Ici l'oeil et l'oreille restent disponibles

Articles tagués “mère

Le tableau du samedi

Le tableau du samedi

Pour le  tableau du samedi initié par Lady Marianne et poursuivi par Lilou et Fardoise un clic sur le logo.

Ce samedi  Fardoise nous laisse libre de choisir, j’ai pensé à un tableau de la nativité que j’aime beaucoup, celui du “Nouveau né” de Georges de La Tour, peintre lorrain baptisé le 14 mars 1593 à Vic sur Seille et mort le 30 janvier 1652 à Lunéville.

 

File:Georges de La Tour - Newlyborn infant - Musée des Beaux-Arts de Rennes.jpg

Le nouveau-né (Musée des beaux arts de Rennes)

Influencée tout d’abord dans mon choix parceque j’ai fait mes études au lycée Georges de La Tour à Metz. J’ai pu en effet contempler une reproduction d’un de ses tableaux tous les jours en franchissant les escaliers menant aux salles de classe. 

D’autre part parceque  demain c’est la fête des mères et que ce tableau est une véritable ode à la mère. Ste Anne éclaire la scène à la bougie, sa main cachant la flamme. Son  visage  apparait d’une douceur infinie, comme celui de sa fille Marie.  L’enfant Jésus est le plus éclairé et ses traits sont remarquablement réalistes.

File:Georges de La Tour - The New-born (detail, Musée des Beaux-Arts de Rennes).jpg

La palette de couleurs employées par le peintre est en osmose avec la douceur de ce moment. Georges de La Tour maitrisant à merveille le clair obscur qui donne tant de chaleur à  cette scène.

En 2015 cette toile datée des années 1645-1648 sera présente à Vic-sur-Seille pour l’exposition “Georges de La Tour, le retour à la lumière”.

Un clic ici pour la biographie de Georges de La Tour.


Défi 248 des croqueurs de mots

Durgalola (clic)  à la barre du navire des croqueurs de mots nus dit :

extrait du journal IX  – GRATITUDE de Charles Juliet (2004/2008)

« On m’a demandé d’indiquer les dix mots que j’affectionne. Les dix mots qui ont pour moi une signification particulière.

Quand j’ai voulu les rassembler, j’ai préféré ne pas trop réfléchir. Il fallait qu’ils viennent spontanément. Je les livre en désordre, car il ne peut y avoir entre eux de hiérarchie.

COMPASSION – MERE – TERRE – MUTATION – LUMIERE – CENTRE – SOURCE – VOIX – REGARD – ECOUTE. “

Vous écrirez un texte avec ces dix mots ou si vous le souhaitez, avec vos dix mots préférés.

Un grand merci à Patrick qui me permet d’utiliser ses créations , un clic sur l’image pour voir son blog .

chemin-cabane

*****

Elle est bien frêle cette flamme de l’espoir qui  danse en elle comme une source vive . Elle tremble , elle vacille. Elle, sportive, la quarantaine, toujours à l’affut de l’émerveillement,  ne comprend pas ce qui lui arrive. Elle ne l’a pas vu venir ce vent contraire, cet orage qui lui masque la lumière . De gros  nuages gris , bedonnants, tentaculaires,  peu à peu s’accumulent,  voilant sa vision des choses.  De multiples interrogations viennent se cogner, comme phalènes  sur réverbère, aux parois de son incompréhension.

Pourquoi , se sent – elle de plus en plus étrangère sur cette terre  en mutation,  comme si son propre centre de gravité s’était déplacé dans un autre univers ?

Pourquoi a – t –elle cette impression dérangeante que les humains manquent de plus en plus de compassion vis à vis de leurs semblables, pourquoi ne sont ils plus à l’écoute , de tout ce qui vit ?    

Pourquoi  revient,  comme un obsédant leitmotiv, ce doute qui la ronge , une phrase qui commencerait immanquablement par, et si ou  au lieu de ?

“Et si ma tante en avait on l’appellerait mon oncle” lui souffle cette petite voix   qui la cloue sur place.

Elle a beau être habituée à l’humour, là elle sent bien que  passé le rire, se greffe une autre intention. Le doute, ne serait – il pas  le meilleure façon de progresser, d’aborder certains sujets qui lui tiennent à cœur ?

Alors elle se souvient, oui, de sa mère qui l’employait souvent cette expression pour bien lui signifier qu’il vaut mieux  ne pas se laisser aller à refaire le passé, à trop plonger dans l’utopie pour essayer d’atteindre l‘inaccessible étoile. À  vouloir courir après ce genre  de lièvres, l’épuisement et la désillusion risquent  fort d’être au rendez – vous.

Alors oui, elle se dit que l’essentiel est dans le regard porté sur  ce qui nous entoure au jour le jour, et non sur ce qui nous précède .