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atelier de Ghislaine

Suite de “Face à Arcimboldo”

Atelier 152 et Récapitulatif du 151

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les mots : case, hall, banc, lumière, rénover, tricher, mentir, craindre.

Comment je n’ai pas coché la bonne case pour vous montrer l’exposition “face à Arcimboldo” !  Mais si, vous allez vite le constater, je ne triche pas,  je ne vous mens pas, nous poursuivons maintenant notre visite. Je viens vous récupérer, non dans le hall du Centre Pompidou Metz, mais dans la grande nef. La lumière y est  idéale pour mettre en valeur les œuvres proposées( non, non, je ne parle pas de mon mari).

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Vous pourrez même vous asseoir non  sur banc, mais sur un confortable canapé pas vraiment  rénové mais plutôt habillé , pour voir comment les artistes ont regardé , fantasmé l’œuvre d’Arcimboldo. Je vous rappelle qu’ils sont au nombre de 135, ne craignez rien, je ne les aborderai pas tous.

Voici sortis de l’atelier d’Arcimboldo, les têtes arcimboldesques d’Adam et Eve.

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Ce sont des huiles sur toile de 43×36 cm chacune.

Approchez vous, regardez, elles sont constituées de putti (angelots) qui se livrent à des acrobaties érotiques. Eve est ornée de la rose de l’amour, de la perle de la beauté et tient dans sa main la pomme de la fertilité , le petit doigt levé en l’air.  Adam, lui, brandit un parchemin et  est en train de lire ( symboles de la connaissance) mais sa tête est envahie par des spiritelli aux pulsions érotiques.

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Ici “Deux masques”  d’après Léonard Thiry (gravure au burin, vers 1550 ) . Ces bustes d’hommes masqués font partie d’une série de douze planches.

P6030079 Ils sont à rapprocher des costumes conçus pour les fêtes organisées au château de Fontainebleau sous François I et rappellent aussi les esquisses à la plume de Giuseppe Arcimboldo pour les costumes des fêtes à la cour des Habsbourg.

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Avec cette “nature morte au trompe – l’oeil” de Cornelis Norbertus Gysbrechts nous voyons une peinture qui se décolle de son châssis pour montrer que l’art est une illusion sur un peu de toile et de bois périssables, comme son auteur. 

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Ces deux toiles d’Antonio Rasio, “Inverno et primavera”,appartiennent à un cycle des saisons. L’image du printemps est celle d’une jeune femme et celle de l’hiver d’un vieillard.

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“Le gardien du jardin”, cette sculpture en grès datant de 1664, veille sur vous et votre jardin, vous ne risquez rien. L’attitude de ce gardien  renvoie à la posture d’Hercule.

Je ne résiste pas à vous montrer un détail de la jambe gauche, je vous laisse faire l’inventaire de ce potager :

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Maintenant nous allons faire un grand bond pour arriver aux  artistes contemporains avec Maurizio Cattelan et son œuvre “sans titre 2019”

P6030090 Je laisse la parole à l’artiste pour vous la présenter : 

“ Y – a – il des œuvres que tu regrettes de ne pas avoir créées ?

Tout ce qui m’est passé par la tête je l’ai fait. J’estime que la vie ne vaut pas la peine d’être vécue si nous avons tout le temps peur de ce qui pourrait se passer au cas où nous n’agirions pas. Bien entendu,  cela m’a valu de commettre un tas d’erreurs et de retrouver beaucoup de squelettes dans mes placards. La tête en question est un des exemples de ce type de difficulté : ce que j’ai pensé n’a pas encore trouvé sa forme définitive( au moment où j’écris) ; on aura peut être confirmation que c’était une erreur, à moins que cela ne se transforme en un magnifique cygne.” 

Il me restera encore quelques autres œuvres à vous présenter dans un autre article.

 


Atelier 153 Ghislaine

Atelier 152 et Récapitulatif du 151

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thème : joie ou peine.

Atelier 153 et Récapitulatif du 152

Heureux celui qui sait partager, car il est le messager de la loi du cœur. Amasser et garder tout pour soi ne procure aucune joie durable et peut au contraire engendrer la peine.  Elle sait qu’elle n’a aucune preuve à apporter à ce qu’elle avance. De passage , nous sommes tous de passage et nous n’emportons rien dans l’au – delà.