fond incandescent , puis les “survivants” de Yan Pei-Ming toiles  de 2,30 sur 3,90m représentant des  icones tels Mao , Bouddha et des anonymes ainsi qu’un autoportrait reliés entre eux par l’idée de survie . Puis une incroyable série de clins d’œil aux artistes de  ce 20 siècle . Mes coups de cœur ? Le rideau de scène de Pablo Picasso pour le ballet “Mercure” musique d’Eric Satie ( un de mes petits chouchous ), le “sans titre” d’Anish Kapoor dont je vous ai déjà parlé dans un précédent billet, “Polombe “ ( 10 mètres de long ) de Frank Stella une œuvre qui aux premiers abords m’a  perturbée par ses couleurs flashy  mais en me penchant plus sur le dynamisme et les collages j’ai vraiment apprécié son architecture et le relief  . Comment ne pas tomber non plus en admiration devant le sans titre de Robert Irwin , un jeu sur la perception absolument phénoménal je vous laisse aller sur le blog de  Marc en cliquant ici pour mieux vous rendre compte et avoir aussi une vue globale de toutes les œuvres. Ah je m’aperçois que je ne vous ai pas parlé de l’évènementiel du collectif Boijeot Renauld Turon  , vous en verrez d’ailleurs des images sur la vidéo sachez qu’ils habitent dans le hall du Centre Pompidou Metz, là encore je vous envoie chez Marc  pour avoir plus de détails, pour paparazzi c’est ici  . Comme un charmant monsieur de deux mètres environ m’a gentiment fait remarquer que la vidéo était interdite pour cette exposition , n’étant pas téméraire, ni au fait des arts martiaux , je n’ai pas désobéi et vous ne trouverez que des photos de l’exposition . Vous verrez aussi une drôle de photo faite par les paparazzis du centre Pompidou encore un lien à visiter ici et aussi . Ne manquez pas non plus de vous rendre aussi sur celui d’ Annie,  de  Mireille, de Tatiana,  de Oth67 pour en découvrir plus sur notre sortie .

 

Et maintenant j’espère vous avoir convaincu de venir faire un petit tour à Metz .

Bonne journée et bisous à toutes et tous .

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Chapeau !

Pour l’ atelier de Séverine premier mois première année

 

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Chapeau bas messieurs les étudiants ! vous qui n’avez pas hésité une seule seconde à braver le vent glacial de ce samedi 4 décembre , à vous les musiciens qui avez joué   malgré les températures négatives  devant un parterre de 15 courageux spectateurs. Essayez donc un peu de tenir trente secondes un accord sur les cordes d’une guitare par moins 4 degrés vous aurez une idée de l’exploit accompli . On dit souvent que les jeunes de 20 à 25 ans ne sont bons qu’à “glander” là vous donnez une bonne leçon à vos détracteurs , s’amuser certes ils étaient là pour rire et jouer mais aussi pour participer au téléthon devant le centre Pompidou . Les stands (tenus par des étudiants de l’université Paul Verlaine de Metz ) disposés sur le parvis du centre Pompidou  proposaient des jeux et de quoi se réchauffer un peu. Succulentes ces crêpes qui vous chauffaient  aussi les mains et le vin chaud n’attendait que le gobelet pour déverser ses arômes envoutants.

Chapeau bas à tous ces jeunes qui se sont investis pendant cette journée puisque l’animation commencée à 9 h devait se terminer à 23 h ….Je n’ose même pas penser à la température du site à cette heure tardive .

Un petit aperçu aussi de la ville de Metz vue du centre Pompidou en cliquant sur l’album ci – dessous .