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Le tableau du samedi

Pour le  tableau du samedi initié par Lady Marianne et poursuivi par Lilou et Fardoise un clic sur le logo.

Lilou nous demande de nous pencher sur les autoportraits d’artistes peintres féminines .

Je vous propose cette fois – ci l’autoportrait au chapeau vert (1909)  de Jane Atché dite Jal

File:81 - Autoportrait au chapeau vert - Jane Atché, 1909 - Musée du Pays rabastinois - inv.2008.38.1.jpg

J’aime beaucoup cette huile sur toile la représentant assise , appuyant son bras sur le dossier de la chaise sur lequel est posé  un tissu  vert , cape ou  manteau. Vêtue d’une robe élégante soulignant la délicatesse de sa silhouette , elle semble nous prendre à témoin  . Raffinement aussi dans ce chapeau porté sur le côté qui met en valeur une chevelure  ondulée ainsi que la lumière qui éclaire son visage .

L’arrière – plan nous montre une sellette  où figurent bien évidence un  livre et un vase bleu s’harmonisant avec la couleur du mur .

Un autre autoportrait en lithographie “ Sur l’aile des songes “ cette fois – ci nous la montre songeuse, de profil,sans chapeau,  une cigarette à la main . Les livres là aussi sont bien présents .

Jane Atché (dite Jal) — AWARE Women artists / Femmes artistes

JANE ATCHE  est née à Toulouse le 16 aout 1872 et morte le 6 février 1937 à Paris.

Artiste peintre affichiste et illustratrice , elle connait le succès en 1896 grâce à son affiche pour le papier à cigarette Job dont le style art nouveau se rapproche de celui de Mucha .

File:81 - Affiche pour le papier à cigarette JOB - Jane Atché, 1896 - Musée du Pays rabastinois - inv.D.2012.27.1.jpg

Elle publie une série de 12 cartes postales sur le thème des jeux d’enfants qu’elle signe Jal, et illustre un roman historique de Jean Drault, La Conspiration de Quillebœu.

La carrière artistique de cette artiste est brève mais fulgurante 

  Pour mieux connaitre cette artiste je  vous recommande le   clic ici  .


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Lilou nous demande de nous pencher sur les autoportraits d’artistes peintres féminines .

Je vous propose celui d’ Adrienne Jouclard

Adrienne Jouclard

J’aime beaucoup ce portrait d’Adrienne en aquarelle , tout en nuance de bleu et blanc faisant ressortir une  certaine douceur  mais aussi une formidable vigueur de sa chevelure. Je ne sais si elle a réalisé elle même son habit mais c’est possible, car un aspect moins connu de son activité est la dentelle qu’elle pratiqua à la suite de ses études aux Arts décoratifs. En 1904, elle présenta au Salon des Artistes français un col réalisé en dentelle à l’aiguille.

Pour celles et ceux qui voudraient connaitre un peu mieux cette artiste, voici une partie de la fiche réalisée par ma moitié .

jouclard

ADRIENNE JOUCLARD

Onville (54) 1882 – Versailles 1972

Peintre, dessinatrice, graveur en taille-douce et professeur de dessin

Fille d’un ouvrier d’Etat à la direction de l’artillerie originaire de l’Isère et d’une mère lorraine.

Son père était né à Bernin (38), sa mère à Onville.

Lorsqu’elle naquit chez ses grands-parents maternels, son père, qui avait le statut de militaire, était affecté depuis quatre ans à Versailles où elle passa son enfance. Après des études générales, elle entra à dix-sept ans à l’Ecole des Arts décoratifs où elle fut l’élève de Charles GÉNYUS et d’Anthyme de LA ROCQUE. Elle fut admise fut admise en 1902 à l’Ecole nationale des beaux-arts, dans l’atelier de Ferdinand HUMBERT récemment ouvert aux femmes. Cet enseignement académique l’incita à se présenter à divers concours : elle fut admise à la 1ère épreuve du Prix de Rome en 1908, manqua de peu le prix Anna Maire (paysage) en 1910 et le prix Troyon (peinture animalière) l’année suivante. En 1912, elle obtint l’allocation de 400 F attribuée à une jeune femme artiste par la fondation Ardouin et fut en 1914 lauréate du prix Rosa Bonheur. Entre-temps, elle avait débuté en 1903 au Salon des Artistes français avec des œuvres décoratives. Elle y présenta des huiles à partir de 1907 et reçut une mention honorable l’année suivante puis une médaille de 3e classe en 1911 pour un Labourage en Lorraine, tableau vigoureux qui fut remarqué par la critique et lui valut un prix d’encouragements de 1 000 F. A cette époque, elle figurait également au Salon des Femmes peintres et sculpteurs.

Elle participa à l’effort de guerre comme infirmière et prit part en 1918 à l’exposition au profit des œuvres de guerre organisée au Petit Palais.

La paix revenue, elle reprit son activité et obtint en 1920 une bourse de voyage attribuée par la Société coloniale des Artistes français qui lui permit de séjourner au Maroc. Séduite par le Maghreb, elle se rendit en Tunisie en 1924 et retourna au Maroc l’année suivante. Selon Les Annales coloniales de juin 1921, elle découvrit le Maroc dès 1919 et la Tunisie l’année suivante.

Elle multiplia dès lors ses participations aux grands salons parisiens. Tout en poursuivant ses envois à ceux des Artistes français (jusqu’en 1923) et des Femmes peintres et sculpteurs, elle participa très régulièrement au Salon d’Automne (dont elle devint sociétaire en 1920) mais aussi à ceux des Tuileries (à partir de 1923) et des Indépendants dont elle fut trésorière. En 1931, elle adhéra « Groupe des XII » fondé par le sculpteur François POMPON et participa à l’exposition des Animaliers à la galerie Georges Petit. Féministe convaincue, elle était présente en 1932 à l’exposition des Femmes Artistes modernes, mouvement créé l’année précédente. Elle prit aussi part aux expositions de la Société coloniale des artistes français dont elle était membre du jury en 1934. Amie de POMPON, elle travailla dans l’ancien atelier parisien de celui-ci pendant les années précédant la dernière guerre. Elle prit sa retraite d’enseignante en 1941, sans renoncer pour autant à son activité artistique. Après la guerre, elle parcourut la France avec sa sœur Camille, célibataire comme elle, qui l’accompagna dans ses voyages en Italie, en Allemagne et en Autriche. Elle mourut des suites d’un accident de la circulation.

Artiste reconnue, elle fut nommée chevalier de la Légion d’honneur en 1931, obtint la médaille d’or de la Ville de Paris en 1937 à l’occasion de l’Exposition internationale et le prix de la Peinture populiste en 1959. Une dizaine de ses œuvres ont été achetées par l’Etat, notamment pour le Musée du Luxembourg

Artiste reconnue, elle fut nommée chevalier de la Légion d’honneur en 1931, obtint la médaille d’or de la Ville de Paris en 1937 à l’occasion de l’Exposition internationale et le prix de la Peinture populiste en 1959. Une dizaine de ses œuvres ont été achetées par l’Etat, notamment pour le Musée du Luxembourg.

Bien qu’elle ait passé l’essentiel de sa longue vie entre Paris et Versailles, A. JOUCLARD resta attachée à la ruralité de sa Lorraine natale. Elle passait régulièrement la belle saison à Onville dont elle parcourait les environs à vélo puis à cyclomoteur.

Elle ne participa que tardivement, à partir de 1930, au Salon lorrain de Nancy et prit part à Metz aux expositions du Groupement de Artistes mosellans en 1935 et 1939

A. JOUCLARD est unanimement reconnue comme le peintre du mouvement. Si elle réalisa quelques portraits, natures mortes de fleurs et des paysages purs (villages de la vallée du Rupt de Mad, parc de Versailles), l’essentiel de son œuvre peint est consacré aux sujets dynamiques. Les travaux des champs et les animaux de la ferme restent une constante, concurrencés à partir des années 1920 par les courses hippiques et les compétitions sportives mais aussi par tout ce qui lui donne l’occasion de capturer la vie dans ses manifestations les plus énergiques : fêtes populaires, scènes de cirque. Elle y parvient grâce à une touche nerveuse et à des empâtements de couleurs vives, souvent pures, qui font d’elle une héritière du fauvisme. On décèle aussi l’influence de CÉZANNE dans les touches diagonales parallèles dont elle use parfois pour suggérer les feuillages. Bref, elle est une artiste moderne, tout en restant figurative, dont le style est souvent qualifié de « viril ».