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Jeudi poésie

Pour ce jeudi poésie à la barre du bateau des croqueurs de mots pour la quinzaine , je vous propose l’acrostiche suivant :

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S culpte avec les couleurs de l’âme 

O mbres  et lumières  bien en  place

U  n  instant   même  le  plus  fugace

V  agabonde      avec    ce     sésame

I  mage     d’un     appui     efficace 

E n   fuyant    loin    de  ta  carapace

N  e retiens que le meilleur  et clame

S  ans  peur sa force , vraie dédicace

*

T u  sauras sans que rien ne s’efface 

O ù  te  diriger, suivre   les  traces   

I ncitant    à    sortir   de   l’impasse 


Jeudi poésie

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Les Cabardouche ( clic ) à la barre du bateau des croqueurs de mots pour la quinzaine nous demandent :

A la manière de Sophie Barbaroux. Composez une poésie en utilisant des proverbes

et des expressions connues.

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Prune

*

Elle ne paye pas de mine

Mais je vous le donne en mille

Contre vents et marées

Sans tambour ni trompette

Elle caracole en tête

à quoi bon chercher la petite bête ?

Le jeu n’en vaut pas la chandelle

Les carottes sont cuites  

Tonnerre de Brest

Pour lui alea jacta est.

Dans cet univers

Pas piqué des vers

Un homme averti en vaut deux

Ce que femme veut , Dieu le veut !


Jeudi poésie

Pour le défi N° 212 des Crôqueurs de mots, Dômi me confie la barre - Lenaïg

Martine ( quai des rimes clic)   est à la barre du bateau des croqueurs de mots et nous propose :

Trois thèmes au choix et pour chacun des thèmes deux titres pour vos écrits

Passé
Hier à Hyères ou ailleurs
Poussière d’hier

Présent
Sauf-conduit pour aujourd’hui
Aujourd’hui inédit

Futur
Demain à deux mains
Demain en sous-main

Pour les jeudis en poésie des 26 septembre et 3 octobre, vous pouvez au choix

  • écrire un poème en vers ou en prose sur les deux autres thèmes en tenant compte ou pas des titres proposés

ou

  • partager un poème ou une chanson que vous aimez bien sur les trois thèmes proposés ou sur d’autres thèmes.

J’ai choisi de rediffuser cet acrostiche de 2018

WP_001566 - Copie

T    emps      qui   se  balance sur le  fil  de  l’’ éphémère

E   pouse      la   matière   dans  la   musique  du  silence

M   ultiples   sont  les  facettes  de  notre vie sur  terre

P  arées    d’un  halo  masquant  parfois  leur  apparence

O  n  essaie  d’oublier  que  rien  ne dure en permanence

R  estant  longtemps sur l’ image  d’une belle  fulgurance

E   n  espérant qu’elle ne devienne pas trop  vite chimère

L  oin  de  l’éternité  le  temporel  prend  de  l’assurance

L  aissant   son  empreinte  dans  nos  corps  en  jachère

E  n  nous  incitant  alors  à  beaucoup  plus  de vigilance .

01 /08/2018 GF

 


Jeudi poésie

Ayant vu beaucoup de papillons cette année dans les Vosges j’ai eu envie de les mettre à l’honneur avec ce poème de Gérard de Nerval .

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Les papillons

De toutes les belles choses
Qui nous manquent en hiver,
Qu’aimez-vous mieux ? – Moi, les roses ;
– Moi, l’aspect d’un beau pré vert ;
– Moi, la moisson blondissante,
Chevelure des sillons ;
– Moi, le rossignol qui chante ;
– Et moi, les beaux papillons !

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Le papillon, fleur sans tige,
Qui voltige,
Que l’on cueille en un réseau ;
Dans la nature infinie,
Harmonie
Entre la plante et l’oiseau !…

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Quand revient l’été superbe,
Je m’en vais au bois tout seul :
Je m’étends dans la grande herbe,
Perdu dans ce vert linceul.
Sur ma tête renversée,
Là, chacun d’eux à son tour,
Passe comme une pensée
De poésie ou d’amour !

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Voici le papillon « faune »,
Noir et jaune ;
Voici le « mars » azuré,
Agitant des étincelles
Sur ses ailes
D’un velours riche et moiré.

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Voici le « vulcain » rapide,
Qui vole comme un oiseau :
Son aile noire et splendide
Porte un grand ruban ponceau.
Dieux ! le « soufré », dans l’espace,
Comme un éclair a relui…
Mais le joyeux « nacré » passe,
Et je ne vois plus que lui !

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Comme un éventail de soie,
Il déploie
Son manteau semé d’argent ;
Et sa robe bigarrée
Est dorée
D’un or verdâtre et changeant.

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Voici le « machaon-zèbre »,
De fauve et de noir rayé ;
Le « deuil », en habit funèbre,
Et le « miroir » bleu strié ;
Voici l’ »argus », feuille-morte,
Le « morio », le « grand-bleu »,
Et le « paon-de-jour » qui porte
Sur chaque aile un oeil de feu !

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Mais le soir brunit nos plaines ;
Les « phalènes »
Prennent leur essor bruyant,
Et les « sphinx » aux couleurs sombres,
Dans les ombres
Voltigent en tournoyant.

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C’est le « grand-paon » à l’oeil rose
Dessiné sur un fond gris,
Qui ne vole qu’à nuit close,
Comme les chauves-souris ;
Le « bombice » du troëne,
Rayé de jaune et de vent,
Et le « papillon du chêne »
Qui ne meurt pas en hiver !…

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Voici le « sphinx » à la tête
De squelette,
Peinte en blanc sur un fond noir,
Que le villageois redoute,
Sur sa route,
De voir voltiger le soir.

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Je hais aussi les « phalènes »,
Sombres hôtes de la nuit,
Qui voltigent dans nos plaines
De sept heures à minuit ;
Mais vous, papillons que j’aime,
Légers papillons de jour,
Tout en vous est un emblème
De poésie et d’amour !

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Malheur, papillons que j’aime,
Doux emblème,
A vous pour votre beauté !…
Un doigt, de votre corsage,
Au passage,
Froisse, hélas ! le velouté !…

Une toute jeune fille
Au cœur tendre, au doux souris,
Perçant vos cœurs d’une aiguille,
Vous contemple, l’œil surpris :
Et vos pattes sont coupées
Par l’ongle blanc qui les mord,
Et vos antennes crispées
Dans les douleurs de la mort !…

 


Jeudi poésie

Pour le jeudi poésie un clic sur le logo . Zaza capitaine des croqueurs de mots nous laisse libre pour le thème.  J’ai demandé à ma moitié de me prêter sa plume .

*****

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Pourquoi les escargots ?

*

Si les escargots bavent

C’est seulement qu’ils savent

Qu’ils sont les moins véloces

Et puis les moins féroces

Des animaux sauvages ,

S’ils bavent c’est de rage .

Si c’’es gastéropodes

Sous tous les antipodes ,

seront toujours cornus

C’est parcequ’ils sont cocus .

Ni m^mes ni femelles :

Chacun est beau et belle .

Ces bêtes des deux sexes ,

Ignorant les complexes,

Acceptent les avances

Du premier qui s’élance

De toute la vapeur

De son gros pied baveur .

Quand revient le printemps

Ils coutent tant et tant,

Traversent les chemins,

Pour trouver une main,

Une bouche à baiser

L’espace d’un sentier .

Leur vie est une quête

Qui jamais ne s’arrête

Car tout bon limaçon

Cherche un co- limaçon.

*

24/01/1971 Jean – Claude Fayet ©


Jeudi poésie

Zaza à la barre du bateau des croqueurs de mots pour la quinzaine nous demande un poème personnel ou d’auteur mettant à l’honneur la lettre z .

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Zazou      le   zèbre  a un zona

De quoi s’en prendre à Spinoza 

Zut,     s’écrie    Zarathoustra

Le  zébu  du zoo de Zhengzhou

Ne  riez  pas il a zappé le  colza

Ne   zigzaguez  pas,  allez ,  zou

Zinzinule   la  mésange  Zozota

Restez   donc   zen  les zigotos

Zéro  danger  bande de  zozos

Zézaye   le   zee  “c’est  assez !”

Cétacée ?  qui   appelle  donc  Zoe

La  baleine   au   chant   de  sanza

Pas le zabre zonzonnant dans les zamias

Ni  le  zigue  zieutant  une  pizza 

 Entre zist et zest vous zigonnez . 

 

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Jeudi poésie

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Pour ce jeudi poésie des croqueurs de mots  Durgalola à la barre nous donne comme thème l’arbre .

Je vous propose un poème pris dans le recueil “arbres” de Jacques Prévert

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En Argot

les hommes appellent les oreilles

des feuilles

c’est dire comme ils sentent que

les arbres connaissent la musique

Mais la langue verte des arbres

est un argot bien plus ancien

Qui peut savoir ce qu’ils disent

lorsqu’ils parlent des humains

*

Les arbres parlent arbre

comme les enfants parlent enfant

*

Quand un enfant

de femme et d’homme

adresse la parole à un arbre

l’arbre répond

l’enfant l’entend

*

Plus tard

l’enfant parle arboriculture

avec ses maîtres et ses parents

*

Il n’entend plus la voix des arbres

il n’entend plus

leur chanson dans le vent

*

Pourtant

parfois une petite fille

pousse un cri de détresse

dans un square

de ciment armé

d’herbe morne

et de terre souillée

*

Est ce …oh…est ce

la tristesse d’être abandonnée

qui me fait crier au secours

ou la crainte que vous m’oubliiez

arbres de ma jeunesse

ma jeunesse pour de vrai

*

Dans l’oasis du souvenir

une source vient de jaillir

Est – ce pour me faire pleurer

j’étais si heureuse dans la foule

la foule verte de la forêt

avec la peur de me perdre

et la crainte de me retrouver

*

N’oubliez pas votre petite amie

arbres de ma forêt

Jacques Prévert

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Jeudi poésie

 

Pour le jeudi poésie , ABC  à la barre de la quinzaine nous demande une poésie qui évoque un de vos objets préférés. Je vous propose le livre une réédition de 2014 .

 

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Sobre dans sa robe pale,

ou  gainé  de  cuir  délicat,

Il   se   vêt    comme  vestale

Offerte  à  vous  en  tous    cas.

Sitôt    ouvert    plus    de   tracas,

à     vous       le       monde      d’opale.

Le     doigt       se      glisse      lentement

Sous     la     page,   transversale

Caresse,  pour un firmament

De destinées magistrales.

La soie du vélin dessine

Sous  la  pulpe de  votre  doigt

Mille  univers   de   premier   choix.

*

L  ibre de toutes entraves,

I   l   invite   Thalie,  Clio, 

V  alsant  aussi avec Erato,

R   imes   ou  prose  suaves

   E   ntrent chez vous aussitôt.

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Jeudi poésie

Pour ce deuxième jeudi poésie des croqueurs de mots , Fanfan à la barre , je vous propose une réédition d’un poème avec rime imposée chez Violette .

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Soufflant bise glaciale en chevelure,

Gigue  maudite en  température,

Flocons virevoltants  pour bien conclure,

L’hiver en février a la vie  dure.

Il aime à rappeler par quelques piqures

Que c’est bien lui qui impose sa mesure

Car des souhaits, il n’en a vraiment pas cure

Peu importe si le gai ruisseau  murmure

Un   chant  d’éveil  de  toute la nature

Il  connaitra  aussi  du  gel  la  morsure

Par  une   chute  effrénée du mercure.

Arrive Mars qui veut faire bonne figure,

En   agrippant   le  soleil   à   sa  voilure,

Il abandonne  son manteau de froidure.

Si quelques giboulées on ne peut exclure

Bientôt le printemps aura sa signature .

Gisèle F 8 mars 2018

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La fée du givre s’invite au jeudi poésie

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Un peu trop tentant pour ne pas en profiter pour le jeudi des  croqueurs de mots.  

 

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Au  bord  de  la  route  c’est la fête

Une   dentelle    de   couturière

D’un simple coup de baguette

Devient parure princière.

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Les   anémones   en    mer   de   glace

Bercées    par    la   bise  tenace

Au fil du temps se prélassent .

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Songes  sucrés  éparpillés  sur  le  limbe

Adieu  l’amertume  de  la ronce

Qui de douceur se nimbe .

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Hissons la voile

Sous  diverses  étoiles

Hiver bien en vue

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Jeudi poésie

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Pour ce jeudi  poésie, à la barre des croqueurs de mots, Colette ( clic ) nous propose comme thème dépouillement de la nature. Il me semble l’avoir déjà mis sur mon blog mais comme je l’aime beaucoup ,  je réédite ce poème de Guy de Maupassant .

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Nuit de neige

La grande plaine est blanche, immobile et sans voix.
Pas un bruit, pas un son ; toute vie est éteinte.
Mais on entend parfois, comme une morne plainte,
Quelque chien sans abri qui hurle au coin d’un bois.

Plus de chansons dans l’air, sous nos pieds plus de chaumes.
L’hiver s’est abattu sur toute floraison ;
Des arbres dépouillés dressent à l’horizon
Leurs squelettes blanchis ainsi que des fantômes.

La lune est large et pâle et semble se hâter.
On dirait qu’elle a froid dans le grand ciel austère.
De son morne regard elle parcourt la terre,
Et, voyant tout désert, s’empresse à nous quitter.

Et froids tombent sur nous les rayons qu’elle darde,
Fantastiques lueurs qu’elle s’en va semant ;
Et la neige s’éclaire au loin, sinistrement,
Aux étranges reflets de la clarté blafarde.

Oh ! la terrible nuit pour les petits oiseaux !
Un vent glacé frissonne et court par les allées ;
Eux, n’ayant plus l’asile ombragé des berceaux,
Ne peuvent pas dormir sur leurs pattes gelées.

Dans les grands arbres nus que couvre le verglas
Ils sont là, tout tremblants, sans rien qui les protège ;
De leur œil inquiet ils regardent la neige,
Attendant jusqu’au jour la nuit qui ne vient pas.

Guy de Maupassant, Des vers


Croqueurs de mots

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Colette (clic)  à la barre  des croqueurs de mots nous propose de compléter ce quatrain ou de l’introduire dans un texte .

Novembre a ses charmes

Novembre a ses larmes

Son décor fait rêver

Son refrain fait pleurer

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*

Son pardessus  de grisaille

Prend le ciel dans sa tenaille   

Bise et  pluie en escorte

Frappent alors à ta porte

*

Dehors les mornes ramures

Poussent d’inquiétants  murmures

Sous les vils assauts d’Eole

Qui leur donnent la parole

*

Estompé le chemin désert

Envahi par la brume  

Aux vagues  d’écume

Se perd dans cet éther

*  

 Mais dans l’âtre le feu crépite

Repoussant  le froid et l’ombre

Les flammes comme  pépites

Jaillissent de la pénombre

*

Le lueur féline  danse

 Estompant le noir de l’ennui

Gardant sans peine  la  cadence

Jusqu’au fin fond  de la nuit . 

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Jeudi poésie

Pour le défi N° 212 des Crôqueurs de mots, Dômi me confie la barre - Lenaïg

Pour ce jeudi poésie c’est Lénaig ( clic ) qui est à la barre du navire des croqueurs, elle nous suggère comme thème les joies de la découverte.

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J’ai de suite pensé à Guy de Maupassant et à son poème

Découverte

*

J’étais enfant. J’aimais les grands combats,
Les Chevaliers et leur pesante armure,
Et tous les preux qui tombèrent là-bas
Pour racheter la Sainte Sépulture.

*

L’Anglais Richard faisait battre mon cœur
Et je l’aimais, quand après ses conquêtes
Il revenait, et que son bras vainqueur
Avait coupé tout un collier de têtes.

*

D’une Beauté je prenais les couleurs,
Une baguette était mon cimeterre ;
Puis je partais à la guerre des fleurs
Et des bourgeons dont je jonchais la terre.

*

Je possédais au vent libre des cieux
Un banc de mousse où s’élevait mon trône ;
Je méprisais les rois ambitieux,
Des rameaux verts j’avais fait ma couronne.

*

J’étais heureux et ravi. Mais un jour
Je vis venir une jeune compagne.
J’offris mon cœur, mon royaume et ma cour,
Et les châteaux que j’avais en Espagne.

*

Elle s’assit sous les marronniers verts ;
Or je crus voir, tant je la trouvais belle,
Dans ses yeux bleus comme un autre univers,
Et je restai tout songeur auprès d’elle.

*

Pourquoi laisser mon rêve et ma gaieté
En regardant cette fillette blonde ?
Pourquoi Colomb fut-il si tourmenté
Quand, dans la brume, il entrevit un monde.

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Jeudi poésie

Pour le deuxième jeudi  poésie  Josette (clic)  suggère le thème  d’une fenêtre qu’ elle soit ouverte ou fermée ! Je me suis souvenue à cette occasion d’un défi que j’avais lancé avec des tableaux de Dali et d’une participation que j’avais beaucoup aimé .

Jeune fille à la fenetre texte Cbolavie

Je vous laisse découvrir la participation de Cbolavie (clic) pour la jeune fille à la fenêtre et  son  poème ci dessous  . Je vous conseille vivement de cliquer pour découvrir  son univers poétique , au pays de Nomo  .

 

Pareille à une fenêtre

*

Dans l’alcôve de tous mes songes

Je te retrouve chaque nuit

Belle, lumineuse et étrange

Présence douce et infinie

*

Haute comme la confiance

Je te regarde avec mes mains

Derrière l’écran de l’absence

En maudissant les matins.

*

L’attente suspend mes lettres

Sur le rebord de tes silences.

Pareille à une fenêtre

Tu me remplis d’un rêve intense

*

Me jeter par ton peut-être

Pour tomber dans l’espérance

Mourir et enfin renaitre

À l’ombre de ton être.

Cbolavie


Jeudi poésie

Pour ce jeudi poésie Zazarambette (clic) à la barre des croqueurs nous propose “joli muguet du mois de mai”

P5010025 M    utines     clochettes   au   vent   carillonnent

U   ne    joyeuse    aubade    au    mois   nouveau.

G   azouillant, les   petits  oiseaux  s’époumonent,

U    nissant  leurs  voix  pour  fêter le renouveau,

E   n   mai   petits   bonheurs  à  ta porte sonnent

T res souvent, garde près de toi tous ces joyaux.

Gisèle F 3 mai 2018


Jeudi poésie

 

Pour le jeudi poésie des croqueurs de mots, Laura à la barre, nous propose comme thème le livre . J’ai choisi de rediffuser ce texte écrit en 2014 .

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Sobre  dans sa robe pale,

Ou  gainé  de cuir délicat,

Il  se  vêt  comme vestale

Offerte à vous en tous cas .

*

Sitôt ouvert plus de tracas,

à  vous  le  monde   d’opale,

Le doigt se glisse lentement

Sous  la  page  transversale,

Caresse,  pour un firmament

De  destinées  magistrales .

La   soie   du   vélin  dessine,

Sous la pulpe de votre  doigt,

Mille univers de premier choix.

*

L ibre de toutes entraves,

I  l   invite   Thalie,  Clio, 

V   ous dévoil’ aussi  Erato,

       R  ires ou pensées plus graves,

   E  xistent vraiment aussitôt.

Gisèle F 10/07/2014


Jeudi poésie

Pour les croqueurs de mots un clic sur le logo . Pour ce jeudi Durgalola nous demande de choisir un texte d’un poète du dix neuvième siècle ou un poème sur l’hiver .

J’ai choisi l’hiver avec “Février” d’ Anne Blanchot -  Philippi tiré du recueil “le sang du fer”.

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Février

Quand tout est mort et purifié

Sous le ciel froid de février ,

Quand dort le chant de la rivière

Et le renard dans sa tanière ,

Quand la brebis n’a plus de lait ,

Quand la rivière disparait ,

Quand sous l’emprise de la glace

Tous les sentiers connus s’effacent ,

Quand ne bouillonne plus le sang ,

Quand la campagne est en deuil blanc

Et quand les arbres sont sans sève …

.

Alors , pendant la courte trêve ,

Nous devenons des voyageurs

Aux berges de l’apesanteur ,

Face au vertige de l’espace

Où va se perdre le rapace .

Nous marchons tous à pas feutrés

A la frontière de l’éternité ,

Aux limbes des chemins lunaires ,

Entre la nuit et la lumière ,

Jusqu’à la fin de février,

Jusqu’à l’appel du fauconnier,

A cette haleine printanière

Qui nous ramène sur la terre

Et nous replonge dans le temps

Et dans le monde des vivants . 

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Jeudi poésie

à la barre des croqueurs de mots pour la quinzaine ABC ( clic)  nous demande pour ce jeudi de publier une photo poétique.

Comme je ne suis pas arrivée à choisir je vous en propose deux que j’aime beaucoup  prises par mon époux .

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à la lisière du jour et de la nuit …..

 

LE PETIT JEU DE LETTRES- 140-

Pour le petit jeu de lettres de Lady Marianne un clic sur le tableau

Le mot à trouver : périssologie = redondance consistant en l’ajout d’un ou plusieurs détails inutiles qui n’apportent rien à la compréhension d’une idée .

périssologie

 

A la lisière du jour et de la nuit Sergio se glisse sans bruit . Les cieux rosis par le repli de Phoebus  laissent entrevoir tous les soirs une autre poésie . Grisé par les cris  des corneilles au plumage réglisse  , il peut tout à loisirs enfiler sa pelisse particulière et déclamer sa prose . Aucun péril ne l’attend, même si plus souvent qu’il ne faudrait ses textes,  en proie à l’emphase et à une  redondance  en règle , souffrent de périssologie  comme le prétend Elise une amie dont il est épris . Isolé   dans son rêve de gloire , il continue à ne pas se soucier des critiques, elles n’ont pas prise sur lui,   même si son espoir de voir un jour ses textes publiés ne repose pas sur de réels piliers  . Seul le  vent léger cueille ses solos  et ses envolées éplorées , en attendant que sur leurs sièges peut être un jour les spectateurs  en liesse l’applaudissent sans discontinuer .

 


Jeudi poésie

 

Pour le jeudi poésie des croqueurs de mots, Lenaig à la barre un clic sur le prénom

J’ai choisi un poème de Guy Cadou qui nous fait prendre conscience de cet ici et ailleurs sur lesquels la poésie doit s’appuyer .

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Dans le train bleu qui roule à vide

Quelque part dans le matin

Au petit hôtel de la plage

Abandonné de la Toussaint

* 

Le long d’un fleuve large et triste

sur les canaux de la banlieue

Dans la ruelle qui résiste

A l’air qui monte mélodieux

*

Au fond d’une entrepôt de rêves

Et plus loin encor sur les claies

D’un soleil rouge qui soulève

Un ménage de roitelets

*

Je me sens vivre je dépare

La pauvreté de cette vie

Je suis riche comme un avare

Qui n’est riche que d’autrui.


Jeudi poésie avec Anne Blanchot–Philippi

 

 

Pour les croqueurs de mots de ce jeudi ,  Lilou ( un clic ) nous laisse libres pour le choix du thème en poésie . Je vous propose donc de découvrir ce qu’en pense Anne Blanchot Philippi professeur d’anglais de mon lycée, disparue beaucoup trop tôt de l’horizon des poètes lorrains . Elle a célébré comme personne la beauté des terres de Lorraine , le rouge des coulées du pays haut .

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“ Rouge dit elle la terre l’était réellement , dans le jardin partout. Enfant, nous n’imaginions pas le monde autrement que dans le contexte sidérurgique , J’ai vécu ma jeunesse au rythme omniprésent des coulées et des sirènes . La nature de ma sensibilité me portait à réagir dans le sens de l’émerveillement devant la magie des embrasements continuels, devant le contraste entre la flore délicate des sous bois et le paysage des chevalements et des hauts fourneaux. Quant à la laideur mes yeux d’enfants s’entendaient souvent à la parer. Le crassier de Belval que je voyais depuis la maison paternelle m’a toujours fait penser à un immense dinosaure couché sur l’horizon luxembourgeois .Lorsque le laitier brûlant ranimait les combustions internes et externes , je m’expliquais cela par une colère subite du monstre “

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Je n’ai pas retenu aujourd’hui de poème rouge mais celui ci extrait d’ Art et Poésie la revue périodique .

 

********

 

En appelant la poésie

Un jour, par pur désœuvrement ,

Pour pimenter un peu la vie,

Je ne savais pas à quel Satan

Je me vendais, troquant mon âme,

Troquant ma paix allégrement

Contre cette insatiable flamme

Qui me dévore maintenant .

Je ne savais quelles nuits blanches

M’infligerait l’esprit frappeur,

Qu’il hanterait mes beaux dimanches

Et me ferait pleureur le cœur .

A quelque jeu passé de vogue

Croyant goûter innocemment ,

Je ne savais à quelle drogue

J’allais, irréversiblement ,

Vouer ma vie , à quelles transes ,

A quels plaisirs volés aux dieux ,

A quelles suites d’impuissances,

Quelles visions brûlant les yeux …

Et cependant , si d’aventure

Quelqu’un , ce soir, m’exorcisait

De ce démon qui me torture,

Demain, je le rappellerais !

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Au mépris d’un abus de vent ….

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Pour l’atelier 19 de Ghislaine un clic sur le logo

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Au mépris d’un abus de vent glacial la chaleur s’installe. La force de la flamme ne connait aucun trouble , sa puissance chasse l’ombre qui ne trouve refuge que dans les endroits les plus isolés . Le feu n’a pas besoin d’envoyer un carton pour inviter chacun d’entre nous à gouter de son charme , son bouquet de fleurs d’étincelles suffit amplement à convoquer la magie de sa poésie .

Une première vidéo ci – dessous de la compagnie Carabosse pour son installation de feu à l’occasion des fêtes de la St Nicolas comme promis .

 

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Et bientôt une autre pour la compagnie attrap’lune pour son spectacle les amants flammes .

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Je voulais

Pour les croqueurs de mots un clic sur le logo .

Pour ce jeudi poésie Lilou à la barre je vais laisser la parole à ma moitié .

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Impuissance littérale.

*

Je voulais écrire

une lettre

je voulais t’ écrire

C’est trop bête

je t’aurais confié

des désirs

que tu sais déjà

je t’aurais caché

les soupirs

que tu ne sais pas .

L’alchimie du verbe

est une imposture

elle transforme

le si lent silence

en des mots très lourds

de conséquences

elle fait du plomb

avec de l’or

car ne dit – on pas

que le silence est d’or ?

Oui on dit aussi

que la parole est d’argent

or je hais l’argent

car il n’a pas d’odeur

or j’adore

l’odeur de ton corps

de tes cheveux flous

où joue le vent fou .

Pour calmer ma lyre

en délire

j’ai voulu écrire

des vers

mais leurs pieds enflés

se sont emmêlés

et ils sont tombés

sous les entorses

retorses

de mes chevilles

poétiques .

Je voulais t’écrire

c’est trop bête

je me suis écrit

à moi – même

me suis je compris ?

Si c’est non tant pis

car je t’aime .

Je confie au vent

les cent huit brouillons

de cette

imaginaire

que tu ne liras pas

et qui te restera

de la sorte

lettre morte.

JCFayet 1973  tous droits réservés


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Une dernière participation avant le récapitulatif .

“ Parfois un arbre humanise mieux un paysage que ne le ferait un homme “ Gilbert Cesbron

 

Parfois un arbre

 En rangeant des livres dans ma bibliothèque j’ai aussi trouvé un recueil de poèmes sur Metz , en voici un  de Maurice Salomon sur l’esplanade de Metz qui longtemps a gardé une place de choix à ses arbres . L’illustration est une gravure  de Clément Kieffer.

Les marronniers en fleurs , les tilleuls odorants

Couvrent de leur ramure aux branches séculaires

Les couples attardés dans le jour expirant

Qui, pour s’être blottis, se pensent solitaires .

*

Oubliant un instant les ronces du chemin,

Leur rêve audacieux escalade les cimes

Pour s’effacer ainsi que le vague dessin

Qu’un geste inconscient dans la poussière imprime.

*

C’est ici que Verlaine , enfant nimbé d’azur,

Prit ses premiers ébats et pétrissait le sable,

Tandis qu’un ciel léger bordant l’horizon pur,

Moulait dans son esprit sa grâce impérissable .

*

Et la neige du ciel, et la neige des fleurs,

Ont marqué des saisons le passage éphémère,

Cortège du poète escortant sa douleur,

De sa maison natale à son socle de pierre.

*

Quand l’ombre duvetée alourdit le gazon ;

Quand au baiser du soir, le nature se pâme ,

Ouvre les yeux, ton cœur à cette vision

Le voile du Bonheur est fait de cette trame . 

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