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Pensées

Jean Jacques Rousseau

abécédaires philosophes et auteurs divers

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Je ne pouvais pas faire l’impasse sur  Jean – Jacques Rousseau (Né le 28 juin 1712 à Genève mort le 2 juillet 1778 à Ermenonville )  tant il a révolutionné la pensée philosophique avec ses livres et ses lettres  . N’oubliez pas pour compléter ce billet  de vous rendre ici.

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Par Nikolai Schwerg — Bild:Schweiz Genf Rousseau-Denkmal.jpg, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2287261

Voyons ce que représente pour lui cette notion philosophique appelée “ état de nature “

Comme Thomas Hobbes, Jean-Jacques Rousseau suppose l’existence d’un « état de nature » avant l’instauration de l’état social. Rousseau récuse le dogme catholique du péché originel réaffirmé au concile de Trente, et c’est la raison pour laquelle il a recours à une fiction pour écarter tous les faits de l’histoire. Bien sûr, il ne s’agit encore que d’une supposition théorique : l’état de nature est un état qui n’a peut-être pas existé, qui n’existe plus et n’existera jamais, mais dont il est utile d’avoir une idée pour distinguer en l’homme ce qui vient de sa nature de ce qui vient de la société. Cette fiction théorique lui permet d’étayer sa réflexion philosophique et, surtout, de comprendre ce qu’est l’ « homme naturel », dénué de tout ce que la société a fait de lui. En d’autres termes, il veut remonter à l’homme individuel, hors de l’homme social.

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Par Georg Friedrich Meyer — HPI, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=51210634

Pour Rousseau, l’homme naturel est animé de deux passions : l’amour de soi et la pitié. L’amour de soi, c’est l’instinct de conservation, ce qui fait que l’homme cherche à se préserver et à se conserver (à ne pas confondre avec l’amour propre qui, lui, se développe avec la société). La pitié incite, quant à elle, l’homme à avoir une « répugnance naturelle à voir périr ou souffrir tout être sensible et principalement nos semblables ». De là l’idée maîtresse de Rousseau : l’homme est bon, c’est la société qui le corrompt. Mais attention : si l’homme naturel est bon, il n’est pas pour autant moral. Pour accéder à la moralité, l’homme doit développer une conscience du bien et du mal et entretenir des relations constantes et durables avec ses semblables, ce qu’il ne peut faire qu’en accédant à l’état social. La morale étant une création sociale, l’homme à l’état de nature ne peut qu’ignorer de quoi il s’agit.

 

Le pacte social fait de l’homme naturel un homme authentique :

 

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Par Paul Gavarni — ebay, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=51213674

 

« Ce passage de l’état de nature à l’état civil produit dans l’homme un changement très remarquable, en substituant dans sa conduite la justice à l’instinct, et donnant à ses actions la moralité qui leur manquait auparavant. C’est alors seulement que la voix du devoir succédant à l’impulsion physique et le droit à l’appétit, l’homme, qui jusque-là n’avait regardé que lui-même, se voit forcé d’agir sur d’autres principes, et de consulter sa raison avant d’écouter ses penchants. Quoiqu’il se prive dans cet état de plusieurs avantages qu’il tient de la nature, il en regagne de si grands, ses facultés s’exercent et se développent, ses idées s’étendent, ses sentiments s’ennoblissent, son âme tout entière s’élève à tel point que si les abus de cette nouvelle condition ne le dégradaient souvent au-dessous de celle dont il est sorti, il devrait bénir sans cesse l’instant heureux qui l’en arracha pour jamais, et qui, d’un animal stupide et borné, fit un être intelligent et un homme. »
Du Contrat social ou Principes du droit politique ; Livre Premier, Chapitre VIII.
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La bonté de l’homme naturel est en réalité, d’un point de vue moral ou éthique, en deçà du Bien et du Mal. C’est parce que le passage à l’état civil se passe très mal que la société corrompt l’homme. Ce que Rousseau signale d’ailleurs dans la citation ci-dessus (« si les abus de cette nouvelle condition ne le dégradaient souvent au-dessous de celle dont il est sorti »). On peut le formuler ainsi : « La société est née bonne, c’est l’homme qui l’a corrompue » ; étant entendu que l’on veut souligner par là l’échec – de fait – du passage de l’état de nature à l’état civil dans le Second Discours. Mais cet échec de fait, Du Contrat social suggère qu’il ne devait pas nécessairement se produire. De ce fait, bien que Rousseau ait été perçu comme niant, non sans raison, le péché originel, en restaure l’idée sur un plan philosophique — un peu comme son contemporain Emmanuel Kant, avec son essai sur le Mal paru dans La religion dans les limites de la simple raison. En effet, comme l’a montré Paul Ricœur dans Finitude et culpabilité en son exégèse de la Genèse, l’être humain, dans l’instant (de la création) où il gagne sa liberté, dans l’instant la perd. Et c’est bien ce qui se produit dans l’instant même du pacte social d’emblée, si l’on peut dire, également corrompu, ce qui peut se référer à la phrase célèbre qui inaugure Du Contrat Social : « L’Homme est né libre et partout il est dans les fers ».

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Trois sortes d’hommes ……

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Pour les citations et expressions du jeudi de  Violette un clic sur le logo .

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Trois sortes d’hommes s’attirent des ennuis :

L’ignorant en suivant son propre jugement

L’entêté en agissant selon sa volonté ,

L’homme du présent qui s’efforce de reproduire le passé sans discrimination

Confucius

Bien sur tout rapprochement avec ce qui se passe en ce moment dans le monde politique ne saurait être …..à vous de terminer .

Bon jeudi