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à la découverte

Défi écriture no 71 .

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Avec les  mots se terminant en ique .

Avec la chambre régionale des comptes j’ai eu l’occasion de vous parler à la fois de l’historique de ce lieu mais  peu du  côté didactique de ses missions. Rassurez – vous je ne vais pas m’étendre aujourd’hui sur l’éthique de celles – ci , ni sur le contrôle basique des actes budgétaires , non je vous emmène au 60 rue Dupont des Loges pour une visite d’une fantastique chapelle que j’ai découverte  grâce aux journées du patrimoine . 

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Cet édifice , construit en 1848, est celui de la congrégation des sœurs de la maison provinciale de Ste Chrétienne . Pour la première fois une ouverture  publique est  organisée  et la surprise est  de taille .

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Non seulement  l’intérieur est un joyau d’architecture , avec ses arcs en bois sculptés  mais   elle possède  aussi de magnifiques  vitraux de  Laurent – Charles Maréchal , des peintures d’ Auguste Hussenot ainsi qu’un orgue  Sauvage  classé .

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Sur ce tableau d’Auguste Hussenot nous pouvons apercevoir à gauche  l’architecte de la chapelle.

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Je m’applique à  vous retranscrire toutes les informations qu’une sympathique sœur nous a données mais j’avoue que j’aurais du prendre des notes , car ma mémoire parfois connait un bug critique .

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En regardant de plus près les tableaux  de Hussenot derrière l’autel , “ la nativité , la présentation au temple et  l’adoration des mages” , un thème  unique  semble les animer celle de l’omniprésence de  l’enfant Jésus et de la vierge Marie qu’une mise en lumière caractéristique souligne . 

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Au départ le nom retenu pour la congrégation intégrait entièrement ce paramètre , Anne -  Victoire de Méjanes en 1807 constituait le premier noyau de la congrégation de l’enfance de Jésus et de Marie  mais l’évêque  de Metz,  Mgr Jauffret, pour éviter toute confusion avec d’autres congrégations portant un nom semblable , proposa une patronne, Sainte Nino ou  Ste Chrétienne, correspondant à l’esprit de la communauté .

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On raconte que lors d’un songe , la vierge Marie envoya Nino annoncer l’évangile en Ibérie qui deviendra la Géorgie . Comme signe de sa mission et de son appartenance au Christ, Marie remit une croix de sarments à Nino qui la noua de ses cheveux . Comme vous pouvez le constater sur cette icone offerte aux sœurs par un  Georgien , c’est la seule fois où la croix n’est pas à  l’équerre mathématique , contrairement à cette statue où là est conservée la rigueur géométrique .

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Hussenot la montre aussi dans cette chapelle guérissant la reine Nana, épouse du roi Mirian,  tombée gravement malade :

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Je ne résiste pas au plaisir de vous montrer plus en détail les vitraux de Laurent Maréchal en fond de nef , juste au dessus des tableaux .

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Et ceux se trouvant sur les côtés , le premier représentant la vierge  et Ste Anne et le deuxième avec le  grand prêtre du temple ( reconnaissable à son manteau orné de clochettes ) 

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Un grand merci à notre guide   pour ses explications bibliques  et artistiques .


Michel Richard Delalande

Pour l’abécédaire de la musique classique avec la lettre D j’aurais pu choisir Claude Debussy mais vous avez déjà eu l’occasion de l’entendre avec la poésie de jeudi, aussi me suis – je tournée vers Michel Richard Delalande

File:Delalande à l'huile d'après une gravure de Charles Deblois, vers 1872, elle-même d'après le portrait a l'huile perdu par Jean-Baptiste Santerre, de vers 1705.jpg

Né à Paris le 15 décembre 1657 mort à Versailles le 18 juin 1726 d’une fluxion de poitrine . Ce compositeur, organiste violoniste était le quinzième enfant d’un maitre tailleur.

 À partir de 1672, il aurait fait une courte carrière de violoniste (et n’aurait pas été admis à jouer dans l’orchestre de l’Opéra). Puis il est actif comme organiste. Il compose pour Louis XIV de la musique religieuse ( C’est le grand maitre du motet français ) mais aussi de la musique profane , divertissements, ballets,  pastorales .

Il est professeur de clavecin de plusieurs princesses à la cour , les sœurs de Louis XIV, Madame de Montespan, Mademoiselle de Nantes, Mademoiselle de Blois. Grâce à elles, il donne ses premières musiques profanes à la cour : 1682, La sérénade ; 1683, Les fontaines de Versailles et Le concert d’Esculape.

En 1684, il épouse Anne Rebel. En 1685 il est compositeur de la cour et compose l’Épithalame pour le mariage du duc de Bourbon et de Mademoiselle de Nantes.

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En 1715 il est nommé sous maitre de la chapelle royale .

En 1722 Louis XV le nomme chevalier de l’ordre de St Michel .

Au bas de  son portrait gravé par Thomassin on peut lire :

Mortels, c ‘est de ce beau délire

Que sont nés parmi nous des accords si touchants.

A deux Divinités La Lande doit ses Chants ;

Apollon le forma, c’est Louis qui l’inspire.

Résultat de recherche d'images pour "portrait de Delalande par Thomassin"

Pour en savoir plus sur sa vie un clic ici

 


Chapelle St Yves de Rennes

Pour l’abécédaire des églises et cathédrales de Violette un clic sur le logo nous partons cette fois – ci en Bretagne  

File:Rennes - Office du Tourisme Saint-Yves - 20080706.jpg

L’histoire de la chapelle Saint-Yves est intimement liée au développement de l’activité hospitalière au sein de la ville de Rennes. Le 8 octobre 1358, le chanoine Eudon Le Bouteiller, prêtre du diocèse de Tréguier, pose l’acte de fondation d’une Maison-Dieu à Rennes, décidant de transformer son manoir et ses dépendances en hospice également dédié à la Vierge. Cet acte charitable s’inscrit dans un contexte de crise, celui de la guerre de Succession de Bretagne, où les sièges n’ont pas épargné la ville, particulièrement celui de 1356-1357, contribuant à répandre la misère et la maladie.

File:Jean-Jacques Monanteuil-hôpital Saint-Yves à Rennes.jpg

L’établissement étant situé sur le territoire de la paroisse Saint-Étienne, son curé, partie prenante à l’acte de fondation, en confie la gestion à deux chapelains au choix du prieur de l’abbaye Saint-Melaine ainsi qu’à deux bourgeois. S’accroissant au gré des donations et fondations, l’administration de l’institution finit par échoir à trois prévôts et un prêtre nommés par la Communauté de Ville et le Chapitre cathédral.

Rennes l'ancienne chapelle de l'hopital Saint-Yves

Photo empruntée ici

Très tôt placé sous l’invocation de saint Yves, canonisé en 1347 et par ailleurs ancien official de l’évêché trégorois, l’hôpital ne tarde pas à être reconstruit, à commencer par la chapelle, entreprise en 1494 à l’emplacement de l’ancien oratoire du manoir.

Aujourd’hui, celle-ci constitue l’unique témoignage d’un établissement hospitalier qui devait perdurer en ces lieux jusqu’à son transfert en 1858 dans l’actuel Hôtel-Dieu, rue de la Cochardière.

Les religieuses Augustines de la Miséricorde de Dieppe s’installent à l’Hôtel-Dieu Saint-Yves le 27 juin 1644. Elles assureront le service des malades jusqu’à la Révolution française avant que de revenir, en 1804 et participer au déménagement de l’Hôtel-Dieu, ne cessant leur activité qu’en 1896.

Agrandi au XVIIe siècle et  XVIII ème siècle, l’hôpital, situé au bord de la Vilaine, connaitra la destruction progressive de ses bâtiments classiques, au gré de la canalisation du fleuve et de la construction d’immeubles modernes et d’hôtels particuliers le long du quai Dugay-Trouin.

La chapelle Saint-Yves de Rennes est non seulement, comme l’ont souligné beaucoup d’auteurs, un monument unique pour la fin du xve siècle mais c’est aussi un édifice majeur pour l’histoire de l’architecture conventuelle : c’est aujourd’hui la plus ancienne chapelle hospitalière de Bretagne. Avec sa hauteur exceptionnelle (16 mètres sous le faîtage du berceau lambrissé) et son éclairage particulier (son pignon oriental est aveugle), elle se démarque des chapelles ordinaires. Le plan primitif ne semble pas cependant avoir fait difficulté au fonctionnement habituel des couvents gérés par les religieuses Augustines.

La chapelle, à la fois conventuelle et hospitalière, abritera de 1754 à 1790 le Chapitre cathédral après que Louis-Guy Guérapin de Vauréal ait jeté le 25 février 1754 l’interdit sur l’antique cathédrale Saint-Pierre, édifice gothique dangereux et suranné, la proximité du quartier canonial expliquant cette nouvelle affectation.

Transformée en quincaillerie après le déménagement de l’Hôtel-Dieu, elle est classée au titre des monuments historiques le 10 mars 1945.

La chapelle est finalement rachetée par la ville en 1981 pour être restaurée, puis réaménagée afin d’abriter l’office de tourisme de Rennes Métropole. En 1997, des vitraux créés par Gérard Lardeur sont posés.


Le C en photo et en mots

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ABECEDAIRE PHOTO (1)

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C’est par une chaude journée de novembre , le premier très exactement, que nous  découvrons  cette charmante chapelle du Saint Mont en compagnie de ma petite tribu vosgienne, son toit chamarré d’ombre et de lumière et le magnifique panorama des alentours . Partis de la commune de St Etienne les Remiremont nous  laissons les véhicules pour emprunter un chemin caillouteux  fort  carrossable mais tellement plus agréable à fouler à pied . Charmes , bouleaux , épicéas, sapins,  chaque  essence rivalise d’éclat avant le coucher du soleil dans cette montagne vosgienne  . Nous quittons cette grande sente  pour passer le pont des fées , une sorte de muraille de pierres sèches barrant la vallée et qui reste à cette heure dans l’ombre,  seul le haut des deux pentes boisées décline sa palette automnale en plein soleil .  Arrivés en haut du saint Mont ( 672 mètres) nous apercevons  les ruines de plusieurs chapelles (Ste Claire et Ste Marguerite) ainsi que d’autres bâtiments  nous prouvant qu’il devait exister ici une vraie ville, le berceau même peut être de la ville de Remiremont . En lieu et place de l’église abbatiale du monastère colombaniste , fondé par St Amé et Saint Romaric en 620 sur un ancien oppidum gallo romain , se trouve maintenant cette petite chapelle St Michel . Juste derrière la porte à travers les croisillons vous remarquez  devant  l’autel un sarcophage mérovingien   . Pour celles et ceux qui voudraient en savoir un peu plus sur l’histoire de ce lieu sacré n’hésitez pas à cliquer ici . Si vos pas vous mènent un jour comme nous à cet endroit, n’oubliez surtout pas de profiter tranquillement de ce point de vue  exceptionnel sur la vallée de la Moselle et de la Moselotte  .

Si le cœur vous en dit, je vous laisse un petit diaporama de notre promenade de la Toussaint .