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Jeudi poésie

Pour ce jeudi poésie des croqueurs de mots( clic )  sur  le thème de l’infini , je vous propose un poème de Maurice Rollinat dans le recueil paysage et paysans (1899)  

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Les infinis

Vertigineux géant du désert qu’il écrase,
La tête dans l’azur et le pied dans la mer,
Le mont découpe, ardent, sous le dôme de l’air,
Son farouche horizon de chaos en extase.

*
Le vide où, par instants, des vents de feu circulent,
Tend son gouffre comblé par son rutilement ;
L’onde et la nue, ayant même bleuissement,
Face à face vibrants, s’éblouissent et brûlent.

*
Là, ce que la Nature a de plus éternel :
L’Espace, l’Océan, la Montagne, le Ciel,
Souffre pompeusement la lumière embrasée :

*
Puis, la Nuit vient, gazant sous ses voiles bénis
La Lune, spectre errant de ces quatre infinis
Qui boivent les soupirs de son âme glacée.

Maurice Rollinat

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Balkan voyageur

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Les mots : badauds, rareté, promeneurs, attraction, ravir, vaquer, regorger, avaler,

 

L’histoire que je vais vous raconter est réelle, elle s’est déroulée il y a peu près de Metz  . Un pygargue du zoo d’Amnéville  a voulu vaquer à d’autres occupations que celles que ses soigneurs et fauconniers avaient prévu pour lui . Il s’est enfui vendredi matin de l’enceinte du zoo . L’attraction des grands espaces a – t – elle été trop forte ? le vent trop violent , les corneilles dans leur obsession à défendre leurs portées jugées trop envahissantes ? Toujours est – qu’il a profité de deux  jours inédits pour lui  en se laissant porter bien au delà du site.

 

Ce magnifique aigle  ravit quotidiennement les visiteurs lors d’un spectacle de fauconnerie  qui regorge de présentations de rapaces  à cheval ou à pied . Si des promeneurs l’ont aperçu à Marange Silvange  dans les environs immédiats du zoo ,   il vient d’être  retrouvé à Pagny , à quelques 40 km beaucoup plus au sud .  Une rareté de voir cet oiseau posé sur un lampadaire , il y a de quoi vraiment étonner les badauds  plutôt habitués à apercevoir  corneilles et pigeons  à cet endroit . Les riverains du lotissement voisin ont de suite prévenu le fauconnier de Balkan le fugueur , un avis de recherche ayant été lancé par le zoo .

Il  a consenti à venir se poser sur le bras de son maitre sans la moindre agressivité,  il sait bien que c’est lui qui le nourrit . Ce qu’il a avalé au cours de son périple,  mystère , poissons, mouettes nul ne sait  ,  seule la pesée prévue  dira s’il a pu se nourrir ou non .