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Jeudi poésie

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Pour ce thème des vacances mon choix s’est porté sur la mer et c’est à Alphonse de Lamartine que j’ai demandé de nous en parler :

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image prise sur le net ici

Le golfe de Gênes

Que j’aime à contempler dans cette anse écartée
La mer qui vient dormir sur la grève argentée,
Sans soupir et sans mouvement !
Le soir retient ici son haleine expirante
De crainte de ternir la glace transparente
Où se mire le firmament.

*

De deux bras arrondis la terre qui l’embrasse

À la vague orageuse interdit cet espace
Que borde un cercle de roseaux ;
Et d’un sable brillant une frange plus vive
Y serpente partout entre l’onde et la rive
Pour amollir le lit des eaux.

*

Là tremblent dans l’azur les muettes étoiles ;
Là dort le mât penché, dépouillé de ses voiles ;
Là quelques pauvres matelots
Sur le pont d’un esquif qu’a fatigué la lame,
De leurs foyers flottants ont rallumé la flamme,
Et vont se reposer des flots.

*

Le chêne aux bras tendus penche son tronc sur l’onde ;
Le tortueux figuier dans la mer qui l’inonde
Baigne, en pliant, ses lourds rameaux
Et la vigne y jetant ses guirlandes trempées,
Laisse pendre et flotter ses feuilles découpées,
Où tremblent les reflets des eaux.
*

La lune qui se penche au bord de la vallée,
Distille un jour égal, une aurore voilée,
Sur ce golfe silencieux ;
La mer n’a plus de flots, les bois plus de murmures ;
Et la brise incertaine y flotte à l’aventure,
Ivre des parfums de ces lieux !

*

Sur ce site enchanté mon âme qu’il attire
S’abat comme le cygne, et s’apaise et soupire

À cette image du repos.
Que ne peut-elle, ô mer, sur tes bords qu’elle envie,
Trouver comme ta vague un golfe dans la vie,
Pour s’endormir avec tes flots !

Et si vous ne l’avez pas lu, le texte que j’avais écrit pour le retour des vacances .

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Longue    est    la   route   quand  sonne le  retour ,

Le    cœur    à    marée    basse,   en   transhumance

Ils  trainent  sur l’asphalte des derniers beaux jours.

Loin   de   la   ville   leurs   pensées   se   balancent

*

Au bord de l’estran où s’ébattent tranquilles

Les mouettes secouées par le vent frivolant .

Retrouver     encore     ce    moment   fragile

Où  leurs  yeux  ont  caressé  le  fier  océan,

*

S’envoler   au   dessus   des   gerbes  d’écume

Loin   de   la   ville,  de  ses rythmes agaçants

Ne serait – ce  que  l’espace d’un  bref instant.

*

Il ne leur faut  pas que des cornes de brume

Pour   sonner  le rappel des souvenirs vivants

Mais   regarder   bien  au delà  du  bitume .

GF 14/09/2017

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Sur la peau de la rivière ….

 

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Sur    la   peau   de  la  rivière

le  soleil   pose   ses  valises ,

Loin   de   la   route  chimère,

Et   des   voitures   en   crise .

*

Il     a   ses   plages  exquises

Où    il   se  rend  avec  plaisir

Point     de  repos  sans  élixir

Dans    l’ onde    il    vocalise . 

*

Sur   le   vent    il  se  balance,

Caresse    la    moindre    voile,

Pour   fair’   pâlir   les  étoiles

*

Pour lui point de  transhumance

Just’  un  lieu   qui  se  dévoile 

Soudain  pendant les vacances

*  

Puis  s’attarde  sur  la  berge ,

Sans   oublier    les   tournesols,

Où tous  ses rayons convergent. 

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