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abécédaire de la musique classique

Michel Richard Delalande

Pour l’abécédaire de la musique classique avec la lettre D j’aurais pu choisir Claude Debussy mais vous avez déjà eu l’occasion de l’entendre avec la poésie de jeudi, aussi me suis – je tournée vers Michel Richard Delalande

File:Delalande à l'huile d'après une gravure de Charles Deblois, vers 1872, elle-même d'après le portrait a l'huile perdu par Jean-Baptiste Santerre, de vers 1705.jpg

Né à Paris le 15 décembre 1657 mort à Versailles le 18 juin 1726 d’une fluxion de poitrine . Ce compositeur, organiste violoniste était le quinzième enfant d’un maitre tailleur.

 À partir de 1672, il aurait fait une courte carrière de violoniste (et n’aurait pas été admis à jouer dans l’orchestre de l’Opéra). Puis il est actif comme organiste. Il compose pour Louis XIV de la musique religieuse ( C’est le grand maitre du motet français ) mais aussi de la musique profane , divertissements, ballets,  pastorales .

Il est professeur de clavecin de plusieurs princesses à la cour , les sœurs de Louis XIV, Madame de Montespan, Mademoiselle de Nantes, Mademoiselle de Blois. Grâce à elles, il donne ses premières musiques profanes à la cour : 1682, La sérénade ; 1683, Les fontaines de Versailles et Le concert d’Esculape.

En 1684, il épouse Anne Rebel. En 1685 il est compositeur de la cour et compose l’Épithalame pour le mariage du duc de Bourbon et de Mademoiselle de Nantes.

File:Versailles Chapel - July 2006 edit.jpg

En 1715 il est nommé sous maitre de la chapelle royale .

En 1722 Louis XV le nomme chevalier de l’ordre de St Michel .

Au bas de  son portrait gravé par Thomassin on peut lire :

Mortels, c ‘est de ce beau délire

Que sont nés parmi nous des accords si touchants.

A deux Divinités La Lande doit ses Chants ;

Apollon le forma, c’est Louis qui l’inspire.

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Pour en savoir plus sur sa vie un clic ici

 

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Gustave Charpentier

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Une fois n’est pas coutume , pour cette lettre C , je vous présente  un compositeur né en Moselle, à Dieuze pour être précise , le 25 juin 1860 et mort à Paris le 18 février 1956. 

File:Gustave Charpentier LOC.jpg

Son père, boulanger à Dieuze le pousse à apprendre la musique. Suite à la guerre de 1870  sa famille refuse de vivre sous un gouvernement allemand et quitte la Lorraine  pour s’installer à Tourcoing. Il prend des cours de violon et en 1876 entre à l’orchestre symphonique municipal. Il est embauché dans une filature, fonde une société musicale et enseigne le violon à son employeur. Suite à la qualité de ses résultats, la ville de Tourcoing lui alloue en 1879 une pension annuelle pour lui permettre de suivre les cours du Conservatoire national de Paris.

Charpentier est élève d’Émile Pessard et de Jules Massenet au Conservatoire de Paris et remporte le prix de Rome en 1887 pour sa cantate Didon .

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De “Louise” , son oeuvre la plus célèbre , Paul DuKas  dit   :

“Le premier acte, et surtout le quatrième, sont déjà d’un maître. Les deux autres d’un homme. Prodige rare par le temps qui court, où nous entendons tant de soi-disant œuvres d’art dont les auteurs ne sont ni des hommes, ni des maîtres, ni hélas des artistes.”

“Louise” devait être le premier volet d’une trilogie. En 1913, le second volet, Julien ou la vie du poète,  a un grand succès, interrompu par le départ soudain pour Bruxelles (6 mois après la première, le 4 juin 1913) du ténor Charles Rousselières (1875-1950) qui tient le rôle titre. La première guerre mondiale ne permet pas de remonter l’œuvre.

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Il supervise l’adaptation de Louise au cinéma par Abel Gance en 1938  .

Œuvres orchestrales
  • Impressions d’Italie, suite symphonique (1889)
  • Munich, poème symphonique (1910-1911)
Œuvres lyriques
  • Didon, scène lyrique (1887)
  • La Vie du poète, drame symphonique pour voix solistes, chœur et orchestre (1888)
  • La Chanson du chemin pour soprano, ténor, voix de femmes et piano (1893)
  • Impressions fausses pour baryton, voix d’hommes et orchestre (1894)
  • Les Fleurs du mal pour voix et piano (1895)
  • Sérénade à Watteau voix solistes, chœur et orchestre (1896)
  • Le Couronnement de la muse voix solistes, chœur et orchestre (1897)
  • Le Chant d’apothéose voix solistes, chœur et orchestre (1902)
  • La Vie féerique, musique de film pour voix et orchestre (après 1913)
  • Poèmes chantés (1895; 1900), mélodies sur des textes de Verlaine, Baudelaire, Blémont, Méry et al.
Opéras
  • Louise (1900)
  • Julien (1913)

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Pour écouter “depuis le jour” de “Louise” interprété par Maria Callas un clic ici