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Un petit tour au CPM

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L’invitation du gorille de “l’affaire  Makropoulos” était tellement persuasive que samedi dernier  nous (Annie, Mireille du Sablon, Yvonne Anne et moi) avons obtempéré de suite,  mais pour monter nous avons préféré l’ascenseur, allez savoir pourquoi …

Trois expositions sont actuellement visibles au Centre Pompidou Metz nous avons commencé par Opéra monde témoignant de la rencontre entre arts visuels et opéra au XX ème et XXI ème siècle.

Dès l’entrée nous découvrons les magnifiques costumes de Natalia Goncharova  pour “le  Coq d’Or”  de Nikolaï Rimssky Korsakov .

Le tsar Dodon, personnage tyrannique , fainéant et bon vivant promet une récompense à l’astrologue en échange de sa protection , grâce à son coq doué de visions prophétiques . Le roi trahit sa parole et tue le mage, vengé par l’animal qui chante dans la dernière scène la mort du tsar .

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Quelque part dans un empire,
Plus lointain qu’on ne peut dire,
Vivait le grand roi Dadon,
Qui dès l’enfance eut le don
D’infliger par son courage
À ses voisins force outrages.
Or ce roi, quand il vieillit,
Voulant loin des chamaillis
Connaître des jours paisibles,
A son tour devint la cible
De ses voisins qui dès lors
Lui causaient beaucoup de tort.
Pour garder son héritage
De leurs coups, de leurs dommages,
Il avait évidemment
Quantité de régiments.
Mais hélas, ses chefs de guerre
Avaient beau ne chômer guère,
S’ils tenaient le Sud, et pan!
L’attaque était au levant.
Y couraient-ils, c’est la côte
Qu’abordaient ces tristes hôtes.
Notre roi, toujours en pleurs,
N’en dormait plus de douleur.
Vous parlez d’une existence !
Il fit mander l’assistance
D’un sage, un mage, un castrat,
Qu’un émissaire assura.
Ce faisant de ses hommages.
Devant Dadon le dit mage
Bientôt se présente et sort
De son sac un coq en or.

( extraits du conte de Pouchkine )

ainsi que  la sculpture récente de Karen  Sargsyan , “ Coq d’or métamorphose”

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L’onirique et l’absurde ont aussi leur place comme les dessins  et costumes de Topor pour “ le grand macabre” de Ligeti à Bologne  .

Le grand macabre n’est autre que Necrotzar, qui surgit d’un tombeau et proclame la mort de tous les habitants de Breughelland . Apres plusieurs scènes tragi – comiques illustrant ce bizarre jugement dernier , il semble que personne ne soit vraiment mort . Necrotzar disparait .

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Costume de l’aide de la mort

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Paysage de Breughelland

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Quand le temps devient espace ,  le traitement de la durée et le rapport à l’architecture deviennent pour certains compositeurs des paramètres de premier ordre , grâce à un travail sur la spatialisation du son mais aussi à travers  la métamorphose des salles de spectacle . Le modèle classique du théâtre à l’italienne devenant pour certains obsolètes,

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l’opéra sort de son écrin pour investir d’autres infrastructures   questionnant la représentation, le rapport au public et donc sa perception .

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Je tenais aussi à partager cette dernière vidéo projetée dans l’ exposition , celle de Clément Cogitore qui adapte une partie des Indes Galantes de Jean -  Philippe Rameau avec le concours d’un groupe de danseurs de krump à l’opéra de Paris.

 


Edouard Lalo

 

Pour l’abécédaire de la musique classique de Violette un clic sur le logo

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Né le 27 janvier 1823 à Lille,  mort à Paris le 22 avril 1892.

Son père est un officier de l’armée napoléonienne. Edouard est le premier homme de la famille à rompre avec la tradition militaire. Il entre au conservatoire de musique de Lille. Il suit les cours de Muller pour le violon et du violoncelliste allemand (ayant joué à Vienne sous Beethoven) Peter Baumann.

En 1839, à 16 ans, en rupture de ban familial, il gagne Paris (il ne retourne à Lille que 16 ans plus tard). Il s’inscrit au conservatoire comme auditeur et suit les cours de Habenek, pour le violon et pour la composition ceux de Schulhoff et de Crévecoeur (second prix de Rome en 1847). Il survit par de petits métiers et en donnant des cours de violon.

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En 1850 il compose ses deux premiers trios. En 1855, il est le co-fondateur du célèbre quatuor Armingaud (créé par Léon Jacquard et Jules Armingaud).

Sans succès il délaisse  la composition jusqu’à son mariage en 1865 avec une de ses élèves, Julie Bernier de Maligny*, une contralto  pour laquelle il écrit des mélodies.

Il écrit alors l’opéra en trois actes Fiesque d’après Schiller (commencé en 1866), qui est classé troisième au concours du Théâtre Lyrique (1869), et sur lequel l’Opéra de la Monnaie de Bruxelles pose une option restée sans suite. Il réutilise cette partition dans de nombreuses autres œuvres.

En 1874, il écrit le Concerto en fa pour violon et en 1875 la Symphonie espagnole qui sont de francs succès. En 1882 son ballet Namouna donné à l’Opéra de Paris séduit Debussy.

Un extrait à voir ici

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Pour avoir une idée de l’ensemble de son œuvre cliquez