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Haïku et senryu chez Lenaïg : thème ornements et lumières de fête

Tempête, nouveau thème de haïkus - Lenaïg

Pour haïku et senryu chez Lenaïg un clic sur le logo .

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Ronde nocturne

Dans le ciel de décembre

La roue voit rose 

 

 

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Tout illuminé  

Au parfum de l’enfance

Mon joli  sapin 

 

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  Vaisseau lumière 

La lanterne du bon  Dieu

accroche les cœurs

 

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Le rouge est mis

De quoi perdre la boule

Terre en sursis


Rime imposée

Pour la rime imposée chez Violette un clic sur le logo .

Cette fois ci nous rimons en eur,  eure  ou son identique 

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Juste     un     instant    suspendu    au   jour   qui    meurt

Quand   le   ciel  s’estompe  dans  le  pastel  de l’heure

Que   de   longs  doigts  effilés  alors  l’effleurent

Qu’il est bon alors de ne pas regarder ailleurs.

*

Se  laisser  gagner  par  ce  moment  de  douceur 

Loin  des  bruits  de la ville et de sa  clameur

S’y   fondre  alors  sans la moindre peur

Pour savourer seulement le meilleur.

*

L’œil est un accroche –cœur

qui se veut croqueur

de bonheur.

Gisèle F 01 /02/2018  

 

 

 


Jeudi poésie

Martine à la barre des croqueurs de mot nous suggère le corps humain ou  thème libre pour ce jeudi poésie .

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J’ai choisi un poème de René Guy Cadou

*******

Bergère

*

 

Je m’ approche de toi

Comme d’un haut pays

Je t’accorde le droit

De parler à ma place

*

O corps cerné de blés

Moussu comme un rayon

Les fleuves jailliront

De tes mains vénéneuses

*

Tu portes les forêts

La rampe des labours

Jour et nuit les blaireaux

Te flairent , te parcourent

*

Le pied du voyageur

Glisse sur ton visage

Et les voiliers du soir

Déchirent ton corsage

*

On ne voit plus ton front

Couvert par les brouillards

Ta poitrine est déjà

Comme un quai de départ

*

Tu visites les mers

Gonflées de tuiles rouges

Le monde tout entier

Bascule si tu bouges

*

Bergère tes sommets

Sont la cime des mâts

Tu soulèves le toit

Du ciel à chaque pas

*

Les oiseaux sont pendus

Aux branches de tes lèvres

Et l’air subitement

Devient frais quand tu rêves

*

Je te parle à travers

La trame des saisons

Je soupèse ton cœur

Aussi clos qu’un poison

*

Mais tu ne comprends pas

Dans la nuit où tu veilles

Les mots d’amour seront

Toujours des bruits d’abeilles

 

 


Jeudi poésie

 

Pour les croqueurs de mots Martine à la barre un clic sur le logo,  

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Baisers du levant

*

Aux baisers du levant avril fait la fête

Balbutiement rosé d’un matin enchanteur

Enrobe la ville de  sa première lueur .

L’heure est si brève quand elle joue en vedette

Au  début du jour, qu’il faut en saisir  le cœur.

Les fleurs, du froid de  la nuit encor’ inquiètes,

S’éveillent dès que  l’azur rieur  étincelle.  

En un déferlement de trilles suspendus

Aux pétales blancs des pompons ribambelles

Le merle taquin aussi nous interpelle.

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L’oisillon  lui aussi  espère un jour tout neuf

Loin   de  la  coquille    où   il   est   enfermé

D’un coup de bec rageur il sort  vite de l’œuf

Et dans le nid douillet commence à réclamer .

Gisèle 13/04/17

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Les moulins de son cœur ……

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Pour l’atelier d’Arlette (un clic sur le logo)  à partir de la photo ci dessous laisser parler votre imagination . 

Atelier 14 la tulipe noire

Les moulins de son cœur ne tournent plus bien rond . Son ciel s’obscurcit de minute en minute de sombres pensées . Elle a trouvé sa lettre  dans la boite aux lettres ce matin . Tout de suite la carte qu’elle contient provoque le malaise, il n’a rien écrit dessus   . C’est comme une  sensation pesante qui l’envahit, comme celle  juste avant l’orage quand l’étau se resserre inexorablement . Elle en suffoque presque. Pourquoi avoir choisi ce champ de tulipes noires dressées  pour affronter les nues ?  Elle se sent perdue comme transpercée par ces flèches inattendues, faut – il vraiment y voir un sous – entendu ?

N’y tenant plus elle se jette sur son téléphone et compose son numéro . Une petite musique retentit , s’amplifie :

“ Le numéro que vous demandez n’est pas attribué , veuillez consulter le service des renseignements ….”

Fébrilement elle recompose les chiffres mais la réponse est  toujours la même . Elle ne veut pas y croire, il n’a pas pu se comporter de cette façon. Mettre un terme à leur histoire sans un mot, juste l’image quel  mépris ! Et s’ il lui était arrivé quelque chose,  quelqu’un lui a volé son portable et a trouvé son adresse  . Elle échafaude de multiples hypothèses ne pouvant se résoudre à ce lâche abandon. Puis d’un seul coup éclate en sanglots , non il est parti et eux deux c’est fini !

 

 


Printemps

Défi 165 des croqueurs de mots ( clic sur le logo ) à la barre capitaine Durgalola qui nous demande un poème tout court moins de 10 lignes ou un haïku avec thème le printemps .

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P  longée dans les flots  verts d’une mer d’iroise

R     iante     écume     aux     branches    palpite

I     lots   rosés   des   prunus   aussi  pavoisent.

N    ouveau   cœur  qui  s’agite , un peu plus vite,

T   ous  les  jours  sur  les  chemins   s’apprivoise

E   t    du      dieu     Cupidon    l’avis      sollicite,

M    ajestueux     envol     des    vies     siamoises.

P   rintemps   vibrant   dans   la  cellule    crépite

S  uscitant    la    joie   de   bulles   champenoises. 

 


Flammes ….

Pour ce défi jeudi poésie, un clic sur le logo ,chez les croqueurs de mots j’ai repris quelques mots déposés au gré d’une histoire construite autour d’Anton et le trésor de la cathédrale lors de différents défis d’atelier d’écriture par la belle dont il est épris :

Au delà des mots de sable

s’écoulent les perles de nuit

Larmes en rivière de pluie ,

Glissantes , insaisissables

*

Il est des heures suspendues

que l’on boit avec délices

Juste avec l’oeil complice

D’une fête tant attendue

*

Anton mon bel amour ,

ma seule destinée,

Où est ce rivage paisible

Que jadis tu as dessiné

sur l’arbre des possibles, 

Où nos arias s’accordent

au la de nos cœurs unis, 

En arpèges d’infini ,

Sur la vibrante corde

De nos deux vies réunies ?

Mais comme les humains ne sont pas les seuls à déclarer leur flamme  je vous propose aussi une version animale

Si tu voulais entrer dans la ronde,

Te reposer sur les plages blondes

Je serais pour toi à chaque seconde

Ton amie pour découvrir le monde.

*

Si tu voulais partager tes peurs,

Quand dehors règne la fureur,

Je saurais être à la hauteur

Pour te réconforter en douceur.

*

Si ton corps n’a plus cette jeunesse,

Ton cœur lui a encore cette noblesse

Qui fait de moi ton éternelle princesse.

*

Viens avec moi loin de la tristesse,

Dans un royaume de caresses,

Où tu seras mon unique altesse.


Merci

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Je voudrais ici vous remercier pour les nombreuses marques d’amitié témoignées à l’occasion de mon anniversaire, que ce soit par de magnifiques créations  , des mails, des sms, des billets sur les blogs . J’ai vraiment été gâtée, du baume au cœur qui m’aide à supporter ma douleur continue des cervicales celle qui m’empêche actuellement de rester longtemps devant mon mon ordinateur.  Je vais donc me mettre en semi pause quelques jours jusqu’à ce que tout soit rentré dans l’ordre , ne vous inquiétez pas je passerai vous faire un petit coucou sur vos blogs .

En attendant je vous propose de regarder les créations et une petite vidéo de photos prises à Trèves.

Bonne soirée et bon week – end à toutes et tous

Bisous  


Un an déjà …

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Un an déjà, le temps s’enfuit,

Que sans un bruit ton cœur s’est tu,

Toute ta vie tu t’es battue

Jusqu’à ce jour devenue nuit .

 

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Sans jamais la moindre plainte,

Tu acceptais les coups du sort,

Pour toi rien n’allait sans effort,

C’était ta seule complainte . 

 

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Maintenant  des perles de pluie

Glissent sur ton beau sourire,

Maman,  je voulais te dire

Tu es avec moi  aujourd’hui .