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Centon si vous le voulez bien

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Pour le défi 220 des croqueurs de mots où j’ai pris la barre un clic sur le logo .

Un centon à partir de poèmes différents d’abord puis un autre en prenant des paroles de chansons .

 

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Ma femme

 

1 Dans la corbeille de tes bras                                           (Roger Milliot mère)

2 J’ai tant rêvé de toi                                    (Robert Desnos poème à la mystérieuse)

3 Ma femme à la chevelure de bois                                         (André Breton)

4 En dérive vers l’absolu                                                         (Jacques Prével)

5 Tu es mon amour depuis tant d’années                 ( A une sérénité crispée René Char)

6 Quand tes yeux regardent la terre                                ( Un feu vivant Luc Bérimont) 

7 Le duvet du printemps, la rouille de l’hiver,                    ( Pouvoir tout dire Paul Eluard)

8 Que l’espace est profond, que le cœur est puissant                   (Le balcon Baudelaire)

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9 Tu peux sur l’eau des fontaines                                ( chanson d’Argine Louis Foucher)

10 Retrouver la vie du monde                                           (Boris Vian (poèmes )

11 Qu’importe que les étoiles manquent là haut                        (André Frénaud)

*

12 Comme une douce pluie qui ne sèche jamais   (Hélène ou le règne végétal René Guy Cadou)

13 J’ai depuis un an le printemps dans l’âme         (Verlaine ( la bonne chanson )

14 Je ne veux jamais l’oublier                     (Apollinaire la chanson du mal aimé)

 

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La  version chanson

 

1 Minou fais tes valises et les miennes aussi     (Fatals Picards)

2 De l’air, de l’air, on va prendre l’air comme la Bastille ou la mer   (Michel Fugain)

3 Là bas tout est neuf et tout est sauvage    (Jean – Jacques Goldman)

4 Finis les matins paupières en panne, lourdes comme des bouteilles de butane (Francis Cabrel)

5 ça fait longtemps que je pense à ça , c’est la première fois que je te le dis (Beau dommage )

6 J’espère , j’espère j’espère, oh oui j’espère    (Marc Lavoine)

7 Tu sais, j’y ai rêvé tellement souvent , j’ai le gout d’entendre le vent nous faire de la musique sur des mots qu’on connait depuis longtemps     (Beau dommage)

8 Prends ma main et serre la fort  (Romain Hummeau)

9 Viens je t’emmène où les étoiles retrouvent la lune en secret   (France Gall) 

10 Regarde, c’est fanfare et musique, tintamarre et magique, féérie féérique (Barbara)

11 C’est comme un grand coup de soleil , un vent de  folie, rien n’est plus pareil aujourd’hui    (Michel Fugain )

12 Voyage, voyage,  vole dans les hauteurs, au dessus des capitales, des idées fatales, regarde l’océan   (Desireless)

13 On est fait d’une plume de condor , on est fait pour passer Magellan, on s’arrêtera bien quand on sera mort, mais faut vivre tant qu’on est vivant   (Pierre Bachelet)

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Voici pour finir en beauté, un centon de Claude Gagnière “Les beaux étés sans toi” que j’ai trouvé dans le livre “au bonheur des mots”.

 

1 Regarde ! Je viens seul m’asseoir sur cette pierre (Lamartine "le lac")

2 Où jadis, pour m’entendre, elle aimait à s’asseoir (Hugo "tristesse d’Olympio")

3 Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir,(Baudelaire "harmonie du soir")

4 L’air est parfois si doux qu’on ferme la paupière.(Rimbaud "roman")

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5 Il est d’étranges soirs où les fleurs ont une âme,( Albert Samain "il est d’étranges soirs")

6 Embaumant les jardins et les arbres d’odeur,(Ronsard "amours de Marie")

7 La cendre du soleil nage sur l’herbe en fleur.(Lecomte de Lisle "le sommeil de Leila")

8 Nous sommes tous les deux voisins du ciel Madame ! (Hugo "ave dea moriturus te salutat")

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9 Aux regards d’un mourant, le soleil est si beau.("les séparés "Desbordes Valmore)

10 Les beaux étés sans toi, c’est nuit sans flambeau !(Lamartine "l’automne")

11 Que ne m’est –il permis d’errer parmi les ombres !(La Fontaine "Adonis")

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12 Maintenant, ô mon Dieu, que j’ai ce calme sombre,(Lamartine  "l’isolement")

13 Il n’est rien de commun entre la terre et moi.(Hugo "A Villequier")

14 Hélas en te perdant, j’ai perdu plus que toi.(Boileau "A Iris").

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