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Le SMS de Clémentine

Pour l’  atelier de Ghislaine: Caprice , joies , délices , secret, être, révéler, succomber , cueillir.

Aves ces premières perce  – neige la suite du trésor de la cathédrale , je laisse la parole à Clémentine .

 

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Clémentine en a le souffle coupé, Anton au lieu de s’expliquer a raccroché. Quel est ce secret qui le pousse à réagir de la sorte, est ce l’aveu d’une aventure avec Stella ? Etre ici à Amiens et se retrouver seule avec ses questions, quelle ironie du sort.

Elle recompose le numéro mais la messagerie se déclenche immédiatement. Décidément, ce n’est pas un caprice, il se refuse à communiquer.

Clémentine cueille les fruits amers de sa désillusion. Comment ne pas succomber à la mélancolie, cette conseillère des mauvais jours qui noie joies et délices dans un océan de noires certitudes. Les larmes ruissèlent encore sur ses joues, elle a beau baisser la tête, laisser un rideau de cheveux sur ses yeux en barrage, les passants qu’elles croisent s’étonnent, la dévisagent. Elle se met à courir, courir, se réfugier au plus vite dans son appartement est sa seule obsession.

Arrivée devant la porte elle hésite et si ils étaient là tous les deux ? Quelle serait son attitude ? Non je dois savoir, elle glisse sa clé dans la serrure et pénètre dans l’appartement. Celui-ci ne révèle aucune présence, mais ce vide ne la rassure pas.

Elle éprouve le besoin de se confier, de coucher  le trop plein de vagues qui la submergent. Elle saisit son portable , ses doigts dansent sur les lettres  une belle sarabande.

SMS Clémentine

Bien sur elle n’est pas de taille à rivaliser avec les alexandrins de Stella mais elle éprouve le besoin de dire, de partager.

à suivre …..


Le secret du lion

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Nous retrouvons Anton et Stanislas pour l’écriture en folie de Zéphyrine , pour rappel l’épisode précédent la pierre centrale

« Vous ne croyez pas que ce qui agrémente cette inscription a une importance particulière ? »questionne Stanislas .

L’entente serait presque cordiale entre les deux hommes tant l’intérêt qu’ils portent à cette quête leur impose une patiente collaboration.

« Il nous faut tenter de trouver le lien entre les mots, les différentes figurines et notre trésor, évidente cette piste » rétorque Anton.

« Je traduis l’inscription : en l’an de grâce 1220, l’œuvre de cette église fut commencée, l’évêque de ce diocèse était alors Evrard, le roi de France, Louis, fils de Philippe le sage .Celui qui fut maitre de l’œuvre s’appelait maitre Robert de Luzarches, après lui vint maitre Thomas de Lormont et après celui-ci son fils maitre Renaud qui fit placer l’inscription en l’an de l’incarnation 1288. » dit Stanislas

Je prendrais bien la tangente songe Anton mais ma fuite présente beaucoup trop de risques pour Clémentine. Mon Dieu pourvu qu’elle n’alimente pas trop son questionnement légitime de quelques réactions violentes, elle doit me prendre pour un sacré menteur, dissimulateur de premier ordre qui plonge son amour dans la tourmente.

«  Je crois qu’Evrard repose non loin d’ici, le tombeau représente l’évêque gisant, nous pourrions peut être nous orienter vers  lui » note Anton à l’adresse de Stanislas .

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«  En effet j’ai vu en entrant dans la grande nef deux tombeaux » dit Stanislas en  remontant lentement la nef

« Incroyable ! il est sculpté dans un bloc de bronze d’une seule pièce, cette magnifique sculpture est éloquente, les traits sont ceux du défunt sans aucun doute. Quelle maitrise du geste » argumente Stanislas

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Les deux hommes se penchent sur le tombeau, ils ressentent l’un comme l’autre, l’excitation de la recherche .

Le gisant d’Evrard est supporté par six lions en bronze, l’évêque écrase deux créatures griffues, ventripotentes symbolisant le mal qui tourmente les hommes, à ses côtés deux prêtres portent des cierges allumés et des anges offrent de l’encens au défunt. Les senteurs de cette fragrance sont presque perceptibles dans l’atmosphère luminescente de la cathédrale.

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« Là regardez près de la patte arrière du premier lion à gauche d’Evrard , une écriture arborescente »  s’écrie Anton.

«  Excellente perspicacité Anton, félicitations » à suivre …….