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Pépin

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Pépin ,  de son vrai nom Claude  Guillemin né à Moulins le 11 aout 1842 ,  fait son entrée aujourd’hui à la cour de récré . Inutile de préciser que ses dessins vont  avoir un certain succès .

File:Guillaumin, Claude (Pépin).jpg

P eintre     et   caricaturiste    Guillaumin

E gratigne       politiques     et    cléricaux

P amphlet   virulent   illustré  de  sa  main 

I l  fait  campagne  et  monte  au  créneau

N  aturellement militant au sein du Grelot

File:Le comité de saletés publiques.jpg

P uis    il     abandonne   le   dessin  politique

E n  préférant  choisir  dans son Allier natal

P armi les paysages,  la  Sioule authentique

I nvitant  aussi  Ebreuil   et  l’Oeil magistral

N e  négligeant  pas  sa  région  en  général. 

  File:La Vérité (Pépin).jpg

Pour en savoir plus sur lui un clic ici 


Irène

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Aujourd’hui nous accueillons Irène , je ne sais si la muse du peintre s’appelait ainsi mais en voyant ces deux tableaux de La Lyre , je n’ai su résister à ainsi la nommer .

 

LA LYRE A. 63[18847]

I  rène,   des  flots  ne connait pas la haine

R êveuse, s’abandonnant  à eux sans peine 

E  lle  envie  le  sort  des mythiques sirènes

N uages   cotonneux  parfois  la  retiennent

E n  posant  pour  La Lyre  toujours sereine.

LA LYRE A. 192[18846]

Lalire Adolphe dit La Lyre est un peintre lorrain, dessinateur, professeur de dessin et critique d’art  né à Rouvres (55) en 1848 et mort à Courbevoie en 1933 .Après avoir appris l’architecture à Verdun et obtenu un premier en 1866 à Nancy il partit avec sa famille  à Paris où il devint dessinateur industriel . Parallèlement apres avoir fréquenté la petite école ( future école nationale des arts décoratifs) il fut admis en 1874 à l’école des beaux arts , fréquentant les ateliers de Jules Lefebvre , Jean Jacques Henner et Puvis de Chavannes. Devenu professeur de dessin en 1876 dans les écoles du 12 ème arrondissement de Paris il démissionna en 1888 pour se consacrer entièrement à la peinture .

De 1875 à 1929, LA LYRE participa régulièrement au Salon des Artistes français dont il devint sociétaire en 1901. Malgré de nombreuses railleries de la critique, il obtint une médaille de bronze aux Expositions universelles de 1889 et de 1900, une médaille de 2e classe au Salon de la même année ainsi que des récompenses aux expositions de Nice, de Versailles et de Rouen (1893). Il était représenté en 1885 à l’Exposition universelle d’Anvers et prit part à diverses manifestations artistiques dont celles d’Amiens (1890) et de Monte-Carlo (1907).

LA LYRE peignit quelques sujets historiques et des compositions religieuses dont certaines (La première relique du musée de Metz, notamment) sont visiblement influencées par les préraphaélites. Attiré un temps par le mysticisme – il participa à plusieurs reprises au Salon de la Rose + Croix, fondé en 1892 par le Sar PELADAN – il dut surtout sa renommée à la représentation de nus féminins travestis en naïades mythologiques qui lui valurent le surnom de « peintre de sirènes ». Il connut un tel succès que sa production dans ce genre est fort inégale. Selon Gérald SCHURR, ils se plaisait à « accumuler sur les rivages rocheux d’une Grèce antique revue par Offenbach des grappes sensuelles de beautés laiteuses et rousses, visiblement peintes avec une hâte et une fougue qui aboutissent parfois à des œuvres d’une haute qualité dans leur séduisante nervosité, d’autres fois à des lourdeurs esthétiques incontestables ». (1969).

Ce thème, qui fait de lui un des représentants de l’art « pompier », ne doit pas faire oublier ses portraits féminins dont le réalisme n’exclut pas l’élégance. Il peignit aussi, surtout à partir de 1900, des paysages de la côte normande qui se caractérisent par une touche plus libre.

Pour vous parler de cet artiste je me suis inspirée d’une fiche de 7 pages réalisée par ma moitié qui s’intéresse de très près à la peinture lorraine .

 


Melchior

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Melchior a pris quelque temps avant de paraitre à la cour de récré maitresse Jill , il a été retardé par quelques vilains virus .

Peintre flamand actif entre 1381 et 1409 Melchior Broederlam a travaillé à la cour de Philippe le Hardi . Il est spécialiste des retables .

Ci dessous un détail du retable de Jacques de Baerze .

File:Broederlam1.jpg

File:L'Annonciation Melchior Broederlam.jpgFile:Presentation in the Temple Melchior Broederlam.jpg

Panneau de gauche l’annonciation , de droite la présentation au temple .

C’est un peintre raffiné et subtil, dont les figures sont peintes avec beaucoup d’élégance. Il peint des paysages imposants, dans des teintes de vert et de marron qui font ressortir les bleus et les rouges des vêtements et des draperies. Ses architectures gothiques illustrent les premiers tâtonnements de la peinture européenne pour représenter l’illusion perspective, le panneau de gauche jouant avec une perspective oblique, le panneau de droite avec une perspective frontale.


Diogène

abécédaires philosophes et auteurs divers

Pour l’abécédaire de Violette un clic sur le logo

Fichier:Paride Pascucci - Alessandro e Diogene.jpg

 J’ai de suite pensé à Diogène, celui du tableau, quand cette lettre D s’est présentée pour l’abécédaire de Violette ,  par contre ce que je ne savais pas c’est qu’il en existait autant.

Celui dont je vais vous parler est un philosophe grec de l’antiquité, il est dit de Sinope ou le cynique en raison de  l’école qu’il représente . Il fut en effet le plus célèbre disciple d’Antisthène avec qui il fonda le cynisme.  Il est contemporain de Philippe II de Macédoine et de son fils Alexandre .Tantôt représenté comme un hédoniste débauché et irréligieux , tantôt comme un un ascète volontaire et héroïque il ne laisse personne indifférent .

D’ailleurs les peintres ne s’y sont pas trompés puisque c’est un personnage que l’on retrouve sur plusieurs toiles célèbres comme celle de Raphael dans sa grande fresque du Vatican

  celle de Jean – Léon Gérome artiste peintre académique d’histoire né à Vesoul , professeur à l’école des beaux arts de Paris considéré comme “peintre pompier”   

Jean-Léon Gérôme - Diogenes - Walters 37131.jpg

Par Jean-Léon Gérôme — Walters Art Museum: Home page  Info about artwork, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=323523

Celle de John William Waterhouse peintre britannique néoclassique et préraphaélite

Waterhouse-Diogenes.jpg

Par John William Waterhouse — http://nibiryukov.narod.ru/nb_pinacoteca/nb_pinacoteca_painting/nb_pinacoteca_waterhouse_diogenes.jpg, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=672541

Préconisant une vie simple proche de la nature , il dénonce l’artifice des conventions sociales et le prouve en se contentant d’une jarre pour dormir. Il court en plein jour avec une lampe allumée , vit dans un tonneau et quand  quelqu’un passe devant lui il lui crache dessus et se plaint qu’il lui cache la lumière .

“les choses nécessaires coûtent peu, les choses superflues coûtent chers “

“ Les mathématiciens étudient le soleil et la lune mais ils oublient ce qu’ils ont sous leur pied “

“l’espérance est la dernière chose qui meurt chez l’homme “

*

D’autre part il prône la liberté sexuelle totale, , l’indifférence à la sépulture, l’égalité entre hommes et femmes , la négation du sacré, la remise en cause de la cité et de ses lois, la suppression des armes et de la monnaie , l’autosuffisance . L’amour était considéré comme  absurde , on ne devait s’attacher à personne .

Le premier tableau le représente face  à Alexandre le Grand , leur conversation a été rapportée par Plutarque , Cicéron et Diogène Laerce voilà ce qui s’est dit :

Demande-moi ce que tu veux, je te le donnerai.
— Ôte-toi de mon Soleil. (« Μικρὸν ἀπὸ τοῦ ἡλίου μετάστηθι. » – « Mikròn apò toû hêliou metástêthi. » – littéralement : « Tiens-toi un peu à l’écart de mon Soleil. »)
— N’as-tu pas peur de moi ?
— Qu’es-tu donc ? Un bien ou un mal ?
— Un bien.
— Qui donc pourrait craindre le bien ? »

Par Diogenes-statue-Sinop.JPG: Tony fderivative work: Singinglemon (talk) — Diogenes-statue-Sinop.JPG, CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=11169690

Mort à 86 ans des suites d’une infection , ou à la suite d’un pari ( les avis divergent , il serait même question d’arrêter de respirer volontairement ) il voulait que son corps soit jeté à la voirie mais ses amis lui firent des funérailles magnifiques et sur son tombeau on peut lire : 

« Même le bronze subit le vieillissement du temps,
Mais ta renommée, Diogène, l’éternité ne la détruira point.
Car toi seul as montré aux mortels la gloire d’une vie indépendante
Et le sentier de l’existence heureuse le plus facile à parcourir. »

 


Lucien Grandgérard

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GRANDGERARD L. 20

Je vous présente  Lucien Grandgérard peintre, dessinateur  et graveur  lorrain né à Nancy en 1880 ( mort en 1970 à Le Perreux )  . Après ses études à Nancy, au lycée puis à l’Institut de chimie, il fit divers stages dans les laboratoires des brasseries lorraines. Il choisit ensuite la voie artistique,  ses deux thèmes de prédilection étaient les charmes féminins et les paysages inspirés de ses séjours en Bretagne, en Normandie et en Hollande.Il n’oublia pas pour autant la Lorraine dont il retrace les paysages dans ses huiles, dessins et gravures. Il participa régulièrement au Salon des Artistes français dont il fut membre du comité et du jury.

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Sa touche vibrante fait merveille lorsqu’il évoque les charmes féminins, qu’il s’agisse de portraits d’élégantes où de nus qu’il représente volontiers en plein air, perpétuant le thème des baigneuses. Il s’intéressa aussi au thème de la danse notamment dans une série de pastels qui ne sont pas sans rappeler DEGAS.

GRANDGERARD L. 17

Il est, « dans ses paysages, un merveilleux évocateur du ciel et de l’eau. […] L’artiste est surtout lui-même lorsqu’il se joue dans les gris dont il multiplie les finesses, dont il analyse les subtilités ». Gaston VARENNE (1935).

Il n’a pas oublié non plus le monde animal et le fidèle  ami de l’homme .

 

 

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