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Art

Lundi soleil

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Pour lundi soleil chez Bernieshoot un clic sur le logo.

Pour ce lundi en rose je vous propose un tableau de Georges  Gangloff  , peintre lorrain né à Phalsbourg en 1821 . Il peignit des portraits et des scènes de genre représentant surtout des femmes dans leur intérieur. Les personnages y sont un peu figés mais le décor traduit bien l’atmosphère feutrée des demeures bourgeoises. GANGLOFF participa au Salon entre 1864 et 1870.

GANGLOFF G. 6


Le tableau du samedi

Le tableau du samedi

Fardoise et  Lilou poursuivant le défi initié par Lady nous invitent au  tableau du samedi .

Les bateaux sont encore à l’honneur ce samedi .

Je vous propose ce tableau de Marie – Auguste Flameng , peintre lorrain  né en 1843 à Jouy – aux – Arches , commune voisine de Metz :

“ Embarquement d’huitres à Cancale “ 1888

(musée d’art et d’histoire de Toul)

FLAMENG A. 26

J’aime ce trois mats que la marée basse a laissé sur l’estran ,  à dessein si l’on en croit le titre de l’œuvre . Il s’agit bien de charger  les paniers remplis  par ces femmes  que l’on voit s’affairer en premier plan , le relais par les hommes étant assuré près du bateau pour  hisser la récolte à bord. Un ciel chargé sur lequel se découpent les voiles repliées et  les moindres haubans ,  mais le soleil semble vouloir percer et nous permet de  bien voir la scène de cet embarquement .

Je vous propose aussi une autre toile de ce peintre  lorrain avec cette fois – ci un voilier   en pleine mer et  un bleu  lumineux un peu plus marqué mais toujours la présence de nuages qui cette fois -  ci tirent plus vers le blanc que le gris .

 

FLAMENG A. 5

FLAMENG Marie – Auguste

Jouy-aux-Arches (57) 1843 – Paris (17e) 1893

Peintre et dessinateur

Fils d’un contrôleur des Contributions indirectes ; grand-oncle de Marie Louise SIMON*.

Son père était né à Paris et sa mère à Metz.

Sa famille vivait à Metz où il fit ses études. Bachelier en 1861, il entra l’année suivante dans l’administration des Contributions directes et exerça ses fonctions à Rouen, Metz, Grenoble, Toulon où il demeurait lorsqu’il épousa à Metz en 1868 Claire Joséphine SIMON, fille d’un pépiniériste. Il était en poste à Thionville quand il donna sa démission en 1869 afin de pouvoir se consacrer entièrement à la peinture Il reçut ses premières leçons du paysagiste Charles PALIANTI* et débuta au salon en 1870. Il se rendit l’année suivante à Paris où il fréquenta les ateliers d’Edouard DUBUFE et d’Alexis Joseph MAZEROLLE. Mais c’est le peintre et lithographe Emile VERNIER qui, à l’occasion d’un séjour à Yport en 1881, suscita sa vocation de peintre de marines. Les deux amis séjournèrent notamment à Cancale où VERNIER déclara en 1874 la naissance du second fils de notre artiste. FLAMENG obtint une mention honorable au Salon de 1880 puis une médaille de 3e classe en 1881, ce qui ne l’empêcha pas de poursuivre sa formation auprès de PUVIS de CHAVANNES, Elie DELAUNAY et Jean-Paul LAURENS. Outre le Salon, où il reçut une médaille de 2e classe en 1888 et fit des envois jusqu’à sa mort, il exposait régulièrement dans la capitale, aux « Mirlitons » (Cercle de l’Union artistique) et au Cercle de la rue Volney. Il participa aussi à de nombreuses expositions, tant en France (médaille d’argent à l’Exposition universelle de 1889) qu’à l’étranger : Londres, Glasgow, Sidney, Exposition coloniale internationale d’Amsterdam (1883), Expositions universelles d’Anvers (1885) de Chicago (1893) et de Paris (1900 à titre posthume dans le cadre de l’expo. décennale). Deux de ses œuvres furent achetées par l’Etat.

Décédé prématurément d’une tumeur à l’intestin, il fut inhumé au cimetière de Passy. En mars 1894, la vente de son atelier eut lieu galerie Georges Petit, rue de Sèze, à la suite d’une exposition des ses œuvres (365 toiles, selon Le Gaulois).

Bien que fixé dans la capitale (il opta pour la France en mai 1872), il n’oublia pas ses origines lorraines et prit part régulièrement au Salon de Nancy entre 1870 et 1893.

Ses sujets maritimes connurent un grand succès qui lui permit de s’installer rue Ampère dans un cadre somptueux d’architecture Renaissance orné d’un mobilier ancien et de toiles de maîtres. A. FLAMENG travailla sur les côtes de l’Atlantique et de la Manche, avec une préférence pour la Bretagne et la Normandie. Il peignit quelques paysages lorrains à ses débuts (notamment Un coin de la forêt de Haye, exposé à Nancy en 1870) ainsi que quelques sites découverts au cours de ses voyages en France, en Belgique, en Hollande et à Londres.

Théodore VÉRON vante La Seine aux carrières Charenton du Salon de 1881 : « Ciel gris fin et délicat. Excellent paysage à l’aspect solide, puissant et magistral ». Ses marines se caractérisent par la puissance de la composition et des effets lumineux. « Pas une qui soit prise par un beau jour absolument clair, pas une dont le ciel soit absolument bleu. Le ciel est toujours rempli ou traversé de nuages. […] Il résulte de là une gravité un peu austère, un sérieux un peu sombre. » Emile HINZELIN (1894)

Selon Louis de VEYRA N, « Il est un des rares artistes qui aient su peindre le navire à voiles. […] Il en connaît les formes dégagées et élégantes ». (1901)

Sa fille aînée, née à Metz en 1869, épousa en 1890 un officier de dragons qui finit général de division et commandeur de la Légion d’honneur.

Son fils Léon Marie, né à Paris en 1877, remporta trois médailles dont une d’or lors des épreuves de cyclisme des Jeux olympiques d’Athènes en 1896. Sergent dans l’aviation en 1917, il fut abattu en vol le 2 janvier 1917 à Eve (Oise).