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Abbeville un jour de pluie

Comme je vous l’indiquais précédemment dans un billet, nous avons du composer avec la météo et adapter nos déplacements à ses caprices . Pas question en ce lundi de Pentecôte de filer en bord de mer, la pluie redoublant d’ardeur par moment,  nous avons opté pour une visite du musée Boucher de Perthes d’Abbeville .

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Le musée Boucher de Perthes est le fruit de la fusion de deux collections du XIXe siècle : le musée d’Abbeville et du Ponthieu, fondé en 1833 par la Société d’émulation d’Abbeville, et l’ancienne collection de Jacques Boucher de Perthes devenue musée en 1872. Le musée actuel a été reconstruit en 1954 autour des vestiges de l’ancien Hôtel de Ville dont il subsiste le Beffroi, construit en 1209 et inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, et le bâtiment de la Trésorerie qui abritait notamment les archives de la ville.

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De précieuses sculptures et peintures des XVe et XVIe siècles, d’importants tableaux des XVIIe et XVIIIe siècles,

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St Michel et St Georges ( en bois polychrome ) terrassant un dragon

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Persée délivrant Andromède de François Lemoyne

 

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Joueurs de tric trac Cornelis de Vos

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La mère de Louise Fanny Victoire Ris Paquet

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Faits divers de Blanche Paymal Amouroux

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Vue de la ville d’Abbeville d’Etienne Watelet

ainsi que des œuvres des écoles régionales de peinture constituent le cœur des collections d’art.

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Le musée conserve également une œuvre unique de Camille Claudel et l’importante donation Alfred Manessier.

Nous avons pu aussi voir l’exposition temporaire qui met à l’honneur les œuvres de Bernard Lorjou “ L’humain et l’animal “ ci dessous Rossinante joue un vilain tour à Don Quichotte .

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Après le musée nous sommes rentrés à l’intérieur de l’église St Vulfran que nous n’avions pu visiter la dernière fois que nous nous étions arrêtés à Abbeville .

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La nef est relativement étroite, les voutes culminant à 31 mètres ce qui donne une impression de forte élévation

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Dans chacun des bas cotés se trouvent trois chapelles où l’on peut voir des bas reliefs et retables . Dans l’ordre ci dessous le retable de la vie de la vierge, celui du jugement dernier et le bas relief de la femme adultère . Un très bel édifice que je vous conseille aussi  .

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Eglise Ste Ursule à Yutz

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Je vous présente aujourd’hui une église presque fantôme puisqu’à l’intérieur il ne subsiste plus grand chose autels, statues , mobilier tout a été enlevé .Une reconversion a bien été envisagée mais pour l’instant elle ne voit pas le jour .

L’argent et l’emplacement ( juste à côté du cimetière)  ne semblent être les seuls problèmes… Car avant de reconvertir l’église encore faudrait-il qu’elle soit désacralisée. Or en Alsace-Moselle, la tâche est rendue complexe par le régime concordataire en place. Ici, le maire doit tout d’abord écrire à l’évêque pour que celui-ci demande au préfet d’ordonner la désaffection de l’édifice. Sans quoi sa désacralisation n’est pas reconnue. Et sa transformation s’avère impossible. À ce jour, l’Évêché de Metz ne porte trace d’aucune démarche de ce type.

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Un Yussois passionné d’histoire locale, Bernard Adamiste, s’est penché sur le passé de l’église (détaillé sur le site lesruesdeyutz.fr).

A partir de 1840, les habitants de Haute-Yutz se plaignent du trop long trajet qu’il faut accomplir pour aller à l’école, à l’église et au cimetière. Le conseil municipal du 5 janvier 1845 décide la construction de l’église et du cimetière qui l’entoure au motif « qu’il est très onéreux de conduire les morts à Basse-Yutz pour être enterrés dans cette commune. La section (Haute-Yutz) possède la foule nécessaire pour subvenir aux dépenses qu’occasionneront les dites constructions ».

On entreprend la construction de l’église Sainte-Ursule et du cimetière se trouvant autour, suivant les plans de l’architecte Laydecker de Thionville (57) en 1846. Les travaux sont effectués par l’entreprise de Pierre-Adolphe Didion de Thionville (57), pour la somme de 17 915,58F. Elle remplace la chapelle du même nom, située à l’actuel n°4, rue de la Chapelle, devenue trop petite. L’église Sainte-Ursule est consacrée le 18 juin 1849 par Monseigneur Dupont des Loges, évêque de Metz.

 Sainte-Ursule a été érigée aux alentours de 1850 pour les habitants de Haute-Yutz. « Les cloches ont été volées par les Allemands durant la Première Guerre mondiale pour les fondre et en faire du matériel d’armement », raconte Bernard Adamiste. Quatre cloches de remplacement seront ensuite acquises grâce à une quête, grâce aussi au soutien du conseil de fabrique et de la commune. En 1944, la Wehrmacht réquisitionne ces cloches sans avoir le temps de les ramener en Allemagne au vu de l’avancée des troupes alliées. Elles seront retrouvées en 1945 dans un wagon de train à Florange.Dans les années 1960, Sainte-Ursule était devenue trop petite. Une église toute neuve, plus grande (Saint-Joseph) a donc été construite tout près, consacrée en 1966. « L’éventualité de raser Sainte-Ursule a été envisagée en conservant son clocher », écrit Bernard Adamiste. Mais le coût et la complexité de l’opération auraient découragé le conseil de fabrique à l’époque.