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jeudi poésie

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thème la fin

jouet

La fin du jouet 

*

Le ciel se charge des assauts du temps

De la noirceur qui soudain l’assaille

Il sent la griffe du froid pénétrant

Sur sa peau,  petit jouet   tressaille.

*

N’’a – t –il pas toujours été très sage

Avec  cet enfant toute la journée,  

Même en prenant un peu plus d’âge, 

Est ce une raison pour l’abandonner ? 

*

Les beaux jours en images défilent

Se voilent ses yeux aux couleurs de pluie 

Sur le trottoir vulgaire ustensile,

*

Il sait que  bientôt ce sera fini.

Plus d’espoir de lumière dans sa nuit, 

La benne s’ ouvre grand et l’engloutit

Gisèle F 20/04/17 

 


Amour, Amitié, Absurdité

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Domi nous propose comme thème   les trois mots Amour, Amitié, Absurdité .

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A imer   jusqu’à   la   déchirure

M ais puiser dans la pénombre

O ù  se   réfugie   la   blessure

U ne     lumière    de   l’ ombre

R  ayonnante de clair obscur 

*

A  pprivoiser    souvent    l’instant

M  ultipliant       les       secondes

I  nverser  les  ailes   du   temps

T  oujours présent dans la ronde.

I ntense      souvent       palpitant

E st le chant que le cœur sonde. 

*

A     la    dérobée   le  sublime

B  albutie  toutes  ses gammes

S i     le     silence     s’exprime

U ne bougie pour toute flamme

R ien    n’échappe    à    l’abime

D e  nos  vies  en  quête  d’âme

I l  n’est  rien  qui  ne   s’anime

T ant  l’absurde  est  un drame

E n   amour  que  l’on  supprime

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Je me suis inspirée de la lecture de ce formidable livre de Gaëlle Josse , merci Yvonne pour ton cadeau, pour répondre à ce défi . Je vous conseille vraiment ce roman qui  fait se croiser deux histoires, celle d’une femme dont l’aveuglement amoureux et l’infinie variété de ses  jeux d’ombres est mise en parallèle, par le biais d’un tableau de Georges de la Tour, avec celle du peintre créant  “ saint Sébastien soigné par Irène”.

Tour à tour la parole est donnée à cette jeune femme qui revit son histoire d’amour dans un musée de Rouen devant le tableau , et au Maître  Georges de La Tour et à son apprenti Laurent au cours de la réalisation de l’œuvre  . L’art et la création sont analysés avec beaucoup de finesse , les âmes de chacun aussi et  magistralement . Un tableau qui s’anime sous la plume poétique de cet auteure qui sait nous transmettre son émotion avec beaucoup de talent . 

“ Ce vertige à chaque fois devant cette surface vierge .Tout y est possible. La main accordée au souffle , comme une fécondation.Et cette question , la même depuis si longtemps Saurai – je donner la vie aux scènes qui m’apparaissent en songes ? “

“ Ce regard. C’est ainsi que nous devrions nous y prendre avec les autres, avec cette attention de dentellière penchée sur son carreau , ;: regarder naîtreon motif sous ses doigts , et rien d’autre “

“ la grâce d’un poignet, la musculature d’un bras , la torsion d’un buste , la douceur d’une main, ne s’éprouvent qu’au regard de ce qui les révèle . Nous trichons en paroles , rarement en gestes “

“Pour te gagner, j’ai accepté de me perdre , d’égarer une partie de moi – même , dans un joyeux mouvement de mutilation volontaire et inconsciente. Mon univers se resserrait , comme consumé, aspiré de l’intérieur, façon tête réduite jivaro.”