Ici l'oeil et l'oreille restent disponibles

Anton et le trésor de la cathédrale

écoutez – moi

Pour l’ atelier écriture de Ghislaine semaine 9

Nous avions laissé Anton ici  Anton tente sa chance 

 

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Anton qui avait réussi à enclencher son portable  des la première altercation continuait  à s’agiter dans la camionnette  qui l’emmenait à la gendarmerie la plus proche .

«  Mais bougez vous un peu, je vous dis qu’elle est en danger, appelez du renfort  »

«  Convenez en , vous ne voulez pas être le goujat qui ne se soucie pas de sa belle après avoir un peu trop bu, ce n’est pas joli, joli de se moquer de moi, avec vos fausses allégations. »

Anton, énervé par ces paroles, glisse sur le siège se jette contre la porte du véhicule

« Dans la famille « pas rusé mais têtu » je demande le père, allez c’est bon vous m’avez prouvé que êtes souple et que vous avez la santé mais je vous conseille de rester tranquille nous  arrivons.»

Aussitôt la voiture stoppe, le gendarme le conduit rapidement à l’intérieur du bâtiment. Avisant les galons d’un officier, Anton s’écrie tout en s’arrêtant de marcher  :

« Je voudrais parler au colonel, s’il vous plait, il y va de la vie d’une personne»

«  Avancez, le colonel a d’autres chats à fouetter »rétorque le gendarme

Mais Anton ne bouge pas d’un millimètre ,pire il s’assoit, bien décidé à ne pas obtempérer.

Intrigué, le colonel interroge du regard le gendarme, d’un geste celui-ci lui fait comprendre qu’Anton est alcoolisé.

« Vous avez un éthylotest ? Allez y puisque vous ne me croyez pas, mais on perd un temps précieux. J’ai réussi à fausser compagnie à  mes ravisseurs mais ma fiancée  est en danger »

«  Vérifiez immédiatement son alcoolémie  » intervient le colonel .

A suivre …


à l’autre bout du fil

Pour l’atelier de Mumu plaisir d’écrire 32

Un petit résumé ? Anton a volontairement bousculé un gendarme pour échapper à Stanislas , Clémentine  arrivée à Montigny pour son remplacement reçoit un appel du portable d’Anton  voir  ici. Pour vous repérer ,  j’ai regroupé dans catégorie l’histoire d’Anton et le trésor de la cathédrale .

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Clémentine obsédée par ce nom qui s’affiche sur le portable choisit d’écouter ce qui se passe à l’autre bout du fil plutôt que de raccrocher. Ce qu’elle entend la sidère, Anton aurait menacé un gendarme et est évacué en ce moment vers une gendarmerie . Elle a perçu aussi le mot danger et le mot crime suivis de son prénom mais sans vraiment comprendre la phrase. Soudain la communication s’arrête, perplexe elle se demande si elle doit tout de suite rappeler Anton ou chercher le cabinet de son confrère qui doit commencer à l’attendre. Elle opte pour le rappel immédiat. Chaque sonnerie sans réponse la laisse de plus en plus inquiète et des que la messagerie s’enclenche elle lui demande de la rappeler au plus vite, lui précisant qu’elle est actuellement à Montigny les Metz pour un remplacement d’une semaine.

« Alors madame vous êtes sur une autre planète on dirait, quelque chose ne va pas ? lui demande la passante qui voyant la vitre se baisser s’est rapprochée de la voiture.

Clémentine après avoir remis son portable dans sa poche lui explique qu’elle cherche le jardin botanique , une fois la réponse obtenue elle remercie son interlocutrice et s’y rend immédiatement. Quand elle arrive chez son confrère elle a un bon quart d’heure de retard sur l’horaire fixé.

«  Ne me dites pas que vous aviez une vaisselle à terminer ou que votre shampooing vous a retardé avant de prendre la route je n’en croirai pas un mot » l’invective celui – ci

Sentant le rouge lui monter aux joues elle préfère ne rien répondre, que pourrait-elle bien lui dire d’ailleurs. Elle est dans le flou le plus total.

« Je vous prie de bien vouloir m’excuser, cela ne se reproduira plus je vous assure » lui répond elle.

La tension retombe très rapidement dans le cabinet, Clémentine est bientôt mise au courant du suivi qu’elle aura à assurer pendant cette semaine et invitée à poser toutes les questions qui lui sembleraient utiles. Apres un échange rassurant sur les compétences de sa remplaçante, le kinésithérapeute lui donne ses clés en lui souhaitant une bonne semaine .

Le portable toujours dans sa poche Clémentine consulte l’agenda et va chercher son premier patient ….à suivre


Anton tente sa chance

Pour l’atelier de Mumu : chance, bonheur, malheur, échelle, tenter, gagner, perdre, porter

Pour l’atelier d’Arlette : taire, changer, décrire, entendre, gluant, suivant, interdit, heureux, régistre, embarquement, uniforme, joueur .

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« Vous ne changerez pas Anton, dans le registre des maladroits vous gagnez à tous les coups»

À ce moment précis Anton aperçoit devant la porte un gendarme en uniforme, suivant son instinct il décide de tenter sa chance. Tel un joueur de rugby, il plaque littéralement l’homme au sol, interdit, celui- ci n’entend pas se laisser faire, ceinturant l’importun il lui promet un embarquement immédiat au poste de gendarmerie. Aussitôt un attroupement se forme autour d’eux, ne perdant pas une seconde Stanislas en profite pour s’esquiver, bien sur personne ne lui porte la moindre attention. Il saisit son portable heureux de tenir une solution pour contrecarrer Anton, mais là oh surprise tous les numéros de ses contacts ont disparu. Pour décrire sa déconvenue aucun terme n’est assez fort d’autant plus que son pied gauche vient d’écraser une masse informe et gluante.

« Un vrai bonheur, ça continue ! Comment retrouver le chauffeur maintenant que je n’ai plus le moyen de le joindre, la voiture est au parking mais je n’ai pas les clés ! Il ne s’en tirera pas si facilement, je n’ai pas dit mon dernier mot » grommèle Stanislas en regagnant l’esplanade .

Pendant ce temps là , Anton essaye de justifier son geste auprès du gendarme qui par malheur ne veut rien entendre  , il est vrai que l’histoire qu’il lui raconte  a de quoi susciter l’incrédulité. Il insiste sur le fait que Clémentine est peut être en danger à l’heure actuelle , mais l’attitude du représentant de l’ordre ne varie pas d’un iota.

« Laissez-moi au moins l’appeler pour la prévenir » supplie – t il

«  Ben voyons, vous me sautez dessus comme un forcené et vous voudriez que je gobe vos mensonges, du culot à grande échelle jeune homme, taisez vous maintenant , nous verrons ça au poste  » …à suivre


Chute

Pour l’atelier de  Mumu les mots altitude, gratitude , habitude, inquiétude, échafauder, tarauder, éluder, bouder

Pour l’atelier de Ghislaine les mots : elle, corps, loin, prisonnière, foi, saveur, ritournelle, lignes

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Nous avions laissé Anton et Stanislas sur l’esplanade  ( cliquer sur le mot ) de Metz tout près de l’église St Pierre aux Nonnains , je vous invite à les retrouver  sur ce site .

Anton ne dit plus mot depuis qu’ils sont arrivés devant  St Pierre aux Nonnains

«  Monsieur boude ?  Regardez donc un peu en altitude  ces arcs et au lieu de rester comme d’habitude les yeux rivés sur le sol » intervient Stanislas

Anton élude  la question,  il essaye d’échafauder un plan pour enfin se débarrasser de Stanislas , le trésor il en est persuadé n’est pas à St Pierre aux Nonnains , mais dans un autre édifice d’origine gallo romaine . Une question ne cesse de le tarauder aura – t il vraiment l’audace de s’attaquer à elle s’il tente quoi que ce soit. L’inquiétude ne doit pas l’empêcher d’essayer, si seulement il pouvait savoir où elle est en ce moment et si les complices de Stanislas sont toujours à ses trousses. Prisonnière de ces brutes il ne veut pas l’envisager une seule seconde, son corps aux courbes délicates, la saveur de sa peau au parfum de miel il en rêve sans cesse depuis le jour où il est tombé entre les mains de Stanislas . Qu’il est loin le dernier rendez – vous …

Profitant d’un pavé disjoint, Anton trébuche, s’agrippe à Stanislas et finit par chuter en s’étalant de tout son long à l’entrée de la nef. Stanislas de suite lui tend la main pour l’aider à se relever. Devant le manque de réactions d’Anton pour ce geste il s’étonne :

« La gratitude va de pair avec l’humilité comme la santé avec l’équilibre. » *

«  Épargnez moi votre ritournelle Stanislas, vos lignes et citations je m’en contrefous »

« Quelle mauvaise foi Anton, je vous sais amateur d’écriture. »

Ouf il n’a rien remarqué se dit Anton, je suis arrivé à lui prendre son portable, maintenant il va falloir jouer serré, le conducteur de la voiture nous attend près du parking. D’un geste Anton supprime les contacts sur le téléphone et accrochant le bras de Stanislas, comme pour se stabiliser, il remet vite l’appareil en place.

A suivre …

* Elisabeth Goudge

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Des nouvelles de Clémentine

Pour l’atelier de  Ghislaine les mots : briller, exposer, suivre, prendre, simuler, enquêter, écrire, pencher.

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Levée de bonne heure pour prendre la route Clémentine constate avec joie que le soleil brille déjà, une belle journée s’annonce. C’est son premier remplacement, inutile de simuler l’habitude, le confrère a du enquêter avant de l’engager. Exposer clairement ses intentions ne peut qu’être bénéfique pour elle comme pour lui. Elle vérifie une dernière fois les niveaux de sa voiture et prend la direction de Metz .N’étant pas très douée pour lire les cartes elle suit scrupuleusement les indications de son GPS . Le macadam de l’autoroute n’est pas de première de jeunesse, il aurait bien besoin d’un lifting, plusieurs fois elle évite de justesse des énormes trous dans la chaussée, il ne manquerait plus qu’elle ait un accident. Arrivée à Montigny les Metz, elle ne trouve pas de place devant le cabinet de son confrère, elle se souvient que dans le mail il lui a écrit qu’elle pouvait se garer derrière le  jardin botanique . Ne connaissant pas l’adresse de ce parc, elle monte sur le trottoir et se penche par la portière pour interpeler une passante. Au même moment son portable se met à sonner. Le nom qui s’affiche la remplit de joie.

«  Anton , enfin je commençais à me demander ce qui se passait, Anton tu es là ? »

Mais Anton ne répond pas, elle perçoit des bribes de conversations, des bruits de pas, un certain brouhaha..L’appareil a du se déclencher tout seul. A suivre ..


Pendant ce temps là …

Pour l’atelier de Ghislaine les mots : soupirer, attendre, sentir, vouloir , amis , chaleur, portail, fleurs, câlin, charmant, fantasque , jusque

Pour l’atelier de Mumu: Soupe , éplucher , sculpter , poignarder, prier, parapluie , oasis , tunnel.

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Pendant qu’Anton continue ses recherches avec Stanislas, Clémentine attend toujours que son compagnon la rappelle, Elle le connait fantasque, toujours dans un monde particulier avec ses recherches qui le propulse hors du temps présent, mais pas fuyant . Elle soupire en pensant qu’il ferait mieux de vivre dans la réalité plutôt que dans ses livres, qui sait où sa rêverie a bien l’entrainer.. Elle sent bien que quelque chose ne tourne pas rond, elle voudrait juste pouvoir lui parler, mais chaque fois qu’elle essaye de le joindre sur son portable elle tombe immanquablement sur sa messagerie. Oui, la chaleur de leur week end lui manque, une oasis de tendresse, emplie de câlins et de charmantes attentions dont il est toujours prodigue. Elle se confierait bien à ses amis mais ceux-ci ne connaissent Anton que de nom, ils n’ont jamais eu l’occasion de le rencontrer. En poussant le portail de la résidence amiénoise, Clémentine se dirige non sans amertume vers la gare.

« Finalement je n’ai rien appris de plus en venant ici , je suis toujours dans ce long tunnel d’ incertitude, ne sachant pas si la vérité va me poignarder ou me soulager , rien ne sert de prier , il ne me reste plus qu’à rentrer chez moi pour préparer ma semaine de remplacement chez mon confrère de Montigny. Tiens j’en profiterai pour demander qui a sculpté cet homme sur la façade de sa maison et à quelle époque, cette sculpture m’a toujours intriguée, on dirait qu’elle va dévoiler un secret.  »

Arrivée à Besançon après un voyage sans histoire, Clémentine sort son parapluie à fleurs de sa valise, une averse conséquente se déversant  sans retenue à ce moment là sur la ville.

« Décidément les nuages sont partout aujourd’hui, dans mon esprit comme dans le ciel. »

Après avoir mis ses bagages à la consigne, elle décide de se rendre à la brasserie, pas question pour elle de se retrouver seule dans son appartement et d’éplucher quoi que ce soit, la soupe elle l’appréciera d’autant plus dans l’ambiance chaleureuse de ce restaurant. A suivre …


La crypte

Pour l’atelier d’ Arlette les mots édifice, cabines, couloir, direction, opérationnel, certain, prochain, extrême, subsister, naitre, connaitre, représenter .

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Voilà un moment nous avions laissé Anton et Stanislas dans un prestigieux édifice, je veux parler de la cathédrale de Metz (le vitrail) ,retournons donc un peu dans cette direction pour connaitre la suite de l’aventure.

«  J’apprécie votre extrême érudition artistique Stanislas mais je vous rappelle que nous sommes à la recherche d’un trésor »

«  Je ne me départis jamais du côté opérationnel de la visite, soyez en certain Anton, mais rien ne nous empêche d’admirer les œuvres ici présentes. Notre prochaine halte dans cette cathédrale sera la crypte, qui sait, nous y trouverons peut être un indice. J’en connais un qui ne va pas être content si je le prends en photo”

«  De toutes façons les photos sont interdites Stanislas, mais de qui voulez vous parler ? »

« Du Graoully à Metz pardi ! accroché à la voute, il veille sur les lieux depuis un certain temps »

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Une musique digne du plus tonitruant groupe de hard rock retentit alors, le jeune visiteur ,propriétaire du portable responsable ,engage une conversation avec son interlocuteur sans se soucier du lieu où il se trouve.

« Par moments, je dois bien l’avouer , je regrette le temps des cabines téléphoniques….. »remarque Stanislas

« Nous y voilà, regardez ces vestiges subsistants de l’ancienne cathédrale romane et toutes les maquettes représentant les étapes de la construction de la cathédrale .Dans la crypte  pas de couloir ,les salles s’enchainent sous le grand chœur  .Approchez , voyez là ces épitaphes sur le mur, on dirait que certaines lettres sont effacées, seules restent visibles deux mots Capi et Adjutex, et là une croix dans le prolongement,  étrange non  ? . » questionne Anton

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« Oui, pas de doute…Si je me souviens bien des briques comportant ces inscriptions ont été trouvées à Trèves …..St Pierre aux Nonnains, voilà où nous devons nous rendre, c’est la seule église de Metz construite vraisemblablement à l’époque gallo romaine »

Suivant son idée Stanislas entraine Anton à l’extérieur de la cathédrale, coupant au plus court par le centre ville , ils se retrouvent bientôt sur l’esplanade qu’ils traversent . ..à suivre

 

Si vous avez perdu le fil , j’ai regroupé en bas de page les différents billets concernant le s aventures d’Anton .


Le SMS de Clémentine

Pour l’  atelier de Ghislaine: Caprice , joies , délices , secret, être, révéler, succomber , cueillir.

Aves ces premières perce  – neige la suite du trésor de la cathédrale , je laisse la parole à Clémentine .

 

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Clémentine en a le souffle coupé, Anton au lieu de s’expliquer a raccroché. Quel est ce secret qui le pousse à réagir de la sorte, est ce l’aveu d’une aventure avec Stella ? Etre ici à Amiens et se retrouver seule avec ses questions, quelle ironie du sort.

Elle recompose le numéro mais la messagerie se déclenche immédiatement. Décidément, ce n’est pas un caprice, il se refuse à communiquer.

Clémentine cueille les fruits amers de sa désillusion. Comment ne pas succomber à la mélancolie, cette conseillère des mauvais jours qui noie joies et délices dans un océan de noires certitudes. Les larmes ruissèlent encore sur ses joues, elle a beau baisser la tête, laisser un rideau de cheveux sur ses yeux en barrage, les passants qu’elles croisent s’étonnent, la dévisagent. Elle se met à courir, courir, se réfugier au plus vite dans son appartement est sa seule obsession.

Arrivée devant la porte elle hésite et si ils étaient là tous les deux ? Quelle serait son attitude ? Non je dois savoir, elle glisse sa clé dans la serrure et pénètre dans l’appartement. Celui-ci ne révèle aucune présence, mais ce vide ne la rassure pas.

Elle éprouve le besoin de se confier, de coucher  le trop plein de vagues qui la submergent. Elle saisit son portable , ses doigts dansent sur les lettres  une belle sarabande.

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Bien sur elle n’est pas de taille à rivaliser avec les alexandrins de Stella mais elle éprouve le besoin de dire, de partager.

à suivre …..


Le secret du lion

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Nous retrouvons Anton et Stanislas pour l’écriture en folie de Zéphyrine , pour rappel l’épisode précédent la pierre centrale

« Vous ne croyez pas que ce qui agrémente cette inscription a une importance particulière ? »questionne Stanislas .

L’entente serait presque cordiale entre les deux hommes tant l’intérêt qu’ils portent à cette quête leur impose une patiente collaboration.

« Il nous faut tenter de trouver le lien entre les mots, les différentes figurines et notre trésor, évidente cette piste » rétorque Anton.

« Je traduis l’inscription : en l’an de grâce 1220, l’œuvre de cette église fut commencée, l’évêque de ce diocèse était alors Evrard, le roi de France, Louis, fils de Philippe le sage .Celui qui fut maitre de l’œuvre s’appelait maitre Robert de Luzarches, après lui vint maitre Thomas de Lormont et après celui-ci son fils maitre Renaud qui fit placer l’inscription en l’an de l’incarnation 1288. » dit Stanislas

Je prendrais bien la tangente songe Anton mais ma fuite présente beaucoup trop de risques pour Clémentine. Mon Dieu pourvu qu’elle n’alimente pas trop son questionnement légitime de quelques réactions violentes, elle doit me prendre pour un sacré menteur, dissimulateur de premier ordre qui plonge son amour dans la tourmente.

«  Je crois qu’Evrard repose non loin d’ici, le tombeau représente l’évêque gisant, nous pourrions peut être nous orienter vers  lui » note Anton à l’adresse de Stanislas .

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«  En effet j’ai vu en entrant dans la grande nef deux tombeaux » dit Stanislas en  remontant lentement la nef

« Incroyable ! il est sculpté dans un bloc de bronze d’une seule pièce, cette magnifique sculpture est éloquente, les traits sont ceux du défunt sans aucun doute. Quelle maitrise du geste » argumente Stanislas

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Les deux hommes se penchent sur le tombeau, ils ressentent l’un comme l’autre, l’excitation de la recherche .

Le gisant d’Evrard est supporté par six lions en bronze, l’évêque écrase deux créatures griffues, ventripotentes symbolisant le mal qui tourmente les hommes, à ses côtés deux prêtres portent des cierges allumés et des anges offrent de l’encens au défunt. Les senteurs de cette fragrance sont presque perceptibles dans l’atmosphère luminescente de la cathédrale.

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« Là regardez près de la patte arrière du premier lion à gauche d’Evrard , une écriture arborescente »  s’écrie Anton.

«  Excellente perspicacité Anton, félicitations » à suivre …….


Autant en emporte …

Pour l’ écriture en folie de zéphyrine avec TANT

pour rappel  si vous avez perdu le fil Stanislas

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Nous retrouvons pour un échange un tantinet tendu  Anton et Clémentine par téléphone portable interposé .

«  Un instant Clémentine, que veux tu insinuer par es – tu sur ? tant de suspicion m’étonne de ta part”

« Un doute s’installe tout doucement Anton, autant gommer cette tache d’incertitude, tu ne crois pas ? Depuis quelques jours ton comportement est déroutant et comme disait ma grand – tante Adèle , si tu ne veux pas de reproche ,sois clair comme de l’eau de roche. »

Une foule de pensées contradictoires se ruent dans le cerveau d’Anton court- circuitant sa réponse. Pourtant il sait qu’il doit écarter Clémentine de sa route, du moins tant que Stanislas est à la poursuite du trésor. Tantôt la jalousie semble être une corde sensible sur laquelle il peut jouer avec Clémentine, tantôt le fantôme de Stella se dresse et l’empêche d’envisager cette solution.

Pressentant son embarras Clémentine rajoute :

«Je sens  que tu me caches quelque chose, ne me dis pas que Stella a repris contact avec toi . »

Un supplice de Tantale pour Anton luttant pour ne pas parler.

Elle continue en sanglotant :

«  Je savais bien qu’elle reviendrait s’interposer entre nous, il est tentant de succomber aux sirènes du passé, leurs chants reviennent un jour envoutants, imitant les accents veloutés de la félicité.

“Il est important  que tu me dises tout, que s’est il passé entre vous ? »

Un inquiétant silence s’installe à l’autre bout du fil .

« Anton s’il te plait ton attitude est révoltante, parle moi »,

« Je …je….suis désolée » répond il d’une voix chevrotante »

Percutant le genou d’Anton avec le sien Stanislas l’incite à raccrocher, la voiture se gare le long du trottoir à deux pas de la cathédrale  .

« J’ai bien conscience que la situation est embêtante, mais notre intérêt n’est il pas d’abréger les discussions non ? » lance – Stanislas  à l’adresse d’Anton …..à suivre

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Stanislas

Pour l’ écriture en folie mots en isse de Zéphyrine 

Un retour au trésor de la cathédrale , je vous rappelle que le téléphone portable d’Anton sonne dans la voiture de Stanislas .

La voiture glisse sur le long ruban de l’autoroute , je viens de lui tendre le téléphone .

Anton  commence à discuter avec Clémentine, il n’a pas l’air de la froisser, mais je dois me méfier de toutes ses paroles afin qu’il ne l’avertisse pas, j’ai besoin de savoir qu’il angoisse pour elle, il ne se laissera manipuler que par amour. Pour l’instant tout fonctionne comme j’ai prévu , il ne faudrait pas que Raymond et Ernest dérapent, la poisse leur colle à la peau comme une mouche sur un étron. Qu’ils obéissent , c’est tout ce que je souhaite, mais je crains fort que l’un ou l’autre prenne des initiatives. Pour des hommes de main ils sont plutôt efficaces, je  reconnais qu’ils agissent vite et bien, mais si par malheur ils réfléchissent , adieu les tableaux et mon compte en Suisse.

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Il est temps que j’investisse un peu, non dans la pierre ou autre bâtisse mais dans l’art, un Matisse peut être, un Dali ne me déplairait pas non plus.Le mythe de Narcisse m’intéresse depuis longtemps déjà, ces fleurs symbolisant à la fois la mort et la vie. Il est vrai que  les bulbes souterrains sont dans le royaume des morts et comme ils fleurissent au printemps,  ils renaissent entamant une sorte de résurrection. La lithographie de Daumier montrant la fleur qui s’abaisse vers l’eau, est un bon début , mais j’aspire à une collection plus étoffée.

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Le Caravage et son portrait de Narcisse un régal, une déclinaison idéale de cette superficielle apparence des corps face au monde des idées sublimée et de quelle façon par l’artiste .

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Mais qu’a donc Anton à tressauter de la cuisse ? Il est nécessaire que j’agisse au plus vite.

D’un geste je lui demande de mettre le haut parleur plus fort :

«  Dis moi, pourquoi as-tu laissé le téléviseur allumé, cela ne te ressemble guère, qu’est ce qui te préoccupe ? »

«  Rien, je devais être fatigué, j’ai oublié »

«  à propos de fatigue, tu es sur que tu as dormi chez toi ? »

Clémentine commence à tisser sa toile, maline cette petite …. à suivre


La prison d’Isidore Six

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Pour l’ atelier à thème de Zazabelle chez Mijo

mots imposés : Hôpital, médecin, transport, amour, ardeur, fièvre.

mots supplémentaires : cœur, pilules, épiderme, léthargie, traitement, névroses

Pour l’ atelier des lettres de Zazabelle chez Monique

Léopard, lesbien, lézardé, lenteur, lecture, légende, lessiveuse, leurrer, légume, léthargie, légitime, léproserie.

 

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Plongé dans une léthargie post – traumatique , Isidore essayait depuis quelques semaines de sortir de la prison mentale où Cloé l’avait enfermé. L’hôpital qui l’hébergeait était spécialisé dans les traitements des névroses, réactionnelles ou non. Le médecin était confiant et lui répétait que seul le temps et le travail sur lui – même cicatriseraient son cœur lézardé .

Régulièrement il se confiait au spécialiste :

«  Docteur, j’étais léopard, avec vos pilules me voilà légume, » se plaignait Isidore

«  Certes vous avez un traitement de choc, mais il est nécessaire dans votre cas, la lenteur de vos réactions est normale, tout s’arrangera vous verrez, un peu de patience Monsieur Six » répondait le psychiatre en ayant pris soin de noter sur son cahier l’évolution de son patient.

Isidore pensait encore à ce qu’aurait pu être sa vie avec Cloé. Pourtant leur histoire avait bien commencé, l’amour passion les projetant sur une autre galaxie. L’ardeur de leurs ébats n’avait d’égal que la fièvre qui gagnait peu à peu chaque centimètre carré d’épiderme, une douce folie dont il ne se lassait pas. Mais le transport amoureux un jour se transforma. Cloé devint plus distante prétextant la lecture de « l’histoire de la léproserie dans le monde » pour sa thèse afin de se soustraire à ses avances. La question bien légitime qu’il se posait trouvait ainsi une réponse toute prête. Qu’est ce qu’il avait pu se leurrer sur elle !

Il collectionnait pour la brocante toute sorte d’appareils ménagers , un matin il avait réussi à négocier une superbe lessiveuse à champignon, une légende courrait sur cet ustensile qui aurait appartenu à une fermière devenue princesse. Tout guilleret il était rentré directement chez lui au lieu de continuer à travailler. La porte d’entrée passée lui était venu à l’oreille des voix féminines.

Mais ce qu’il avait vu en poussant la porte du salon, encore maintenant, il n’arrive pas à l’oublier. Cloé et Amélie sa meilleure amie, nues se livraient aux délices d’un rapport lesbien sans équivoque.

Il avait poussé un long cri et s’était jeté sur les deux femmes, les giflant et les insultant. Puis il s’était effondré sur le sol, prostré et s’était laissé transporter sans opposer la moindre résistance quand les pompiers l’avaient emmené.

Ainsi se terminait la nouvelle que Stella avait envoyée depuis quelques mois aux éditions « la folie de lire », les ventes commençaient à lui rapporter pas mal d’argent, un metteur en scène avait même songé à l’adapter à l’écran, elle n’aurait donc aucun souci pour payer Stanislas …à suivre

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Sapho et Phaon de Jacques Louis David ( musée de l’Hermitage St Petersbourg)

Parcequ’il l’avait conduite sur l’île de Lesbos , Aphrodite offrit à Phaon ,le vieux marin, un baume grâce auquel il devenait d’une grande beauté quand il s’en enduisait .Il détourna de leurs anciennes amours toutes les habitantes de l’ile , à commencer par Sapho la plus célèbre d’entre elles.


Stella

Pour l’ atelier de Ghislaine 4 noms 4 verbes 4 adjectifs

et pour l’ atelier de Zéphyrine mots en orne

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Stella glisse sur le papier ces mots couleurs de cendres, elle bénit le vent qui lui donne des insomnies. Dans sa vengeance, elle s’octroie juste un petit répit, vertueuse décision. Depuis qu’Anton l’a fuie, seule la poésie l’empêche de médire . Ce savant mélange de musique choisie joue les nobles arias de la mélancolie. Elle se sent capable de lui parler des heures durant, oubliant sa fatigue et le temps. Au petit matin, sitôt les brumes installées, prédisant une belle journée, elle renonce à toute aménité .

Aujourd’hui elle sait que sa vengeance s’accomplit, peu importe si elle n’a pas de bornes. Le capricorne ne supporte pas la tromperie. Elle pourrait jouer les héroïnes cornéliennes, elle en a tous les atouts. Aux mornes rivages de la solitude elle oppose désormais une détermination sans faille. Dès qu’elle sait qu’elle ne reverra plus Anton, elle se met à la recherche de Stanislas, une ancienne connaissance qu’elle suborne sans flagornerie . Féru de recherches en botanique, la viorne et les adoxacées n’ayant aucun secret pour lui, elle lui promet de magnifiques illustrations botaniques anciennes d’une grande valeur s’il veut l’aider à se venger . Stanislas accepte, d’une part Stella est loin d’être une maritorne et d’autre part il compte bien retirer plus d’argent de cette affaire . Certes les planches anciennes sont un bel ornement pour son salon , mais cela ne suffit pas . Il demande de rajouter aux gravures, un tableau de Christophe Huet représentant un chien attaquant des cygnes, des canards colverts et des tadornes de Belon .

Paysage avec un chien attaquant  de Christophe Huet 

 

Bien sur il sait pertinemment que ce tableau est au musée de Condé, à Chantilly, où il se rend fréquemment pour admirer les œuvres animalières de ce peintre. Il exigera juste une rallonge financière du montant du tableau. Par contre son intérêt pour le tadorne de Belon est bien réel , puisqu’il possède déjà une œuvre magnifique  de Joseph Oberthur ,peintre et dessinateur animalier et que rien de la vie de cet anatidé ne lui est étranger (Le tadorne de Belon, comme le montre  la peinture, affectionne les dunes herbeuses ou plantées d’oyats et  son nid est installé dans un ancien terrier de lapin ).

Oberthur Tadorne

à suivre …..


La lettre de Stella

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Pour l’ atelier surprise de Marie Sourire

Je n’ai pas pu m’empêcher d’inviter Anton dans cet atelier , pour celles et ceux qui n’auraient pas pu suivre depuis le début( en bas de page  vous pouvez vous rattrapez en cliquant sur le trésor de la cathédrale ) je préciserai qu’Anton est à la recherche du trésor de la cathédrale et que pour l’instant il est en fâcheuse posture puisque prisonnier de Stanislas, alias le grand échalas.

Dans la voiture qui le mène à Amiens, Anton repasse dans sa tête tous les événements qui l’ont touché ces derniers jours. Son enlèvement et les sévices qui en ont découlé maintiennent son esprit en veille prolongée, il est hors de question pour lui d’appuyer sur le bouton pause, ce qui entre nous soit dit, soulagerait ses synapses neuronales. Comment se peut- il que Stanislas et ses acolytes soient au courant de ses recherches. Il n’a pas l’habitude de s’épancher à droite à gauche, ni de demander de l’aide pour quelque document que ce soit. À peine a- t – il formulé cette question qu’un déclic se produit et qu’une lettre lui revient en mémoire.

C’était il y a deux ans, en automne, juste en revenant de Besançon il avait mis fin à sa liaison avec Stella. Ils s’étaient connus à la bibliothèque d’Arras ; fréquentant assidument pour ses recherches cet établissement, Anton était peu à peu tombé sous le charme de la conservatrice. Ils étaient devenus vite inséparables et dans l’entourage de Stella tous pensaient qu’ils feraient plus qu’un bout de chemin ensemble. Mais voilà Clémentine était apparue et Anton avait révélé à Stella son amour pour la bisontine. Certes, cette rupture avait été difficile, Stella ne voulait pas croire à la fin de leur relation. Elle avait maintes fois essayé de reprendre le cœur d’Anton, lui affirmant que ce qu’il ressentait pour Clémentine n’était pas un sentiment durable, qu’elle comprenait qu’il avait eu besoin de se sentir exister en dehors d’elle mais qu’au fond ce n’était qu’une passade, et qu’il s’en apercevrait bientôt. Quand Anton avait cessé de se rendre à la bibliothèque, Stella avait du admettre son impuissance, dépitée et meurtrie elle lui avait adressé une lettre.

Il se souvenait maintenant mot à mot de son contenu.

«  Je ne peux croire que cet amour entre toi et cette Clémentine soit à la hauteur de ce que nous avons vécu ensemble. Tout vous sépare, l’âge, le travail, les loisirs, existe- t – il un semblant d’intérêt commun ? L’amour, le vrai se nourrit de tous ces petits plus quand la passion s’étiole. Clémentine n’est pas une fervente des bibliothèques, les recherches ne l’intéressent pas, une cinéphile, une sportive et une adepte des arts de la table, ça oui je te l’accorde, tu crois que cela suffit à faire vivre votre couple ? Tu as transformé ma vie en enfer, j’ai moins peur à vrai dire des vampires que de ton souvenir . »

Signé Stella .

Se pourrait – il qu’elle soit à l’origine de tout ce qui lui arrive ? à suivre ….


Cache – cache chez Anton

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atelier de Ghislaine  lipogramme sans la lettre F

Clémentine trouve la situation de plus en plus troublante , elle a l’impression qu’Anton n’a pas remis les pieds dans l’appartement depuis un certain temps . Pour s’en assurer, elle se dirige vers le salon .

“Tiens c’est étrange” se dit elle  “le home cinéma est en position veille , Anton ne le laisserait pas allumé, en écologiste convaincu, il évite le gaspillage d’énergie” .

Ray et Ernest se retiennent presque de respirer en entendant grincer les lames du  parquet .

“ Elle veut avaler sa cuillère la mioche ,  si elle pousse la lourde , elle est bonne “ pense Raymond

“ Espèce de naze , tu aurais pu éteindre au lieu de mettre en veille la téloche “ lui décoche Ernest en pensée .

Clémentine va vers la chambre , tout y est impeccablement rangé, aucun livre sur la table de chevet , La couette du lit impeccablement posée sur le lit ,  comme si personne n’y avait dormi .

Songeuse, elle retourne dans la cuisine et décide d’aller chercher les ingrédients nécessaires à la réalisation  de son repas ( désolée Lisnel c’est un peu loin chez toi pour Clémentine , mais promis je vais y songer ).

“Ah, pas trop tôt, je suis presqu’allé aux quetsches ,  t’as laissé le pot de chambre dans la commode Nénesse, tu connais pas la brosse à  ratiches  ?  lance Ray en se pinçant les narines .

“Est ce que je te demande si tu sens le lapin, moi  ? rétorque Ernest

“Eh ! on va pas se manger le nez ,  on se casse , y a que dalle  ici pour le boss “ dit Ray

“ Je gouterais bien les macarons, j’ai un petit creux  “ ajoute Ernest  en prenant le paquet de macarons sur la table de la cuisine .

“ T’es naze ! Pose ça tout de suite et ramène toi .”

Le téléphone portable se met à vibrer dans la poche d’Ernest .

“ Oui patron , j’allais justement vous bigophoner, tout à l’heure la donzelle s’est pointée  “

“ Et ? elle vous a vus ? questionne  Stanislas ( eh oui c’est le prénom du grand échalas )

“ Ben non , on s’est planqué.” répondent en cœur Ernest et Raymond

“ J’aime mieux ça, je n’ai pas envie d’avoir les deux tourtereaux sur les bras tout de suite “ 

“ Ne quitte pas Ernest , Mademoiselle Clémentine appelle son petit chéri ,comme c’est touchant cette musique de Brassens , tenez Roméo, répondez lui et pas de bêtise !!”à suivre ….


Clémentine et Anton à Amiens

Pour l’atelier de Ghislaine semaine 15 année 2 : les mots suivants : bénévole, bavard, boudeur, blafard, beige, bordeaux, blanc, bleu, lundi, mardi, jeudi, vendredi.

Voilà bien un bon mois que vous n’aviez plus entendu parler d’Anton et du trésor de la cathédrale, en ce début d’année je me devais donc de continuer son histoire. Comme les bulles et les agapes sont passées par là, je vous propose de vous rafraichir la mémoire . Nous avons quitté Clémentine dans l’appartement d’Anton. Celui-ci est visité par deux comparses du grand échalas qui voudraient bien trouver des indices leur permettant de découvrir le trésor. Quand Clémentine ouvre la porte ils sont encore présents dans le salon.

Pour celles et ceux qui auraient manqué le début de l’histoire, j’ai mis en bas de page des liens vous permettant d’y accéder.

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Clémentine se dit qu’elle ferait bien une surprise à Anton en lui confectionnant un de ses petits plats préférés. Fin cordon bleu après avoir suivi les cours de cuisine d’un bénévole du centre socioculturel de son quartier, elle est capable de prouesses culinaires. Elle peut redonner le sourire à n’importe quel boudeur simplement en lui proposant ses petits soufflés au fromage de chèvre. Inutile de chercher le compliqué en cuisine, il suffit d’ingrédients simples et du coup de main : un œuf, du fromage blanc , un fromage de chèvre frais, de la muscade pour cette recette. (pour ceux et celles que la recette intéresse suivre le lien ici ) Mais en ouvrant le frigo elle déchante, il est désespérément vide.

« Réfléchissons bien » se dit Clémentine « lundi , mardi , mercredi , jeudi et vendredi sans un seul reste dans le réfrigérateur , pas un seul morceau de fromage , Anton n’a pas l’habitude de manger au restaurant le soir , il aurait du faire les courses . Qu’est ce qui a bien pu se passer ? »

Pendant ce temps là le grand échalas et Anton sont en route pour Amiens. Des lunettes opaques plongent Anton dans le noir, l’empêchant de se repérer. Le grand échalas ne se montre pas très bavard pendant le trajet tout au plus se permet – il de lancer à Anton :

« Monsieur n’a pas l’air en forme, son teint blafard fait pitié, il faudrait songer à une petite cure de soleil, ou bien  à une couleur plus vive pour son pull, du bordeaux par exemple, le beige fait ressortir sa triste mine »

Arrivé à un kilomètre d’Amiens, Anton a la permission d’enlever ses lunettes, il aperçoit la flèche de la cathédrale et se dit qu’il va devoir ruser pour, d’une part trouver un indice le menant au trésor et d’autre part se débarrasser du grand échalas et de ses comparses. Au moins pour l’instant, ils ne s’en prennent pas à Clémentine. Il est loin de penser que celle – ci est à l’instant même dans son appartement à quelques pas seulement du danger….à suivre.

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