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Peindre la nuit suite

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Après avoir senti les rythmes et les présences habitant la nuit urbaine , continuons notre voyage non au bout de la nuit mais en explorant d’autres facettes auxquelles se sont attachées les artistes.

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Mais je m’aperçois que je ne vous ai pas montré l’œuvre de Robert Delaunay “ Paysage nocturne “ qui nous a tous étonnés, habitués que nous étions à ces immenses toiles spécifiques de l’orphisme que nous avions vus plusieurs fois dans la grande nef du centre Pompidou . Ici nous  retrouvons ses références à  l’impressionnisme, au pointillisme , au  cubisme  servant à mettre en évidence les effets des  lumières électriques scintillantes sur les formes rencontrées lors des aventures nocturnes .

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Revenons donc maintenant à cette ombre que certains cultivent de manière privilégiée  en s’abandonnant à la création comme Paul Klee qui cherche à interpréter sur sa toile la croissance nocturne de ses plantes . Le processus créatif se rapproche de la croissance dans la nature , comme il l’enseigne au Bauhaus,  il s’ inspire de celle – ci  en lui empruntant sa dynamique non en la considérant comme un modèle à reproduire .

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La sculptrice Louise Nevelson   se définit comme l’architecte de l’ombre , elle unifie les morceaux de bois trouvés dans la rue par le noir , créant des silhouettes, des villes , des jardins lunaires comme ce Jardin tropical . Elle choisit d’éclairer ses sculptures avec une lumière froide afin de créer cette ambiance lunaire.

“ L’ombre me semble plus solide que l’objet qui la projette . C’est là que réside le mystère “

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Cultiver l’ombre c’est aussi faire danser la lumière dans les objets du quotidien , c’est ce que Patrick Caulfield nous suggère  dans son tableau intitulé second glass of whisky .Je dois d’ailleurs préciser que dès que nous sommes entrés dans cette salle de l’exposition , nous nous sommes de suite dirigés vers cette œuvre comme si elle aimantait notre regard  .

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En pénétrant  dans  la salle suivante nous découvrons un univers différent , la nuit devenant  un territoire à explorer et la  lune redevenant  le phare qui l’éclaire.  le réel se retrouve mis à distance et nous plongeons  dans l’univers de l’inconscient et du rêve comme par exemple chez Magritte avec ce “Rêve de l’androgyne”

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Max Ernst  en créant  ses sculptures conçues pour être vues à la lumière lunaire comme ses “Asperges de lune”

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nous invite à prendre conscience du merveilleux entré dans le monde réel .

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Pour André Masson comme pour un certain nombre de surréalistes , le soleil est à emprisonner pour mieux profiter de  l’obscurité d’où cette œuvre anthropomorphe “piège à soleils”  .

Dans le monde de la nuit deux dimensions se côtoient, celui du spectacle et celui de la mort . Cet immense  rideau de scène  de Jean – Luc Verna ,réalisé en hommage à Bruno Pélassy  et  son titre Past Knight ( chevalier du passé ) nous le rappelle de façon magistrale  .

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Nous voici arrivés au bout de la galerie 2 avec cette dernière partie évoquée  “les yeux infinis” . Inutile de préciser que je n’ai pu tout vous montrer, ce n’est pas le but. Il me reste d’ailleurs un dernier volet à partager au niveau de la galerie 3 “de l’intime au cosmos “.

 

 

 

 

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Jeudi poésie

Pour le deuxième jeudi  poésie  Josette (clic)  suggère le thème  d’une fenêtre qu’ elle soit ouverte ou fermée ! Je me suis souvenue à cette occasion d’un défi que j’avais lancé avec des tableaux de Dali et d’une participation que j’avais beaucoup aimé .

Jeune fille à la fenetre texte Cbolavie

Je vous laisse découvrir la participation de Cbolavie (clic) pour la jeune fille à la fenêtre et  son  poème ci dessous  . Je vous conseille vivement de cliquer pour découvrir  son univers poétique , au pays de Nomo  .

 

Pareille à une fenêtre

*

Dans l’alcôve de tous mes songes

Je te retrouve chaque nuit

Belle, lumineuse et étrange

Présence douce et infinie

*

Haute comme la confiance

Je te regarde avec mes mains

Derrière l’écran de l’absence

En maudissant les matins.

*

L’attente suspend mes lettres

Sur le rebord de tes silences.

Pareille à une fenêtre

Tu me remplis d’un rêve intense

*

Me jeter par ton peut-être

Pour tomber dans l’espérance

Mourir et enfin renaitre

À l’ombre de ton être.

Cbolavie