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Atelier Ghislaine 148

 

Récapitulatif du 140

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les 8 mots :Bougie, fondre, lumière, vitre, flou, sombre, chercher, dire

ou avec au moins  5 mots commençants  par " F " ou un texte sur le thème " Ressenti sur cette photo "

Atelier 148 et Récapitulatif du 147

Le mois dernier  j’ai soufflé la bougie d’ un anniversaire bien particulier. Celui de ma première rencontre avec ce filou de coronavirus, ou plutôt devrais – je dire ce fâcheux virus que j’espère bien ne plus croiser . Rien de flou dans les dates, inutile de chercher longtemps, puisque le jour des premiers symptômes correspond  exactement au premier jour du  confinement, à savoir le 17 mars.

Derrière la vitre d’une des fenêtres du salon, je regarde  des ramiers célébrer à leur manière le retour du printemps, quelques jours en avance. Un vrai festival, ils prennent de l’altitude en faisant volontairement  claquer leurs ailes comme pour une parade , puis ailes fermées ils chutent un peu et reprennent un vol normal.  Je ne peux m’empêcher de penser qu’au bout d’un an, la porte de notre cage est encore loin de s’ouvrir en grand,  le virus ayant été flashé en flagrant délit de mutation.   Aussitôt  me reviennent alors en mémoire, ce mois passé en isolement dans l’appartement .

Le temps semblait se figer dans un quotidien bien sombre , même si dehors la lumière était a contrario des plus éclatantes. Le murmure  habituel de la rue  finissait par se fondre  dans l’au delà d’ un silence quasi surréaliste. Mon univers se limitait le plus souvent  à mon lit, la fièvre et la fatigue m’empêchant  de me concentrer longtemps sur quoi que ce soit.  Une question évidemment me taraudait jour après jour :  est – ce que j’avais contracté ce fameux covid  ( oui à cette époque il était masculin ) ? Impossible d’avoir accès aux  tests, de se rendre chez un médecin, de savoir  comment la maladie allait  évoluer (Je ne sus qu’au mois de mai après un test sanguin qu’il s’agissait bien du coronavirus 2019) .  J’avais l’impression de marcher  sur un fil sans balancier , sans aucune accroche possible. Je guettais l’apparition de cette toux fléau qui pouvait rapidement signifier  les ennuis grimpant en flèche  . Mais ce fut heureusement vers une atteinte digestive que l’évolution se fit. Pas facile à négocier quand il faut reprendre des forces , la nourriture m’étant franchement insupportable, mais oh combien moins traumatisante que l’autre fulgurante version qui frappe tant de personnes.

Et maintenant me direz – vous quel futur  ? Je n’ai bien sur pas de réponse mais je ne peux que partager avec vous la version du confinement de François Morel ( à écouter ici clic ).

François Morel

“Juste après ce rendez-vous désormais hebdomadaire, monsieur le Premier ministre m’a appelé personnellement afin que je puisse réfléchir à de nouvelles annonces qui viendront, sinon contredire ses propos, au moins les adoucir.

J’ai réfléchi toute la nuit afin de soumettre ce matin le fruit de ma réflexion à monsieur le Premier ministre. Il était tôt. Il m’a reçu par un « Oh putain, quelle heure qu’il est ? » puis, je dois le dire, a validé chacune de mes propositions avec beaucoup d’empressement.

Voici donc les contre-annonces destinées à améliorer la vie des Français au quotidien. Je suis en mesure de les exposer toutes, puisqu’elles ont été entérinées par le gouvernement.

Dès demain matin, samedi 20 mars, il a été décidé que l’hémisphère Nord s’introduirait dans la moitié estivale de l’année et que par conséquent le printemps entrerait en vigueur sans attendre.

C’est naturellement une nouvelle considérable qui va dans le bon sens, celui de l’espérance, celui de la confiance.

Le soleil a promis, et notons-le, c’est un effort considérable, de traverser le plan équatorial de la Terre. Il a pris l’engagement solennel que dès demain il acceptait de se retrouver au zénith de l’Équateur.

C’est une besogne colossale que chacun doit saluer comme il se doit.

Cette décision au sommet a provoqué toute une diversité de prises de positions, d’intentions, de dispositions qui, en cascade, changeront véritablement la vie de chacun de nos concitoyens.

Sans attendre, les premiers bourgeons, symboles de renaissance, vont apparaitre. C’est ratifié. C’est homologué.

Les températures, quoi qu’il en coûte, ont décidé de remonter afin d’atteindre un niveau qui rendra plus confortable la vie des Français.

Les plantes, jugées essentielles, ont décidé dans un joli mouvement solidaire de fleurir afin d’embellir les pares-terres de nos vies.

Ce n’est pas tout.

Les animaux hibernants se sont résolus à sortir de la couette afin de participer à l’effort collectif

Je voudrais également saluer la détermination des oiseaux migrateurs qui ont annoncé leur résolution de revenir sur nos territoires afin que leur présence soit synonyme d’aspiration à un avenir meilleur, de perspective de bonheur.

Enfin, à propos de perspective de bonheur, et ce n’est pas l’annonce la moins conséquente, la libido, elle-même, met un point d’honneur à faire preuve de la plus grande vitalité dès demain.

Elle sera particulièrement sensible à l’allongement des jambes, à l’érotisation des corps, et fera le pari de la confiance vis-à-vis de la testostérone qui sera libérée, et elle s’en réjouit, dans les prochaines heures et le respect des gestes-barrières.

Voilà toutes les mesures que j’étais en capacité de vous annoncer ce matin, j’espère qu’elles seront suffisantes pour vous faire conserver le moral.

 

 


Atelier 140 Ghislaine

 

Atelier 140

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Les mots : Ressentir, éprouver, dire, parler, confidence, aveu, secret, joie ou le thème humeur .

Un grand merci à Patrick qui me permet d’utiliser ses créations pour les défis . Un clic sur la photo pour découvrir son blog de photos et créations .

le-chemin

Là,  confidence pour confidence,

Sur le bord d’un rêve je m’ balance

Loin de ressentir la moindre méfiance

Sur le chemin des contes  j’avance.

J’éprouve, en voyant ce château, la joie

De  retrouver les héros de  mon  enfance,

Leurs   secrets ,  leurs aveux , leurs  émois

Ils  parlent   d’un   monde    d’espérance 

Où    tout   finit   par   une romance

Sans  mot  dire  et sans désarroi

Vers eux décidé je m’élance .