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Défi 248 des croqueurs de mots

Durgalola (clic)  à la barre du navire des croqueurs de mots nus dit :

extrait du journal IX  – GRATITUDE de Charles Juliet (2004/2008)

« On m’a demandé d’indiquer les dix mots que j’affectionne. Les dix mots qui ont pour moi une signification particulière.

Quand j’ai voulu les rassembler, j’ai préféré ne pas trop réfléchir. Il fallait qu’ils viennent spontanément. Je les livre en désordre, car il ne peut y avoir entre eux de hiérarchie.

COMPASSION – MERE – TERRE – MUTATION – LUMIERE – CENTRE – SOURCE – VOIX – REGARD – ECOUTE. “

Vous écrirez un texte avec ces dix mots ou si vous le souhaitez, avec vos dix mots préférés.

Un grand merci à Patrick qui me permet d’utiliser ses créations , un clic sur l’image pour voir son blog .

chemin-cabane

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Elle est bien frêle cette flamme de l’espoir qui  danse en elle comme une source vive . Elle tremble , elle vacille. Elle, sportive, la quarantaine, toujours à l’affut de l’émerveillement,  ne comprend pas ce qui lui arrive. Elle ne l’a pas vu venir ce vent contraire, cet orage qui lui masque la lumière . De gros  nuages gris , bedonnants, tentaculaires,  peu à peu s’accumulent,  voilant sa vision des choses.  De multiples interrogations viennent se cogner, comme phalènes  sur réverbère, aux parois de son incompréhension.

Pourquoi , se sent – elle de plus en plus étrangère sur cette terre  en mutation,  comme si son propre centre de gravité s’était déplacé dans un autre univers ?

Pourquoi a – t –elle cette impression dérangeante que les humains manquent de plus en plus de compassion vis à vis de leurs semblables, pourquoi ne sont ils plus à l’écoute , de tout ce qui vit ?    

Pourquoi  revient,  comme un obsédant leitmotiv, ce doute qui la ronge , une phrase qui commencerait immanquablement par, et si ou  au lieu de ?

“Et si ma tante en avait on l’appellerait mon oncle” lui souffle cette petite voix   qui la cloue sur place.

Elle a beau être habituée à l’humour, là elle sent bien que  passé le rire, se greffe une autre intention. Le doute, ne serait – il pas  le meilleure façon de progresser, d’aborder certains sujets qui lui tiennent à cœur ?

Alors elle se souvient, oui, de sa mère qui l’employait souvent cette expression pour bien lui signifier qu’il vaut mieux  ne pas se laisser aller à refaire le passé, à trop plonger dans l’utopie pour essayer d’atteindre l‘inaccessible étoile. À  vouloir courir après ce genre  de lièvres, l’épuisement et la désillusion risquent  fort d’être au rendez – vous.

Alors oui, elle se dit que l’essentiel est dans le regard porté sur  ce qui nous entoure au jour le jour, et non sur ce qui nous précède .

 


La source

Pour l’abécédaire photo de Violette un clic sur le logo

Prendre une image personnelle d’escalier ou de porte ou de statue et les faire parler ou en parler selon votre ressenti. La photo ne doit pas venir d’Internet. Comme il s’agit quand même de la suite de l’abécédaire , cette fois avec la lettre S, mettre dans le titre de la photo un mot commençant par S.

Comme précisé dans mon article sur la statue du maréchal Ney, nous voici en présence d’une deuxième œuvre  de Charles Pêtre , un peu plus dénudé certes  que le valeureux maréchal mais toujours à l’esplanade non loin du tribunal .

La source

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Cette nymphe élève à deux mains l’urne verseuse au dessus de sa tête  pour le plus grand plaisir des passants. Mais il n’en a pas toujours été ainsi puisqu’à l’époque de on installation , une pétition féminine en vue de  la rhabiller avait été organisée par des femmes offusquées par cette nudité .

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Vous pouvez remarquer sur une partie du socle une plaque avec le nom d’Adam Johnson gravé , il en effet directement concerné par l’érection de cette statue :

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1860 : au milieu du XIXe siècle, la croissance importante de la ville entraîne une insuffisance de son approvisionnement en eau potable. Le maire, Félix Maréchal, fait amener à Metz les eaux de Gorze, ce qui implique  la création de nouvelles fontaines pour la distribution publique. L’Etat fait l’acquisition du plâtre de Charles Pêtre qui avait obtenu la seconde médaille au salon de 1872 et la fonte fut assurée par un riche Anglais épris de la cité messine , Adam Johnson  qui a voulu témoigner ainsi sa reconnaissance à la ville . Le 8 décembre, trois jours avant son décès, il lègue la somme de 10 000 F pour cette réalisation. 

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Charles Pêtre deviendra le sculpteur officiel de la ville où il était  né en 1828. On lui doit également le monument funéraire du maire Félix Maréchal au cimetière de l’est , où la ville , réplique de la nymphe, mais voilée couronne le buste de son courageux administrateur mort de chagrin en 1871 .