Ici l'oeil et l'oreille restent disponibles

abécédaire églises et cathédrale

Basilique San Zeno

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Photo de  Mcarm

Pour cette dernière lettre le Z nous partons en Italie , plus exactement à Vérone.

Cette basilique de style roman se développe sur trois niveaux sa structure actuelle date de la fin du XI ème siècle .

Proche de la Via Gallica, un premier noyau composé d’une église et d’un monastère est érigé sur le lieu de la sépulture de l’évêque saint Zénon de Vérone.

À la suite du succès populaire de son culte, l’édifice primitif se trouve vite trop exigu. En décembre 806, une nouvelle basilique fut consacrée en présence du roi Pépin et de l’évêque Rathold et les reliques du saint y sont translatées le 21 mai 806.

Détruite en 963 par les Magyars, elle est reconstruite par l’empereur Ottone Ier et l’évêque Raterio selon un schéma à trois nefs, trois absides et une crypte.

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Photo de Jean – Christophe Benoist

À la fin du XIe siècle, elle est l’objet d’un vaste projet d’agrandissement qui lui donne l’aspect que nous connaissons de nos jours. Le séisme de 1117 à Vérone frappe le nord de l’Italie, et cause des dommages importants au travail déjà accompli du complexe tels le cloître, le campanile et des parties du monastère. Les travaux de restauration s’effectuent rapidement après le séisme et se poursuivent jusqu’en 1138 ; la façade se pare d’un protiro de Niccolò pendant que l’abbé Gaudio restaure le cloître en 1123. Rénové en 1120, le campanile est complété en 1178.

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Photo de Jean – Christophe Benoist

 

Entre 1217 et 1225, l’élévation de la façade et l’insertion de la rosace sont l’œuvre de maître Brioloto assisté par Adamino da San Giogio.

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Photo d’Andrew Dupont

En 1387, l’abbé Ottonello De’Pasti finance le remaniement de l’abside et du toit en carène.

En 1870, l’escalier monumental du Cinquecento est remplacé par les actuels escaliers latéraux et par l’accès central à la crypte. Selon la volonté de la République de Venise, le monastère cesse ses activités en 1770 et la basilique devient paroissiale en 1806.

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photo de José Luiz Bernardes Ribeiro

En 1931, la zone presbytérale reçoit une nouvelle configuration avec une meilleure mise en valeur du retable de Mantegna.

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Cette œuvre peinte a été commanditée à Mantegna par l’abbé protonotaire apostolique Gregorio Correr pour le maître-autel de la basilique dont il était abbé du monastère depuis 14531.

Andrea Mantegna, qui n’avait alors que 26 ans, peignit entièrement le retable dans son atelier de Padoue, puis il fut transporté à Vérone sur les emplacements du cadre en bois (probablement construit sur les instructions de Mantegna) qui est d’origine.

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Les trois oeuvres de la prédelle

Le retable entier a été dérobé par les troupes napoléoniennes en 1797, rendu en 1815 à l’exception des trois panneaux de la prédelle, remplacés par des copies. Les originaux sont conservés au musée du Louvre (Crucifixion) et au Musée des beaux-arts de Tours (Résurrection et Jésus au jardin des oliviers).

N’hésitez pas à cliquer ici pour l’intérieur de la basilique et pour la crypte .


Chapelle St Yves de Rennes

Pour l’abécédaire des églises et cathédrales de Violette un clic sur le logo nous partons cette fois – ci en Bretagne  

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L’histoire de la chapelle Saint-Yves est intimement liée au développement de l’activité hospitalière au sein de la ville de Rennes. Le 8 octobre 1358, le chanoine Eudon Le Bouteiller, prêtre du diocèse de Tréguier, pose l’acte de fondation d’une Maison-Dieu à Rennes, décidant de transformer son manoir et ses dépendances en hospice également dédié à la Vierge. Cet acte charitable s’inscrit dans un contexte de crise, celui de la guerre de Succession de Bretagne, où les sièges n’ont pas épargné la ville, particulièrement celui de 1356-1357, contribuant à répandre la misère et la maladie.

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L’établissement étant situé sur le territoire de la paroisse Saint-Étienne, son curé, partie prenante à l’acte de fondation, en confie la gestion à deux chapelains au choix du prieur de l’abbaye Saint-Melaine ainsi qu’à deux bourgeois. S’accroissant au gré des donations et fondations, l’administration de l’institution finit par échoir à trois prévôts et un prêtre nommés par la Communauté de Ville et le Chapitre cathédral.

Rennes l'ancienne chapelle de l'hopital Saint-Yves

Photo empruntée ici

Très tôt placé sous l’invocation de saint Yves, canonisé en 1347 et par ailleurs ancien official de l’évêché trégorois, l’hôpital ne tarde pas à être reconstruit, à commencer par la chapelle, entreprise en 1494 à l’emplacement de l’ancien oratoire du manoir.

Aujourd’hui, celle-ci constitue l’unique témoignage d’un établissement hospitalier qui devait perdurer en ces lieux jusqu’à son transfert en 1858 dans l’actuel Hôtel-Dieu, rue de la Cochardière.

Les religieuses Augustines de la Miséricorde de Dieppe s’installent à l’Hôtel-Dieu Saint-Yves le 27 juin 1644. Elles assureront le service des malades jusqu’à la Révolution française avant que de revenir, en 1804 et participer au déménagement de l’Hôtel-Dieu, ne cessant leur activité qu’en 1896.

Agrandi au XVIIe siècle et  XVIII ème siècle, l’hôpital, situé au bord de la Vilaine, connaitra la destruction progressive de ses bâtiments classiques, au gré de la canalisation du fleuve et de la construction d’immeubles modernes et d’hôtels particuliers le long du quai Dugay-Trouin.

La chapelle Saint-Yves de Rennes est non seulement, comme l’ont souligné beaucoup d’auteurs, un monument unique pour la fin du xve siècle mais c’est aussi un édifice majeur pour l’histoire de l’architecture conventuelle : c’est aujourd’hui la plus ancienne chapelle hospitalière de Bretagne. Avec sa hauteur exceptionnelle (16 mètres sous le faîtage du berceau lambrissé) et son éclairage particulier (son pignon oriental est aveugle), elle se démarque des chapelles ordinaires. Le plan primitif ne semble pas cependant avoir fait difficulté au fonctionnement habituel des couvents gérés par les religieuses Augustines.

La chapelle, à la fois conventuelle et hospitalière, abritera de 1754 à 1790 le Chapitre cathédral après que Louis-Guy Guérapin de Vauréal ait jeté le 25 février 1754 l’interdit sur l’antique cathédrale Saint-Pierre, édifice gothique dangereux et suranné, la proximité du quartier canonial expliquant cette nouvelle affectation.

Transformée en quincaillerie après le déménagement de l’Hôtel-Dieu, elle est classée au titre des monuments historiques le 10 mars 1945.

La chapelle est finalement rachetée par la ville en 1981 pour être restaurée, puis réaménagée afin d’abriter l’office de tourisme de Rennes Métropole. En 1997, des vitraux créés par Gérard Lardeur sont posés.


Eglise St François Xavier de Besançon

Pour l’abécédaire des églises et cathédrales de Violette un clic sur le logo . Cette fois ci pour la lettre X , nous restons en France dans le Doubs , plus exactement à Besançon . Les photos on été prises sur internet .

Cliquer pour agrandir l'image

Située rue du Lycée à Besançon, l’église Saint-François-Xavier est l’ancienne église du collège des Jésuites. Elle fut construite entre 1680 et 1688 sur un terrain donné par la famille Gauthiot d’Ancier.

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Primitivement dédiée à Saint Joseph, le bâtiment fut édifié sur les plans du père de Hoyer en forme de croix latine avec plusieurs chapelles annexes. L’architecture de la façade est inspirée de celle de l’église du Gesù à Rome.

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La décoration intérieure très riche est typique des églises du XVIIe siècle ; depuis 1975, elle a retrouvé toute sa splendeur.

Le rez-de-chaussée de l’édifice comprend des pilastres doriques, surmontés d’une frise de métope et de triglyphe et reliés étroitement à l’étage supérieur, d’ordre ionique, le tout, coiffé d’un fronton.

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Le clocher est recouvert de lamelles de bois. À l’origine, le monument était dédié à Saint-Joseph, mais fut par la suite consacré à Saint-François-Xavier, un des fondateurs de la compagnie jésuite. L’église fut totalement réhabilitée en 1975.

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Eglise St Wolfgang à Rothenburg ob der Tauber

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Rothenburg ob der Tauber est une magnifique ville allemande de Bavière possédant encore son enceinte fortifiée datant du XIV ème siècle. Cette cité, je l’ai traversée lors d’un voyage en Bavière effectué il y a bien longtemps, c’est pourquoi  les  photos  que je vous présente ici sont empruntées à internet . Mais ce qui est resté gravée dans ma mémoire c’est l’incroyable richesse de toutes les églises que j’ai pu visiter .

 

Allemagne

photo trouvée ici

Edifiée entre 1475 et 1493 par une confrérie de bergers à l’extérieur de la ville, l’Eglise Saint Wolfgang ou Eglise des Bergers à la particularité d’être fortifiée, c’est-à-dire qu’elle possède un chemin de ronde sous le toit et des casemates souterraines. La Maison du gardien abrite le Cabinet de la Danse des Bergers (cette danse est jouée régulièrement en ville ).

La Porte Klingen comprend une tour qui faisait office de château d’eau. Depuis cette porte vous pourrez emprunter sur plusieurs kilomètres le chemin de ronde des remparts de la ville. La partie du mur d’enceinte donnant sur la vallée de la Tauber n’est pas praticable car n’ayant jamais nécessitée d’être plus fortifié de ce côté en pente de la ville.

Une vue de la ville pour que vous puissiez vous faire une idée de cette très belle cité .

Le Plönlein


Basilique St Vincent

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Pour cette lettre V nous retournons à Metz puisque je vais vous parler de la basilique St Vincent . Vous n’êtes pas sans la connaitre puisque je vous ai présenté un certain nombre de spectacles qui se sont déroulés cet été et d’autres années dans cet édifice désacralisé . Mais aujourd’hui je reviens à son l’édifice proprement dit  .

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L’abbaye bénédictine de Saint Vincent fut fondée en 968 par Thierry 1 er . Son église a été commencée en 1248 par l’abbé Warin et rapidement terminée . Toutefois elle ne sera consacrée qu’en 1376. En 1395 un incendie détruisit les parties hautes des deux clochers de l’abside de la tour orientale .

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Un autre incendie en 1705 entrainera la démolition de la tour ouest à sa place les deux premières travées de la nef verront le jour en 1754 puis de 1768 à 1786 une façade monumentale sera construite imitant celle de St Gervais à Paris .

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La nef tres large s’étend sur six travées et repose sur de sveltes piliers composés de seize colonnes ou colonnettes . Au niveau de l’appui des fenêtres règne une coursière passant dans l’épaisseur des murs soulignée par un cordon de feuillage ..

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Cette nef est flanquée de bas côtés simples voutées d’ogives et garnis d’une série d’arcatures profondes comme de petites chapelles . Les dispositions du transept et du chœur frappe également . Les bras du transept très larges possèdent les mêmes arcatures à trois arcs surbaissés et se terminent chacun par une chapelle absidiole à cinq pans coupés . Le chœur lui est à sept pans .

L’édifice qui ne manque pas de luminosité possède aussi de très beaux vitraux

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Et une tres belle chaire sculptée

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Son buffet d’orgue au dessus du portail central  date du XVème siècle

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A l’extérieur les clochers qui flanquent le chœur ont la forme de tours carrées à deux grands étages décorés sur chaque face de deux arcades géminées retombant par de minces colonnettes .

Pour compléter votre visite un clic ici pour aller sur le blog de Marc de Metz .

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Vue par clément Kieffer vue depuis le cloitre du lycée Fabert.

 


Eglise Ste Ursule à Yutz

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Je vous présente aujourd’hui une église presque fantôme puisqu’à l’intérieur il ne subsiste plus grand chose autels, statues , mobilier tout a été enlevé .Une reconversion a bien été envisagée mais pour l’instant elle ne voit pas le jour .

L’argent et l’emplacement ( juste à côté du cimetière)  ne semblent être les seuls problèmes… Car avant de reconvertir l’église encore faudrait-il qu’elle soit désacralisée. Or en Alsace-Moselle, la tâche est rendue complexe par le régime concordataire en place. Ici, le maire doit tout d’abord écrire à l’évêque pour que celui-ci demande au préfet d’ordonner la désaffection de l’édifice. Sans quoi sa désacralisation n’est pas reconnue. Et sa transformation s’avère impossible. À ce jour, l’Évêché de Metz ne porte trace d’aucune démarche de ce type.

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Un Yussois passionné d’histoire locale, Bernard Adamiste, s’est penché sur le passé de l’église (détaillé sur le site lesruesdeyutz.fr).

A partir de 1840, les habitants de Haute-Yutz se plaignent du trop long trajet qu’il faut accomplir pour aller à l’école, à l’église et au cimetière. Le conseil municipal du 5 janvier 1845 décide la construction de l’église et du cimetière qui l’entoure au motif « qu’il est très onéreux de conduire les morts à Basse-Yutz pour être enterrés dans cette commune. La section (Haute-Yutz) possède la foule nécessaire pour subvenir aux dépenses qu’occasionneront les dites constructions ».

On entreprend la construction de l’église Sainte-Ursule et du cimetière se trouvant autour, suivant les plans de l’architecte Laydecker de Thionville (57) en 1846. Les travaux sont effectués par l’entreprise de Pierre-Adolphe Didion de Thionville (57), pour la somme de 17 915,58F. Elle remplace la chapelle du même nom, située à l’actuel n°4, rue de la Chapelle, devenue trop petite. L’église Sainte-Ursule est consacrée le 18 juin 1849 par Monseigneur Dupont des Loges, évêque de Metz.

 Sainte-Ursule a été érigée aux alentours de 1850 pour les habitants de Haute-Yutz. « Les cloches ont été volées par les Allemands durant la Première Guerre mondiale pour les fondre et en faire du matériel d’armement », raconte Bernard Adamiste. Quatre cloches de remplacement seront ensuite acquises grâce à une quête, grâce aussi au soutien du conseil de fabrique et de la commune. En 1944, la Wehrmacht réquisitionne ces cloches sans avoir le temps de les ramener en Allemagne au vu de l’avancée des troupes alliées. Elles seront retrouvées en 1945 dans un wagon de train à Florange.Dans les années 1960, Sainte-Ursule était devenue trop petite. Une église toute neuve, plus grande (Saint-Joseph) a donc été construite tout près, consacrée en 1966. « L’éventualité de raser Sainte-Ursule a été envisagée en conservant son clocher », écrit Bernard Adamiste. Mais le coût et la complexité de l’opération auraient découragé le conseil de fabrique à l’époque.


L’ église des trinitaires

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L’ordre des Trinitaires est présent à Metz dès le XIIe siècle. Ils sont d’abord établis au faubourg de Mazelle, puis à l’extrémité de la rue des Clercs, mais leur couvent est détruit lors du siège de Metz par Charles Quint en 1552. Ils sont ensuite placés près de Sainte-Croix en 1561 par le cardinal Charles de Lorraine. En 1566, une première église est bâtie. Elle est reconstruite en 1720, ainsi que l’ensemble du monastère. Les travaux se terminent bien plus tard, en 1787. Construit par les Trinitaires sur un emplacement qu’ils occupaient depuis 1561, l’édifice est construit dans un style baroque. La nef, à un seul vaisseau, compte seulement deux travées. Le chœur, à cinq pans, est assez remarquable.

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L’élégante façade est alignée sur les maisons voisines, en bordure d’une rue qui suit le tracé de l’ancienne voie romaine. C’est une des rares églises à chapiteaux suspendus.

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Désaffectée à la Révolution, elle fut donnée aux protestants de Metz en 1803 pour y célébrer le culte. Elle fut en service pendant un siècle. Les cultes y furent célébrés en français jusqu’à l’achèvement du Temple Neuf de Metz. Après 1945, elle sera utilisée comme dépôt par les pompiers. Longtemps inoccupée et en mauvais état, elle a été restaurée. Actuellement elle est utilisée comme un lieu culturel, une salle d’exposition temporaire.

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L’ancienne église des Trinitaires fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 1er mars 1973.

Ici photographiée dans son environnement depuis la tour  de l’hôtel St Livier ( Frac)

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Pour la retrouver aussi dans son contexte de la rue des Trinitaires un billet de Marc de Metz clic ici


Eglise Ste Ségolène

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J’ai choisi de retourner  à Metz cette fois – ci pour vous présenter  l’église Ste Ségolène dont les deux clochers dominent la ville depuis la colline Ste Croix sur la place Jeanne d’Arc .

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Plusieurs édifices se sont succédés à cet emplacement , de la construction primitive datant de l’an 800 il ne reste qu’une crypte placée en dessous du chœur de l’église actuelle . Dès 1250 s’édifie dans le style gothique une nouvelle église en même temps que le cathédrale et tout comme elle en pierre de Jaumont . Entre 1470 et 1500 un porche gothique flamboyant est ajouté . En 1896 sous la direction de Conrad Wahn l’aspect de l’église fut modifiée entièrement, la nef fut agrandie, la cour supprimée ainsi que le porche et le clocher du XV ème siècle . Une nouvelle façade apparait comportant trois portails et deux tours à flèches jumelles inspirée de l’église Sainte Elisabeth de Marbourg .

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La statuaire des portails est l’œuvre du sculpteur français Dujardin,

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déjà connu pour ses sculptures sur la cathédrale Saint-Étienne de Metz.

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Le portail central, doté d’une porte de bronze, est l’œuvre d’Eugène Vallin de Nancy (1903).

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À l’intérieur, le style est caractéristique du gothique messin du XIIIème siècle, style que l’on retrouve  dans les parties basses de la nef de la cathédrale.

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Aucune lumière artificielle le jour où j’ai pris ces photos juste le soleil de fin d’après – midi entrant par les vitraux .

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Des éléments intéressants de l’ancienne église sont encore présents :

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piliers, fenêtres, chœur à une travée, nefs latérales terminées par des absidioles.

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Les chapiteaux de l’arc ogif du chœur sont d’une facture remarquable.

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L’église possède de nombreux vitraux,

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dont une précieuse crucifixion et quelques médaillons zoomorphes datant du XIIème siècle. La scène de crucifixion de l’absidiole dédiée à la Vierge (chapelle de la Vierge), au nord, est le plus ancien vitrail de Lorraine.

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De style rhénan, il représente le Christ en croix, entouré de la Vierge et de saint Jean-Baptiste. La croix, ornée de rinceaux, est encadrée par les symboles archaïsants de la lune et du soleil. D’autres pièces datent du XIIIe siècle, les vitraux des donateurs messins Jean Bataille et son épouse du xve siècle (c. 1459) —, d’autres vitraux  sont du XVIe siècle et dans le chœur des vitraux du verrier messin Laurent-Charles Maréchal posés entre 1848 et 1855.

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Il faut noter aussi la présence d’une magnifique piéta d’après Michel Ange .

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Pour compléter la visite un clic ici chez Marc de Metz vous y découvrirez d’autres détails.


Eglise St Rémi de Forbach

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L’église est construite de 1865 à 1868, sous la direction de l’architecte Charles Desgranges de Sarreguemines. Il a été chargé de réaliser les plans de l’édifice. De style néogothique, elle est consacrée le 21 octobre 1868 en présence de l’évêque de Metz, Mgr Paul Georges Marie Dupont des Loges, du vicaire général, de l’archiprêtre Pierre Karst, curé de la paroisse, du maire Pierre Adt et de nombreuses personnalités de la région. La première pierre de l’église est posée le 19 juin 1865, sous l’impulsion du conseil municipal. L’architecte retenu pour sa construction a souhaité utiliser la pierre de Jaumont de couleur ocre, pierre alors très prisée dans la région messine.Toutefois, la construction fut réalisée en grès vosgien extrait d’une carrière toute proche de la commune d’Oeting. La vie religieuse ne s’arrête pas après l’annexion de l’Alsace-Moselle par le Reich allemand en 1871. En 1916, l’entreprise Siemens Schukert de Sarrebruck installe le premier éclairage électrique.

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Durant la Première Guerre mondiale, l’église n’a pas trop souffert : seuls quelques vitraux sont détruits par les bombardements aériens. En reconnaissance d’avoir été épargnée des destructions, la population de Forbach fait ériger devant l’église en 1923 une statue du Christ. En 1937, l’abbé Justin Bour, curé, fait remplacer l’ancien autel en bois par un autel en marbre blanc de Carrare.

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En 1939, la population de Forbach et de la région est évacuée à la suite de la déclaration de guerre avec le régime nazi En 1943, quatre des cinq cloches de l’église sont enlevées par les Allemands pour les besoins de la guerre. Devant l’église, la statue du Christ échappe à l’enlèvement, les autorités craignant une émeute populaire. L’église et toute la ville sont bien endommagées par les tirs d’artillerie américains lors des combats de la Libération de 1944-1945.

Anlässlich des fünzigjährigen Jubiläums der Städtepartnerschaft Forbach-Völklingen findet am Samstag (27.09.2014) in der Völklinger Versöhnungskirche ein Orgelkonzert statt. Im Bild: Der Projektchor. Foto: Becker&Bredel

L’église St Rémi est surtout connue pour son magnifique orgue de tribune construit en 1964 et entièrement restauré par Michel Gaillard élève de Bernard Aubertin .

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L’acoustique particulière de l’église Saint-Rémi imposait de créer une ambiance sonore proche des orgues du Nord de l’Allemagne, de la fin du XVIIe siècle et du début du XVIIIe siècle, basée sur un plenum imposant et majestueux. On peut assimiler cette opération à une création : en effet, chaque élément a été refaçonné et transformé artisanalement, faisant maintenant de l’orgue de Forbach un des plus importants et des plus intéressants de l’Eurorégion Sarre-Lorraine-Luxembourg. Ce travail illustre fidèlement l’aboutissement du savoir-faire de Bernard Aubertin, qu’il a transmis à Michel Gaillard, et s’exprime dans une esthétique très éloignée et pourtant complémentaire de la sienne.

Les photos ont été empruntés à internet je n’en ai pas de cette église car voilà un bon moment que je ne suis pas retournée à Forbach .


Eglise St Quentin de Longeville les Metz

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Désolée pour les photos le soleil jouait à cache – cache  hier quand j’ai sorti l’appareil  et je n’ai pas pu rentrer la porte de l’église étant fermée .

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Construite avant l’annexion, l’église Saint-Quentin est édifiée sur l’emplacement d’une ancienne église paroissiale devenue vétuste et détruite en 1866.

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L’édifice est inauguré en 1867. De plan basilical, la nef compte trois vaisseaux. La tour-clocher est construite hors-œuvre, donnant sa physionomie particulière à l’édifice.

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Sa façade, en moellons sous enduit, soulignée par deux contreforts, présente un portail à tympan sculpté en pierre de Jaumont,

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surmonté par une rosace et une petite baie sommitale.

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Les bas-côtés sont percés de fenêtres ogivales,

alors que la nef haute présente des oculi polylobés.

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Le clocher présente trois niveaux d’élévation.

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Une porte surmontée d’un tympan à gâble y donne accès.

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La grotte Notre-Dame de Lourdes qui se trouvait initialement à l’intérieur, dans le transept droit est installée il y a un peu plus de 100 ans, dans le jardinet attenant. Les apparitions de Lourdes en 1858 avaient incité à établir un pieux pèlerinage à Longeville-lès-Metz.

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Eglise St Pierre aux Nonnains

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Deux abbayes de femmes à Metz datent des temps mérovingiens Sainte Glossinde qui fut entièrement reconstruite au 18 ème siècle et Saint Pierre aux Nonnains . Saint Pierre fut déplacé en 1552 mais n’a pas été entièrement détruite. Après avoir servi de magasin militaire

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elle est débarrassée maintenant de cette servitude et est devenue un lieu culturel où ont lieu toute sorte de manifestations artistiques .

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C’est si l’on excepte les murs de l’église St Pierre de Vienne la plus ancienne église chrétienne de France .Les murs extérieurs sont du VII ème siècle . Ils sont construits en petit appareil romain formé d’assises de moellons coupées d’assises de briques extraites de monuments plus anciens et dont quelques une portent le nom de fabricants du IV ème siècle . On retrouve de cette époque primitive deux portes et deux petites fenêtres murées .

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L’église de plan basilical a 36 mètres de long et 21 de large . Elle se composait de trois nefs , celle du milieu étant la plus élevée . Vers la fin du X ème siècle on refit entièrement l’église en conservant les murs . On éleva pour séparer la nef des bas côtés d’énormes piliers rectangulaires soutenant des arcades sur lesquelles reposaient les poutres du plafond . On perça la façade de portes en plein cintre et de jolies fenêtres géminées , enfin on établit un narthex avec tribune .

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Au XII ème siècle la communication entre le narthex et l’église fut murée et le narthex devint une dépendance du couvent .Au XV ème siècle on appliqua contre chacun des gros piliers de légères colonnettes destinées à supporter les voutes de l’église mais un seul bas côté est couvert d’ogives.

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C’est à la même époque que l’on construisit le joli cloitre dont il reste un côté .

L’ enlèvement du dallage a amené la découverte d’un morceau de sculpture mérovingienne.  C’est un chancel comme il en existe encore à Saint Clément de Rome .

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Comme pour les autres édifices de Metz je vous conseille de cliquer ici pour découvrir cette église sur le blog de Marc de Metz.


Eglise St Onésime

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Pour ce billet les photos ont été prises sur internet, je suis passée à Donchery devant cette église  mais sans appareil .

Située à Donchéry dans les Ardennes cette église est consacrée au saint  des serviteurs et des domestiques , St Onésime .

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Cette église de style gothique possède une tour carrée datant du XII ème siècle. Les basements sur les  côtés datent du XIV ème siècle .

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L’église flanquée de bas-côtés, comporte une nef et neuf travées dont les deux dernières de chaque côté sont voûtées, en style flamboyant du xvie siècle.

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Le chœur original possède des stalles en bois datant du XVIIe siècle. La croisée du transept comporte quatre colonnes . Les piles sont en faisceau avec des chapiteaux à feuilles légèrement en relief et des tailloirs moulurés faisant le tour des massifs. Ces piles sont caractéristiques du XIIe siècle et de la fin de l’époque romane. Les doubleaux, les formerets et les ogives qui prennent appui sur ces piles sont par contre de style gothique.

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Les orgues  datent du XVIème  XVII ème siècle ont été restaurés, après avoir subi d’importants dommages durant la Seconde Guerre mondiale.

Image associée

Les verrières en verre transparent à décor géométrique ont été réalisés entre 1978 et 1980 par l’atelier du verrier Jacques Simon.

Jusqu’à la fin du xiiie siècle av. J.-C., l’église était un prieuré dépendant avec des avoués propres avant que l’avouerie ne soit reprise par les comtes de Rethel et leurs descendants. De 1771 à 1784, le prieuré est dépendant de l’abbaye de Saint-Medard de Soissons.

Pour trouver de plus amples renseignements sur cette église un petit clic ici


Eglise Notre Dame de l’assomption de Metz

 

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Photo prise sur le net

 

Cette église située en plein centre de Metz , rue de la chèvre, bâtie sur les ruines d’un temple protestant par les Jésuites symbolisent bien  le XVII ème siècle. La façade à deux étages avec des colonnes jumelés doriques est fortement influencée par celle d’un bâtiment noviciat des Jésuites à Paris. C’est dans cette église que Louis XV gagnera son surnom de “bien aimé” .

Grand lieu civil de la révolution , Napoléon en 1802  la rendra aux catholiques , ils la restaureront, et lui offriront un magnifique mobilier religieux ,

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un très bel orgue datant de 1729 , et des vitraux de Laurent Charles Maréchal ( 21 verrières) . En cliquant sur ce vitrail vous trouverez l’article très détaillé que Marc de Metz lui a consacré . 

 

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C’ est un lieu de dévotion à la Vierge Marie et l’église des artistes du diocèse de Metz. Verlaine y fut baptisé en 1844.

J’ai eu l’occasion d’y écouter un concert lors des routes de l’orgue , l’acoustique y est très bonne un clic ici pour quelques extraits en  vidéo.

 

 


Eglise St Maximin de Metz

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Pas facile à prendre en photo cette église , que ce soit d’un côté comme de l’autre , elle est en effet complètement imbriquée dans le tissu urbain de ce quartier Outre – Seille

P7210470 D’architecture romane cette église voit sa construction débuter au XII ème siècle pour se terminer au XV ème . Le portail central sera modifié au 18 ème siècle revêtant un aspect baroque .

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L’église abrite les seuls vitraux connus dessinés par Jean Cocteau ; les vitraux sont mis en place à la fin des années 1960 d’après des cartons de 1962.

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L’œuvre verrière réalisée par Jean Cocteau à Metz constitue sans conteste son dernier grand chef-d’œuvre achevé pour l’essentiel à titre posthume, puisque décédé le 11 octobre 1963.

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Création importante par le nombre des vitraux réalisés ( quatorze baies représentant au total vingt-quatre fenêtres), mais aussi remarquable par son étonnante qualité artistique. En fait d’une manière générale, beaucoup de verrières vont préfigurer l’art actuel.

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Dans cette  église paroissiale de Metz, Cocteau ne se répète jamais. Au contraire on découvre une « nouveau Cocteau » : les formes sont complexes, stylisées, variées et uniques et le souffle qui l’inspire paraît presque sans limites.

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L’art moderne au cours du XX° siècle   cherche un rapprochement avec les œuvres produites sur d’autres continents, par d’autres cultures et d’autres imaginaires. L’influence décisive de l’Afrique,  de l’Océanie et des Amériques sur la transformation des formes et des langages occidentaux se retrouve dans les sujets abordés par Cocteau .

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Les fondements africains sont puissamment marqués grâce en particulier à ce masque très allongé que l’on découvre dans la lancette centrale et qui est construit comme un totem avec des yeux exorbités.

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Le message le plus probant signifié par le vitrail central semble bien être celui lié à l’immortalité. À l’évidence, si Cocteau a fait figurer les deux personnages de manière aussi évidente dans ce vitrail axial (l’orant et son double), on ne peut ignorer et faire l’impasse sur le contenu de leur invocation à savoir la foi en l’immortalité. D’ailleurs, c’est cette même immortalité que recherche tout artiste à travers son travail dont le but ultime serait de créer une œuvre qui lui succède.

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Je ne saurais que trop vous recommander de cliquer ici  pour lire tout ce qui écrit sur ce site sur l’œuvre de Cocteau dans cette église et chez Marc de Metz pour voir les détails des vitraux .

L’acoustique privilégiée de cette église en fait un lieu idéal pour les concerts , le grand orgue date de 1969 .

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Cathédrale St Lambert de Liège

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Pas de photo mais une gravure de cet édifice puisqu’il n’existe plus que des vestiges actuellement de cette cathédrale .

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La cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Lambert fut la cathédrale de Liège jusqu’en 1794, date du début de sa destruction. Cette immense cathédrale gothique, à la mémoire de saint Lambert, occupait l’actuelle place Saint-Lambert au cœur de Liège. Avec ses deux chœurs, ses deux transepts, ses trois nefs à trois, le circuit de ses chapelles absidales et collatérales, son cloître et ses annexes, et sa flèche de 135 mètres, la cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Lambert faisait partie des grands vaisseaux du monde occidental au Moyen Âge et était le monument majeur du gothique mosan. Elle pouvait contenir 4 000 personnes. Un martyrium de St Lambert fut d’abord construit à cet emplacement puis une cathédrale à l’époque carolingienne  , ensuite la cathédrale ottonienne de Notger, une cathédrale romane et enfin la cathédrale gothique .

 

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Dans la nuit du 28 au 29 avril 1185, un violent incendie éclate dans une des maisons accolées au cloître de la cathédrale romane , et ne tarde pas à gagner celle-ci. Le feu fut des plus dévastateurs : cloître et bâtiment claustraux, des pans entier de murs, toitures et tours sont détruits. L’autel de la Sainte-Trinité, situé dans le chœur occidental de l’édifice, est brisé, tout comme le carrelage de marbre, à la suite de l’effondrement des poutres.

Échappent à la destruction , l’autel de la Vierge, dans le chœur oriental, et l’église paroissiale primitive de Liège, l’église Notre-Dame Aux-Fonts, érigée au pied de la cathédrale.

On entreprend dès le lendemain de l’incendie la reconstruction de la cathédrale en style gothique, en utilisant une grande partie des fondations antérieures. Plus de 250 ans seront nécessaires pour édifier cette cathédrale. Les analyses dendrochronologiques vont confirmer sa réédification, amorcée à l’Est dès la fin du XIIe siècle, à partir duquel l’église va progressivement prendre son aspect définitif. La rénovation gothique va se poursuivre vers l’Ouest. Cette reconstruction est étroitement conditionnée par la réutilisation systématique des fondations ottoniennes et romanes, probablement pour des motivations économiques . Tout au plus sont renforcés quelques points nécessaires à la structure gothique, Cette pérennité du socle ottonien devait être influencée par la conservation du vieux chœur qui devait être proche du lieu de martyre du saint, et depuis le haut Moyen Âge considéré comme un espace sacré immuable.

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Si pour le XIIIe siècle seul un maitre d’œuvre est connu ,  le Français Nicolas de Soissons,  pour le XIVe et le XVe siècle  Godin de Dormael, dit  Godin de Looz, architecte et statuaire,  suivi d’Henri Samp,, et son gendre Guillaume de Kessel. Jean de Stockem, nommé ,  suivi de Jean van den Berg, dit Jean van Ruysbroek, remplacé par Jean Groetbode  et enfin Corneille de Maestricht sont les différents architectes de cette cathédrale .

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église sainte Kinga

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Bien qu’étant allée à Cracovie je ne l’ai pas visitée , par contre j’en ai entendu parler  .  Je crois me souvenir qu’une de mes amies de blog en a fait un billet mais je ne sais plus qui .  C’est une église bien particulière de Pologne puisque creusée à une centaine de profondeur dans une salle de la mine de sel de  Wieliczka. Cette oeuvre unique est inscrite au patrimoine de l’Unesco . De nombreuses personnalités l’ont déjà visitée comme Jean Paul II, Javier Solana , George Bush .

De nombreuses scènes bibliques sont représentées (la fuite en Égypte, le miracle de Cana, la naissance du Christ, l’ordre d’Hérode, le massacre des Innocents, le Christ enseignant dans le temple, saint Thomas l’incrédule, la Cène, le Christ crucifié), on y trouve également une crèche de Noël avec tous ses personnages.

à propos de la mine la  légende raconte qu’une jeune princesse hongroise, prénommée Kinga, reçut du prince polonais Boleslas une magnifique bague de fiançailles qu’elle laissa tomber par mégarde dans un puits, à proximité d’une mine de sel que lui avait offerte son père le roi Béla, juste avant qu’elle ne se mette en route pour ses noces. Un peu avant de parvenir à Cracovie, le voyage étant long et epuisant, le cortège s’arrêta une dernière fois. Ne trouvant pas suffisamment d’eau pour désaltérer ses gens et ses bêtes, la princesse ordonna de creuser un puits là où elle se trouvait, près du village de Wieliczka. C’est alors que l’un des hommes sentit en creusant qu’il atteignait quelque chose de très dur  : il remonta un gros bloc de sel, à l’intérieur duquel scintillait la bague de fiançailles perdue.

Une autre légende veut que des lutins viennent aider secrètement les mineurs, les protégeant des inondations et des éboulements, ce qui explique la présence de nombreux lutins sculptés dans le sel un peu partout dans la mine.


Eglise St Simon Saint Jude

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Je vous emmène aujourd’hui pas très loin de chez moi , cette église de St Simon St Jude se trouve en effet juste de l’autre côté de la Moselle, quartier fort Moselle,  près du parc de la cavalerie  où je vais souvent me promener .

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L’église est contemporaine du quartier du Fort Moselle, dont elle constitue le cœur1. Dès 1735, le maréchal de Belle-Isle envisage d’édifier une église dans la Ville-Neuve, sur la double couronne du Fort Moselle construite par Cormontaigne.

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En juin 1735, les chanoines réguliers de l’Abbaye de Saint-Pierremont, disciples de saint Pierre Fourier, obtiennent de Louis XV un terrain entre le pont des Morts et la porte de France pour construire un hospice refuge.

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Le 25 octobre, la chapelle de l’hospice, au milieu des bâtiments militaires de la place de France, est assignée comme église à la paroisse pour la Ville-Neuve du Fort-Moselle, Le Ban-Saint-Martin, la maison de la Planche, la Grande-Tape et Ladonchamps (annexe du village de Woippy.

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Sur l’actuel place de France, Mgr Claude de Saint-Simon pose la première pierre de la construction de l’église en 1735 et dédie l’édifice à saint Simon. L’église est achevée en 1740.

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St Jude est invoqué pour les causes difficiles et désespérées et il a son pèlerinage chaque dernier mercredi du mois .

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à l’intérieur se  trouvent des fresques du peintre Auguste Hussenot de l’école de Metz , je ne saurais trop vous recommander de  cliquer  sur cette photo de Marc de Metz pour retrouver le billet très complet qu’il lui a consacré.

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Eglise de l’immaculée conception de Metz

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L’édifice fut construit entre 1913 et 1924. L’architecte strasbourgeois Joseph Muller commence la construction le 7 juin 1913 alors que la guerre se prépare. Le plan est en croix latine. La tour est insérée entre le chœur et le transept ouest, sur le modèle de l’église de Rosheim. Les travaux sont interrompus jusqu’en 1919. Un nouvel architecte, nommé Collin, reprend alors les travaux.

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Mais le projet initial, jugé trop ambitieux, est fortement revu à la baisse, faute de budget. Le projet de flèche est abaissé de dix mètres et la décoration sculptée est très allégée. L’édifice est finalement consacré le 24 juillet 1924, et placé sous le vocable et le patronage de l’Immaculée Conception.

Quelques détails de cette église comme le tympan qui n’a pas été sculpté à l’origine mais bien des années plus tard par des tailleurs de pierre meusiens à la demande de l’épiscopat messin , les pierres étaient en réserve depuis cent ans . C’est un motif de notre dame d’Auteuil à Paris qui a été adapté au tympan de l’immaculée conception , un Christ pantacrore entouré de quatre évangélistes, Luc en boeuf, Matthieu en ange , Marc en lion et Jean en aigle . La frise en feuille de vignes est aussi l’oeuvre de ces sculpteurs meusiens

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Cette rosace aussi au dessus sur le même côté  .

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Depuis la colline de Queuleu elle domine  le centre ville , que ce soit depuis les jardins de la Seille ou du centre Pompidou on ne peut l’ignorer .

Un article complet lui est consacrée aussi  sur le blog de Marc de Metz un clic sur le prénom 


Basilique St Hubert

 

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Après notre  cousinade en Wallonie je ne pouvais faire l’impasse sur cette basilique  St Hubert.

 

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par Jean Pol Grandmont

Située à St Hubert , en Belgique, région Wallonie , l’actuelle basilique est l’ancienne église abbatiale de l’abbaye fondée en 687 par Pépin de Herstal .

La légende raconte que Plectrude, épouse de Pépin de Herstal, lors d’une visite dans son domaine d’Ambra en Ardenne, s’arrêta auprès d’un ruisseau, l’Andaïna, à quelques pas des ruines de l’ancien château d’Ambra pour s’y reposer. Après un très fort coup de vent qui troubla bêtes et gens, un billet écrit et cousu de fil d’or tombe à ses pieds. Très émue et troublée, elle rassemble ses gens et s’empresse de regagner Herstal où elle va aussitôt faire part des évènements à son mari et lui montrer le parchemin, Pépin II, consulte son aumônier, Bérégise, ancien moine de l’abbaye de Saint-Trond détaché auprès de la Cour, pour découvrir le sens du texte. Le saint y voit aussitôt un message et une volonté du ciel : Dieu lui-même a choisi l’endroit ("où beaucoup d’âmes passeront de la terre au ciel"), pour que des hommes pieux y œuvrent au profit de beaucoup d’âmes et de l’évangélisation. Pépin accorde une charte de fondation avec une première dotation et charge son aumônier d’y fonder une communauté religieuse.

Chien de race Chien de Saint-Hubert

À partir du Xe siècle au moins les moines se font un nom en développant et dressant une race particulière de chiens de chasse à l’odorat singulièrement développé. Outre la chasse, les robustes et endurants chiens de Saint-Hubert étaient utilisés pour la recherche de voyageurs perdus dans la forêt. Annuellement l’abbaye en offrait trois paires avec 3 couples d’oiseaux de proie ou de parc au roi de France.

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Par Jean – Pol Grandmont

L’abbaye est vendue aux enchères avec tous ses biens le 10 octobre 1797 au sénateur français Jean Barthélemy Lecouteulx de Canteleu, comte normand. L’église est cédée par lui, le 20 mars 1807 à un certain Boigneux, banquier parisien, qui essaye de la revendre au prix le plus intéressant quitte à la faire démolir pour en récupérer les matériaux. L’évêque de Namur alerté par les habitants mit tout en œuvre pour racheter l’église organisant des collectes avec l’évêque de Liège . Le 7 juin 1808, l’acte du rachat fut signé et l’église conservée à la religion et aux arts.

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Cénotaphe de St Hubert par Jean – Pol Grandmont


La cathédrale St Guy de Prague

Pour cette lettre G je vous propose la cathédrale St Guy de Prague, les photos que j’ai mises sont empruntées au net , je suis allée plusieurs fois à Prague mais  le cd de mes photos après le déménagement est introuvable, désolée . Cette cathédrale  se trouve à l’intérieur du château de Prague,  d’architecture gothique c’est la plus grande église du pays . Sa construction a duré près de six siècles .

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Photo du net

Le 30 avril 1344, Prague est élevée au rang d’archevêché par le pape Clément VI et sous l’impulsion du roi Jean, la construction d’une cathédrale métropolitaine est entreprise le 21 novembre de la même année. Le fils de Jean, Charles IV, futur empereur du Saint Empire romain germanique, veut rendre la fonction héréditaire dans sa famille et faire de Prague la capitale impériale.

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Le projet de cathédrale s’inscrit dans cette perspective: lieu de couronnement et de sépulture des empereurs de la famille de .Bohême-Luxembourg. Jean tout comme Charles sont familiers de la cour de France, et ils connaissant les grandes cathédrales du nord de la France, ils font donc appel à un architecte français Matthieu d’Arras pour en être le premier architecte (1344-52).

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À la mort de Mathieu, c’est Peter Parler (1356-99) qui prend la direction du chantier. Comme pour nombre de cathédrales, celui-ci s’étalera sur plusieurs siècles ; la cathédrale de Prague ne sera achevée qu’en 1929.

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Cet architecte apporte de nombreuses innovations, par exemple en créant les premières voutes en réseau d’arcs et en faisant du triforium un élément autonome qui, au lieu du buter sur les piliers, se brise et les contourne pour créer un mouvement ondulatoire sur toute la longueur de la nef. La bâtiment aura une importante postérité en Europe centrale et orientale, en particulier avec le développement des voutes en réseau, notamment via la dynastie des Parler.

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Pour en savoir un peu plus sur cette cathédrale je vous suggère un clic ici


Eglise St Fiacre

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Photo du net

L’église St Fiacre de Metz se situe au cœur du Sablon. Construite pendant l’annexion dans ce qui était alors encore le village du Sablon sous la directive d’ Hermann Neuhaus architecte. On peut remarquer qu’il choisit la pierre de Jaumont comme un certain nombre d’édifices messins , la première pierre est posée le 8 mars 1914 mais la guerre interrompt les travaux .

Apres la guerre,  l’architecte Dedun modifie les plans de son prédécesseur qui voulait un style gothique local du XIII siècle en les simplifiant et en supprimant certaines  tours et la flèche de la croisée des transepts .

En 1928 l’église est consacrée par Mgr Pelt sous deux nom Sacré Cœur et St Fiacre .

La flèche est relativement haute pour une nef plutôt basse , en cliquant sur cette photo vous retrouverez un billet de Marc de Metz consacré au Sablon

Une autre particularité de cette église le nombre de portails sept en tout .

Les vitraux du chœur sont réalisés par l’atelier parisien Gaudin dans les années 1950 et représentent la vie du Christ. Ceux de la façade, de la nef et du transept sont réalisés d’après les cartons de Michel Bonnant qui dirigeait les ateliers Saint-Marc à Metz au début des années 1960. Le vitrail de la façade représente sainte Cécile.

Pour en savoir un peu plus cliquer ici.

 

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Photo du net


Cathédrale St Etienne de Metz

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Bien entendu je ne pouvais pas faire l’impasse sur notre cathédrale de Metz  , la lanterne de Dieu , avec ses 6500 mètres carrés de surface vitrée . Sa construction commence aux environs de 1240 elle s’achèvera en 1525.

La cathédrale est bâtie en pierre de Jaumont. Les voûtes ont été élevées par l’architecte Pierre Perrat (1340-1400).

L’édifice présente un ensemble cohérent mais qui témoigne de trois siècles d’édification, pendant lesquels le style gothique a connu de nombreuses évolutions. La nef est du XIIIe au XIVe siècle, ère du gothique rayonnant reconnaissable par ses vastes verrières, comme la verrière occidentale de la cathédrale, tandis que le transept et le chœur n’ont été élevés qu’un siècle plus tard, dans une période de prédilection du style flamboyant, qui a été propice à l’édification des "murs vitrés" du transept

 

  • Surface du bâtiment : 3 500 m2
  • Longueur maximale extérieure : 136 m
  • Longueur maximale intérieure : 123,2 m
  • Largeur de la façade ouest : 33,0 m
  • Hauteur des voûtes : 41,41 m

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Dimensions de la nef
  • Hauteur de la nef centrale : 41,41 m
  • Largeur de la nef centrale : 15,60 m
  • Hauteur des nefs collatérales : 14,3 m (très basses par rapport à la forte élévation de le nef)
Dimensions du transept

Hauteur des voûtes : 43,10 m

  • Longueur de la nef transversale (transept) : 46,80 m
  • Largeur de la nef transversale (transept) : 16,34 m
Les tours
  • Hauteur de la tour du Chapitre : 69,00 m
  • Hauteur de la tour de Mutte : 88,00 m (93,00 m avec la flèche)

Les vitraux
  • Surface des vitraux : 6 496 m2

 

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Vitraux de Marc Chagall

 

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Vitraux de Jacques Villon

  • Diamètre de la rosace ouest : 11,25 m

 

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Cadran solaire sur la façade

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Portail ouest avec pignon décoré

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Reliefs au niveau du portail nord représentant St Clément qui a vaincu le Graoully et baptisant la fille du gouverneur de Metz

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Effigie du Graoully dans la crypte de la cathédrale .

Les Allemands après les affres du siège de Metz et l’incendie de 1877 entreprirent la restauration de la cathédrale .

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Guillaume II avec son obsession du culte de la personnalité , se fit représenter sous les traits de ce prophète . En 1918 un sculpteur vint retoucher le visage supprimant la moustache, une allusion un peu trop marquante de la germanisation , seul le regard impressionnant de l’empereur subsiste .

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Collégiale St Denis de Liège

Pour l’abécédaire des églises et cathédrales un clic sur le logo ,  j’ai choisi la collégiale de Liège que j’ai vue lors d’un passage à Liège pour mon travail mais sans voir pu prendre de photos ce jour là, elles viennent donc d’internet .

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Par Jan Weissenbruch — http://www.rijksmuseum.nl : Home : Info : Pic, Domaine public,

Elle est fondée en 987, sous le règne du prince-évêque Notger, par trois frères Nithard, Jean et Godescalc, qui y établissent vingt chanoines, dont le nombre est élevé à trente peu après. Incendiée par la foudre en 1003, l’église est reconstruite par Notger et la dédicace en est faite en 1011 par Balderic II. L’édifice primitif était intégré dans la première enceinte de la cité et la tour puissante en grès houiller (fin xie siècle, début xiie siècle) faisait partie, à l’époque, du système défensif de la cité.

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Par I, Luc Viatour, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1598537

Au début du xve siècle, le chœur roman est remplacé par le chœur gothique actuel et des chapelles sont accolées aux bas-côtés. À la fin du xviie siècle, l’intérieur est adapté à la mode baroque de l’époque comme on peut encore le voir aujourd’hui. L’édifice a été restauré en 1987. Les vitraux peints du chœur datent de 1852.

Détail de la chaire de vérité

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Retable brabançon consacré à la passion et à la vie de St Denis  

 

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église St Clément Metz

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Cette église est l’ancienne abbatiale bénédictine de l’abbaye St Clément de Metz , elle se trouve dans le quartier du Pontiffroy

L’abbaye Saint-Clément est installée à l’intérieur de la ville de Metz depuis 1565, après la destruction du monastère originel du Sablon en 1552. Dès 1669 des travaux de reconstruction sont entrepris et l’abbaye est totalement reconstruite selon un style principalement baroque italianisant.

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Les débuts des travaux nef et chœur datent de 1680 à 1687 sous la direction de l’architecte italien Jean Spinga , la fin nef et façade de 1704 à 1737 sous la direction de Louis et Barlet architectes messins.

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L’église, de type halle, présente une étonnante synthèse des styles gothique et baroque. L’intérieur comprend en effet des colonnes à chapiteaux composites, supportant trois vaisseaux d’égale hauteur, voûtés par des croisées d’ogives. La poussée des voûtes est reprise sur les façades latérales par de larges contreforts correspondant à chaque travée, à la manière de la structure externe à arcs-boutants des églises gothiques. Le chœur est flanqué de deux tours. Les voûtes élevées, à clefs pendantes, sont de pur style gothique, mais elle reposent sur des colonnes classiques à fût galbé. Les chapiteaux composites de ces colonnes présentent des feuilles d’acanthe et des crosses abbatiales sculptés. Les bas-côté sont de même hauteur que le vaisseau central, mais sont plus étroits. Il n’y a pas de transept et le chœur à sept pans est très court. L’édifice est éclairé par de grandes fenêtres ogivales à trois baies et à meneaux simples, en harmonie avec les voûtes.

Pour plus de photographies et de détails sur cette église je vous conseille vraiment de cliquer ici , Marc de Metz en a fait un superbe billet .