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Gravé dans le sable

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Voilà un bon moment que je ne vous ai pas parlé d’un livre que j’ai apprécié , aujourd’hui c’est avec “ Gravé dans le sable” de Michel Bussi que je renoue avec ce partage.

Tout d’abord la quatrième de couverture :

 Quel est le prix d’une vie ? Quand on s’appelle Lucky, qu’on a la chance du diable, alors peut-être la mort n’est-elle qu’un défi. Un jeu. Ils étaient cent quatre-vingt-huit soldats sur la péniche en ce jour de juin 1944. Et Lucky a misé sa vie contre une hypothétique fortune. Alice, sa fiancée, sublime et résolue, n’a plus rien à perdre lorsque vingt ans plus tard, elle apprend l’incroyable pacte conclu par Lucky quelques heures avant le Débarquement. De la Normandie aux Etats-Unis, elle se lance à la quête de la vérité et des témoins… au risque de réveiller les démons du passé.

Un certain nombre de destins vont se croiser dans ce roman qui est une réédition d’un tout premier ouvrage  écrit il y a vingt ans et appelé “l’Ardoise” puis “Omaha crimes” .  Michel Bussi tient  à nous préciser au début du livre comment l’idée lui est venue, persuadé qu’il était après avoir vu “le jour le plus long au cinéma” que les rangers américains partaient à l’assaut de la falaise selon un ordre préétabli par un lieutenant .

Nous voici donc en juin 44 sur les plages normandes  à un endroit bien précis la pointe Guillaume où les rangers devaient escalader la falaise . Pour les premiers tirés au sort , un suicide programmé . Page après page nous découvrons tous les aspects de la nature humaine , ses travers comme ses forces par le biais de tous les personnages du roman, Alice  la fiancée de Lucky, Oscar Carlington, Alan, Lison ….( je mets volontairement des points de suspension ne voulant pas vous donner trop d’indices ). 

Une intrigue menée de main de maitre avec des rebondissements comme sait si bien le faire Michel Bussi qui vous incitera à ne pas fermer le livre avant d’arriver à la fin .

Quelques extraits :

“ Réduire au minimum les pertes humaines.
Ça sent l’idée à la con ! avait aussitôt pensé Oscar Arlington.
Et c’était bien une idée à la con. Plutôt que le commando entier aille se faire mitrailler en se ruant vers le mur de béton, l’idée de Dean et des gradés était d’envoyer seulement certains rangers, un par un, avec pour mission d’amener l’explosif jusqu’au mur […]. Certains rangers, avait-il dit.
Qui ?
C’était cela le plus sadique dans leur idée : « On allait tirer au sort ! » On mettrait 188 papiers dans un casque, avec 188 numéros, de 1 à 188. Celui qui tirerait le numéro 1 irait en premier, et ainsi de suite… C’est la solution la plus juste, avait cru bon d’ajouter Dean, qui lui, bien sûr, ne participait pas au tirage – celle qui épargnera le plus de vies. […]
Un jeune s’avança, il tira le 121. Un autre, celui que tout le régiment appelait « la Branlette », s’avança à son tour, il tira le 69 ; tout le monde éclata de rire. Quelle ambiance dans les péniches, pensait Oscar, putain, peut-être qu’il vaudrait mieux y rester, sur la plage, plutôt que de supporter ces bovidés jusqu’à Paris.

“On ne peut réaliser des actes exceptionnels que dans des circonstances exceptionnelles, et c’est dans ces instants particuliers où le monde bascule que les véritables héros doivent se résigner à enlever leur masque de gens comme tout le monde.”

“Le hasard avait transformé ce trou perdu de Château-le-Diable en un rivage où se joue le destin de l’humanité et où les héros viennent s’échouer, à deux pas de son royaume…”

“Va chercher ta médaille, mon fils !

Maman, même si tu ne peux pas soupçonner l’ordure qu’est ton fils, tu devrais au moins te rendre compte qu’il n’a pas la carrure d’un héros. Tu devrais le savoir, maman, c’est tout de même à cause de ton cocon que je suis resté une larve, c’est tout de même à cause de ton ombre que je me suis fané si tôt.”

“Etre protégé par un ange n’empêche pas de vendre sa vie au diable.”