Ici l'oeil et l'oreille restent disponibles

atelier de Ghislaine

Suite de “ en arrivant “

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Les mots à insérer : Encore, aussi, fuir, parer,
vision, vol, voyage, prisonnier

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Prisonnier d’une  grosse tôle qui servait de toiture à son abri de fortune ,  la victime n’avait pu fuir, mais  de ce fait avait protégé son corps des flammes . Le médecin légiste arrivé sur les lieux  commença à examiner consciencieusement Octave . Paré d’un nombre impressionnant de diplômes et de certificats , ce spécialiste  s’était toujours montré très perspicace dans son diagnostic .  La vision d’une longue plaie à l’occiput le conduisit à envisager plusieurs hypothèses . Bien sur, la chute de la tôle aurait pu  provoquer la plaie  mais la béance de la blessure  ne coïncidait pas vraiment avec cette solution . Il lui faudrait encore étudier toutes les caractéristiques des bords de la plaie avec un maximum de lumière pour déterminer à coup sur si la tôle était responsable   . Aussi se dirigea – t il vers le commandant pour lui faire part de ses soupçons afin de prolonger les investigations ,  un  voyage vers l’institut médico – légal s’imposait.

Le vol d’une  dizaine de grues   fit lever la tête des deux hommes, criaillant à qui mieux mieux dans ce ciel plombé,  elles annonçaient la venue prochaine des premiers froids . Un hiver que connaitrait pas Octave . Suivant les oiseaux du regard, leurs pensées se rejoignaient dans la contemplation de ce V parfait , photographes amateurs, ils auraient préféré  saisir ces moments privilégiés plutôt que de fixer sur l’objectif le sordide et la mort . Mais pour l’heure ils n’avaient pas le choix .

Le commandant  prit soin de protéger toute la zone du campement, il ne fallait pas laisser passer le moindre indice. Déjà  les experts en incendie criminel fouillaient  la végétation pour trouver d’éventuelles substances incendiaires accélératrices, mais cela ne prouvait rien, si Octave avait lui – même mis le feu, il avait pu les utiliser . Avant que le corps d’Octave soit pris en charge, le commandant regarda dans les poches de la vieille vareuse verte usée jusqu’à la corde de la victime. Il ne savait pas trop bien ce qu’il cherchait,  peut être une lettre d’adieu , d’explications ou bien un objet qui le mettrait sur une piste quelconque .  Mais non rien de tout cela , un mouchoir,  quelques euros , c’est tout ce que contenaient ses poches.  L’enquête s’annonçait difficile d’autant plus que  dans ce lieu isolé les témoins ne devaient pas pulluler, peu importe il ferait le nécessaire pour que le mystère de la mort d’Octave soit élucidé .

 

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Reine , toute guillerette ….

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Reine, organiser, guillerette, moquer,
boulangère, catastrophe, rescousse, vengeance.

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Reine, toute guillerette , après une sieste de quelques heures , se rapproche de la maison de Max le terre – neuve .  Ses sens toujours en éveil  ont capté une odeur caractéristique d’oignons frits , il se pourrait bien que la viande soit aussi au rendez – vous .  Se moquant éperdument du grand chien qui la garde ( elle le connait depuis des lustres )  imposant  mais n’y  voyant plus guère et n’entendant pas vraiment mieux,  elle ne risque pas vraiment  de le déranger. Arrivée à destination par la toiture de la cabane de jardin,  elle remarque sur la fenêtre de la cuisine des pommes à la boulangère qui attendent d’être mises au four . Ne vous méprenez pas, elle n’a pas l’intention d’y toucher, les pommes de terre crues elle n’y tient pas plus que ça,  par contre elle sait, grâce à des repérages effectués précédemment, que la cuisinière s’organise toujours de la même manière , quand un plat se trouve sur le rebord la fenêtre celle ci n’est pas fermée. Elle prend donc son élan depuis le toit de la cabane et bondit . Ouf, personne n’arrive à la rescousse pour l’empêcher d’entrer,   là voilà libre d’inspecter à loisir ce qu’elle considère d’emblée comme une caverne d’Ali Baba . Pensez donc , une douzaine d’ œufs sont à disposition sur une étagère, inutile d’aller s’exposer à la vengeance des oiseaux qui ne manquent pas d’attaquer quand elle investit les nids  . Un peu plus loin, pendu à un crochet, un grand saucisson continue de sécher allègrement tout en libérant un fumet qui lui met de suite l’eau à la bouche . Là au sol , une écuelle de lait semble n’attendre que sa bonne volonté  . Elle décide de commencer par sa gourmandise préférée l’œuf, elle ne connait rien de plus savoureux que ce liquide jaunâtre qui coule dans sa gorge .  Elle casse les coquilles à tout va , cric crac , croque sans gêne aucune, ne réalisant pas le raffut qu’elle génère.  Elle en est à son quatrième  quand ,catastrophe , Hector le chat de la maison,  les poils tout hérissés se dresse face à elle. Il souffle et crache comme une vieille locomotive, n’appréciant pas du tout l’intruse qu’il essaie de corriger en décochant comme une flèche ses  pattes aux  griffes bien acérées . Mais  Reine, rusée, esquive toutes les attaques en reculant et sautant de l’étagère choisit  de prendre bien vite la poudre d’escampette.   En s’élançant  par la fenêtre la fouine   disparait sans que Max ait levé une oreille . Elle reviendra,  c’est sur, mais veillera bien à ce qu’Hector ne soit pas dans les parages.

 

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